«Cette grève concerne tous les contractuels et les fonctionnaires de l'hôpital regroupés au sein du syndicat national des agents de la santé (Synas) », a indiqué Chabani Bourhani, un cadre de santé en imagerie médicale.
Les contractuels de l'hôpital El-maarouf revendiquent entre autre 10 mois d'arriérés de salaires, 12 mois d'indemnités et primes etc....
Lancé pour une revendication du payement des arriérés de salaires, le mouvement a pris une autre tournure au courant de la journée lorsque la direction du centre hospitalier a fait appel à la gendarmerie pour essayer de calmer des agents qui bloquaient le directeur de l'hôpital dans son bureau. Cette intervention des forces de l'ordre n'a pas été du goût des grévistes, même si aucun d'entre eux n'a été inquiété par les gendarmes.
C'est pour cela qu'ils revendiquent désormais la démission du directeur de l'hôpital qu'ils accusent de mener une « gestion catastrophique »au sein de l'établissement. « Nous maintiendrons notre grève jusqu'à ce qu'il parte », a déclaré Chabani Bourhani avant d'énumérer une liste de griefs à l'encontre du patron du centre dont une hausse des dépenses de fonctionnement du centre hospitalier.
Durant toute la journée, le directeur de l'hôpital est resté cloîtré dans son bureau, alors que les grévistes s'étaient massés à l'entrée du bâtiment.
« La sérénité de nos malades est troublée à cause de notre mésentente », regrette le surveillant général de l'hôpital, M. Ahmed Abdou, qui reconnait la légitimité de ce mouvement de grève. « Demander son salaire est le droit le plus fondamental d'un travailleur. Mais quant à la façon et la forme de manifester son mécontentement, chacun est libre d'apprécier », a-t-il conclu tout en appelant à plus de « retenue de part et d'autre ».
Malango
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