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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Conférence de presse du parti Ridja

4 Juin 2009 , Rédigé par aimons les comores

Conférence de presse du parti Ridja 
Conférence de presse du parti Ridja :
« Nous exigeons la tenue d'une élection transparente et démocratique »


Le parti Ridja a réuni la presse, ce mardi 2 juin, au restaurant Le Select pour donner son opinion sur le référendum constitutionnel organisé le 17 mai dernier et la suite à donner après cette consultation populaire. « Pour le parti Ridja, il n'y a pas eu de référendum dans ce pays », a déclaré d'entrée de jeu le leader de ce parti d'opposition, Me Saïd Larifou, entouré de ses proches collaborateurs, dont l'ex-ministre Abdou Soimadou et l'ancien député Chadhouli Abdou. On a noté aussi la présence de certains membres de l'opposition comme le secrétaire général de la Crc, Houmed Msaidié, le Dr Tadjiri du parti Chuma et Mliva du parti des travailleurs.

« Nous sommes étonnés par ces observateurs, qu'ils soient nationaux ou internationaux, qui sont venus cautionner cette mascarade », a-t-il encore ajouté, affirmant que les conditions pour la tenue d'un scrutin libre et transparent n'étaient pas réunies. « Il y a eu des intimidations. Les conditions n'ont pas permis à l'opposition de s'exprimer librement », a-t-il énuméré.

Pour Saïd Larifou, dont le parti avait appelé au boycott du référendum, il n'y a pas eu une « adhésion populaire au projet du président Sambi » de révision de la constitution. Il affirme que les chiffres officiels annoncés par les autorités étaient « faux ». Il y a eu « bourrage d'urnes », a-t-il soutenu. L'avocat Saïd Larifou, a déclaré que « son parti ainsi que la majorité des Comoriens rejettent la nouvelle constitution du président Sambi », estimant que le président de la république et son équipe ont commis « une grosse erreur politique » en organisant une consultation en l'absence d'un consensus national.

Une attitude qui, selon lui, expose le pays à « une situation insurrectionnel ». Ce dirigeant politique et ancien candidat aux présidentielles de l'île de Ngazidja en 2002 et 2007, fait allusion aux menaces sécessionnistes brandies par certains politiciens de l'île de Mohéli au cas où ils seraient empêchés d'exercer la tournante de l'Union en 2010.

Pour le parti Ridja, il est nécessaire de respecter les accords de Fomboni et la constitution adoptée en 2001, qui reste à leurs yeux, les « seules référence de nos institutions ». C'est pour cela qu'ils appellent au plus vite, à l'organisation des législatives qui constitue une première étape avant les présidentielles de 2010. « Nous demandons la mise en place des dispositifs qui permettent la tenue d'une élection transparente et démocratique », a demandé Saïd Larifou.

Avant de citer certaines de ces conditions, notamment le toilettage des listes électorales, la remise à plat de la commission nationale électorale pour permettre la participation des représentants des partis politiques de l'opposition. « Nous sommes face à un président qui ne se soucie guère de l'absence d'institutions dans le pays. Tout ce qu'il veut fait office de droit. Sa philosophie est diamétralement opposée à la démocratie », a critiqué l'ancien ministre Abdou Soimadou, parlant du vide institutionnel qui est en train de s'installer dans le pays après la fin des mandats des assemblées des îles et ceux de l'Union.

« Nous menons un combat politique pour faire revenir l'ordre institutionnel dans ce pays », a lancé le leader du parti Ridja devant les journalistes. Un combat qui serait mené de front avec les autres partis d'oppositions qui seraient entrain de s'organiser et réfléchir sur un « programme commun ». Un programme qui se veut, une alternative à la politique menée par le régime en place. « La pratique politique a changé dans ce pays », a prévenu Saïd Larifou.

Faissoili Abdou
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