C'est avec le sourire aux lèvres que les syndicalistes ont quitté le bureau de la vice-présidence en charge de la santé ce matin. Ils ont été reçus pendant deux heures par M. Iklilou qui aurait pris en considération toutes les doléances du personnel hospitalier, notamment celle de vouloir remplacer immédiatement M. Razida.
« Mais il ne faut pas encore crier victoire, conseille Ahmed Houmed, chef de la commission intersyndicale. Il faut attendre lundi où la décision de le maintenir au poste ou le remplacer devrait être prise ».
Le 28 mai dernier, les syndicats des contractuels et des infirmiers de l'hôpital avaient organisé un fort mouvement de grèves pour réclamer le paiement des 7 à 10 mois d'arriérés de salaires et le départ immédiat de l'actuel directeur qui, selon eux, « mène une gestion catastrophique dans l'établissement ».
Hier jeudi, la situation était tendue avec l'entrée en scène des paramédicaux, toujours contre le directeur général. Ils l'avaient empêché de pénétrer dans l'enceinte de l'hôpital. M. Abdourazak a du se lever de bon matin, ce vendredi pour y accéder à son bureau avant que les manifestant viennent réclamer son départ.
Devant la presse hier jeudi, Ibrahim Abdourazak a défendu sa gestion des 12 mois passés à la tête d'El-Maarouf, affirmant qu'il n'a « rien à cacher», etqu'il est « prêt à subir un audit ».
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