Après Kash-Kazi et L'Archipel, c'est un autre titre-phare de la presse comorienne qui s'en va, dans l'indifférence totale des pouvoirs publics qui semblent avoir d'autres chats à fouetter. Le système des Nations unies ne cesse, à longueur d'ateliers et de semaines, de parler de bonne gouvernance, mais rechigne à renforcer les instruments d'un Etat de droit aux Comores, et ce en appuyant les entreprises de presse.
Sous d'autres cieux, l'Etat essaie tant bien que mal d'appuyer les journaux à travers l'exonération de certaines charges mensuelles (téléphone, Internet,..) ou l'exemption de paiement de certaines taxes douanières ou fiscales. Aux Comores, rien de tel. Seul le quotidien d'Etat Al-watwan reçoit quelques subsides du gouvernement comorien et basta. Cette suspension que nous espérons temporaire de La Gazette fournit l'occasion d'engager une réflexion profonde sur l'avenir de la presse écrite aux Comores.
Les Etats-généraux de la presse aurait pu constituer un excellent cadre pour lancer le débat, mais la tenue de ces assises restent aujourd'hui suspendues au bon vouloir des fonctionnaires du ministère des Finances qui refusent encore de débloquer la modique somme...de 3 millions, malgré l'avis positif du conseil des ministres. Quand on sait que le seul meeting du Oui à Moroni a coûté bien plus que cela, on se pose vraiment des questions.
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