"La France communique lorsqu'elle a des griefs à faire à un avion pour des raisons d'entretien. Elle communique immédiatement l'ensemble de ces griefs à une autorité européenne qui, elle-même, les communique au plan international", a déclaré le Premier ministre, à la veille d'un déplacement de quelques heures aux Comores.
"Il n'y a pas du tout de problème de ce côté-là et le président des Comores ne peut rien reprocher à la France sur cette affaire d'état de l'avion", a ajouté M. Fillon, à propos de Ahmed Abdallah Sambi qu'il rencontrera samedi.
Ce dernier a reproché à Paris de ne pas avoir communiqué d'informations sur l'état exact de l'appareil qui était interdit de vol en France.
"Surtout, ce qu'il faut, c'est retrouver les boîtes noires pour savoir ce qui s'est passé avant de prétendre que cet accident serait dû à l'état de l'avion. En réalité personne n'en sait rien", a-t-il ajouté.
M. Fillon a également indiqué qu'il allait "présenter les condoléances de la République française au président des Comores et surtout aux familles des victimes".
"Je vais voir ceux qui travaillent sur le terrain pour essayer de retrouver les corps des victimes de cet accident terrible et pour retrouver les boîtes noires qui nous donneraient des explications", a-t-il aussi précisé.
152 personnes, dont des Français et des Comoriens, ont perdu la vie le 30 juin dans le crash de l'A310 de la compagnie Yemenia, qui s'apprêtait à atterrir à Moroni, la capitale des Comores.
source : google news avec l'AFP
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