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C’est en tout cas, ce qu’ils ont fait savoir au cours d’une cérémonie de recueillement et de prière pour les disparus
tenue le mardi 11 août à Moroni. Cette cérémonie organisée par le collectif des familles des victimes, la coordination des associations de la diaspora et la société civile a vu la
participation de plusieurs centaines de personnes.
« Un geste de l’Etat pour les familles des victimes » ou encore « justice, silence complice », sont certains des messages inscrits par les
organisateurs sur des banderoles déployées autour de la place de l’indépendance où se tenait cette commémoration. « 152 victimes ne s’oublient pas si vite! », a
lancé Farid, un représentant de la diaspora qui « s’est étonné » du fait que ses compatriotes semblent avoir placé le deuil derrière eux. « Vous avez
déjà repris les cérémonies de mariages. Nous, qui sommes en France, avons décidés de suspendre toutes nos activités festives jusqu’en fin décembre », a-t-il déclaré
devant l’assistance.
A la fin du rassemblement, les organisateurs devraient adresser un mémorandum au chef de l’Etat pour lui présenter leurs doléances. Ils ont notamment demandé que « toute
la lumière sur les conditions du crash [soit] faite et les responsabilités clairement désignées ». Les familles des victimes réclament aussi le rapatriement des corps
retrouvés en Tanzanie « pour être enterrés en terre comorienne ». « Cette demande répond à une exigence morale pour que les 150 disparus du crash ne
soient pas oubliés, pour que les familles des victimes disposent d’un site pour aller commémorer leurs morts », indique ce document.
La demande des indemnisations pour soutenir les familles fragilisées par la perte des leurs, et la recherche des boites noires*, sont parmi les principaux points de doléances. Un
autre point concerne l’exigence de tenir des états généraux des transports aériens qui doivent normalement aboutir à la création d’une compagnie aérienne nationale.
Faissoili Abdou
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