APE : une étape dans la construction du marché unique mondial
Le bloc Eastern-Southern Africa (ESA) qui regroupe six pays (Madagascar, Maurice, les Seychelles, les Comores, la Zambie et le Zimbabwe) va signer un Accord de partenariat économique (APE) intérimaire avec l’Union Européenne (UE) le 29 août au Centre de conférences de Grand-Baie, dans le nord de Maurice (voir Témoignages du 21 aout 2009). Un officiel du ministère mauricien des Affaires étrangères a indiqué que la Baronne Catherine Ashton, commissaire européenne au Commerce, sera présente à cette occasion. Une réunion d’officiels de l’ESA est prévue le 27 août alors que la rencontre interministérielle se tiendra le 28 août au même endroit.
Aujourd’hui, dans le cadre des négociations des Accords de partenariat économiques, l’Union Européenne a proposé un accès en franchise de droits et sans contingent pour tous les produits des pays ACP. Cela signifie une entrée sans droit de douane des produits des pays ACP sur le territoire de La Réunion. Comment nos producteurs locaux pourront-ils faire face à la concurrence des produits en provenance de ces pays où les coûts de production sont nettement plus bas que sur notre île ? Comment préserver l’immédiat sans hypothéquer l’avenir ?
Progressons ensemble
Mais quel est le coût social d’une telle politique ? Existe-il une méthode moins “barbare” afin que les îles de l’océan Indien puissent travailler
ensemble.
Aujourd’hui, l’intérêt est de faire progresser les pays ensemble et non monter les uns contre les autres. Démarchons dans un esprit de co-développement, c’est-à-dire gagnant-gagnant. Il est
nécessaire de prendre en compte les spécificités de chacun des pays.
La crise que nous traversons actuellement est d’autant plus une illustration des limites du système capitaliste libéral.
Sanjiv Dinama
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