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« Notre capacité de production a été multiplié par quatre en six mois », se flatte
Alphonse Henri Mlanao, le directeur général de la Mamwe. « D’une capacité de 3 Mw au début
notre production a subitement chuté à 2Mw après un mois. Alors que déjà avec ces 3 Mw on avait des problèmes d’alimentation ne serait-ce qu’à la ville de Moroni. C’est ainsi que
nous avons décidé de rehausser notre niveau de production pour répondre à la demande de notre clientèle. Notre capacité actuelle est de 13Mw », a détaillé celui qui
est à la tête de cette société d’Etat depuis six mois.
Pour arriver à ce niveau de production la société a dû batailler ferme. La première démarche consistait à réviser la centrale de Voidjou, une opération qui a obtenu le soutien du
gouvernement qui a déboursé 200 millions Fc (400.000 €). Parallèlement, les autorités comoriennes ont entamé des négociations pour l’acquisition d’une nouvelle centrale. Ces
tractations ont permis l’arrivée d’une nouvelle centrale
électrique de 6 Mw à travers un contrat de location-vente passé avec Semlex, une société belge, qui a acquis ces groupes électrogènes auprès de la société Henri Fraise &
Fils de Mayotte.
D’ici le mois de décembre la société devrait obtenir un don de nouveaux groupes électrogènes d’une capacité de 6 Mw en Grande-Comore, 3 Mw à Anjouan et 1,5 Mw à Mohéli. La demande
journalière en électricité de l’île de Ngazidja est de 9,5 Mw durant les heures de pointe.
Alors que la production d’électricité tend à se stabiliser, le directeur général de la Mamwe promet de se concentrer sur la distribution de l’eau. A en croire Alphonse Henri
Mlanao, ce deuxième secteur d’activité de la société a aussi enregistré des améliorations depuis ces six derniers mois. La société aurait procédé à l’installation de nouvelles
pompes.
Alors qu’il y a quelques mois, le gouvernement a reçu une aide de tuyauterie de la part de la Chine, ce matériel n’est toujours pas utilisé. « Nous attendons l’arrivée
des matériaux de complément pour nous attaquer au problème de l’eau », a indiqué le directeur de la Mamwe. « Le problème crucial reste le stockage »,
a-t-il précisé, ajoutant qu'«à cause de fuites, la quantité d’eau pompée à la station de Vouvouni n’arrive pas entièrement au château d’eau ». Le directeur général
de la Mamwe a soutenu que vers la fin de l’année prochaine, la Mamwe comptait creuser deux nouveaux puits de 3000 m 3 l’un, pour augmenter la capacité de
production d’eau en Grande-Comore.
Faissoili Abdou
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