Comores Mohéli : le débat sur le référendum s’installe
4 Février 2009 , Rédigé par aimons les comores
Doucement mais sûrement, le nécessaire débat sur le référendum s’installe après que la parole a été longtemps monopolisée par les partisans du boycott pure et simple. Le hitma du samedi 31 janvier
a été diversement apprécié et a permis de délier les langues. Un ancien député à l’assemblée territoriale, Soilihi Mohamed, se déclare déterminé à organiser un autre hitma le samedi 14 de ce mois
pour implorer la colère divine de s’abattre sur tous les enfants de l’île qui ont contribué en 2006 à détourner (déjà!) la tournante ‘‘au détriment de Mohéli et au profit d’Anjouan’’.
Il est de notoriété publique que toute la classe politique actuelle de l’île avait comploté dans ce sens estimant que c’était le seul moyen de barrer la route à Hamada Madi Boléro ex-poulain d’Azali.
Dans l’après midi du lundi 2 février plusieurs leaders du mouvement associatif, syndical et même patronal s’étaient donnés rendez vous au siège du Fadesim. Selon certaines indiscrétions, la société civile entend s’organiser rapidement et faire entendre sa voix dans les prochains jours.
Elle s’insurge, semble-t-il, sur le monopole du débat par des partis politiques incapables d’apporter des réponses aux inquiétudes et préoccupations des Comoriens.
Pour ce qui est du référendum, elle estime qu’il s’agit d’un problème national majeur qui dépasse largement le seul cadre mohélien. Tout en affichant une volonté de neutralité entre le président de l’Union et ses partisans d’une part et les partisans du boycott du référendum, regroupés derrière le président Mohamed Ali Said d’autre part, les organisations de la société civile mohélienne entendent faire des ‘‘propositions axées sur le développement du pays’’.
Le lendemain matin, le ministre de l’équipement de l’Union a convié la presse locale à une conférence de presse au siège de la Coordination du gouvernement de l’Union à Hairaha. Le ministre a longuement expliqué le pourquoi du référendum mais resté évasif sur la date possible de l’installation à Beit Salam d’un président de la République d’origine mohélienne malgré les nombreuses questions sur ce sujet qui intéresse tant les Mohéliens.
C’est dans ce climat que deux candidats potentiels en la personne du colonel Mohamed Anrifi et notre confrère Issouf Ahmed Matoir ont mis pied à terre à Mwali.
Mohamed Nassure
Il est de notoriété publique que toute la classe politique actuelle de l’île avait comploté dans ce sens estimant que c’était le seul moyen de barrer la route à Hamada Madi Boléro ex-poulain d’Azali.
Dans l’après midi du lundi 2 février plusieurs leaders du mouvement associatif, syndical et même patronal s’étaient donnés rendez vous au siège du Fadesim. Selon certaines indiscrétions, la société civile entend s’organiser rapidement et faire entendre sa voix dans les prochains jours.
Elle s’insurge, semble-t-il, sur le monopole du débat par des partis politiques incapables d’apporter des réponses aux inquiétudes et préoccupations des Comoriens.
Pour ce qui est du référendum, elle estime qu’il s’agit d’un problème national majeur qui dépasse largement le seul cadre mohélien. Tout en affichant une volonté de neutralité entre le président de l’Union et ses partisans d’une part et les partisans du boycott du référendum, regroupés derrière le président Mohamed Ali Said d’autre part, les organisations de la société civile mohélienne entendent faire des ‘‘propositions axées sur le développement du pays’’.
Le lendemain matin, le ministre de l’équipement de l’Union a convié la presse locale à une conférence de presse au siège de la Coordination du gouvernement de l’Union à Hairaha. Le ministre a longuement expliqué le pourquoi du référendum mais resté évasif sur la date possible de l’installation à Beit Salam d’un président de la République d’origine mohélienne malgré les nombreuses questions sur ce sujet qui intéresse tant les Mohéliens.
C’est dans ce climat que deux candidats potentiels en la personne du colonel Mohamed Anrifi et notre confrère Issouf Ahmed Matoir ont mis pied à terre à Mwali.
Mohamed Nassure
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