La Diaspora exige l'annulation du référendum sur les institutions
COORDINATION DEMOCRATIQUE DES COMORES
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E-mail : codeco2005@yahoo.fr
COMMUNIQUE DE PRESSE
Pour espérer se maintenir au pouvoir le président Sambi a décidé de lancer un référendum qui lui permettra
ainsi de modifier la Constitution. Pour la CODECO, principale association de la diaspora comorienne de France, ce référendum doit être rejeté de toutes ses forces par le peuple comorien. En
effet, ce n'est qu'à des fins personnelles et non pour l'intérêt de la Nation que le président Sambi a choisi de rajouter une crise institutionnelle à la grave crise sociale et économique qui
sévit dans notre pays.
Bien sûr, la CODECO sait que la Constitution du 23 décembre 2001, est source de dysfonctionnements et de lourdeurs. Depuis des années, et malgré de multiples médiations, la situation des Iles des Comores est bloquée, avec toutes les conséquences socio-économiques et politiques qui en découlent, en particulier, en termes de paupérisation accrue pour les populations. Nous ne dénions donc pas la nécessité de la revoir. Mais, bien évidemment, cela doit se faire dans un esprit de consensus, de concertation entre tous les Comoriens. D'ailleurs, si référendum il y a, il ne peut et ne doit être que l'aboutissement d'un long processus d'échanges, de débats, et de propositions émanant des différentes forces politiques, syndicales et de la société civile.
Dans ce cadre, la CODECO croit pour sa part que l'esprit de la Constitution du 1er octobre 1978 reste d'actualité mais que cette dernière demande à être amendée pour permettre un certain degré d'autonomie à chacune des Iles, mais dans le respect absolu de l'Unité du pays. Il s'agirait, par exemple, d'établir une sorte de régionalisation qui conduirait vers des institutions décentralisées qui elles mêmes fonctionneraient dans des domaines que le peuple comorien devra définir de façon consensuelle.
Pour cela, la CODECO appelle à la tenue d'une Conférence Inter-Comorienne conduisant à une large réflexion sur un nouveau modèle institutionnel et constitutionnel, tout en rappelant les nécessaires valeurs d'entente et de fraternité qui doivent régner entre les Îles. Ceci est impératif si le peuple comorien veut sortir de la situation difficile dans laquelle il a été plongé par les régimes précédents et bien évidemment par le régime actuel.
Pour la CODECO, il ne fait aussi aucun doute que le débat démocratique doit rappeler que la République des Comores est une et indivisible, constituée de quatre îles – dans l'attente d'une solution consensuelle sur la situation de Mayotte – ayant chacune des spécificités dont on doit tenir compte, mais qui ne sauraient occulter les nombreux facteurs qui les unissent.
Par ailleurs, la CODECO condamne de la manière la plus ferme toute idée d'instiller dans la Constitution comorienne des références à des valeurs religieuses. Cela ne peut être source que de conflits et ne conduire notre peuple que dans l'obscurantisme et prolonger sa misère.
Pour nous, comme pour tous les Comoriens, les seuls maitre-mots de la politique du pouvoir actuel doivent être : consensus pour le dialogue et Unité-Paix-Démocratie pour notre Nation.
Forte de toutes les idées des Comoriens vivant en France, conscient de la responsabilité que sera la sienne dans le déroulement du dialogue inter-comorien, mais aussi fière à l'idée d'avoir pu enfin sortir le peuple comorien de sa misère, la CODECO appelle tous les Comoriens de France, de l'Etranger ou vivant au pays à faire front pour s'opposer au funeste projet du président Sambi.
Bien sûr, la CODECO sait que la Constitution du 23 décembre 2001, est source de dysfonctionnements et de lourdeurs. Depuis des années, et malgré de multiples médiations, la situation des Iles des Comores est bloquée, avec toutes les conséquences socio-économiques et politiques qui en découlent, en particulier, en termes de paupérisation accrue pour les populations. Nous ne dénions donc pas la nécessité de la revoir. Mais, bien évidemment, cela doit se faire dans un esprit de consensus, de concertation entre tous les Comoriens. D'ailleurs, si référendum il y a, il ne peut et ne doit être que l'aboutissement d'un long processus d'échanges, de débats, et de propositions émanant des différentes forces politiques, syndicales et de la société civile.
Dans ce cadre, la CODECO croit pour sa part que l'esprit de la Constitution du 1er octobre 1978 reste d'actualité mais que cette dernière demande à être amendée pour permettre un certain degré d'autonomie à chacune des Iles, mais dans le respect absolu de l'Unité du pays. Il s'agirait, par exemple, d'établir une sorte de régionalisation qui conduirait vers des institutions décentralisées qui elles mêmes fonctionneraient dans des domaines que le peuple comorien devra définir de façon consensuelle.
Pour cela, la CODECO appelle à la tenue d'une Conférence Inter-Comorienne conduisant à une large réflexion sur un nouveau modèle institutionnel et constitutionnel, tout en rappelant les nécessaires valeurs d'entente et de fraternité qui doivent régner entre les Îles. Ceci est impératif si le peuple comorien veut sortir de la situation difficile dans laquelle il a été plongé par les régimes précédents et bien évidemment par le régime actuel.
Pour la CODECO, il ne fait aussi aucun doute que le débat démocratique doit rappeler que la République des Comores est une et indivisible, constituée de quatre îles – dans l'attente d'une solution consensuelle sur la situation de Mayotte – ayant chacune des spécificités dont on doit tenir compte, mais qui ne sauraient occulter les nombreux facteurs qui les unissent.
Par ailleurs, la CODECO condamne de la manière la plus ferme toute idée d'instiller dans la Constitution comorienne des références à des valeurs religieuses. Cela ne peut être source que de conflits et ne conduire notre peuple que dans l'obscurantisme et prolonger sa misère.
Pour nous, comme pour tous les Comoriens, les seuls maitre-mots de la politique du pouvoir actuel doivent être : consensus pour le dialogue et Unité-Paix-Démocratie pour notre Nation.
Forte de toutes les idées des Comoriens vivant en France, conscient de la responsabilité que sera la sienne dans le déroulement du dialogue inter-comorien, mais aussi fière à l'idée d'avoir pu enfin sortir le peuple comorien de sa misère, la CODECO appelle tous les Comoriens de France, de l'Etranger ou vivant au pays à faire front pour s'opposer au funeste projet du président Sambi.
NON, AU RÉFÉRENDUM SUR
LES INSTITUTIONS
OUI, A LA TENUE D'UNE CONFÉRENCE INTER-COMORIENNE
OUI, A LA TENUE D'UNE CONFÉRENCE INTER-COMORIENNE
6 FEVRIER 2009
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