Les femmes de Mohéli descendent dans la rue
Mardi dernier était venu le tour des femmes de l'île de Djoumbé Fatima de manifester leur mécontentement contre la révision de la constitution initiée par le chef de l'Etat. « Non au
referendum » pouvait-on lire sur les pancartes brandies par ces femmes qui ont pu sillonner la capitale de l'île à travers une marche pacifique de protestation.
Le rendez vous était assuré
Le rendez vous était donné dès 8h sur la place de l'indépendance où un « twaiba al asmaou » [un verset coranique] a été lu en attendant l'arrivée des autres femmes venant des différentes localités de l'île. Vers 9h la marche a commencé avec moins d'une centaine de femmes se dirigeant vers l'Ouest en lisant à haute voix le takbir. En s'approchant du siège de la Coordination du gouvernement central, la manifestation avait grossi ses rangs. Là-bas, elles ont rencontré un barrage des éléments de l'armée nationale qui les ont empêchées d'entrer dans l'enceinte du bâtiment où elles voulaient, selon une manifestante, « juste aller faire un tour ».
« Le but de cette marche est de défendre les intérêts de Mohéli, car celui qui n'a pas participé à l'organisation d'un festin ne sait pas le gérer. Il recherche à tout accaparer en sa faveur, c'est aujourd'hui le cas de AHA [Nom de campagne d'Ahmed Abdallah Sambi] », nous a déclaré Mama Raynati de Ouallah. Et cette dame très active d'ajouter qu'elles sont prêtes à se sacrifier pour défendre les intérêts de Mwali. « Je demande à tous les Mohéliens d'être solidaires pour cette cause juste et de refuser les urnes » a-t-elle ajouté.
L'inquiétude s'installe, les Mohéliens réclament leur droit
Après la coordination, la foule s'est rendue sur le parking de Salamani près du CHR (centre hospitalier régional) où quatre discours sont prononcés. « Ce referendum ne doit pas du tout avoir lieu à Mohéli », martèlent à tour de rôle, tel un leitmotiv, les oratrices successives.
« On ne comprend plus rien, les uns se préparent pour aller aux négociations, tandis que d'autres poussent des gens à manifester contre le referendum », s'inquiète un jeune cadre qui a requis l'anonymat.
Quant à Abdou Adinane, le jeune homme au mégaphone (lire nos précédents articles), pour lui il faut laisser chacun faire librement son choix, car « personne n'a le droit de dire nous les Mohéliens » , dit-il. « Qu'ils disent tout simplement, nous tel parti, nous telle mouvance ou nous telle famille, car nous autres n'apprécions pas qu'on parle à notre place », s'explique-t- il.
Il est à noter, par ailleurs, que dans une déclaration que Hamada Madi Boléro, ancien premier ministre sous l'ancien régime militaire du colonel Azali, et spécialiste en droit constitutionnel, a fait sur les ondes de Radio Mwali [une station locale proche de l'exécutif de l'île], a révélé qu'après une « étude comparative de toutes les constitutions du monde », qu'il a faite ces derniers jours, il a constaté que l'avant-projet proposé par le président Sambi « n'est autre que le copier coller de la dernière partie de la constitution malgache ».
Que le gouverneur s'occupe de la voirie, des foires et de marchés, de la pêche artisanale et des routes secondaires, etc., ou que les îles au lieu de provinces soient dotées d'une loi statutaire pour ne citer que ces similitudes, cela montre son inadéquation avec la réalité comorienne. L'auteur de l'avant-projet de loi de révision constitutionnelle « aurait mieux fait de tous copier », explique M. Boléro, car le texte ne correspondrait à aucun type de régime « ni présidentiel, ni semi-présidentiel, ni parlementaire ».
Source: HZK
Le rendez vous était assuré
Le rendez vous était donné dès 8h sur la place de l'indépendance où un « twaiba al asmaou » [un verset coranique] a été lu en attendant l'arrivée des autres femmes venant des différentes localités de l'île. Vers 9h la marche a commencé avec moins d'une centaine de femmes se dirigeant vers l'Ouest en lisant à haute voix le takbir. En s'approchant du siège de la Coordination du gouvernement central, la manifestation avait grossi ses rangs. Là-bas, elles ont rencontré un barrage des éléments de l'armée nationale qui les ont empêchées d'entrer dans l'enceinte du bâtiment où elles voulaient, selon une manifestante, « juste aller faire un tour ».
« Le but de cette marche est de défendre les intérêts de Mohéli, car celui qui n'a pas participé à l'organisation d'un festin ne sait pas le gérer. Il recherche à tout accaparer en sa faveur, c'est aujourd'hui le cas de AHA [Nom de campagne d'Ahmed Abdallah Sambi] », nous a déclaré Mama Raynati de Ouallah. Et cette dame très active d'ajouter qu'elles sont prêtes à se sacrifier pour défendre les intérêts de Mwali. « Je demande à tous les Mohéliens d'être solidaires pour cette cause juste et de refuser les urnes » a-t-elle ajouté.
L'inquiétude s'installe, les Mohéliens réclament leur droit
Après la coordination, la foule s'est rendue sur le parking de Salamani près du CHR (centre hospitalier régional) où quatre discours sont prononcés. « Ce referendum ne doit pas du tout avoir lieu à Mohéli », martèlent à tour de rôle, tel un leitmotiv, les oratrices successives.
« On ne comprend plus rien, les uns se préparent pour aller aux négociations, tandis que d'autres poussent des gens à manifester contre le referendum », s'inquiète un jeune cadre qui a requis l'anonymat.
Quant à Abdou Adinane, le jeune homme au mégaphone (lire nos précédents articles), pour lui il faut laisser chacun faire librement son choix, car « personne n'a le droit de dire nous les Mohéliens » , dit-il. « Qu'ils disent tout simplement, nous tel parti, nous telle mouvance ou nous telle famille, car nous autres n'apprécions pas qu'on parle à notre place », s'explique-t- il.
Il est à noter, par ailleurs, que dans une déclaration que Hamada Madi Boléro, ancien premier ministre sous l'ancien régime militaire du colonel Azali, et spécialiste en droit constitutionnel, a fait sur les ondes de Radio Mwali [une station locale proche de l'exécutif de l'île], a révélé qu'après une « étude comparative de toutes les constitutions du monde », qu'il a faite ces derniers jours, il a constaté que l'avant-projet proposé par le président Sambi « n'est autre que le copier coller de la dernière partie de la constitution malgache ».
Que le gouverneur s'occupe de la voirie, des foires et de marchés, de la pêche artisanale et des routes secondaires, etc., ou que les îles au lieu de provinces soient dotées d'une loi statutaire pour ne citer que ces similitudes, cela montre son inadéquation avec la réalité comorienne. L'auteur de l'avant-projet de loi de révision constitutionnelle « aurait mieux fait de tous copier », explique M. Boléro, car le texte ne correspondrait à aucun type de régime « ni présidentiel, ni semi-présidentiel, ni parlementaire ».
Source: HZK
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