C'est en ces termes que notre notre Président s'est adressé avec force et conviction à la Nation. Naïfs, certains ont cru qu'il était sincère dans sa démarche et que pour lui, seul l'intérêt supérieur de la Nation avait une valeur.
Les événements qui se produisent depuis des semaines dans notre pays démontrent malheureusement qu'il s'agissait là, d'une fumisterie, d'un mensonge de plus car, contrairement à ses affirmations, le Roi SAMBI n'est pas décidé à quitter Beit Salam. Nos cousins mohéliens, toujours considérés comme la dernière roue du carrosse sont encore condamnés à se résigner. L'alternance n'aura pas lieu en 2010. Le Roi SAMBI en a décidé ainsi.
En effet,, le plan machiavélique mis en place par l'Ayatollah et ses proches conseillers est en train de fonctionner à merveille. Après avoir manipulé la marionnette Toiyibou pour qu'il aille au terme de son mandat en 2013, l'Ayatollah vient de congédier l'Assemblée nationale. Quand on pense qu'il appartiendra au congrès de voter la loi visant à harmoniser les calendriers électoraux, il y a lieu de s'inquiéter.
A cet effet, je vous fais le pari que malgré la contestation, la nouvelle chambre sera aux couleurs du Président qui obtiendra, comme par enchantement, la majorité absolue. Il ne faut pas perdre de vue qu'après le premier tour de l'élection présidentielle partielle d'Anjouan, qui avait placé le candidat DJANFARI en tête, le président de la Cour constitutionnelle, M. MOUZAOIR Abdallah qui assumait ses fonctions avec dignité et impartialité, a été viré comme un mal propre. A la tête de la Haute Cour, SAMBI a pris le soin de placer M. Abdourazakou, un homme sans envergure et d'une vénalité légendaire.
En résumé, notre Président a tout verrouillé. En l'absence d'une Assemblée capable de servir de soupape de sécurité et de garante de la légalité républicaine, tous les pouvoirs se trouvent, dès aujourd'hui, concentrés entre les mains d'un seul homme. Cela porte un nom: Une monarchie. Chef d'une armée toute acquise à sa cause et placée sous l'autorité d'un de ses fidèles compagnons (Dossar), l'Ayatollah pourra à souhait, réprimer toute opposition et emprisonner tous ceux qui auront la mauvaise idée de s'opposer à son plan. Le seul objectif visé étant incontestablement, de s' accaparer durablement du pouvoir et de régner sans partage.
Ayant échoué dans tous les domaines et incapable de donner un souffle nouveau à sa politique, le président chiite est revenu sur les vieilles recettes de ces prédécesseurs. Dans un spectacle digne des guignols, les délégations de vieux notables et autres vendus se succèdent au palais. Tout est fait pour amuser la galerie et endormir une population qui peine à subvenir à ses besoins les plus élémentaires. C'est la politique du spectacle.
En définitive, nous pouvons malheureusement affirmer que le pacte républicain initialement scellé et reconnu par notre Constitution à savoir, la présidence tournante a été rompu. Nos frères mohéliens vont être encore une fois, humiliés et spoliés. D'autre part, à cause de l'inconscience et de la soif de pouvoir d'un homme incompétent et mégalomane, le pays risque de sombrer dans une instabilité politique dont les conséquences sociales mais surtout économiques, hypothéqueront pour une durée indéterminée son développement.
Enfin, je ne peux finir mon propos sans rendre un vibrant hommage à M. Hassanaly, membre de la Cour constitutionnelle qui a dignement démissionné de ses fonctions. Par contre, je dis HONTE à tous les Mohéliens qui ont déroulé le tapis rouge à l'Ayatollah SAMBI, l'usurpateur, lors de sa dernière visite sur l'île.
LE 15 MAI 2009 /
HAKIM ALI SAID
/image%2F0991960%2F20230906%2Fob_a5153a_received-1335959963886456.jpeg)
