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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Justice : AZALI I est-t-il diffèrent d'AZALI II?

12 Mai 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Justice : AZALI I est-t-il diffèrent d'AZALI II?

Justice : AZALI I est-t-il diffèrent d’AZALI II?Justice : AZALI I est-t-il diffèrent d’AZALI II?

 

 

 

Un an après sa deuxième réélection à la présidence de la république, il nous a paru utile de dresser un premier bilan sur les actions conduites jusqu'ici par le 1er gouvernement. Le mini-bilan d'une année aux affaires peut-il apporter des indices du changement ? A-t-il tiré les leçons de son expérience de 7 ans passés au palais de Beit-Salam? Et pour ce faire, nous allons aborder secteur par secteur et pour le coup, nous allons commencer par la justice, car il ne peut-y-avoir de développement sans justice.


Depuis l'accession des Comores au pseudo indépendance, la justice de ce pays n'a de raison d'être que pour les intérêts de la nomenclature qui sont les béparés( féodaux), les notables (classe dominante issue de la promotion culturelle) et les cadres dirigeants. En effet, un an après l'arrivée du colonel AZALI aux affaires, nous avons connu cohortes d'affaires que la justice n'a pas solutionnées car cela concernait le bas peuple. En premier, il y a l'affaire BRANDAO, le monde s'en souvient de cet homme accusé de meurtre qui en plein procès, les proches de la victimes ont fait irruption au tribunal de Mtsamoudou , pour l'arracher de mains de la justice afin de se faire justice eux-mêmes. Il a été égorgé comme une chèvre, démembré et pour finir bruler ses organes dans les rues de la capitale de l'ile. Cela s'est produit au mois de juin de 2016, presque un mois après l'élection du président AZALI Assoumani. Alors quelle justice a-t-on rendu sur ce meurtre? Rien! Les bourreaux de Brandao circulent librement dans les rues des capitales.

Souvenez-vous encore de la jeune maman qui était sur le point d'accoucher à l'hôpital el-maarouf qui a finalement succombé à ses douleurs, sous les yeux des médecins, parce que sa famille ne possédait pas les 600 euros requis pour une césarienne. Et pourtant, ces médecins continuent à circuler librement dans les rues de la capitale, sans aucune sanction ne soit requise contre eux. Est-il juste? Pourquoi la justice n'a-t-elle pas été rendue?
Le jour de l'aïd -Elkabir, jour saint en Islam, deux communes se disputaient violemment. Il s'agit de Salimani et de Tsidjé qui se sont battus comme des vrais sauvages, jusqu'à la destruction des maisons et des véhiculent. Force est de constater que là encore la justice n'a pas trancher sur ce conflit inter-villageois. M. le président, où est la Justice qui doit protéger les hommes et leurs biens?

Qu'en est-il de l'affaire de détournements des fonds publics?
Certains membres de la cour constitutionnelle ont été accusés de détournement des fonds publics et au demeurant, ils ont été arrêtés et placés en détentions, malheureusement, ils sont relâchés avant que justice ne soit rendue. Selon des informations sures, certains de vos proches conseillers monsieur le président, sont accusés de détournement de fonds publics et cela ne leur empêche de jouir de leur liberté à vos coté, malgré des rumeurs sur leur probité morale. Des rumeurs sur des éventuels détournements sur le projet des groupes électrogènes suscitent la controverse, pourtant aucune enquête n'a été ouverte. M. Le président où est la justice? Y-a -t-il une justice de deux poids , deux mesures?

Sur le plan institutionnel, des violations graves des principes régaliens ont été enregistrées : une bagarre qui a opposé l'opposition au parti JUWA, au sein même de l'hémicycle, symbole de notre démocratie. Là encore, aucune sanction n'a été prononcée contre les députés bagarreurs. Du laxisme ou manque de justice ?

Affaires des mœurs :
Sur les affaires des mœurs, là encore c'est l'omerta. Récemment, le journal la gazette a dénoncé ces situations graves, rien n'a été concrétisé de la part des pouvoirs publics. Dans ce pays, les injustices n'ont jamais été aussi importantes et notamment les viols des mineurs ». Selon le même journal, 6 cas de viols des mineures ont eu lieu au mois d'avril et il semblerait que tous ces pervers sont libres de leurs mouvements parce qu'ils ont négocié avec les familles des victimes. Ainsi, face à tous ces injustices chroniques, il y a lieu de se demander de quelle société, de quel modelé économique veut-on construire pour ce pays? Si la justice ne peut pas devenir le dernier Rempart de l'émergence sociétale et économique, chères à monsieur le président AZALI, il ne sera pas facile de développer ce pays. De quel avenir voulons-nous pour les Comoriens? Le système est-il voué à la spoliation du plus faible par le plus forts ?
Monsieur le président, à votre passif, vous avez essayé de récupérer certains terrains sous votre premier mandat, appartenant à l'état qui ont été expropriés par certains béparés de la capitale. Quelques jours après avoir lancé l'opération de démolition des maisons construites illégalement sur ces fonciers, vous avez fait machine-arrière en l'espace de quelques jours car ces gens se sentaient plus puissants que l'état. Alors pourquoi êtes-vous revenu au pouvoir? Aspirez-vous à devenir dans l'histoire des Comores, le président du culte de l'anarchie ?
Sachez monsieur le président que le droit à la justice, à la liberté et à la sécurité pour chacun ; constitue le premier axe d'une nation en devenir, d'une nation libre et démocratique? N'est-ce pas ?
Mbadakome

SOURCE : http://mbadakome.skyrock.com

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