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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

IKILILOU. REFORMES : PASSER A LA VITESSE SUPERIEURE

1 Juin 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

IKILILOU. REFORMES : PASSER A LA VITESSE SUPERIEURE

 

 

Le président de l'Union des Comores, Ikililou Dhoinine, élu en décembre 2010, avec 60.91%, peut se prévaloir d'une confortable majorité au niveau de l'assemblée de l'Union. Il a aussi l'assurance de bénéficier du soutien du congrès, puisqu'il est assuré de la majorité d'au moins des deux assemblées des îles d'Anjouan et de la Grande-comore.



Il peut, dans l'immédiat, sans risque politique majeure, engager les réformes profondes remises à chaque fois aux calendes grecques, comme celle de l'administration publique mais aussi les mesures d'assainissement budgétaire et de lutte contre la corruption généralisée. Dès sa prise de fonction, le nouveau président est confronté à la grève illimitée des enseignants du secondaire et de l'Université qui risque de compromettre la tenue des examens de fin d'année notamment le Baccalauréat.

 



Une grève déclenchée après la décision du gouvernement de reculer sur la revalorisation de la grille indiciaire des enseignants en raison de l'explosion de la masse salariale qu'elle a engendré. La gestion de cette grève est le premier test de sa gouvernance.


Il doit trouver le juste équilibre, entre ne pas maintenir les enseignants dans la précarité, tout en cadrant l'incidence budgétaire de la revalorisation dans les limites supportables du budget et selon les paramètres fixées de commun accord avec le Fmi. Ikililou, sait que l'opposition, nationale (du moins ce qu'il en reste) et la société civile, veilleront, à lui trouver des impairs, notamment dans la gestion des investissements privés étrangers, mais aussi sur ses promesses de combattre la corruption et stopper l'hémorragie financière.

 



Pour avoir été ministre des Finances, Ikililou sait, mieux que quiconque, combien il est important de respecter le chronogramme des mesures de redressement arrêtés par le programme conclu avec le fonds, l'objectif de l'effacement de la dette extérieure qui avoisine les 200 millions de dollars permettra d'accéder, après quitus du Fmi, au guichet des crédits des institutions financières en vue de financer l'économie et de réaffecter les fonds servant à payer la dette dans les secteurs qui ont grandement besoin, notamment les secteurs sociaux, la santé et l'éducation. Parmi les secteurs visés par le premier discours du président, la réforme administrative.



Le président, a déjà inspiré la mise en place d'un comité qui va évaluer les effectifs de la fonction publique de l'Union et des îles autonomes, pour engager les reformes en réduisant les effectifs pléthoriques, et en renforçant les capacités de l'administration. Mais l'une des réformes les plus en vues, reste la privatisation des entreprises publiques, comme les hydrocarbures et les télécoms.



Le président ne trouvera ses marques personnelles, que s'il parvient à liquider les dossiers, restés flous, notamment sur la question de la citoyenneté économique. Il s'agit ici, d'expliquer comment elles ont été octroyées, et combien avons nous bénéficié pour quels investissement réalisés ou prévus. Le président a aussi le devoir de boucler le dossier Vocalapad, fortement contestés, mais aussi expliquer et convaincre que les sommes mirifiques promises, chiffrées en milliards de dollars ne sont que des mirages.

 



Le président Ikililou, bénéficie de la disponibilité financière de la conférence de Doha sur les Comores qui aligne près de 700 millions d'euros pour les domaines de la pêche, de l'agriculture, du tourisme et des infrastructures. Il doit démonter sa capacité à combattre la corruption, à assurer l'indépendance de la justice, et à sécuriser les investissements extérieurs pour concrétiser les engagements financiers des partenaires et pays amis.



Le pays s'ouvre au monde. Il trouvera en face une concurrence acharnée que mènent les pays pour attirer les investisseurs. Le président doit imaginer de mesures intelligentes pour renforcer les capacités des petites entreprises, dans l'unique but d'améliorer la compétitivité et permettre au pays d'accélérer leur développement et leur intégration à la mondialisation.



Il s'agit d'améliorer le cadre d'accueil de l'investissement étranger direct (IED), en adoptant de règles destinées à faciliter au maximum la création de petites et moyennes entreprises locales performantes. Dans le dossier politique, le nouveau président doit trouver un terrain d'entente pour mettre fin au conflit territorial qui oppose les Comores à la France sur l'île de Mayotte.



Dans l'immédiat, il veillera à trouver un compromis pour sauter le verrou du visa Balladur, mettre fin aux drames humanitaires des naufrages en mer, faciliter la circulation des biens et des personnes entre les îles de l'Archipel. Un processus qui devra conduire au respect des résolutions de l'Onu et à la réintégration de l'île dans son giron naturel.



La présidentielle tournante entre les îles a l'avantage d'empêcher le président élu de s'éterniser au pouvoir et de mettre fin aux dictatures, même si l'autonomie accordée aux îles et les institutions insulaires mis en place, ont engendré des conflits de compétences qui enveniment les relations entre l'administration centrale et les îles et alourdissent un budget maigre de l'Etat qui ne dépasse guère les 70 millions d'euros.



Des réformes sont encore nécessaires pour harmoniser les objectifs de la réforme constitutionnelle. On ne peut réduire les pouvoirs des gouverneurs des îles, tout en maintenant l'autonomie large et le suffrage universel à leur niveau. C'est sur ces choix et sur d'autres encore que le nouveau président imprimera ses marques.



Ahmed Ali Amir

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GVT DE L'UNION :UN ACCOUCHEMENT DANS LA DOULEUR

1 Juin 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

GVT DE L'UNION :UN ACCOUCHEMENT DANS LA DOULEUR
 
Un accouchement dans la douleur
 
 
 Après moult tractations, le premier gouvernement du président Ikililou Dhoinine a enfin été rendu public hier soir. Par sa composition, le nouveau cabinet gouvernemental marque une certaine rupture avec le régime Sambi. Aucun ministre de l'équipe sortante n'a, en effet, été reconduit. Et, contrairement à ce qui se murmurait dans les salons de Moroni, Sambi n'a pas réussi à imposer son poulain, Mohamed Bacar Dossar, au ministère des Finances. C'est plutôt l'un des principaux pourfendeurs du chef de l'Etat sortant, en l'occurrence Mohamed Issimaila, qui prend du galon en héritant du département de l'Education nationale.
 
Il faut dire que, dans l'entourage de Dr Ikililou, personne ne voulait de ce ministère à problèmes (grève illimitée des enseignants,...). Le vice-président Fouad Mhadji, jusque là titulaire du portefeuille, ne tenait pas à le garder. Et le président Ikililou a finalement décidé de refiler le bébé au secrétaire fédéral du Front démocratique (FD), bien connu dans les milieux syndicaux et professeur de philosophie de son état.
 


Cette entrée de Mohamed Issimaila dans le gouvernement a fait une victime: Issa Soulé dont le décret de nomination à la tête du cabinet présidentiel (en charge de la Défense), a déja été paraphé. Mais, il a le malheur d'être du même village que Issimaila. Le MCJP a vite déchanté. Il faudra maintenant trouver un point de chute à ce proche d'Ikililou, un poste à la mesure de son allégeance au nouveau locataire de Beit-salam.
 


Mais, la liste de ceux qui ont été "biffés" au dernier moment est très longue. Dr Abdoulkarim, pharmacien de formation et l'un des meilleurs amis du couple présidentiel, en fait partie. Les trois vice-présidents se sont ligués contre sa nomination au ministère de la Santé: trop jeune pour le job et, surtout, novice en politique.
 


Au ministère des Relations extérieures, le premier choix du chef de l'Etat avait porté sur un autre jeune, Chakira, formé en Lybie et enseignant à l'université des Comores. Ce docteur en chimie, né à Miringoni, fait partie de la garde rapprochée de Dr Ikililou. Mais, son manque d'expérience lui a été fatal. Au final, c'est l'ancien ambassadeur des Comores en Libye qui a remporté l'adhésion de tout le monde.
 


Mmadi Ali au cabinet présidentiel? Un coup de bol, selon les habitués du palais de Beit-salam. En effet, après la "défection" de Issa Soulé, il fallait vite trouver un nom pour le remplacer. Et l'ancien ministre de la Justice passait par là. '' Hein, pourquoi pas Mmadi Ali?'' avait dit l'un des négociateurs. A en croire toujours notre source, le décret de Mmadi Ali a été lu sur les ondes de la radio avant sa signature, vu l'urgence qu'il y avait à rendre publique la nouvelle équipe gouvernementale.
 



Ce nouveau gouvernement a sacrifié l'équilibre régional sur l'autel d'on ne sait quel critère. on y retrouve des régions bien servies et d'autres passées carrément à la trappe.

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AFFAIRE DE LA LOCATION DE NUMEROS PORTANT LE CODE 269

31 Mai 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

 

Affaire de la location de numéros portant le code 269 Les “affirmations” des uns, les “explications” des autres

 

 

Affaire_location_269
Depuis un moment, un bruit a couru sur des numéros de télécommunication portant
le code 00269 (code pays) qui auraient été vendus à une société étrangère. Selon certains cadres de l’Autorité nationale de régulation des Tic, sous couvert d’anonymat, le directeur de l’autorité nationale de régulation des Tic ou Anrtic, Ibrahim Mzé, Aurait agi en solo à l’insu du département technique concerné, sans le juriste, sans le département des finances qui devait en établir la facture et comptabiliser les recettes à encaisser sur cette autorisation. “Nous ne savons pas, s’étonnent ces cadres, comment et à quel titre Wiair a obtenu ces numéros puisqu’il n’est ni opérateur, ni fournisseur de services“.

Le directeur a tenu à “rétablir la vérité“ sur le sujet. D’après lui, “l’Anrtic n’a pas vendu des numéros mais loués certains numéros qui n’étaient pas utilisés à Wiair France, un opérateur qui exerce dans plusieurs pays“. “Nous avons attribué des numéros à Comores Télécom et beaucoup resteront inutilisés pendant très longtemps, nous avons, donc, mis en location certains d’entre eux”, a tenu à “préciser“ le directeur.

L’Anrtic aurait signé le 21 février 2011 avec Wiair France un contrat pour la location de deux pages équivalant à 20 000 numéros pour une durée de trois ans. En contrepartie, cette société doit verser dans le compte de l’Anrtic, 0,008 dollar Us par minute. Pour un million de minutes consommées par mois, Wiair versera 8000 Usa. Par ailleurs, le document spécifie qu’une des parties peut décider de mettre fin au contrat à tout moment, sans avoir à se justifier.

“Plusieurs pays ont déjà recouru à ce genre d’opération et l’Anrtic a besoin de moyens financiers pour se développer“, argumente Ibrahim Mzé, Selon toute vraisemblance l’origine de la contestation est née de l’opacité dans laquelle le contrat a été signé, “la boite postale déclarée pour les correspondances avec Wiair et l’Uit n’est pas celle de l’Anrtic, le 6540, mais plutôt celle d’une personne tierce, 1183“, persistent et signent les mêmes cadres“. Selon le directeur, au moment de la conclusion de ce contrat “l’Anrtic n’avait pas de boite postale”. Wiair Sarl, une société de droit français créée en novembre 2009 avec un capital de 60 000 euro aurait son siège dans la ville de Bobigny en région parisienne, la capitale française.

Elle s’est spécialisée dans le Commerce de composants et d’équipements électroniques et de télécommunication. La révélation de cette affaire peut réveiller d’autres, notamment les séries de numéros portant le code 00269 30 et 00269 38 qui seraient aujourd’hui utilisés par des sociétés étrangères. Les Comores sont propriétaires de la série 269 00 à 269 99. Une page de ces numéros équivaut à 10.000 numéros à sept chiffres.

Toyb Ahmed

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DECRET N°11-079/PR RELATIF AU GOUVERNEMENT

31 Mai 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

DECRET N°11-079/PR RELATIF AU GOUVERNEMENT

DECRET N° 11 - 079 / PR Relatif au Gouvernement de l’Union des Comores

Moroni, le 30 mai 2011

LE PRESIDENT DE L’UNION,

 

VU la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001,

 

VU la loi référendaire portant révision de la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, promulguée par le décret N° 09-066/PR du 23 mai 2009 ;

 

VU l’arrêt de la Cour Constitutionnelle N° 11-001/CC du 13 janvier 2011, validant et proclamant les résultats définitifs de l’élection du Président de l’Union des Comores du 26 décembre 2010 ;

 

VU le décret N° 11-078 /PR du 30 mai 2011, Portant réorganisation générale et missions des services des Ministères de l’Union des Comores

 

D E C R E T E :

 

ARTICLE 1er : Les Vices-Présidents de l’Union sont chargés respectivement des fonctions et ministères ci-après cités :

 

1.1 Vice-Président, chargé du Ministère de la Production, de l’Environnement, de l’Energie, de l’Industrie et de l’Artisanat, Dr. Fouad Mohadji

 

1.2 Vice-Président chargé du Ministère des Finances, de l’Economie, du Budget de l’Investissement et du Commerce Extérieur chargé des privatisations, Monsieur Mohamed Ali SOILIHI

 

1.3 Vice-Président chargé du Ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat Monsieur Nourdine BOURHANE

 ARTICLE 2 : Sont nommés Ministres, membres du Gouvernement de l’Union des Comores, les personnes dont les noms suivent :

 

1. Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération chargé de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde Arabe, Monsieur Mohamed BAKRI Ben Abdoulfatah Charif

 

2. Ministre des Postes et Télécommunications, de la Promotion des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communications chargé des Transports et du Tourisme, Monsieur RASTAMI Mouhidine

 

3. Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Fonction Publique, des Reformes administratives, des Droits de l’Homme et des affaires Islamiques, Dr ANLIANE Ahmed

 

4. Ministre de l’Education Nationale, de la Recherche, de la Culture des Arts, chargé de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Mohamed ISSIMAILA

 

5. Ministre de la Santé, de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de la Promotion du Genre, Dr Moinafouraha AHMED

 

6. Ministre de l’Emploi, du Travail, de la Formation Professionnelle et de l’Entreprenariat Féminin, Porte-parole du Gouvernement, Madame Siti KASSIM

 

7. Ministre de l’Intérieur, de l’Information, de la Décentralisation, chargé des Relations avec les Institutions, Monsieur HAMADA Abdallah

 

ARTICLE 3 : Le présent décret sera enregistré, publié au Journal Officiel de l’Union des Comores et communiqué partout où besoin sera.

 

Dr IKILILOU DHOININE

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DECRET N°-11/PR NOMINATION DU DIRECTEUR DE CABINET DU PDT

31 Mai 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

DECRET N° 11 - 081 / PR Nomination du Directeur de Cabinet du Président de l’Union, chargé de la Défense.


Moroni, le 30 mai 2011

 

LE PRESIDENT DE L’UNION,

 

VU la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001,

VU la loi référendaire portant révision de la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, promulguée par le décret N° 09-066/PR du 23 mai 2009 ;

VU le décret N° 11- 078/PR du 30 mai 2011, portant réorganisation générale et missions des services des Ministères de l’Union des Comores ;

VU le décret N° 11- 079/PR du 30 mai 2011 relatif au Gouvernement de l’Union des Comores ;

D E C R E T E :

 

ARTICLE 1er : Monsieur M’MADI ALI, est nommé, Directeur de Cabinet du Président de l’Union des Comores, chargé de la Défense.

 

ARTICLE 2 : Le présent décret sera enregistré, publié au Journal Officiel de l’Union des Comores et communiqué partout où besoin sera.

 

Dr IKILILOU DHOININE

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DECRET n° 11-08/PR PORTANT NOMINATION DES DELEGUES

31 Mai 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

DECRET n° 11-08/PR PORTANT NOMINATION DES DELEGUES

DECRET N° 11 - 080 / PR Portant nomination des Délégués auprès des Vices-Présidences et Ministère du Gouvernement de l’Union des Comores.


Moroni, le 30 mai 2011

 

LE PRESIDENT DE L’UNION,

 

VU la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001,

VU la loi référendaire portant révision de la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, promulguée par le décret N° 09-066/PR du 23 mai 2009 ;

 

VU le décret N° 11- 078 /PR du 30 mai 2011, Portant réorganisation générale et missions des services des Ministères de l’Union des Comores ;

 

VU le décret N° 11 - 079/PR du 30 mai 2011, relatif au Gouvernement de l’Union des Comores ;

 

D E C R E T E :

 

ARTICLE 1er : Sont nommées délégués auprès des vice- présidences et du Ministère des Postes et Télécommunications, de la Promotion des nouvelles technologies de l’information et de la Communications chargé des Transports, du Tourisme, les personnes dont les noms et prénoms suivent :

 

1. Monsieur Youssouf Soidik, Délégué chargé de l’Urbanisme et de l’Habitat auprès de la Vice-Présidence en charge du Ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat

 

2. Monsieur Mohamed Halifa, Délégué chargé de l’Agriculture et de la Pêche auprès de la Vice-Présidence en charge du Ministère de la Production, de l’Environnement, de l’Energie, de l’Industrie et de l’Artisanat

 

3. Monsieur, Abdou Nassur Madi, Délégué chargé de l’Economie et des Privatisations auprès de la Vice-Présidence en charge du Ministère des Finances, de l’Economie, du Budget de l’Investissement et du Commerce Extérieur chargé des Privatisations

 

4. Madame Kalathoune Mahamoud, Délégué chargée des Transports et du Tourisme auprès du Ministère des Postes et Télécommunications, de la Promotion des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, chargé des Transports et du Tourisme,

 

Article 2 : Le présent décret sera enregistré, publié au Journal Officiel de l’Union des Comores et communiqué partout ou besoin sera.

 

Dr IKILILOU DHOININE

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UN DON DE 2 MILLIARDS? C'EST PRENDRE LES GENS POUR DES CONS

31 Mai 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

 UN DON DE 2 MILLIARDS? C'EST PRENDRE LES GENS POUR DES CONS

 

 

Azali: ''Un don de 2 milliards? C'est prendre les gens pour des c...''

 

 

 
Moroni, lundi 30 mai 2011 (HZK-Presse) - La tournante est arrivée enfin à Mohéli. Cette étape marque la fin d’un cycle d’une présidence à tour de rôle, après Ngazidja (2002) et Ndzouani (2006), dans l’hypothèse où l’île de Mayotte n’aurait pas rejoint l’Union des Comores en 2015. Une tournante qui est instituée en 2001 sous le régime Azali, pour résoudre la double crise séparatiste et institutionnelle qui a éclaté à Ndzouani en 197. L’ancien président est donc un témoin privilégié de cette histoire récente du pays, en tant que protagoniste et signataire de l’accord de réconciliation nationale signé à Fomboni le 17 février 2001.

 


Le colonel Azali a assisté le 26 mai dernier à l’investiture du Dr Ikililou, en volant la vedette à son successeur de 2006 dont la cérémonie marquait la fin de règne, par les honneurs d’un public qui l’a longuement ovationné. Dans une interview exclusive qu’il a accordée à La Gazette / HZK-Presse, cet ancien chef d’état-major de l’armée arrivé au pouvoir le 30 avril 1999 par un coup d’état, avant de se faire élire en mai 2002, comme premier président de l’Union, a accepté de porter un regard sur le régime Sambi et surtout nous parler de l’avenir.



COMMENT AVEZ VOUS L'INVESTITURE DU PRÉSIDENT IKILILOU?

Azali Assoumani : Pour moi c’était un moment très intense et très émouvant puisque c’est la continuité d’un système qu’on a mis en ensemble en 2002 à la suite d’une crise profonde du pays. Je me suis dit tant mieux qu’on soit arrivé jusqu’ici, malgré les hauts et les bas. Mais in fine, c’est quand même un bon résultat d’arriver à une alternance qui s’est passé comme tout le monde l’aurait souhaité. Je parle au conditionnel car on aurait voulu que ça se passe mieux. Mais au moins l’investiture a eu lieu. Le nouveau président est investi conformément à la loi. Tout ce qu’on peut espérer pour lui et pour le pays, est qu’il puisse s’atteler au devoir qui l’attend et prie pour qu’il réussisse parce que sa réussite est la réussite de tout un peuple.

CE JOUR LA, VOUS AVEZ ÉTÉ BEAUCOUP APPLAUDI. QUAND ON SE SOUVIENT QU'UNE DATE PAREILLE VOUS AVEZ ÉTÉ HUE, QU'EST-CE QUE ÇA VOUS FAIT ?

 



A.A. : En tant qu’Homme, il faut rester modeste et savoir qu’il y a un prédestiné fait pour chaque Homme qui arrive qu’on le veille ou pas, surtout quand on est musulman. Donc ce qui est arrivé en 2006, c’est un événement. J’en ai connu beaucoup. Je ne dirais pas pire car je n’étais pas chef d’Etat, mais durant ma vie j’en ai connu des moments intenses. Mais il faut remarquer qu’en 2006, il y a des gens qui ont comploté et qui ont payé les gens pour venir faire cela. Nous, on l’a su en amont mais on a laissé passer. Et ce qui s’est passé dernièrement, je ne peux dire que merci. Nous pensons que c’est avec sincérité que les gens ont applaudi très fort. En tout cas, ça ne peut pas être autrement et je souhaite autant pour le Dr Ikililou.

  



ET ÇA VOUS FAIT QUOI DE VOIR VOTRE BÉBÉ, LA TRANSITION, TOURNER ?

  



A.A. : La tournante tourne, c’est bien car c’est pour cela qu’elle est faite. Mais le débat que tout le monde ne veut pas faire, c’est moi qui ai voulu qu’elle tourne comme ça. Mais la constitution elle-même avait préconisé une autre façon de tourner. J’ai voulu que ça tourne comme cela parce que pour moi c’est une transition qui continue. Pour moi, 12 ans de transition, c’est largement suffisant pour faire un bilan et voir l’avenir. Malheureusement, le pouvoir actuel l’a biaisé parce qu’il a voulu changer la constitution pour des motifs qui ne sont pas évoqués. Il prétexte que 4 ans c’est moins et que 5 ans c’est mieux. Mais quel est la différence en 4 et 5 ans en matière de gestion ? C’était seulement une façon de torpiller le jeu sans dire ce mot. C’est pourquoi nous sommes arrivés que Dr Ikililou aille faire 5 ans. Tant mieux pour lui. Mais j’avais pensé laisser ces 12 ans de transition et s’asseoir à l’échelle nationale pour dire ce qui a marché et ce qui n’a pas marché. Moi j’ai fait 4 ans, Sambi devait faire 4 aussi, mais il a ajouté un an d’illégalité. La cour constitutionnelle, sans pour autant dire que Sambi va faire 5 ans conformément à la nouvelle constitution, lui a permis de faire ces 5 ans. En tout cas, ça n’a rien avoir avec la révision constitutionnelle que le président en a fait voter et voulait le ramener jusqu’à novembre 2011. Heureusement que la cour constitutionnelle ne l’a pas reconnu comme une loi constitutionnelle. Et vous le permettez de m’étonner que le président Sambi a prétendu qu’il est le seul à vouloir les élections ce jour-là et que les autres n’ont pas voulu. Pourtant, c’est lui qui a introduit la loi pour rester au pouvoir jusqu’en novembre 2011. Et que la lutte qui a été menée par tout le monde y compris la presse à qui je dis bravo, car vous avez fait du bon travail, les mohéliens et nous tous, les partis politiques, c’était pour dire au président Sambi qu’il n’a pas intérêt à jouer ce jeu dangereux. Finalement, c’est par la contrainte qu’il a accepté et maintenant, il se donne les mérites. Qu’il a ôté les chaussures pour prier Dieu pour qu’il puisse en arriver ici, on ne peut pas dire non mais ce que tout le monde sait, ce n’est pas aujourd’hui qu’il voulait partir. Il voulait partir au mieux en octobre 2011 selon la loi qu’il a fait voter [par le Congrès ndlr]. En tout cas, ce qu’on peut capitaliser dans ce départ, il y a une alternance politique qui se fait. Il n’y a pas de chef d’Etat qui part directement au cimetière ou qu’on envoie à la Réunion.


ET MAINTENANT QUEL REGARD PORTEZ VOUS SUR LE RÉGIME DE VOTRE EX-SUCCESSEUR ?

 



A.A. : Avant-hier, Sambi a dit qu’il ne dit pas ce qu’il fait mais il dit ce qu’il n’a pas fait. C’est une façon curieuse de faire un bilan (rire…), car normalement on dit ce qu’on a fait. Je ne vais pas m’étaler mais tout le monde sait que Sambi s’est engagé pour trois choses : un logement décent pour tout le monde, une justice juste et la lutte contre la corruption et création d’emploi. Je pense qu’on n’a pas besoin de sortir d’une grande école et des microscopes pour voir que les logements, on n’en parle pas. Ce qui est curieux, il a lui-même avoué qu’il a touché des milliards pour ce projet. Et que jusqu’alors, à part les trois qui ont été faits en guise d’expérience dans les trois îles, on n’en sait rien. Donc c’est quand même sérieux qu’il s’engage et qu’il annonce avoir les fonds, et il ose dire qu’il n’a rien à dire alors qu’on ne voit pas les logements. Deuxièmement, c’est la justice. Quand on voit l’affaire du général Salimou avec l’assassinat du colonel Combo et l’histoire de l’ancien préfet assassiné sauvagement à Sima, on a intérêt à se poser des questions de savoir quelle justice Sambi a fait pendant les 5 ans. Et là, nous, citoyens lambda, partout où nous nous trouvons, nous sommes très inquiets de savoir si quelque chose de bien ou de mauvais à quelqu’un de façon active ou passive, est-ce qu’il y a une justice capable de rendre la justice, quand on voit le chaos où sombre l’affaire général Salimou. Maintenant pour la corruption, ce n’est pas la peine. Il a avoué que les gens qui se trouvent à ses cotés sont corrompus, qu’ils sont malhonnêtes mais qu’a-t-il fait ? Il a porté plainte devant Dieu. Alors pour parler de justice, les anciens de l’ancien régime, il les a mis en prison. On les a mis en prison mais les siens il porte plainte devant Dieu. Et même ceux qui sont mis en prison, il y a deux catégories : ceux qui ont rejoint le régime et qui sont lavés. Il suffit donc de rejoindre son régime et là on n’est pas coupable. Donc pour ces trois dossiers, c’est le chaos. Je mets au défi n’importe qui, qui viendra dire le contraire. Et d’ailleurs, ça me fait très mal quant je vois des gens très respectables dire dans la presse que oui Sambi a ouvert le pays dans le monde arabe. Allez dans le monde arabe, tout y allait. Mais les arabes, quels ont les résultats qu’ils ont apportés ? Les panneaux à la corniche ? Ou les nouveaux panneaux érigés près du foyer des femmes de Moroni ? Ou bien l’Hôtel Galawa, ou Janat Alkamar du Lac salé ? Au moins, s’il avait construit des hôtels, ces gens viendraient se promener et permettre de lutter contre le chômage, permettre aux commerçants de vendre. Mais ces gens viennent sans rien faire et ils repartent. Et la prouesse, on a constaté par ceux qui arrivent n’ont rien fait que récupérer ce que le pauvre Assim a fait. Assim a réalisé trois investissements importants dans ce pays : Al Amal à Anjouan, Hôtel Itsandra et le Moroni. Et ces gens sont venus récupérer illégalement. Cela n’importe qui peut le faire. Des arabes ou des chinois ce serait la même chose. Donc, il faut rester serein mais qu’on ne prenne pas les gens pour des cons car c’est le chao. Et au lieu de faire son bilan, il annonce le programme de son successeur. Donc tout ce qu’il a dit il ne l’a pas fait mais il est entrain d’hypothéquer la présidence d’Ikililou en annonçant d’autres choses. C’est un peu dommage. J’espère que le président Ikililou saura prendre ses responsabilités en main.

  



MALGRÉ CE BILAN QUE VOUS JUGEZ NÉGATIF, SAMBI EST RESTE POPULAIRE; PEUT ÊTRE QU'IL Y A QUELQUE CHOSE DE NEGATIF ?

  



A.A. : (Hésitation…). Il faut définir ce qu’on appelle populaire. Si populaire, c’est gagner des élections en les achetant. J’ai pensé donner l’exemple mais il n’était pas suivi. J’avais le pouvoir, j’avais les armes, j’ai fait un coup d’Etat, les élections que les instances avaient validées, j’ai accepté. Celles que les instances avaient déclaré perdues, j’ai accepté. Mais lorsqu’un régime ose dire qu’il n’est jamais battu en élection, avec tout ce qu’on a vécu ici, on ne peut pas parler de popularité. C’est un coup de force. Souvenez-vous que même la communauté internationale avait dit qu’à Anjouan, il n’y a pas eu d’élection. Moi, je n’ai pas cette popularité. La popularité que j’aime, c’est si le peuple s’exprime de façon transparente. Et s’il faut le forcer pour se prononcer pour dire après qu’on est populaire, je n’en veux pas.

  



AU CAS OU DR IKILILOU VOUS RECEVAIT EN AUDIENCE QU'ALLEZ-VOUS LUI DONNER COMME CONSEIL ?

 



A.A.A : Un conseil simple. Je dirais au président Ikililou qu’il ne doit compter que sur ses propres forces. Ils étaient 10 à Mohéli, trois au niveau national et il a été le seul à être choisi avec ses trois vice-présidents. Cela veut dire que c’est lui qu’on a choisi et c’est à lui d’assumer ses propres responsabilités. Cela ne signifie pas négliger des conseils, ou ne pas avoir des experts mais de savoir qu’il est le seul à être jugé à partir du choix qu’ont fait les comoriens. C’est un peu théorique mais je le dis car on a vécu un scandale pendant 5 ans dans ce pays. Les gens ont compris qu’on peut rester sans rien faire et que les qataris et les arabes viendront tout faire à notre place, en lieu et place de nos autorités. Ils l’avaient compris et le disaient. Quand on entend que le gouvernement a préparé les états de salaire mais attend que l’argent arrive, c’est scandaleux. Donc je dirais à Ikililou qu’on doit compter sur nous mêmes d’abord. On n’est jamais mieux gratté que par soi-même. C’est vrai, il aura des conseils, il aura des aides et on l’espère, mais ils ne sauront jamais se substituer aux efforts qu’on doit faire. Le peuple comorien a choisi d’être libre à partir du 6 juillet 1975 et cela a un sens. S’il fallait être libre et continuer à attendre des aides extérieures pourquoi avoir demandé l’indépendance ? Effectivement, les aides extérieures sont normales et complémentaires, mais ce dont on va réfléchir, concevoir est la façon dont nous allons nous y mettre. Je le dis parce que ce que j’ai entendu, et même le président Ikililou l’a répété par rapport à l’argent censé provenir des ONG, l’argent du Qatar, de la Fondation Fatuma, tout ça c’est nécessaire mais jamais suffisant. En 2005, on a fait une conférence de Maurice avec 200 millions de dollars, et personne n’en parle maintenant. Aujourd’hui, on parle de 600 millions sur la conférence du Qatar. Mais si cette conférence va être gérée de la même manière que Maurice, les résultats, il ne faut rien attendre. La curiosité est que la conférence du Qatar et celle de Maurice qui ont rassemblé toutes les institutions financières internationales et les pays amis, on a eu 200 millions à Maurice et 600 millions au Qatar et qu’on prétend nous dire qu’une ONG va débourser 2 milliards d’euros, c’est prendre les gens pour des c…. Que ce soit ceux qu’ils l’ont ou ceux qui étaient là pour se présenter pour faire croire que c’est de la vérité, ce n’est pas vrai. Ni en amont, ni en aval, ce n’est pas vrai il n’y a pas une Ong qui est capable de donner deux milliards d’euros à un pays et même si c’est le cas, on n’a même pas les moyens d’absorber cette manne en deux ans. C’est du n’importe quoi. J’espère que le clan Ikililou le prend au premier degré mais après il se donne les moyens de vérifier.
 

EST IL POSSIBLE POUR LUI DE SE DÉTACHER ALORS QUE C EST ALORS QUE C EST LA MÊME ÉQUIPE; L'ON PARLE MÊME DE CHANGEMENT DANS LA CONTINUITÉ ?

 



A.A. : (Pensif…). La continuité n’est quand même pas péjorative ! On a toujours dit que l’Etat appartient à tout le monde. La continuité de l’Etat est une donne que tout le monde doit intégrer. C’est d’ailleurs ce qui fait la force des pays développés. Ces pays jouent la continuité de l’Etat que malgré deux régimes qui se tournent le dos, celui qui arrive discerne ce qui est bien pour l’intérêt de l’Etat et il continue parce qu’il y a des lois qui l’ont institué. Ce qui n’est pas bon pour le pays, on l’écarte mais en passant par les voies légales. Prenez l’exemple des Etats-Unis. Vous croyez qu’un pays comme les Etats-Unis se développe en 4 ans ou 8 ans. Ce n’est pas possible. Ils ont intégré la notion de continuité de l’Etat. Ce qui n’est pas malheureusement le cas ici. On a constaté que tout ce qu’on a fait de 2002 à 2006 est considéré comme négatif. On a même eu le culot de dire que rien n’est fait dans ce pays depuis l’indépendance et que c’est maintenant qu’on commence tout faire. C’est comme ça qu’on construit un pays. Maintenant, Ikililou a été élu. Cela veut dire que la continuité de l’Etat ce sont les projets. Il vérifie les projets fiables, il continue et ceux qui ne sont pas fiables, on ne va pas faire la continuité de l’Etat pour faire n’importe quoi. Donc, j’espère que Dr Ikililou va continuer ce qui est bien, encore qu’il y a moins. Mais s’il va continuer sur le mensonge, je crois que c’est dommage. Mais on lui fait confiance sans pour autant trahir l’amitié des gens qui l’ont amené jusqu’à là, mais au moins qu’il leur dise que c’est moi seul le comptable vis-à-vis du peuple comorien et vis-à-vis de Dieu, car c’est lui seul qui a prêté serment avec les trois vice-présidents.


A PARTIR DE 2015, SI LA COMPÉTITION N'EST PAS CHANGEE CE SERA LE TOUR DE NGAZIDJA DE REPRENDRE LA TOURNANTE. COLONEL AZALI, POURRAIT IL ÊTRE CANDIDAT ?

 



A.A. : Vous n’allez pas me poser une question qui est au conditionnel ! (Grand rire…). C’est vrai nous arrivons au terme du système de la tournante. Maintenant, il appartient au Président Ikililou et à l’assemblée d’appeler le peuple comorien à réfléchir. C’est à partir de là que les uns et autres vont se prononcer. Mais je crois que ce serait maladroit et même dépasser les ambitions de se décider dès maintenant, que quelque soit les cas de figure je vais être candidat. Donc, je ne peux pas me prononcer alors que je ne sais pas comment l’évolution des institutions va se dessiner. On ne se prononce pas par hypothèse. Il va falloir regarder où on va pour ne pas faire un saut dans l’inconnu. Mais lorsqu’on verra où l’on pose le pied, j’y réfléchirai avant de dire que je peux ou je ne peux pas. C’est là que la question va se poser et certainement, il y aura une réponse. Maintenant, c’est prématuré.


PROPOS RECUEILLIS PAR A.A. MGUENI
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Investi le 26 mai dernier, Son Excellence Dr Ikililou DHOININE a effectué sa première visite dans son ile natale en tant que Chef de l'Etat comorien.

29 Mai 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Investi le 26 mai dernier, Son Excellence Dr Ikililou DHOININE a effectué sa première visite dans son ile natale en tant que Chef de l’Etat comorien.

L'Ile de Mwali a vécu une matinée historique en ce 29 mai 2001 : l'arrivée à Fomboni du premier Président de la République natif de l'ile, depuis l'accession des Comores à l'indépendance.
L'accueil qui lui a été réservé à l'aéroport de Banda-Salam a donné la mesure de l'attente et de l'impatience des Mohéliens.
A sa descente d'avion, vers 08 H 50, le nouveau Président de l'Union des Comores a été accueilli par ses trois Vice-présidents : SEM Fouad Mohadji, SEM Noudrine Bourhane et SEM Mohamed Ali Soilih, le Vice-président de l'Assemblée Nationale M. Djaé Ahamada ainsi que le Gouverneur de Ngazidja et une forte délégation de Mohéliens résidant à Ngazidja, de Grands-comoriens et d'Anjouanais, qui l'ont précédé dans l'ile la veille.
Le Gouverneur de l'Ile de Mwali, M. Mohamed Ali Said, le Président et les membres du Conseil de l'ile, les autorités locales, les cadres de l'Administration et les notables, ainsi qu'une immense foule étaient également présents à l'aéroport où un détachement de l'AND a rendu les honneurs et exécuté l'Hymne national.
C'est toutefois à la Place de l'indépendance de Fomboni où devait se dérouler la cérémonie officielle que la population de l'ile s'était donné rendez-vous.
Entre les chants traditionnels, les danses folkloriques et la musique de l'Armée, sont arrivés, à tour de rôle, les autorités civiles et militaires et les officiels, notamment le Commandant Régional de l'AND, le Colonel Arifi, le Chef d'Etat-major de l'AND, le Colonel et la Première dame.
Il était 09 H 45 quand le Président de la République est arrivé Place de l'Indépendance pour passer en revue les troupes de l'AND après l'exécution de l'hymne national et avant de s'installer à la tribune officielle, sous les applaudissements et les youyous de femmes.
Comme à l'accoutumé, la cérémonie a commencé par la Fatiha prononcée par M. Mahamoud Mansour et la lecture du Saint Coran, d'abord par M. Faissoil et ensuite la lecture collective de la Sourate Yasin en guise de protection pour le pays et le Chef de l'Etat.
Deux discours seulement ont été prononcés : celui du notable Soilih Mohamed qui parlait au nom de la population et celui du Chef de l'Etat.
Le porte parole de la population s'est adressé à l'assistance pour dire, de prime abord que ce n'était pas un jour de discours mais un jour pour rendre grâce à Allah qui a dit vrai dans le Coran lorsqu'Il a promis : « certes Allah est avec les endurants ».
Ba Soilih, comme l'appellent affectueusement les Mohéliens, a remercié l'Ile d'Anjouan, l'Ile de Ngazidja et l'opposition de Mwali, pour les efforts qu'ils ont déployés afin que l'Ile de Mwali puisse bénéficier à son tour de la présidence tournante instaurée par la Constitution. « Grace à vous, Mwali a rompu un jeûne de 36 ans » s'est-il exclamé.
M. Soilih Mohamed a proposé d'appeler désormais le Chef de l'Etat « Ikililou Mohamed Ali Saïd » et le Gouverneur de l'ile « Mohamed Dhoinine », manière de traduire la façon dont la population souhaite voir l'entente entre l'exécutif insulaire et les autorités centrales.
Il a appelé tous le Mohéliens à protéger l'unité nationale et les habitants des autres iles à les aider dans ce sens pour préserver la paix et la concorde nationale.
Le notable Soilih Mohamed a terminé son propos en rappelant le discours prononcé lors de son investiture par le Chef de l'Etat qui a affirmé sa ferme détermination à être le Président de tous les Comoriens. Ba Soilih qui a salué cette posture, a toutefois défini ces Comoriens comme « ceux qui acceptent leur comorianité et portent la kofia nationale, non pas ceux qui portent encore le casque colonial »
Après un intermède de poésie, chanté par Mme Taati Abdou et l'Hymne national, le Président de la République a pris la parole pour s'adresser à ses « frères de Ngazidja, de Mwali, de Ndzouani et de Maoré » d'abord pour leur souligner le caractère historique de l'événement. Il a ensuite loué le Seigneur pour l'honneur d'avoir été choisi Président de l'Union des Comores.
Le Chef de l'Etat a rappelé à ses compatriotes, que les élections étaient terminées et qu'il fallait « tous se mobiliser pour œuvrer en faveur du développent du pays ».
Le Président Ikililou DHOININE, a remercié et félicité les Mohéliens résidants dans le pays et ceux de la diaspora et les a appelé à rendre grâce à Allah et à démonter aux compatriotes de l'ensemble du pays, leur capacité à bien diriger les Comores.
« J'ai pris mes fonctions depuis avant-hier et j'entends honorer le rang qui est le mien en restant le Président de tous les Comoriens » a déclaré le Chef de l'Etat expliquant que pour cela qu'il souhaite que ceux qui l'ont soutenu appuient l'ouverture politique qu'il prône vers l'ensemble des formations et des personnalités politiques.
Le Président de la République a remercié l'AND et les forces de l'ordre, pour tous les efforts fournis en vue de protéger les Comoriens et leurs biens sans discriminations : « cela vous fait honneur et est en conformité avec le serment que vous avez prêté » a-t-il souligné.
Le Chef de l'Etat a ensuite tenu ces propos à l'attention des Gouverneurs : « c'est par la concertation que nous réussirons. Notre union doit être politique et doit également se concrétiser par une unité de vue et d'action. C'est ainsi que nous redonnerons confiance à nos compatriotes. »
Dr Ikililou DHOININE a réitéré à sa volonté de « maintenir à leur postes ceux qui aident leur pays » tout en rappelant qu'en tant que Magistrat Suprême du pays, il n'a aucune préférence entre les fils et les du pays.
Pour lui, la construction du pays pour le doter de centres hospitaliers, de routes, d'eau potable et d'électricité, nécessite le recours à toutes les compétences de ceux qui souhaitent aider leur pays, notamment par le suivi de la Conférence de Doha « qui ne doit pas être comme la Conférence de Maurice »
« Notre pays est béni : nous avons la meilleure huile d'Ylang et la meilleure vanille. Il nous reste à les mettre en valeur ». Pour cela le Chef de l'Etat a appelé les Gouverneurs à se mettre au travail avec lui « dès demain car la tache qui nous attend est lourde ».
Pour sa part, il entend mettre en place son Gouvernement « dans peu de temps » en lui assignant comme priorité la Restructuration de l'Administration pour instaurer une gestion saine des finances publiques et lutter fermement contre toute forme de corruption.
« J'ai dors-et-déjà appelé les Directeurs des Douanes de Ngazidja, de Mwali et de Ndzouani. Ce que je leur ai dit est valable pour toutes les directions de l'Administration : « je n'ai pas de famille en ce qui concerne la gestion du bien public et vous ne devez en aucun cas, écouter ceux qui viendraient faire valoir un tel titre pour obtenir des faveurs »
J'ajoute aujourd'hui à leur intention à tous : Vous devez gérer les biens de l'Etat et les finances publiques dans le respect de la Loi »
Aux travailleurs de notre pays, Le Chef de l'Etat a rappelé ceci : « nous travaillons tous pour nous-mêmes et pour notre pays. Nous devons rechercher ensemble des solutions pérennes à nos problèmes de salaires, notamment trouvant les voies et moyens d'augmenter les recettes de l'Etat. Nous devons donner une bonne image de nous-mêmes et de notre pays aux investisseurs qui s'intéressent à notre pays et qui acceptent de travailler chez nous dans un esprit gagnant-gagnant. C'est dans notre intérêt à tous »
Dr Ikililou DHOININE a ensuite abordé la question de Mayotte pour appeler au dialogue « avec nos frères mahorais avec qui nous avons nos liens de sang, de religion et avec qui nous devons trouver un modus vivendi » Il a dit espérer que la puissance coloniale comprenne cela et accepte de lever les barrières contre les visites familiales, les échanges, le commerce et la vente de produits dans les deux sens. Le Chef de l'Etat s'est dit heureux de la délimitation récente des frontières du pays, par les instances des Nations Unies. « Cela a clarifié les choses et je souhaite cela aide aussi à la recherche de solutions ».
Le Président de la République a terminé son discours en remerciant, une fois encore, l'assistance et prononcé trois mots pour conclure : s'unir, servir et travailler.
La cérémonie s'est clôturée à 11 H 15 par une parade militaire exécutée par une unité de l'Armée Nationale de Développement.

 
source:beit salam
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COMORES : L'investiture n'a été qu'un défilé de personnages de bandes dessinés

28 Mai 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

 

COMORES : L’investiture n’a été qu’un défilé de personnages de bandes dessinés
Houmour. Investitures : Des personnages de BD ou la promesse d'un spectacle féérique les cinq prochaines années...

Par Fensso

L'investiture n'a été qu'un défilé de personnages de bandes dessinés. Avec les mêmes accoutrements et les mêmes profils. A Moroni, au palais de Hamramba, j'ai assisté aux déhanchements des uns et au dandinement des autres, en montant les escaliers pour accéder à la tribune.
D'abord le héros national, Sambi, dans le rôle de Batman, ce personnage de bande dessinée créé en 1939 par les américains Bill Finger et Bob Kane. S'érigeant en défenseur de l'ordre public, notre super-héros a arboré son Djellaba gris. S'il n'avait pas de chauve-souris sur la poitrine ou coiffé du masque aux oreilles pointues, il a son turban qui laisse dépasser le châle enroulé pour couvrir une oreille et offrir au vent son énorme Daguila couleur rouge vif.
À l'instar de Batman, Sambi mène une double existence. Il prend les traits d'un roi d'Arabie et promet des milliards de dollars d'investissement. Et pour déverser sa bile, il pleurniche, sniffe souvent, à mi-chemin de ses discours sur le maigre budget de l'Etat, pour justifier ses déboires ou expliquer ses extravagances. Son Joker (le fameux joker insaisissable à abattre de Batman), n'est autre que le General Salimou, en résidence surveillé, qui lui donne des insomnies.
Il est suivi, par Achille Talon, notre Fahami national, cet autre personnage de BD créé par le dessinateur et scénariste belge Greg. Ventripotent, affublé de long cheveux, plaqués à coup de gel, il est l'archétype du bourgeois, marqué par l'individualisme forcené et la suffisance butée. Son comportement désinvolte n'a d'égal que son insupportable bagout.
Batman a d'abord installé à la magistrature de Mohéli, Astérix le Mohélien, notre Mohamed Ali Said national. Le gouverneur de Mohéli, protège comme le héros du BD, son paisible village d'Armorique, Oh ! de Mohéli, en résistant héroïquement aux assauts répétés des envahisseurs de la Grande-comore et d'Anjouan. Les mohéliens l'ont réélu, en lui ingurgitant la potion magique, à chaque attaque des romains, pour mieux protéger leur village.
Il a comme concurrent, le voisin immédiat, le président de l'Union Ikililou, le fameux Babar, ce personnage de récit illustré, créé par Jean de Brunhoff. Imaginé par son créateur pour distraire ses propres enfants, le nôtre a été fabriqué par Sambi pour égayer la présidence. Normal, l'éléphant Babar est l'une des plus grandes réussites de la littérature illustrée pour enfants.
Le personnage de BD colle au personnage des Comores. Éléphanteau timide et inoffensif, Babar perd sa mère et sera adopté par une vieille dame. Babar retourne dans la jungle, crée une ville dont il devient le roi et se marie avec une éléphante, Céleste. Et la suite, on la connait. Découvert par Sambi, déambulant à Fomboni, il en fit son vizir avant de l'ériger en roi. Babar était absent de la tribune des investitures de Gouverneurs, réservant la surprise de son unique costume traditionnel Mohélien du 26 mai, date de son accession au trône.
A la Tribune aussi, Gaston Lagaffe, le président de l'assemblée nationale, Bourhane Hamidou, hôte des lieux. Il a évité lé corvée de la montée des escaliers. Ressemblant à s'y méprendre à ce personnage de bande dessinée belge, créé en 1957, il porte ces deniers mois, un couvre-cou, comme le pull-over trop large de Lagaffe qui lui couvre le cou, couplé d'espadrilles usés. Gaston a été cet employé de bureau qu'on éloigne : gaffeur et dormeur. Il a l'incroyable intelligence de produire que du courrier en retard qu'il accumule sur son bureau, faute de destinataires.
Et puis, Lucky Luke, Mohamed Dossar. Cow-boy solitaire, dont toutes les aventures se déroulent dans l'univers légendaire de la conquête de l'Ouest des États-Unis. Il est chargé par Sambi de traquer les frères Dalton, qui veulent dévaliser les banques de la place, le trésor, public, la banque centrale et les Douanes. A Lucky, Sambi lui colle, Rantanplan, le chien le plus stupide des États-Unis et le cheval Jolly Jumper que je vous laisse le soin d'imaginer les personnages. Fensso n'est pas fou.
Dans cette cérémonie d'investiture, le grand Popeye, le colonel Azali, a fait une apparition mouvementé. Ce marin, doté d'une force herculéenne, grâce à la consommation d'épinards, aime pavaner ses muscles en public pour tenir en respect ses adversaires. Il monte les escaliers en une fraction de seconde, histoire de dire, « je suis toujours là ! ».
Et puis, Spirou qui fit son apparition, le vice-président Mamadou en personne, qui sera la plus influente personnalité de la prochaine présidence. Spirou a son ici inséparable compagnon, qu'il échange avec lui des clins d'œil pour prouver leur complicité. Son Fantasio à lui, n'est autre que le DG de la télévision nationale.
L'autre vice-président, futé, curieux, ingénu, turbulent et drôle est Titeuf, ce petit garçon de Mohéli qui joue dans la Cour des grands. Avec sa longue mèche blonde, Titeuf pose à longueur de journée les bonnes questions, sans jamais apporter de réponses. Il se nomme ici, Fouad Mouhadji.
A Hamramba, tous ces personnages ont assisté à l'installation de Rahan, version africaine. Le nôtre est tout le contraire de Rahan Aryenne de la bande dessiné, blond aux yeux bleus, musclés, grand, qui passe avec élégance d'un arbre à un autre... Mouigni Baraka, du haut de son un mètre, a été coincé dans un Dragla de 20 kilos, qui fléchissait ses épaules larges, aux couleurs d'aliments régurgités, coiffé d'un turban du Tibe de Ngazidja (Roi des rois), qui lui donnait un air presque pathétique....poignant...troublant...attendrissant...
Alors imaginez un public médusé observant tout ce beau monde...
La présidence mohélienne promet un spectacle féérique les cinq prochaines années...
Gamdjo hamba Tsimoinbiyani !

Source : Fensso
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COMORES : Le Chef de l'Etat a reçu l'Envoyé Spécial d'Iran.

28 Mai 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

 

COMORES : Le Chef de l’Etat a reçu l’Envoyé Spécial d’Iran.
Le Chef de l'Etat, Son Excellence Monsieur Ikililou DHOININE, a reçu au Palais de Beit-sala, ce samedi 28 mai 2011, M. Mohamed Faraji, Envoyé Spécial du Président de la République d'Iran, Son Excellence Monsieur AHMADINEJAD.
Accompagné de SEM l'Ambassadeur d'Iran aux Comores, Mohamed Faraji a déclaré aux journalistes, à l'issue de son audience, que le but de sa mission était de présenter les félicitations du Président AHMADINEJAD, du Gouvernement et du peuple iraniens, au nouveau Président de l'Union des Comores, SEM Ikililou DHOININE.
Ila jouté que sa visite et son entretien avec le Chef de l'Etat entrent dans le cadre du renforcement des relations historiques qui unissent les Comores et l'Iran. « Le Gouvernement iranien souhaite confirmer les conventions signées entre les deux pays et réitérer la ferme volonté de l'Iran, de les mettre en œuvre » a-t-il conclu.

Source : Beit Salam
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