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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Actualité Afrique : Sommet UA

1 Février 2009 , Rédigé par aimons les comores

union africaineLe 12ème Assemblée des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) se tiendra du 1er au 03 février à Addis-Abéba, avec pour thème le développement des infrastructures en Afrique.

L'UA a été lancée en juillet 2002 à Durban, en Afrique du Sud, en remplacement de l'Organisation de l'unité africaine (OUA).
L'UA regroupe 53 membres que sont : Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, Centrafrique, Tchad, Comores, République démocratique du Congo, République du Congo, Côte d'Ivoire, Djibouti, Egypte, Guinée équatoriale, Erythrée, Ethiopie, Gabon, Gambie,Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Kenya, Lesotho, Liberia, Libye, Madagascar, Malawi, Mauritanie, Mali, Maurice, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria,Rwanda, Sao Tomé et Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Somalie, Afrique du Sud,Soudan, Swaziland, Tanzanie, Togo, Tunisie, Ouganda, République arabe saharaouie dé mocratique (RASD), Zambie et Zimbabwe.

Le Maroc, ancien membre de l'institution, s'est retiré du bloc en 1984 suite à l'intégration de la RASD.


Organes

Les principaux organes de l'UA : la Conférence (sommet) est composée des chefs d'Etat et de gouvernement ou de leurs représentants dûment accrédités. Elle est l'organe suprême de l'Union.

Le Conseil exécutif est composé des ministres ou autorités désignés par les gouvernements des Etats membres. Il est responsable devant la Conférence.

La Commission qui remplace l'ancien secrétariat général sous l'OUA, est chargée de l'application des politiques de l'UA. Son siège se trouve à Addis-Abéba, capitale éthiopienne. Elle est composée du président, du vice-président et de huit commissaires, assistés des membres du personnel. Chaque commissaire est en charge d'un portefeuille.

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS), créé en mai 2004 sur le modèle du Conseil de sécurité de l'ONU, est le principal mécanisme de l'UA chargé de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits.

Le Parlement panafricain est un organe qui vise à assurer la pleine participation des peuples africains à la gouvernance, au développement et à l'intégration économique du continent.

Le protocole définissant la composition, les pouvoirs, les attributions et l'organisation du Parlement panafricain a été signé par les Etats membres et est en cours de ratification.

Le Conseil économique, social et culturel (ECOSOCC) est un organe consultatif composé des représentants des différentes couches socio-professionnelles des Etats membres de l'Union. La Cour de justice est prévue par l'Union.

Xinhua


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Mayotte département ? Super!

30 Janvier 2009 , Rédigé par aimons les comores

Mayotte département ? Super!Tribune libre
Il y a des signes qui ne trompent pas.
Ne vous plaignez pas trop mes frères. Ne soyez pas aux nombres de mécréants mes compatriotes, laissez faire (d'ailleurs nous pouvons rien faire contre l'impérialiste), car là n'est ce pas un signe de Dieu le tout puissant. En effet, c'est bon nous les diasporas pouvons rentrer chez nous aux Comores.
La terre nouvelle pour nous les comoriens de nationalité française ou de cartes de séjour! Le département de la réunion? C'est loin de chez nous. Il y a encore mieux Mayotte, Dieu merci (Al Hamdouli LLahi), c'est comme si tu es au salon et tu rentres à la cuisine.
Fini les distinctions entre français mahorais et français comoriens. Car en effet actuellement un comorien avec une carte de séjour ou de nationalité française n'est pas totalement traité comme un citoyen français, gageons qu'avec la départementalisation de Mayotte la loi sera appliquée comme partout dans les autres départements de France métropolitaine.
Et en plus le même RMI et les mêmes allocations comme exemple "parent isolé" que nous touchons en France à 12000km environ des Comores, seront à nos portées à Mayotte (Chut! c'est chez nous quelques soient les X) à peine 75km des Comores.
Et en plus pour les RMIstes : bonne nouvelle, il serait possible d'habiter à Anjouan ou Mohéli ou à la Grande Comore et ensuite d'aller à Mayotte signer le contrat d'insertion. Il nous suffit juste de prendre l'avion ou le bateau le jour J et Hop! C'est bon. La belle vie quoi!
C'est maigre comme consolation mais en attendant....
Qu'Allah nous bénisse !
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Le conseil des ministres demande une évaluation des activités de Spanfreight au port de Mutsamudu

30 Janvier 2009 , Rédigé par aimons les comores


Le conseil des ministres demande une évaluation des activités de Spanfreight au port de Mutsamudu


30 janvier 2009
Le conseil des ministres demande une évaluation des activités de Spanfreight au port de Mutsamudu
Informé de l'arrivée à terme du contrat de concession du port de Mutsamudu signé entre la société Spanfreight Group et les précédentes autorités locales, il a recommandé une évaluation des activités de cette société ''pour pouvoir objectivement apprécier la situation et de procéder à la révision du contrat liant Spanfreight et la partie comorienne conformément aux lois en vigueur dans notre pays''.

Redynamiser la brigade de contrôle des prix afin de pouvoir contenir ''l'inflation anarchique et soulager tant soit peu la population''. Telle est l'une des mesures préconisées par le conseil des ministres du 28 janvier dans la perspective de faire face à la morosité ambiante consécutive à la crise économique qui sévit dans le monde et qui a ses répercussions négatives sur la vie des ménages comoriens.
Tenu sous la présidence du vice-président en charge des Transports et du Tourisme, Idi Nadhoim, le conseil des ministres a donné également son accord pour accueillir à Moroni, en juillet 2010, la 51ème réunion du comité des ministres de tutelle de l'Asecna. Les Comores ont pris l'engagement de prendre en charge l'hébergement, la restauration et le transport local, selon le communiqué du porte- parole du gouvernement.
Un autre sujet ayant trait au domaine de la prospection pétrolière a été abordé, donnant ainsi l'occasion de faire état de l'accord signé à cet effet avec Wavefield, une société norvégienne. La nécessité de réaliser des ''études sismiques préalables'' a été évoquée par le patron du département qui a annoncé son intention de se rendre, en février prochain, en Malaisie où il entend explorer les possibilités de coopération entre les deux pays plus particulièrement en ce qui concerne la prospection pétrolière.

Un fonds de démarrage des opérations électorales

Le vice-président a annoncé son intention de saisir l'opportunité de ce voyage pour poser ''les jalons d'une coopération entre les Comores, la société norvégienne Wavefield et la société Malaisienne Petronas spécialisée dans les études sismiques'', souligne le communiqué issu de ce conseil.
Par ailleurs, le conseil a été informé de l'arrivée à terme en mars prochain, du ''contrat de concession du port de Mutsamudu signé entre la société Spanfreight group et les précédentes autorités locales d'Anjouan''. C'est ainsi qu'une évaluation des activités de cette société a été demandée ''pour pouvoir objectivement apprécier la situation et de procéder à la révision du contrat liant Spanfreight et la partie comorienne conformément aux lois en vigueur dans notre pays'', précise le même communiqué. Le gouvernement de l'Union des Comores rappelle que ''toutes nouvelles négociations doivent être supervisées par le ministère des Transports et du Tourisme''.
Sur un autre chapitre, le conseil a donné le feu vert pour ''le décaissement rapide d'un fonds de démarrage des opérations électorales'' afin de pouvoir démarrer les activités liées à la préparation du prochain référendum constitutionnel.
Le conseil a donné son accord pour la participation des Comores non seulement à la conférence islamique des ministres en charge de l'Enfance, prévue du 2 au 4 février prochain à Khartoum au Soudan, mais aussi à la conférence internationale sur l'alphabétisation durable et la lutte contre l'illettrisme qui se tiendra à Lyon en France du 11 au 13 février prochain.
Un complément d'informations a été demandé au secrétariat général du gouvernement en ce qui concerne la participation des Comores aux Jeux internationaux spécial olympiques.

Petan Mognihazi
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Le président à Mohéli. Faire passer le message de la réforme

30 Janvier 2009 , Rédigé par aimons les comores


Le président à Mohéli. Faire passer le message de la réforme


30 janvier 2009
Le président à Mohéli. Faire passer le message de la réforme
Il était 10 heures 35 lorsque l'avion du président de la République et sa suite s'immobilisa sur le tarmac de l'aéroport de Bandarsalam sous un soleil de plomb et une chaleur torride. A sa descente de l'appareil, le chef de l'Etat a été accueilli par le vice-président Ikililou Dhoinini et le coordinateur Said Ali Dahalani en l'absence, signe du temps, et ce n'est pas une surprise, du président Mohamed Ali Said et des membres de son gouvernement.
Après avoir reçu les honneurs militaires et passé en revue les troupes, le chef de l'Etat se devait de serrer les mains d'une foule nombreuse fait essentiellement de notables et personnalités de tout bord dont un ancien ministre de l'actuel président de l'île, Abdourazakou Boinaheri.

Première pierre d'un bâtiment de Comores Télécom

Au cours de son séjour mohélien, le président de la République aura à poser la première pierre d'un bâtiment de ComoresTélecom à Hoani et à Djwaezi, le fief du vice-président Ikililou et du ministre Oukacha. Une occasion pour le grand communicateur de pouvoir s'adresser directement aux Mohéliens pour leur expliquer en détail son projet de révision constitutionnelle qui fait jeter dans l'île quelque peu d'encre mais surtout beaucoup de salive.
De l'autre coté, l'on n'a pas désarmé pour autant, bien au contraire. Durant les dernières quarante huit heures, des campagnes de sensibilisation contre la révision de la constitution est menée tambour battant avec un point d'orgue le samedi 31 janvier 2008, jour où sont attendues plusieurs délégations dont une des partisans du président Abdouloihab qui viendrait de Ngazidja, une composée de partisans de Mohamed Janfari ex candidat malheureux à la présidentielle d'Anjouan et de deux délégations de Mohéliens venus Ngazidja et de Maore. Pour la circonstance, un taureau sera immolé et un hitima public sera lu pour semble demander la colère de Dieu de s'abattre à tous ceux qui ''intenteraient au grand dessein des Mohéliens de diriger les Comores pour la première fois en 2010''.
C'est donc dans ce climat tendu où la passion ces derniers temps semblent sur le point de prendre le pas sur la raison que le président Sambi et ses partisans vont tenter de faire passer leur message.

Mohamed Nassur
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Comores: Fièvre de la vallée du Rift. Pour une riposte

30 Janvier 2009 , Rédigé par aimons les comores


Fievre-de-la-vallee Le docteur Georges Tshilenge, vétérinaire exerçant au projet à l’appui à la santé animale à Mdé en Grande-comore, révèle que ‘‘des prélèvements envoyés en Afrique du sud, effectués sur 112 vaches, classé en 2 catégories, la vache locale et la vache importée démontrent que sur 30 échantillonnés des vaches locales, 23% présentaient les symptômes de la maladie. Et sur les vaches importées, sur 10 échantillonnés, 40% sont atteintes. Au niveau des caprins, les 12 échantillonnés, 42% de cas ont été répertoriées’’. Des résultats qui démontent l’ampleur du phénomène aux Comores.

L’Institut de veille sanitaire publie une étude documentée sur les dix premiers cas de fièvre de la vallée du Rift (Fvr) apparus à Mayotte entre le 1er septembre 2007 et le 31 mai 2008. En août 2007, la transmission du virus a été confirmée aux Comores, où un enfant comorien de 12 ans évacuée vers Mayotte souffrant d’encéphalite d’origine inexpliquée, s’est révélé à la fin être atteint de fièvre de la vallée du Rift.
Le docteur Georges Tshilenge, vétérinaire exerçant au projet à l’appui à la santé animale à Mdé en Grande-comore, révèle que ‘‘des prélèvements envoyés en Afrique du sud, effectués sur 112 vaches, classé en 2 catégories, la vache locale et la vache importée démontrent que sur 30 échantillonnés des vaches locales, 23% présentaient les symptômes de la maladie. Et sur les vaches importées, sur 10 échantillonnés, 40% sont atteintes. Au niveau des caprins, les 12 échantillonnés, 42% de cas ont été répertoriés’’. Des résultats qui démontent l’ampleur du phénomène aux Comores.
La fièvre de la vallée du Rif (Fvr) est une maladie animale atteignant essentiellement les ruminants (ovins, bovins et caprins). Elle se transmet à l’homme par contact direct avec des produits animaux contaminés (viande, avortons ou lait cru). Plus grave encore, la vache comme l’homme peut être infectée par piqûre d’arthropodes, dont principalement les moustiques (une quarantaine d’espèces sont impliquées).
Selon l’étude l’Institut de veille sanitaire, chez une très faible proportion de patients (3 à 4%), l’infection évolue vers une pathologie très grave, prenant la forme de syndromes oculaire, méningo-encéphalitique ou hémorragique. Au Kenya, en 2006-2007, une flambée épidémique a éclaté et s’est propagée dans les pays voisins dont les quatre îles des Comores.
Le docteur Georges Tshilenge affirme que la maladie provient des vaches importées de pays de l’Afrique de l’Est. Les résultats obtenus de cas recensés en Grande-comore confirment la thèse mais démontrent aussi que les chiffres avoisinent les résultats des prélèvements effectués à Mayotte. Selon lui ‘‘les symptômes au niveau humain se manifestent par de fortes fièvres, un état grippal, des maux de tête, qui vont jusqu’au coma. Du côté de l’animal, la manifestation de la maladie se distingue par une mortalité élevée des jeunes animaux, une fréquence d’avortement’’. Il attire enfin l’attention sur la saison pluvieuse qui favorise la multiplication des insectes vectoriels.
Une surveillance biologique animale renforcée a été initiée à Mayotte. Parmi dix patients ayant une Fvr confirmée, neuf étaient des hommes âgés de 16 à 53 ans. La moitié des personnes étaient nées à Mayotte, les autres venant d’une autre île de l’archipel. Les personnes contaminées ont eu de nombreux contacts avec les ruminants au cours d’activités familiales ou lors des préparatifs de fêtes communautaires ou religieuses. Selon la même étude française, ‘‘la circulation du virus de la Fvr à Mayotte semble être une extension de l’épidémie est-africaine comme l’était l’épidémie de chikungunya en 2005-2006, considérée comme ayant démarré à Lamu au Kenya’’.
Pour stopper la propagation de la maladie, on s’achemine aux Comores vers ‘‘l’identification d’abord des élevages, par la mise en place d’un système de troupeau sentinelle, c’est-à-dire de troupeaux de référence’’. Un contrôle rigoureux sera exercé pour vacciner l’ensemble du cheptel, surveiller les cas présentant des résistances au vaccin pour déterminer les mesures d’isolement ou d’élimination du cheptel à prendre dans telle ou telle zone.

Mariata Moussa et Ahmed Ali Amir

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Réactions sur l'avant projet de loi référendaire : Que cache Sambi ?

30 Janvier 2009 , Rédigé par aimons les comores


Réactions sur l'avant projet de loi référendaire : Que cache Sambi ?


Moroni, mercredi 28 janvier 2009 (HZK-Presse) –

Quatre jours après la publication de l'avant-projet de révision constitutionnelle par le président de la république, les réactions de la classe politique se font attendre. A part le parti de la mouvance présidentielle (le MCJP), aucun dirigeant politique ne s'est publiquement exprimé sur le contenu du texte qui sera bientôt soumis au référendum.Si globalement l'opinion n'est pas contre la révision, force est de constater que la démarche du président Sambi est loin de faire l'unanimité, tant dans la forme que dans le fond. A entendre les premières réactions à chaud, les arguments ne manquent dans un camp comme dans l'autre.

Mohamed Fazul ancien chef d'exécutif de l'île autonome de Mohéli
nous confiera que l'on ne doit pas se tromper sur les actions du président Sambi, « il a absolument réussi son dessein : éliminer stratégiquement toute personne pouvant lui barrer le chemin pour s'éterniser au pouvoir ».
Et ce n'est pas une surprise, ajoute-t-il. Au regard de l'article 17 qui stipule que « la présente loi s'applique au président actuellement en fonction.... », l'on comprend que ce n'est pas une ou deux années de plus que Sambi sollicite car il a pris goût au pouvoir, soutient M. Fazul. « Croyez vous que je n'aurais pas voulu aussi rester au pouvoir ? Mais je ne le pouvais pas car les règles régissant les sociétés démocratiques m'obligeaient de me plier au verdit des urnes » [Candidat à sa propre succession, le président Fazul sera battu au second tour par Mohamed Ali Said, actuel chef de l'exécutif].
« Le président Sambi est élu pour un mandat de quatre ans, il a juré devant Dieu et les hommes de respecter la constitution qui l'a porté à la magistrature suprême de l'Union des Comores, qu'il accepte ou pas, il partira en 2010 », martèle M. Fazul. Son prédécesseur, le colonel Azali Assoumani avait tenté en vain de se maintenir au pouvoir en voulant jouer sur le caractère « renouvelable » du mandat. Le président Sambi chercherait-il à ouvrir une brèche qui risquera de conduire encore le pays à l'éclatement ? s'interroge l'ancien président de Mohéli.
Il a été reproché à Mohamed Bacar de ne pas respect la loi et c'est ainsi que Sambi se comporte, accuse-t-il, avant de conclure que ce n'est pas cette constitution qui a empêché le Président Sambi de tenir ses promesses de campagne, et à quelques mois de la fin de son mandat, cela n'est qu'un prétexte. N'ayant pas réfléchi à l'après débarquement, le chef de l'Etat oublie que la présente constitution est le résultat des efforts déployés depuis 1997, à travers l'accord de réconciliation nationale du 17 février 2001.

Pour le député de Mutsamudu Elarif Maarouf,
en soumettant un projet de révision de la loi fondamentale le président Sambi exerce certes une de ses prorogatives. Il est libre de réviser la constitution, concurremment avec l'assemblée de l'Union, avec les 2/3 du parlement, ce qu'il n'a pas fait, ou convoquer une large concertation nationale pouvant réunir toutes les forces vives du pays (partis politiques et société civile) afin de préserver l'unité du pays.
« Tant mieux, dit-il, par contre, compte tenu des enjeux, je pensais qu'un organe de concertation serait mis en place préalablement ». Revenant dans le fond de l'avant projet de loi, le député Maarouf déclare que « de par mes origines d'autonomiste convaincu, je pense que les auteurs de ce projet de loi n'ont retenu de l'autonomie que la forme. Il y a dans l'expression effective de cette autonomie une absence totale et c'est une erreur grave pour l'avenir ».

Quant à son collègue député Mohamed Youssouf Mondoha, il soutient que le président est dans son droit, et qu'il ne faut pas lui faire « un procès d'intention » pour l'instant. Cette initiative de réviser la loi fondamentale n'engage que le président, garant de la constitution. D'ailleurs un secrétariat permanent est institué pour enregistrer les amendements éventuels.
Son collègue Moumini Abdou, estime qu'il est du devoir de tout citoyen comorien d'apporter sa part de contribution par voie d'amendements ou propositions, et surtout faire preuve de patience et attendre le texte définitif qui sera soumis au vote.

Moustoifa Said Cheikh, leader du Front démocratique qui n'avait pas encore lu l'avant projet, considère que « le Président Sambi est mal inspiré en choisissant cette période pour introduire son projet de révision de la constitution », au lieu de mobiliser le pays pour défendre l'intégrité territoriale en organisant la riposte contre le référendum que la France s'apprête à organiser le 29 mars prochain à Mayotte, une partie du territoire national. Faut-t-il rappeler qu'il est le garant de l'intégrité territoriale ? La tenue d'un référendum constitutionnel à la même période « est une erreur monumentale » soutient Moustoifa. Pour le leader du FD, le seul parti comorien qui entretient des relations avec ses militants de Mayotte, y voit une complicité du gouvernement comorien.

Pour l'ancien président de l'Assemblée fédérale Mohamed Said Abdallah Mchagama,
qui vient d'arriver d'un voyage à l'étranger, cet avant projet n'est pas encore clair et rien ne nous garantit au regard de son contenu que la bonne gouvernance sera assurée. « Le moins qu'on puisse dire pour l'instant, c'est que ce projet permettra à son auteur de rester confortablement au pouvoir une fois adopté », déplore-t-il.
Un magistrat du siège qui tient à garder l'anonymat soulignera que ce qui reste dans l'autonomie des îles est l'élection des gouverneurs et des conseillers. Mais en réalité « l'on tend vers la centralisation de l'Etat qu'on avait reproché aux anciennes constitutions, à l'origine de la crise anjouanaise ».

Mohamed Ibrahim, jeune universitaire formé en sciences politiques à Pari
s et proche du cercle politique d'Abdoulhabi, président le l'île de Ngazidja, entrain d'analyser les deux textes (la constitution en vigueur et l'avant projet de loi), accuse les auteurs de l'avant projet de menacer l'unité du pays. Ils ont vidé entièrement le contenu de la loi fondamentale en vigueur. Et pour réinstaller d'autres institutions cela va coûter encore plus cher. Le jeune cadre se prépare à sortir prochainement un dossier à ce sujet.
Rassemblées par A. Nabahane
Agence comorienne de presse (HZK-Presse
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Le parti Ridja contre la révision constitutionnelle Said Larifou,

30 Janvier 2009 , Rédigé par aimons les comores

Le parti Ridja contre la révision constitutionnelle Said Larifou, chef de file du parti Ridja.


Jeudi 29 Janvier 2009 - 16:05:49 -

Après la publication de l'avant projet de loi de révision constitutionnelle, la classe politique comorienne s'agite.
Le parti Ridja de l'avocat Said Larifou sort du bois et annonce son opposition à la tenue du référendum sur la révision constitutionnelle prévu au mois de mars prochain. « Ce projet est anticonstitutionnel. L'initiative du président Sambi remet en cause l'autonomie des îles et l'unité du pays », a déclaré Me Larifou devant les journalistes. « Le président ferait mieux de mettre à profit les 14 mois qui lui reste avant la fin de son mandat pour mettre en place ses projets socio-économiques au lieu d'entrainer le pays dans une aventure dont personne ne sait l'issue », a encore ajouté l'avocat.

En effet, pour le leader du parti Ridja, le moment de la révision de cette constitution adoptée en 2001, n'est pas encore venu. Et là, sa position ne se différencie guère de tous ceux qui se sont déclarés contre cette révision constitutionnelle. L'argument avancé par tous étant qu'il faut aller jusqu'au bout du processus. « C'est une constitution de transition de 12 ans au moins », a soutenu Me Larifou, faisant allusion au mandat de quatre ans de la présidence tournante entre les îles de l'archipel.

Il a signalé au passage que nous sommes dans une « période très sensible » durant laquelle on doit s'abstenir de tout « acte ou parole susceptible de créer une crise ».

Pour le leader du parti Ridja, « l'expérience de la tournante mohélienne va enrichir le bilan de cette période transitoire » et c'est là que, selon lui, on va « tirer les conclusions qui s'imposent ».

Sur un ton ferme et engagé l'avocat a déclaré que son parti « s'opposera fermement et avec détermination à la tenue de ce référendum » qui à ses yeux constitue « une humiliation envers nos frères de Mohéli ». « Nous allons saisir la cour constitutionnelle pour qu'elle se prononce sur la question », a-t-il confié aux journalistes.

S'exprimant au sujet de la consultation sur la départementalisation de Mayotte qui doit se tenir elle aussi au mois de Mars prochain, Larifou a relevé « une coïncidence troublante » entre les deux référendums. « Cela traduit une agression caractérisée contre notre pays », a-t-il estimé. Visiblement, les mois à venir augure un climat politique de chaudes empoignades à grande échelle aux Comores.

FAISSOILI Abdou
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L'ouverture du pays à l'extérieur est désormais une réalité

30 Janvier 2009 , Rédigé par aimons les comores


L'ouverture du pays à l'extérieur est désormais une réalité
M. Ahmed ben Said Djaffar,Ministre des Relations Extérieures

Le chef de la diplomatie, Ahmed Ben Said Jaffar, fait le bilan de l'action diplomatique du pays durant l'année écoulée en mettant l'accent sur les nouveautés par rapport aux années passées. Il insiste sur l'ouverture du pays ''désormais' acquise et s'étend sur la stratégie du gouvernement dans la lutte pour la défense de l'intégrité territoriale du pays et par rapport au projet français de départementalisation de l'île comorienne de Maore.

Monsieur le ministre, peut-on avoir un bilan succinct de la diplomatique comorienne pour l'année 2008?

En 2008, les Comoriens ont suivi le nombre d'ambassadeurs qui ont présenté leur lettre de créances au chef de l'Etat. Un certain nombre d'accords de coopération, entre le Koweït et les Comores, entre la Turquie et notre pays ont été signés. D'autres sont en cours de discussion. Nous avons tous en mémoire le travail diplomatique mené pour la réussite de l'opération ''Démocratie aux Comores''. Le ministère des Relations extérieures a beaucoup contribué à la mobilisation des pays frères et d'autres partenaires pour la réussite de cette opération. Il y a également l'ouverture de plus en plus de notre pays vers l'extérieur, l'ouverture de notre ambassade en Iran, l'acceptation également de l'ouverture de notre ambassade à Abu Dhabi. Ces actions montrent que la diplomatie comorienne est active et cherche à s'ouvrir davantage vers l'extérieur et à être au service du développement socioéconomique du pays.

La France poursuit son processus de départementalisation de l'île Comorienne de Mayotte. Comment s'organise la riposte comorienne?

J'aime bien ce terme de riposte. Il n'est un secret pour personne, les autorités comoriennes sont déterminées à contrer et à dénoncer cette consultation qui aura lieu au mois de mars prochain, à Mayotte. Nous l'avons dit haut et fort et nous continuerons à le dire que cette consultation dans l'île comorienne de Mayotte est pour nous nulle et non avenue. Et les résultats qui seront obtenus de cette consultation le seront également. Mais ce qui m'étonne aujourd'hui, c'est quand j'entends, soit de nos prédécesseurs, soit de nos détracteurs, dire qu'aujourd'hui tout devra être focalisé sur cette consultation. Ils n'ont pas tort, mais il faudra que les Comoriens sachent : C'est un processus engagé depuis 2003, lorsque la question de Mayotte a été introduite dans la constitution française.

Pouvez-vous être plus précis?


Lorsque les autorités françaises ont décidé d'intégrer Mayotte dans la Constitution comme étant un territoire français, les autorités comoriennes d'alors n'ont pas réagi. Cette consultation annoncée est la conséquence de cette inscription de Mayotte dans la Constitution française. Certains ont la mémoire courte en voulant faire porter le chapeau aux autorités actuelles. Nous nous battons du mieux que nous pouvons. Nous avons mobilisé nos partenaires aux Nations unies, à l'Union africaine, à Ligue des Etats arabes, à l'Organisation de la Conférence Islamique, etc. pour dénoncer cette démarche des autorités françaises et nous ne comptons pas nous arrêter là. Il est dommage que des esprits tordus veulent faire croire aux Comoriens que nous minimisons cette consultation avec l'organisation d'un référendum pour la réforme de la loi fondamentale. Nous accordons à la question de Mayotte toute l'importance qu'elle revêt. Nous avons dit et nous redirons que nous ne sommes pas d'accord à ce que cette consultation ait lieu et que nous ne reconnaîtrons jamais, au grand jamais, les résultats qui en seront issus.

Les travaux du Gthn sont suspendus, tant que la circulation des biens et des personnes entre les îles de l'Archipel ne seront pas effectives. Ne pensez-vous pas que ces négociations ont été un leurre qui a porté préjudice à la partie comorienne?


La mise en place du Gthn à la suite d'une rencontre des présidents français et comorien en septembre 2007 à Paris a pour objectif principal de rapprocher nos quatre îles. Le président Sambi reste convaincu que la meilleure façon de faire pour que Mayotte revienne dans son giron naturel c'est d'abord de faciliter le rapprochement entre les îles. Tout le monde le sait que nous n'avons pas aujourd'hui les moyens de libérer Mayotte par la force. Il nous faut avancer par étape, en commençant par ce rapprochement. Donc pour moi, ce n'est pas un leurre. Et aujourd'hui, nous avons décidé de reporter les réunions prévues en attendant que l'on puisse voir clair par rapport à la consultation prévue à Mayotte au mois de mars. Il y a un certain nombre de sujets à examiner dans le cadre de la préparation du document qui doit être élaboré pour être soumis à la signature des deux présidents. Mais ce serait simplifier les choses en ramenant la question au seul sujet de la circulation des personnes et des biens.Il y a une évolution significative avec les produits maraîchers qui sont admis à Mayotte. Aujourd'hui, tout le combat que nous menons consiste à parvenir à arrêter ces drames en mer, c'est cela qui nous préoccupe le plus. Et arrêter ce drame en mer suppose également la libre circulation des personnes entre nos quatre îles sœurs. Donc, quelque part, cela suppose la suppression, entre autres, du visa Balladur imposé aux Comoriens des trois autres îles depuis 1994. Pour nous, la circulation des personnes et des biens entre nos quatre îles passe par ce rapprochement et la solution, pour le retour de Mayotte dans son giron naturel, pourra être préconisée dans le court terme.

Ce cadre de négociations aurait été proposé aux autorités d'alors qui l'auraient refusé...?

Je pense que les approches qui ont été adoptées par les Comores depuis l'indépendance diffèrent d'un régime à un autre, d'une autorité à une autre. Nos prédécesseurs ont rejeté ce cadre pour, peut-être les raisons stratégiques de l'époque. Nous estimons aujourd'hui qu'un tel cadre nous offre la possibilité de mieux discuter. Dans le passé, cela se passait avec les autorités françaises, pour la première fois nous discutons directement avec nos frères maorais. Pourquoi ne pas intégrer les personnes intéressées? Cela a été tenté en 2005 dans le cadre de la commission mixte franco-comorienne tenue à Paris mais avait tourné en queue de poisson à cause notamment des déclarations du sénateur Giraud. Nous nous réjouissons de voir que ce cadre permet de discuter directement avec nos frères de Mayotte dans un climat de sérénité, d'harmonie et de compréhension fraternelle.

Concrètement, y a-t-il des actions précises arrêtées dans le combat pour le retour de Mayotte?

La mission c'est quoi ? On fait comme cela a toujours été fait depuis 1975, bien sûr, dans le respect de la continuité de l'Etat. Nous nous inscrivons dans les mêmes orientations. Mais la préoccupation fondamentale des autorités actuelles, c'est le retour de Mayotte dans son giron naturel. Pour ce faire, plusieurs options peuvent être retenues. En ce qui nous concerne, nous cherchons aujourd'hui d'abord à faire en sorte que les autorités françaises reconnaissent la souveraineté comorienne sur l'île de Mayotte. A partir de cette reconnaissance, le reste se fera. Nous ne comptons pas remettre en cause les éventuels acquis obtenus par les Maorais pendant toute cette présence française sur l'île comorienne. S'il y a des facilités que les Maorais bénéficient ou peuvent bénéficier nous sommes d'accord de discuter avec les autorités françaises pour voir de quelle manière ces acquis peuvent être maintenus. Mais ce n'est pas pour autant que l'on remettrait en cause la souveraineté comorienne sur l'île de Mayotte.

Etes-vous satisfait des résultats drainés par l'ensemble de tous les acteurs de la diplomatie comorienne? Sinon, où se situe la faille et que faire pour rectifier le tir?

J'en suis parfaitement conscient qu'il y a lieu pour nos diplomates de comprendre la lourde responsabilité qui est la leur, d'œuvrer pour l'adoption du statut des diplomates comoriens. Car, il est à mon avis inconcevable, par exemple, qu'un diplomate exerce dans la même mission diplomatique plusieurs années durant sans être affecté. J'estime que les irrégularités ou les maladresses constatées dans nos missions diplomatiques sont, pour la plupart, commises par des gens qui y ont passé plus de cinq ans.
Pour pouvoir rectifier le tir, il faut d'abord faire adopter ce statut qui, entre autres dispositions, limiterait à quatre ou cinq ans, la durée de l'affectation d'un diplomate dans une représentation comorienne. Autre aspect important, c'est la prise de conscience de nos diplomates de la lourde responsabilité qui leur incombe, celle de représenter les intérêts du pays, de constituer sa vitrine à l'extérieur. Si j'ai pris la décision d'affecter les hauts cadres de ce ministère à nos missions diplomatiques au détriment du fonctionnement régulier et quotidien de mon département, c'est justement pour changer l'image qui a collé à nos représentations diplomatiques auxquelles nous entendons donner plus de responsabilités. Par le passé, des affectation se sont faites par complaisance, nous en payons un lourd tribut aujourd'hui.

Dans le cadre de la coopération avec les pays du golfe, quels sont les accords signés à cet effet et quels sont les domaines d'intervention?

Depuis que nous sommes arrivés au pouvoir, nous avons misé sur l'ouverture de notre pays au monde arabe, notamment les pays du Golfe. J'ai déjà parlé plus haut des accords signés. Nous sommes entrain de finaliser des accords de coopération qui seront signés, Inshallah, avec le sultanat d'Oman en février prochain, ainsi qu'avec Bahreïn, le Qatar et l'Arabie saoudite. Il s'agit d'accords cadres généraux à partir desquels des accords sectoriels seront signés. Pour le Koweït, la Syrie et l'Egypte les domaines d'intervention restent les investissements, l'éducation, l'information, la communication, la santé.

Quel est l'état des relations entre les Usa et les Comores?


Depuis notre arrivée au pouvoir, nous avons essayé de les renforcer. Depuis l'année dernière, il y a une présence quasi permanente de responsables de l'ambassade des Etats-Unis à Madagascar chez nous et avec qui nous travaillons en étroite collaboration. Il est même prévu l'ouverture d'une représentation diplomatique américaine aux Comores.Entre nous et les Etats-Unis les choses se passent donc à merveille. Nous pouvons rappeler la visite effectuée l'année dernière par Sem le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et moi-même à Washington pour l'accès des Comores à l'Agoa, suite au décret signé par le président Bush. Ce sont des signaux forts qui montrent la disponibilité exprimée par les Etats-Unis d'Amérique de renforcer la coopération entre nos deux pays.

Qu'en est-il des retombées des projets retenus dans le cadre de la commission mixte Comores-Etats-Unis?

Il y a déjà une convention signée avec une agence américaine qui devra faciliter l'exportation de nos produits aux Etats-Unis. Des militaires américains appuient surtout le secteur de l'Education avec la construction ou la réhabilitation de salles de classe. Cette coopération marche très bien et nous sommes déjà à la 3ème réunion de la Commission mixte. Nous attendons la venue des membres du corps de la paix pour renforcer l'apprentissage de l'anglais aux Comores mais également pour identifier d'autres domaines où peut s'étendre et se renforcer la coopération entre les deux pays.

Dans trois mois, vous aurez à passer le flambeau de la présidence de la Coi. Quels sont les dossiers traités au cours de la présidence comorienne?

Il y a des projets qui ont été initiés avant même que l'on brigue la présidence et qui sont en cours de réalisation. Le travail de la présidence est d'assurer le suivi de tous ces projets initiés. Notre ambition c'était de faire en sorte que la Coi ait une place, ne serait-ce d'observateur auprès de certaines grandes organisations comme l'Union africaine, la Ligue des Etats arabes, l'Organisation de la conférence Islamique. Ce travail a été initié et nous œuvrons pour le faire avancer. Il reviendra à mon successeur d'assurer à son tour le suivi de ces chantiers.

Quelles appréciations faites-vous de l'axe de coopération Asie-Union des Comores?

La stratégie arrêtée dès le départ, c'est d'ouvrir notre pays au monde extérieur. Nous sommes presque arrivés à surmonter ce défi. Vous êtes au courant de l'excellence de notre coopération avec la Chine. Avec le retour progressif du Japon ponctué par des engagements d'appui à un certain nombre de projets de développement du pays et bien d'autres pays asiatiques, on peut dire que cette coopération se développe grâce au travail permanent du département Afrique/Asie du ministère.

Sur l'actualité locale. Les Comoriens seront appelés à se prononcer sur la révision de la loi fondamentale de l'Union. Que leur diriez-vous pour les convaincre
?

Les Comoriens se sont convaincus eux-mêmes de l'ultime nécessité de cette révision. Il n'y a pas un seul Comorien qui ne se rend pas compte aujourd'hui de la lourdeur des institutions mises en place sur la base de la Constitution de décembre 2001. Il est vrai que cette constitution a été adoptée par les Comoriens en 2001. Mais dans quel contexte? C'est la question qu'il faut se poser. Cette loi fondamentale a été adoptée dans un contexte de sortie de crise, sinon de conflit. Et le souci qui prévalait en ce moment là c'était justement de sortir absolument de cette crise, d'une manière ou d'une autre. Donc, nous avons adopté cette constitution pour essayer de trouver une solution d'abord à la crise qui prévalait dans le pays et se dire qu'on verra par la suite ce qui se fera. Mais au fil du temps, nous avons réalisé que cette constitution n'est pas viable. Les nombreux blocages, pour de petits détails, constituent un exemple éloquent de la complexité de cette constitution. Il n'est pas dans l'intention du président Sambi ou de son gouvernement de remettre en cause les principes fondamentaux de cette constitution à savoir, le principe de la présidence tournante entre les îles ou encore le principe d'une large autonomie des îles. A ceux qui disent de laisser d'abord les Mohéliens gouverner, je leur répondrai qu'il vaut mieux justement procéder à la révision de sorte que ceux qui viendront demain puissent trouver un pays stable qui puisse fonctionner.

Le prolongement d'une année du mandat du président de l'Union semble être le point d'achoppement qui peut entraîner le rejet global du texte proposé?


Pourquoi des gens voient-ils le prolongement d'une année comme le point essentiel de la révision de la constitution. Je suis étonné de l'interprétation faite du discours du président Sambi quant il a évoqué la question de l'harmonisation des élections. Il avait dit qu'il était disposé de réduire d'un an son mandat pourvu que les autres exécutifs acceptent à ce que l'on réalise les élections en 2009.
Aujourd'hui, il propose une année de plus dans le seul but de pouvoir harmoniser l'organisation des élections.
Il faut savoir une chose, nous ne pourrons pas tous les ans tendre la main à nos partenaires pour qu'ils nous aident à tenir des élections. Tôt ou tard, cette harmonisation des élections devra avoir lieu. Pourquoi se bloquer sur cette suggestion du prolongement d'une année. Cela n'est pas une fin en soi...

Le mot de la fin?


Nous venons d'entamer une nouvelle année. Des défis importants devront être relevés. Ils ne pourront être relevés tant que les Comoriens ne se seront pas mis d'accord pour réviser la loi fondamentale qui constitue un réel blocage pour le développement du pays.
Propos recueillis par Kaiva
Al-watwan N° 1244 du 29 janvier 2009
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Les élèves mahorais en difficultés et stigmatisés à la Réunion

28 Janvier 2009 , Rédigé par aimons les comores


Les élèves mahorais en difficultés et stigmatisés à la Réunion
Depuis 1998, les Classes d'Initiation ou CLIN, en primaire, et Classe d'Accueil ou CLA, au collège, se sont multipliées à la Réunion. Il existe aujourd'hui plus d'une trentaine de CLIN et 5 CLA, principalement concentrés autour des grandes villes comme Saint André, Saint-Denis, Le Port, Saint-Louis, Saint-Paul et Saint-Pierre. Ces classes font partie d'un dispositif destiné à prendre en charge les enfants étrangers et non francophones en difficultés. Actuellement, 98% des 1100 élèves de CLIN et CLA sont des enfants mahorais, principalement des garçons.

Pourtant, il semble bien que Mayotte soit un territoire français où l'on apprend le français à l'école, c'est-à-dire une terre plus que francophone : française tout simplement. Repérés par les enseignants au sein de leur classe, ces élèves en difficultés sont signalés et font l'objet d'une évaluation en français, mathématiques et dans leur langue maternelle.

Leur cursus est également pris en compte et ces éléments permettent de déterminer l'opportunité d'un placement en CLIN ou CLA de l'élève. Une fois la CLIN ou CLA intégrée, l'élève est encadré par un instituteur ou un professeur formé aux difficultés rencontrées par des enfants non francophones. Cet encadrement s'effectue sur le temps scolaire de l'élève, quelques heures par semaine, en plus de sa scolarité dans sa classe d'origine. « En groupe de 3 ou 8, les élèves travaillent beaucoup le langage oral et les différents types de discours : argumentatif, justificatif. Ils ne devraient pas passer plus de 2 ans dans ces classes, mais il y a une dérive des maitres et une coordination insuffisante. Ainsi, certains y restent jusqu'à 3 ou 4 ans. Il y a également des amalgames avec les instituteurs qui, dès qu'ils voient un mahorais, veulent le mettre dans ces classes. » Explique Thierry Gaillat, ancien formateur à Mayotte, désormais formateur à l'IUFM de la Réunion, professeur de faculté et à l'origine d'une thèse sur le public migrant. « Ce qu'il se passe avec les enfants mahorais, c'est que dans la culture mahoraise, un bon élève est un élève qui écoute celui qui sait et n'intervient pas en classe. Il est très sage et ne dit rien, même s'il connait la réponse. Comme ces enfants ne parlent pas, les enseignants se disent qu'ils sont en difficultés linguistique et qu'il faut leur venir en aide. » Ajoute Thierry Gaillat avant de préciser : « Il ne faut pas être contre ce dispositif qui vise à venir en aide aux élèves en difficultés. Mais en venant ici, les familles mahoraises, dont les enfants seuls mettent en quelque sorte de côté leur identité comorienne pour faire la part belle à leur identité française. Or, avec ce dispositif on leur fait comprendre qu'ils ne sont pas français. Cela entraine un phénomène de repli sur soi de ses enfants, une mise en avant de l'identité comorienne et des regroupements communautaires dans les collèges. » Ce n'est pas la seule difficulté à laquelle sont confrontés ces enfants mahorais puisqu'en arrivant à la Réunion ils sont confrontés à une langue qui n'est pas le français, à savoir le créole. « Ils peuvent prendre le créole pour une autre forme de français et apprennent cette langue de socialisation très parlée à la Réunion. Cela crée de nouvelles interférences qui n'existaient pas lorsqu'ils étaient à Mayotte et un interlecte mêlant shimaoré, créole et français. » Termine Thierry Gaillat. Alors des classes pour les élèves en difficultés, oui, de là à y envoyer systématiquement les élèves mahorais le système est à revoir.

Clémentine Baille

Source : Les Nouvelles de Mayotte N° 1012
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La fièvre de la vallée du Rift a atteint Mayotte

28 Janvier 2009 , Rédigé par aimons les comores


La fièvre de la vallée du Rift a atteint Mayotte

Près de quatre-vingts ans après sa découverte au Kenya, le virus responsable de la fièvre de la vallée du Rift (FVR) - une maladie à la fois animale et humaine (zoonose) - vient, pour la première fois, d'être repéré sur le territoire français de Mayotte, dans l'archipel des Comores. L'information est publiée dans le dernier numéro, daté du 27 janvier, du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (InVS). Après la récente et massive épidémie de chikungunya, cette publication vient témoigner du potentiel d'extension géographique de ce virus jusqu'à présent connu pour être essentiellement présent sur le continent africain.

Zoonose d'origine virale, la FVR peut toucher l'espèce humaine via des contacts directs avec des animaux contaminés. La contamination humaine peut aussi résulter de piqûres de nombreuses espèces de moustiques. Décrit pour la première fois au Kenya en 1931, le virus de la FVR s'est, au fil du temps, considérablement propagé à travers l'Afrique subsaharienne. Il a atteint l'Egypte en 1977-1978, puis Madagascar en 1979, avant de gagner la péninsule Arabique en 2000-2001.
Les experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estiment que l'agrandissement de l'aire de diffusion de ce virus est lié au phénomène de réchauffement climatique. Rien n'interdit, selon eux, de penser qu'il peut désormais traverser la Méditerranée.
Chez l'homme, les infections par ce virus provoquent une série de symptômes : fièvre, céphalées, douleurs musculaires et articulaires. Considérées jusqu'au milieu des années 1970 comme bénignes, elles sont à l'origine de différentes complications hémorragiques et neurologiques aux conséquences mortelles, comme l'ont montré des cas en Afrique du Sud et en Egypte notamment.
Au Kenya, la FVR sévit sur un mode endémique. Des flambées épidémiques ont été observées dans ce pays en 2006 et 2007, avant de toucher les Comores. C'est dans ce contexte, et en raison "des importants échanges légaux ou illégaux de personnes et de bétail entre les îles de cette région", qu'une surveillance biologique animale renforcée a été mise en oeuvre à Mayotte. Elle a permis d'identifier des infections récentes de FVR dans le cheptel.
Dirigés par Vincent Pierre (cellule interrégionale d'épidémiologie, Réunion-Mayotte, InVS), les auteurs de la publication du BEH ont, quant à eux, procédé à l'analyse biologique rétrospective des sérums provenant de 220 malades ayant, entre septembre 2007 et mai 2008, présenté des symptômes évocateurs du chikungunya, de la dengue ou du paludisme, mais chez lesquels les résultats pour ces trois maladies étaient restés négatifs.
SURVEILLANCE RENFORCÉE
Ils expliquent avoir retrouvé les stigmates biologiques de la présence du virus de la FVR dans 4,5 % des cas. "Il s'agissait de personnes âgées de 16 à 53 ans, majoritairement des hommes", précisent-ils. Aucun cas sévère ni aucun décès n'a été relevé. La contamination semble résulter de contacts avec des produits animaux, de consommation de lait cru ou de la présence de gîtes larvaires au domicile. Les souches virales étaient génétiquement proches de celles isolées au Kenya.
Selon ces chercheurs, cette première démonstration d'une circulation autochtone du virus de la FVR à Mayotte témoigne du "risque d'introduction encouru par Mayotte vis-à-vis des virus circulant dans les pays côtiers ou les îles d'Afrique de l'Est", et impose le renfort de la surveillance épidémiologique.



Source : http://www.lemonde.fr/
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