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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Quatre majors affectés à Bambao-mtsanga haussent le ton

31 Mai 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Quatre majors affectés à Bambao-mtsanga haussent le ton

| Abouhariat Said Abdallah

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Les majors des services des urgences, de pédiatrie, d’ophtalmologie et de kinésithérapeute, tous originaires de Ndzuani, viennent d’être affectés à l’Hôpital de l’amitié sino-comorienne de Bambao-mtsanga par une note du directeur général du Chn El-Maarouf. Mais, les intéressés ne voient pas cette affectation de bon œil, et accusent le directeur général de «procéder d’une manière raciste».


Selon le secrétaire général du Syndicat national des agents de santé ( Synas), cette décision ne serait pas étrangère au mouvement de grève que le Synas avait déclenché il y a de cela plus d’un mois. 

 

Pour Soifaouidine Issimaila, alors que le ministère de la Santé s’était montré compréhensif et ouvert aux discussions, le directeur du Chn El-Maarouf, lui, avait mal réagi et considérait que la grève était dirigée contre sa personne.

«Un jour, le directeur des ressources humaines m’a appelé pour me menacer que si on faisait grève, ils allaient nous envoyer à Bambao-mtsanga», se rappelle Soifaoui.

Et d’ajouter que «un samedi, un de mes collègues m’a annoncé que tous les majors de Ndzuani étaient affectés à Bambao-mtsanga, excepté un collègue du bloc. Je me suis dis que c’était du séparatisme car le Centre hospitalier national El-Maarouf, c’est l’hôpital de tous les Comoriens.

On veut effacer le terme national d’El-Maarouf pour en faire un centre régional de Ngazidja». Il déplore, en outre, le fait que ce ne soit pas le ministère de la Santé qui les affecte, mais le directeur général «qui n’est pas habileté à le faire».

«S’il ne veut pas nous voir à El-Maarouf, qu’il nous mette à la disposition du ministère de la Santé, mais il n’ pas le droit de nous affecter à Bambao-mtsanga», s’insurge-t-il. Le ministre ne serait même pas au courant de ces affectations et leur aurait dit de retourner travailler.

«Mais à notre grande surprise, la surveillante m’a appelé lundi pour me dire que nous avons été remplacés depuis le 19 mai et qu’elle nous donnait 24h pour faire la passation. Nous sommes encore une fois allés voir le ministre qui nous a demandé de revenir le jeudi pour procéder à la passation.

Mais, alors que je voulais me rendre  à mon service mardi, une note du Drh nous interdit d’y entrer», regrette Yahaya Chipenda, major de pédiatrie au Chn El-Maarouf.

Pour le conseiller en communication du patron d’El-Maarouf, Mahmoud Abdallah, après la délocalisation des certains services d’El-Maarouf, il y a un sureffectif du personnel et le directeur a décidé de faire ce redéploiement.

Une réponse qui ne tient pas debout, si l’on tient compte du fait que chaque service est parti avec son personnel, que ce soit à Mde ou à Samba-Nkuni. Selon toujours le même conseiller, parmi les problèmes ayant retardé l’inauguration de l’hôpital de Bambao-mtsanga, il y avait le manque du personnel.

«Ce n’est pas une sanction, mais c’est une organisation, et vu l’urgence, nous avons jugé utile d’affecter des Anjouanais car ce sera facile pour eux de s’installer et commencer immédiatement le travail».

Pour Mahmoud Abdallah, c’est une continuité des soins, et ils gardent tous le statut de major. «Nous sommes tous des fonctionnaires et serons appelés à travailler partout sur le territoire national», souligne Mahmoud Abdallah. 

Alwatwan

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Grève des enseignants: Baccalauréat et brevet des collèges reportés

31 Mai 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Les examens nationaux sont reportés. Les enseignants sont en grève depuis plus d'un mois et les négociations avec le ministère de l'Education nationale n'ont que peu avancé. Néanmoins les enseignants commencent peu à peu à reprendre le chemin des collèges et lycées depuis mardi 29 mai, même si leurs revendications n'ont été qu'en partie entendues.
Manifestation des enseignants en mai 2017 devant le lycée Said Mohamed Cheik de Moroni ©Habarizacomores.com 
Baccalauréats et brevets des collèges sont reportés. Le secrétaire général du ministère de l'Education nationale l'a annoncé : il n'est pas question de sacrifier l'avenir des enfants. Ils rattraperont donc les six semaines de cours durant lesquelles leurs enseignants étaient en grève avant d'avoir à se présenter aux examens.
 
Le débrayage avait débuté avec trois exigences : le paiement des arriérés de salaire, l'intégration de certains contractuels à la fonction publique et une promotion pour les fonctionnaires dont l'échelon n'a pas été revu depuis des années.

Le gouvernement s'engage à régler les arriérés en même temps que le salaire du mois de juin. Quant aux autres doléances, elles nécessitent avant tout un assainissement de la liste des enseignants réellement actifs qui effectuent bien le nombre d'heures minimum. Seul moyen d'y parvenir : une enquête dans les classes en fonctionnement.

En effet, près de 400 enseignants fantômes ont jusqu'ici été dénombrés. Certains ont donc repris les cours depuis mardi, et vendredi au plus tard la situation devrait revenir à la normale. L'intersyndicale s'y oppose toujours mais la nécessité du salaire risque d'avoir le dernier mot.

Titre© Habarizacomores. Avec ©RFI © www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)

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Diplomatie : Le président Azali invité aux Emirats Arabes unis

31 Mai 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Diplomatie : Le président Azali invité aux Emirats Arabes unis

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Le président des Émirats arabes unis, son altesse Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, a adressé une invitation au président Azali Assoumani, pour une visite dans son pays à une date qui sera convenue entre les deux parties. Lors d’une audience accordée à l’envoyé spécial à Moroni du président émirati, l’ancien président du parlement arabe, Ahmed Mohamed Al-Jarwan, les grands axes de la coopération entre les deux pays pour les années à venir ont fait objet de longues discussions.

 

Le président des Émirats arabes unis, son altesse Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, a adressé une invitation au président de la République, Azali Assoumani, pour une visite officielle dans son pays du Golfe persique à une date proche qui sera convenue entre les deux parties, a annoncé l’envoyé spécial à Moroni du président des Émirats arabes unis et ancien président du parlement arabe, Ahmed Mohamed Al-Jarwan.

Lors d’une audience que lui a accordée le président Azali, lundi au palais présidentiel de Beit Salam, le chef de l’Etat comorien et le chef de la délégation émiratie ont exploré les diverses facettes que peut revêtir la coopération entre les deux pays.

Les grands axes de la coopération pour les années à venir ont ainsi, fait l’objet des discussions. Dans l’immédiat, il s’agirait, entre autres, selon Ahmed Al-Jarwan, du projet du Croissant rouge des Emirats pour la construction d’un centre hospitalier et la construction d’une centaine de bâtiments en faveurs des cadres comoriens. 

Dans sa déclaration devant la presse locale, le secrétaire d’Etat comorien chargé de la coopération avec le Monde arabe au ministère des Affaires étrangères, a précisé que les deux parties allaient s’atteler à trouver les modalités pratiques de cette visite ainsi que la date qui convient le mieux.

Il s’est dit convaincu que cette visite constituera une opportunité “pour capitaliser les résultats positifs de la coopération entre les deux pays frères et de poursuivre les consultations politiques au plus haut niveau dans le but de consacrer la convergence de vues sur différentes questions d’intérêt commun”.

Le docteur Hamidou Karihila a ajouté que cela allait donner une “forte impulsion à la dynamique positive enclenchée” par les deux dirigeants et offrir aux opérateurs économiques une opportunité de plus pour “élargir les champs de la coopération dans l’intérêt des deux peuples”.

Toujours selon lui, cette visite officielle du président à Abu-Dhabi et les accords qui devraient être signés “vont permettre de jeter les fondements solides pour ériger ces relations en un véritable partenariat qui peut constituer un modèle de coopération entre le pays et les Emirats”.

Cela à un moment où les Emirats arabes unis ont “affirmé leur volonté d’accompagner les Comores dans leur développement par le biais de la promotion des investissements publics et privés”.

alwatwan

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Juwa/Démission: Deux clans s'afffrontent...

31 Mai 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Juwa/Démission: Deux clans s'afffrontent...

Juwa/Démission: Deux clans s'afffrontent...

Au sein du parti Juwa, la tension est crescendo et dégage deux clans qui s'affrontent pour le maintien ou pas au sein de l'exécutif actuel.

 

Ahmed Sambi, chef de file de ce parti est prêt à jeter l'éponge. Sa décision aurait été prise le jour de l'inauguration de l'hôpital de l'amitié sino-comorienne à Anjouan.

 

Il a consulté sa garde rapprochée et échangé par What's up avec l'ensemble de ses proches.

 

La ligne de conduite défendue par certains qu'il faut attendre le "couperet présidentiel" ne tient plus, un des fidèles lieutenant de Sambi sous couvert de l'anonymat nous confiait " Si on nous vire, on perd notre crédibilité d'autant plus qu'on ne cesse de dire que tout vas bien".

 

Cependant le discours politique du Juwa se durcit actuellement dans les réseaux sociaux, plusieurs membres n'hésitent pas à dire haut et fort qu'ils sont désormais dans l'opposition.

 

Toutefois, un besoin de clarté est indispensable car l'impact d'une démission est bien entendu différrent d'un coup de pied au cul.

 

Quant au gouverneur Salami, il essaie d'arrondir les angles en s'attachant les services de quelques séparatistes et demande à rencontrer Anissi Chamssidine pour le convaincre de retourner au bercail.

 

comoresalternances.centerblog.net

http://comoresactualites.centerblog.net

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Mayotte : un candidat FN qui voulait "exterminer" les Comoriens regrette ses propos

31 Mai 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Le candidat FN aux législatives dans la 2e circonscription de Mayotte Madi Anli Boinali, qui avait écrit sur Facebook en mai 2016 que s’il avait pu "exterminer" les Comoriens, il ne s’en "serait pas privé", a affirmé regretter ses propos. "C’est avec regrets que j’ai adressé mes excuses écrites à la communauté Comorienne de Mayotte et de Métropole", a-t-il expliqué par mail. 
 
Pour ce professeur investi par le Front National, ce sont "des propos lancés dans un contexte d’extrêmes tensions communautaires entre Mahorais et les Comoriens des autres îles" : à Mayotte, entre janvier et juin 2016, des collectifs de villageois avaient illégalement expulsé des milliers de Comoriens des autres îles de l'Archipel. "On doit arrêter ça, c’est insupportable !", a expliqué le candidat, se référant à l'immigration massive que subit Mayotte.  Avec AFP
© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)
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Grève dans l’enseignement public : Trois questions au secrétaire général du ministère de l’Education nationale

30 Mai 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Grève dans l’enseignement public : Trois questions au secrétaire général du ministère de l’Education nationale

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Abdallah Djalim, secrétaire général du ministère de l’Education nationale, a indiqué à Al-watwan qu’«il y aura bel et bien un report des examens nationaux pour sauver la scolarité de nos enfants».

 


Cela fait presque deux semaines depuis que les négociations entre l’intersyndicale et le gouvernement sont au point mort. Où en est-on ?


Depuis le 24 avril dernier, l’intersyndicale des agents de l’enseignement secondaire a entamé une grève. Ils ont demandé la satisfaction de trois doléances, lesquelles le gouvernement n’a pas refusé de répondre favorablement.

 


Lire aussi : Grève des enseignants : Le parlement appelle l’intersyndicale à reprendre le chemin des classes


 

Il a, d’ailleurs, accepté de payer les reliquats qui font partie des trois revendications. Toutefois, pour les deux autres, nous avons demandé qu’un nouveau contrôle soit effectué pour connaitre le chiffre exact des enseignants.

Car selon le dernier rapport rendu par la commission mixte qui s’était penchée sur cette question, il y aurait 378 enseignants fantômes dont 304 dans le collège et 74 au lycée. Suite à ces résultats, le gouvernement a donc demandé à ce qu’on mène une nouvelle enquête pour terminer ce travail.

Mais depuis, l’intersyndicale s’y oppose fermement et jusqu’à maintenant rien n’a avancé. J’aimerais également souligner qu’il n y a pas lieu d’avoir honte si l’on dit que le contrôle n’a pas pu déceler les fantômes et qu’il faut réorganiser un autre.

Le gouvernement ne peut pas procéder à des avancements massifs sans qu’il connaisse le nombre des personnes concernées par ces mesures.

L’intersyndicale doit savoir qu’une fois où le montant exact sera défini, il devra être intégré dans le budget rectificatif. Donc tout doit se faire minutieusement.

 


L’intersyndicale continue  de camper sur ses positions or les examens s’approchent à grand pas. Comment comptez-vous venir à la rescousse des enfants du pays ?


Je vous rappelle que cette grève reste la plus historique de toutes car, depuis son déclenchement, le gouvernement ne cesse d’essayer de  trouver une solution. Et force est de constater que tout le monde a été impliqué.

Les différentes institutions, le parlement et même les vice-présidents ont été appelé à collaborer pour trouver une  sortie de crise. Malheureusement les pourparlers piétinent toujours car les enseignants refusent de faire des concessions.

Il faut noter qu’on doit mettre de côté nos égos et faire des sacrifices pour sauver nos enfants. A cet effet,  si l’intersyndicale persiste, il doit en assumer donc les conséquences. Chacun doit être responsable de ses actes.

Il faut noter que le ministre de l’Education et le gouverneur de l’île de Ngazidja se sont entretenus avant-hier sur cette question. A l’issue de leur entretien d’avant-hier, le ministre de l’Education a appelé les directeurs et les proviseurs à se rendre dans leurs établissements dès aujourd’hui (hier, Ndlr) même  et un contrôle sur le terrain sera effectué pour faire le constat.

Actuellement, nous attendons que la journée d’aujourd’hui (d’hier, Ndlr) se termine et puis après nous verrons comment ont va sauver nos enfants.

 


Dernièrement le ministre de l’Intérieur avait laissé entendre que les examens pourraient être reportés  si la grève persistait ; est-ce que cette hypothèse est toujours d’actualité ? Si oui ; quelles seront les modalités d’une telle procédure ?


Normalement une année scolaire comporte environ 38 semaines et malheureusement, les élèves de secondaire en ont déjà fait presque 28 donc, peu importe l’issue de cette crise, nous devons rattraper ces cours.

Il est donc inéluctable qu’on repousse le calendrier des examens nationaux. Finis le bac Titanic, comme ce fut le cas en 2012. Nos examens doivent être crédibles aux yeux de tous.

Pour ce qui est de la rentrée à l’université, nous serons donc obligés de prendre des mesures spéciales. Car pendant l’année dernière 90% de nos bacheliers se sont inscrits à l’Université des Comores. Quant à ceux qui voudront poursuivre leurs études à l’étranger ils ne seront pas du tout en retard.

alwatwan

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Electrification rurale : Six villages de Ngazidja ne bénéficient toujours pas du réseau de Ma-mwe

30 Mai 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Electrification rurale : Six villages de Ngazidja ne bénéficient toujours pas du réseau de Ma-mwe

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Pour illustrer les procédures de financement, Nassurdine Ali Soilihi a fait savoir que pour le cas de Dzahani-ya-Washili, le village a déboursé huit millions de francs comoriens, cinq millions de francs de la part de la diaspora, et Ma-mwe a contribué à hauteur de cinq millions de francs.

 

Bien que la distribution de l’électricité soit effective depuis février au niveau de Ngazidja, six villages ne sont toujours pas électrifiés. Dans ces derniers, la rupture du jeûne se fait sous la pénombre à défaut de l’éclairage du distributeur public de l’eau et de l’électricité (Ma-mwe).

Pourtant, la direction technique de la société d’Etat en avait fait le pari. Quatre villages de Ngazidja devraient être électrifiés avant le début de ce mois de ramadhwani. 
Il s’agit de Dzahani et Sambamadi dans la région des Washili, Mdjwaezi dans le Mbude et Bandamadji-ya-domba.

Interrogé sur la non-effectivité du courant dans certains villages, le directeur technique de Ma-mwe, Nassurdine Ali Soilihi, a montré que sur les quatre villages programmés pour leur électrification avant le mois sacré, seulement deux ont pu être au rendez-vous.

40 sur 100 clients

«Nous avons pu électrifier deux villages, Dzahani-Washili et Bandamadji-ya-domba. Ce retard est dû à nos deux chantiers de recouvrement de masse qui visent à couper le courant des clients qui n’ont pas réglé leurs factures», s’est-il justifié.

A l’entendre toujours, trois autres villages devraient être électrifiés «d’ici dix jours, notamment Mizidjou dans la région de Mitsamihuli, Mdjwaezi dans le Mbude et Sambamadi à Washili».

Pour illustrer les procédures de financement, Nassurdine Ali Soilihi a ensuite fait savoir que pour le cas de Dzahani-ya-washili, le village a déboursé huit millions de francs comoriens, cinq millions de francs de la part de la diaspora, et Ma-mwe a contribué à hauteur de cinq millions de francs.

«Ce village avait plusieurs équipements qui nous ont permis d’aller très vite. Maintenant, sur les 100 clients de ce village, quarante ont déjà lancé la demande des compteurs.

Et je profite de cette occasion pour rassurer nos clients de la fourniture régulière durant ce mois et tous les autres mois», a lancé le Dt de la société comorienne de l’électricité.

alwatwan

 

 

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Mort d’Ali Soilih, un assassinat aux multiples implications étrangères…

30 Mai 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Mort d’Ali Soilih, un assassinat aux multiples implications étrangères…

Par Faïssoili Abdou

Ali Soilih, ancien président des Comores

Il y a 39 ans, Ali Soilih tombait sous les balles des mercenaires. Renversé le 13 mai 1978 après seulement 28 mois de pouvoir, le Mongozi  fut froidement et lâchement assassiné le 29 mai suivant par ses geôliers.

« Ali Soilih, exhibé quelques jours auparavant, menottes aux poignets, pour la télévision française, est abattu « lors d’une tentative d’évasion », puis enterré en catimini à Chouani », écrivent Hervé Chagnoux et  Ali Haribou dans leur livre Les Comores.[1] Lors de son procès, en 1999, Denard apportera un éclairage sur cette « tentative d’évasion » du Président destitué. « Un soir, je lui ait dit que s’il se faisait juger il serait dilapidé. Nous nous estimions.  J’ai laissé la porte ouverte en lui disant : tu peux jouer ta chance. A peine étais-je sorti, j’ai entendu la rafale de kalachnikov », expliquait le mercenaire cité par Pierre Caminade[2].  Et lui d’indiquer qu’en fait, le barbouze avait placé l’un de ses hommes dans le couloir pour exécuter le sale boulot.

Bob Denard auteurs de plusieurs coups d’Etat aux Comores est décrit par Philippe Leymarie[3] comme étant « une belle fripouille dont la France officielle, du temps De Gaulle et de Giscard d’Estaing, n’a jamais condamné  les hauts faits et que ses services spéciaux manipulent pour retourner les causes désespérées ». Une description on ne peut plus explicite. D’ailleurs, selon Francois-Xavier Verschave[4], l’opération visant le président marxiste «  était commanditée par Paris et Pretoria. Le régime d’apartheid cherchait à déstabiliser les pays voisins, en particulier le Mozambique où il entretint, comme en Angola, une terrible guerre civile. Les Comores devinrent une base idéale pour les raids anti-mozambicains. » (France-Afrique P.322)

L’assassinat d’Ali Soilih mettait définitivement fin à la politique révolutionnaire entreprise par ce jeune agronome arrivé trois ans plutôt, le 3 août 1975,  au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat. Il remettait aussi en selle l’ex-Président Abdallah qui vivait en exil à Paris  depuis son renversement en 1975.

Claude Robineau [5] auteur d’un article sur la jeunesse et la révolution résume ainsi cette période de l’Histoire récente de l’archipel des Comores. « Une expérience révolutionnaire fondée  sur la jeunesse et visant à promouvoir le développement de l’Archipel en surmontant le conservatisme secrété par les structures sociales traditionnelles. Mais l’improvisation, des excès, la sous estimation des forces traditionnelles, les particularismes insulaires ont conduit à l’échec d’un mouvement né d’un coup d’Etat épaulé par des mercenaires avec l’appui étranger, conduit à se radicaliser pour trouver une légitimité puis dérivant vers les excès par la dynamique propre à la révolution, et finalement assassiné comme il était né, d’un coup d’Etat monté avec l’aide mercenaire et le vraisemblable appui de l’étranger », démontre cet anthropologue et économiste.

Et  le journaliste Philippe Leymarie de renchérir : « après trois années de maoïsme à la mode cocotier, au beau milieu d’un canal du Mozambique si cher aux stratèges   occidentaux et nullement indifférent à ceux du camp socialiste, l’ordre féodal est revenu. Et Paris tire, comme au plus beau temps de l’empire, les ficelles de la petite classe politique locale. L’essentiel étant toujours  qu’on y crève de faim en silence, plutôt que d’y laisser renaître quelque révolution susceptible de donner l’occasion à des puissances ennemies de faire escale dans le canal », (P.195-196). Comme on peut le constater, il y a eu des implications étrangères évidentes qui ont conduit à l’assassinat d’Ali Soilih.

Dans son livre Quatre Présidents et l’Afrique, Claude Wauthier[6], ancien rédacteur en chef de l’AFP constate que  ce Coup d’Etat de 1978 aux Comores porte « la marque de la rivalité entre les deux supergrands » (Les Etats-Unis et URSS). Rappelons que nous étions  alors  en pleine guerre froide et l’Océan indien faisait l’objet d’âpres rivalités entre les deux camps. Aidé par la France, Ali Soilih renverse Ahmed Abdallah, le 3 août 1975, moins d’un mois après la proclamation de l’indépendance. Mais les relations entre le Maoïste Soilih et le gouvernement français ne tardent pas à se détériorer. Et, c’est, semble-t-il, cette mésentente qui lui a été fatale. Trente neuf ans après, nombreux sont les Comoriens qui pleurent encore la mort du Mongozi.

[1] Hervé Chagnoux et Ali Haribou, Les Comores, Puf, 1980 (p.82)

[2] Pierre Caminade, Comores-Mayotte : une histoire néocoloniale, Agone, 2003

[3] Philippe Leymarie, Océan indien, le nouveau cœur du monde, Karthala, 1981

[4] François-Xavier Verschave, La Françafrique, le plus long scandale de la République, Stock,1998

 [5] Claude Robineau, Jeunesse, Religion et Révolution, l’expérience comorienne (1975-1978)

[6] Claude Wathier, Quatre Présidents et l’Afrique, De Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterrand, Seuil, 1995

https://comoressentiel.wordpress.com

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Mouigni Baraka a officiellement tendu la main au parti Juwa

30 Mai 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Le « Rdc - Mouigni Baraka » a officiellement tendu la main au parti Juwa : Celui qui ne nous soutiendra pas nous n'allons jamais le soutenir 
 
Lecteurs et lectrices, nous y sommes. Comme il l'avait prévenu le camarade Mrimdu dans son article intitulé « Ibrahim Soulé tient Sambi par la barbichette, le premier à céder aura perdu le parti Juwa », aujourd'hui sans doute après négociations internes avec le Secrétaire général du parti Juwa, le parti Rdc clan Mouignibaraka Said Soilihi, a officiellement tendu la main au parti Juwa de l'ancien président Ahmed Sambi. 
Les dés sont jetés, c'est le journaliste Toufeyli Maecha du journal La-gazette qui nous informe. Dans son article publié sur les réseaux sociaux ce lundi 29 mai 2017, j'ai curieusement noté ce passage pour moi et pour vous internautes : « « celui qui ne nous soutiendra pas, nous n'allons jamais le soutenir d'ici mars 2020 », prévient le Rdc qui a seulement quatre députés sur les 33 que compte l'assemblée de l'Union ». Plus clair que ça, tu meurs ! 
 
Vous avez compris, c'est le parti Rdc qui parle et non une personne physique. Chez nous le langage a un sens : Ce parti s'adresse à qui ? Première certitude, il ne s'adresse pas à plusieurs personnes. Deuxième certitude, Rdc étant un parti politique, naturellement il s'adresse à un autre parti politique. Lequel ? 
 
Mesdames et Messieurs, je le redis une deuxième fois, Ibrahim Mohamed Soulé veut coûte que coûte ramener Sambi dans les rangs des perdants. Vous pouvez ne pas y croire pour le moment, mais, il a déjà dégriffé le Lion. Il tient l'ancien président Ahmed Sambi par la barbichette et le premier à céder aura perdu le parti juwa. Oui, je pense que le premier à comprendre cela c'est le Docteur Sounhadj et c'est pourquoi il a exigé un congrès tout de suite, pour changer le Secrétaire général avant qu'il soit tard, s'il n'est pas trop tard. 
 
Le jeu n'était pas un secret, en tout cas on avait très bien compris que la stratégie « made in Ibrahim Soulé » avait pour but de ramener l'ancien président Sambi dans les rangs des perdants, donc vers Mouigni Baraka, comme il l'avait toujours sollicité rappelez-vous. maintenant, apparemment le perdant s'appelle Fahmi Said Ibrahim, qui disait qu'il ne pourra jamais cohabiter avec le Leader du parti Rdc. 
 
Nos interrogations : Que va faire maintenant Fahmi ? en suite, qui peut imaginer une seconde que le Juwa du SG Ibrahim Soulé rejettera cette main tendue officielle du parti Rdc ? À suivre 
 
Mrimdu

© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)

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Le plus grand hôpital des Comores est désert

30 Mai 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Bambao Mtsanga, le lendemain
 
Il est venu, il a inauguré et il est parti. La fête est finie. Aujourd'hui, le désormais plus grand hôpital des Comores situé à Bambao-Mtsanga à Anjouan est désert. Nous n'aurions toujours pas les compétences pour faire fonctionner ce petit bijou offert par nos amis chinois.
 
Le président de l'Émergence quant à lui ne chôme pas contrairement à la jeunesse. Puisque, dans la foulée, il a posé la première pierre pour l'hôpital El-Maarouf, financé par nos amis saoudiens.
 
Peut-être allions-nous supprimer des filières à L'université des Comores (qui ne servent à rien) pour former le personnel médical ? Cela, à mon avis, ne devrait pas attendre le point d'achèvement de l’Émergence fixé aléatoirement en 2030. Toyb Ahmed
© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)
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