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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Funérailles nationales des victimes du crash de la Yemenia

1 Décembre 2009 , Rédigé par aimons les comores


Allocution du Chef de l’Etat Comorien à la Cérémonie d’inhumation des victimes du crash du vol de Yemenia

La nation toute entière a rendu, ce dimanche 29 novembre, un dernier hommage aux victimes de l'accident du vol IY 626 de la Yemenia lors d'une cérémonie d'inhumation et de recueillement, organisée sur le site du stade de Zikumbini de la ville d'Ikoni. Cinquante-six corps des cent cinquante-deux victimes de ce crash furent inhumés sur ce site. Moment intense où entre prières et mots en la mémoire des morts s'entremêlaient sentiment d'acceptation de la “volonté divine” et d'une “ferme volonté d'aller de l'avant” dans ce qui restera sans doute la plus grande catastrophe que les Comoriens aient connu jusque-là.
Une foule immense avait pris place sur le lieu: parents de victimes (résidant aux Comores et ceux résidant en France qui sont venus le samedi dernier), le président de la République, le président de la Cour constitutionnelle, le chef de l'exécutif de Ngazidja, l'ambassadrice chargée des relations avec les familles et les proches des victimes, Christine Robichon, les membres du corps diplomatique accrédité en Union des Comores ainsi que des représentants des organisations internationales.
La cérémonie s'est déroulée au rythme de la pluie et du soleil, comme si le temps se mettait en communion pour partager notre douleur.
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Commentaire de Jean Claude Pech

30 Novembre 2009 , Rédigé par aimons les comores

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par Pech Jean Claude sur l'article A la veille de la fin du mandat de Sambi, les démons du séparatisme se réveillent., sur votre blog watwan

Extrait du commentaire:

Bon article et interwiev du dr ZAIDOU ...que je remercie de reconnaitre que la présence de J.C.PECH a cette époque aux Comores ne releve pas du Business ..;mais d'un simple intéret humanitaire
...puisqu'au travers du Rotary , j'ai expédié aus Comores 6 ambulances , des groupes Electrogenes et 70 000 livres scolaires ..;Toutes choses que l'on a tendance a oublier ..;oublier également que
je n'ai pas débarqué a Anjouan en 1997 ..;j'ai été le premier Parachutiste (Militaire ) a poser les pieds sur OUANI en ....1965.J'ai gardé depuis de nombreuses Amitiés dans ces Iles ..;et n'ai
aucun Interets personnels dans l'économie Comorienne .Qu'on ne reproche surtout pas d'aimer mes freres Comoriens ...;et de les aider ...car s'est un minimum dans l'esprit de solidarité qui animent
les Hommes de bonne volonté .
J.C.PECH
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En attendant les prochaine condoléances

30 Novembre 2009 , Rédigé par aimons les comores


En attendant les prochaine condoléances
Jean-Paul Lecoq, député-maire de Gonfreville-L'Orcher (France)

Il y a une semaine, une trentaine de comoriens ont encore une fois péri dans le plus beau et meurtrier lagon du monde. Comme d'habitude, la France a présenté ses condoléances aux familles endeuillées faisant semblant d'ignorer qu'elle est responsable de ces drames. Comme d'habitude, elle a saisi cette occasion pour faire quelques reproches « diplomatiques » à l'Etat Comorien qui est resté imperturbable : « La question, humainement douloureuse, de la circulation des personnes entre l'Union des Comores et l'île française de Mayotte est au centre de nos préoccupations. L'objectif premier du dispositif spécifique de dialogue bilatéral, dénommé "Groupe de Travail de Haut Niveau (G.T.H.N)", créé sur décision commune, en septembre 2007, des deux présidents Sambi et Sarkozy, est d'ailleurs d'en assurer la promotion dans un cadre légal et ordonné »

Un état souverain aurait rétorqué car selon la constitution comorienne et en droit international, Mayotte n'est pas une île française, ensuite le G.T.H.N a été abandonné à cause de la départementalisation de Mayotte.
Qui empêcherait la France de supprimer le visa de la mort, juste pour stopper cette hécatombe ?

Doit-on reprocher la diplomatie française d'avoir fait son travail pour se donner bonne conscience ? En tout cas, ces condoléances lui ont permis d'envoyer plusieurs messages. Elle a fait d'une pierre deux coups. Dans son message de condoléances, la France condamne les profiteurs de ce véritable trafic d'êtres humains alors que ces « êtres humains » sont traités de façon indigne à Mayotte, pour atteindre à moindre coût le nombre de reconduites à la frontière fixé par le raïs de l'Elysée.

Le chef de la diplomatie comorienne dira qu'il ne peut pas contredire le « grand partenaire » car les intérêts de l'Etat seront menacés.

Depuis l'instauration du visa Balladur, plus de 7000 comoriens sont morts dans le bras de mer Anjouan – Mayotte.

Le député français Jean-Paul Lecoq avait déclaré à l'assemblée nationale française :

« Tant que les contrôles de police institués par les autorités françaises continueront à empêcher la libre circulation des Comoriens sur leurs quatre îles, et que l'énorme différence de développement économique entre Mayotte et les autres entités de la région sera maintenue artificiellement par la France néocolonialiste, nous aurons à déplorer d'autres drames humains »

« Je voudrais aujourd'hui prévenir que Mayotte étant, au regard du droit international, un territoire des Comores illégalement occupé par une puissance étrangère, la France se rend coupable de « déplacements forcés de populations », qui constituent un crime contre l'humanité passible de la Cour pénale internationale. »

Bastoine Charif (Equipe wongo)
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A la veille de la fin du mandat de Sambi, les démons du séparatisme se réveillent.

30 Novembre 2009 , Rédigé par aimons les comores


A la veille de la fin du mandat de Sambi, les démons du séparatisme se réveillent.

Pneumologue à la Réunion, le Dr Ahmed Zaïdou a été en 1997, l'une des figures de la cause anjouanaise. A l'époque, ce médecin originaire de Mutsamudu, proche d'Abeid et d'Abdallah Ibrahim, s'était opposé aux accords de Tananarive en 1998, lors de la première réunion internationale organisée autour de la crise comorienne. Aujourd'hui, il considère que l'Union est un échec et que chaque île doit devenir indépendante. Et lui de conclure que les Anjouanais on t raison de lutter.

Il y a dix ans, une grave crise séparatiste secouait Anjouan, quelle analyse portez vous sur ces événements ?

– L'histoire nous donne raison d'avoir déclenché ce mouvement dont nous n'avons pas été les initiateurs. Car déjà au temps de la colonisation, les Comores étaient rattachées à Madagascar. Cet ensemble était appelé « Madagascar et dépendances ».Le colonisateur, à savoir la France, a trouvé aberrant ce regroupement et a séparé Madagascar et le territoire des Comores. Ensuite, il y a eu Mayotte et la République des Comores. Si ces îles peuvent se séparer facilement, cela signifie que l'unité des Comores n'a pas une grande légitimité. N'oublions pas non plus qu'à une époque, chaque île était un sultanat. Chaque sultan a signé la sécession de son île à la France et à des dates différentes. Le colonisateur a donc créé un pseudo Etat qui n'existait pas.

– Pour vous, l'Union des Comores est donc un pays artificiel ?

– C'est un pays fabriqué. Unpays qui n'a pas de socle historique. Ces îles s'appelaient les « îles aux sultans batailleurs ». Ces derniers faisaient du commerce, des mariages ou des guerres entre eux. Chaque île a des histoires différentes. Les sociétés ne sont pas les mêmes. Par exemple, le grand mariage n'existe pas à Anjouan. On le fait mais ce n'est pas ne obligation de notabilité. Autre exemple : le chiromani est typiquement anjouanais. L'histoire nous apprend que le sultan d'Anjouan n'était pas le sultan de Mohéli. Il y a autant de différence entre la Grande Comore et Anjouan qu'entre la Réunion et Maurice. Et pourquoi le colonisateur n'a-til pas créé la République des Mascareignes avec ces deux îles ou un seul pays avec la Martinique et la Guadeloupe ?


– N'est-il pas plus opportun pour le développement des trois îles de vous regrouper ?


– Au moment de l'autonomie interne, les quatre îles étaient gérées ensemble. Ensuite, Mayotte a choisi son destin. J'approuve et je respecte le choix de Mayotte. Pourquoi Anjouan ne pourra-t-elle pas choisir sa voie ? La première scission des Comores remonte au déplacement de la capitale de Mayotte vers la Grande Comore en 1958. Le séparatisme n'est donc pas né à Anjouan. Il est né avec les Grands Comoriens qui ont déplacé la capitale chez eux.

– Que prônez-vous aujourd'hui ? Une nouvelle Union ? L'indépendance d'Anjouan ou le rattachement à la France ?

– Chaque île doit pouvoir se gérer de façon indépendante. Je le dis haut et fort : «Une île, un peuple, un Etat, un drapeau ». Aujourd'hui, les micros Etats existent partout. La liberté de choisir est inscrite dans la déclaration universelle des droits de l'Homme. Je milite donc pour l'indépendance d'Anjouan.

– Le rattachement à la France est donc une idée dépassée ?

– C'est une illusion. Cela n'a pas de fondement. La France ne s'intéresse pas de façon particulière à Anjouan. Aucun signe ne le montre. La France n'a jamais cherché à favoriser Anjouan. Alors pourquoi parler d'un rattachement ? Une fois indépendante, Anjouan peut choisir un mode de coopération plus étroit avec la France. Nous avons des liens historiques avec la France. Il n'est pas possible qu'Anjouan devienne un département français. On nous a qualifié de rattachistes (à la France) pour nous discréditer. Le drapeau français, dans l'esprit des gens qui ont faim, c'était un espoir de bienêtre. Celui qui n'a jamais eu soif ne connaît pas la valeur de l'eau . Et n'oublions pas que l'OUA avait imposé un embargo en pleine crise de choléra.

– Pour quelles raisons, l'indépendance sera la meilleure solution pour développer Anjouan?

– Notre île possède des potentialités qui ne sont pas utilisées. Je pense à la pêche, au tourisme, à l'intelligentsia des jeunes anjouanais. Les îles sont séparées de plus de cent kilomètres. Les gens qui ont dirigé les Comores jusqu'à présent n'ont pas pensé à diriger le pays. Les énergies seront mieux utilisées lorsque chacun aura à gérer son pays.

– Revenons en 1997 comment le mouvement séparatiste était soutenu depuis la Réunion?


– Le mouvement de soutien à la Réunion n'était pas organisé ou structuré à l'image de ce que l'on voit aujourd'hui pour le Darfour, ou la Palestine. A la Réunion, des personnes nous aidaient de façon individuelle en fonction de leurs sensibilités. De façon efficace ou pas. Certains venaient nous voir une fois et nous n'entendions plus parler d'eux ensuite.

– Mais que recherchaient des gens comme l'entrepreneur Jean-Claude Pech, le sénateur Edmond Lauret ou encore le journaliste Jean-Claude Vallée ? La nostalgie du passé colonial de la France ou la volonté de faire du business ?

– Posez-leur la question. Sansdoute trouvaient-ils que notre cause était juste. N'oubliez pas qu'Anjouan est l'île la plus pauvre des Comores. Nous étions en contact avec ces gens-là, mais avec d'autres aussi. Notamment des universitaires ou encore avec le parti Verts de la Réunion.

– Vous finançaient-ils ?

– Non. Il s'agissait surtout d'un accompagnement moral.

– Et les armes ? Comment arrivaient-elles ?

– Je ne sais pas. Elles étaient peut-être là avant le début de la crise parce qu'appartenant à l'armée de l'Union.

– L'Extrême droite française et les royalistes vous ont également soutenu. Considérez-vous que vous vous êtes fourvoyés ?

– Bien sûr que nous nous sommes trompés. Quand on se retrouve dans une mare et qu'on ne sait pas nager, on ne regarde pas la couleur de la corde que l'on vous tend pour en sortir. Ce sont les premières personnes qui nous ont tendu une perche. On a eu tort de la tenir. Ce réflexe a brouillé l'image de notre mouvement et donné une connotation négative à la lutte d'un peuple pour sortir de sa misère. Ce soutien n'a abouti à rien. Mais nous n'avions aucune expérience de la politique nationale ou internationale. Quelle est la révolution qui n'a pas commis de faute ? Celui qui n'a jamais eu soif ne connaît pas la valeur de l'eau.

– Une ONG française, Humanis, était présente sur place. En fait, elle servait de sous-marin au Quai d'Orsay...Lorsqu'on a la tête dans le guidon, on n'a pas le temps de chercher à savoir qui se trouvent vraiment derrière ces organisations. Beaucoup de gens sont venus pour aider Anjouan ou trouver une solution. L'OUA est venue ainsi que Michel Rocard.

– Lors des dernières élections, quel candidat avez-vous soutenu ?

– J'ai soutenu le candidat qui, à mes yeux, est le plus à même d'amener Anjouan vers son indépendance. Bacar a conservé certains acquis de la lutte anjouanaise L'ex-président Bacar était lui aussi favorable à l'indépendance .

– Quel jugement portez-vous sur le régime Bacar, un régime dur au point d'être qualifié de dictature par de plus en plus d'Anjouanais ?

– La gestion de Bacar a été très opaque et très dure. Si bien qu'il est difficile de dire ce qu'il a fait de concret pour Anjouan. Beaucoup de gens lui reprochent cette gestion. Par contre, il faut reconnaître une chose : il aconservé certains acquis de la lutte anjouanaise. L'Union n'a pas kidnappé notre île. Si le président Sambi (qui est anjouanais) a été élu à la tête de l'Union, c'est grâce à la lutte anjouanaise. On a tendance à l'oublier.

Des Anjouanais ne sont pas morts juste pour avoir un président de l'Union ; des Anjouanais se sont sacrifiés pour autre chose. Quand je vois l'Union qui fait tout pour revenir sur ces acquis, je me dis que Bacar a sauvé le peu qu'Anjouan pouvait sauver. Les accords de Fomboni (qui ont donné naissance à la nouvelle Constitution) n'étaient que le minimum que notre île pouvait obtenir. Aujourd'hui l'Union africaine fait pression pour maintenir en vie l'Union des Comores. Que l'UA règle d'abord le problème du Darfour. L'UA brandit ses muscles devant les Comores parce qu'il s'agit d'un petit pays. Chaque peuple doit pouvoir choisir son destin. Que l'UA ait le courage d'organiser un référendum à Anjouan sur la question de l'indépendance et nous verrons.


– Comment Anjouan peut elle conquérir son indépendance.Cela passe-t-il par une nouvelle guerre civile ?


– Non. J'espère que non. Anjouan peut conquérir son indépendance en démontrant que l'Union telle qu'elle existe aujourd'hui est un échec. Il est possible de créer une autre Union qui sera basée, par exemple, sur des accords économiques entre chaque île indépendante. Pourquoi ne pas revenir sur nos origines : des îles gérées par des sultans. Les Anjouanais ont raison de lutter pour leur indépendance. On ne doit pas avoir honte de défendre la cause anjouanaise. J'espère que les Comores sont arrivées à un stade de maturité pour que chacun prenne conscience que le pays créé par le colonisateur est un échec.

– Peut-on arriver à la fin de l'Union lorsque celle-ci est présidée par un Anjouanais ?

– Il suffit que le président soit un peu plus ouvert. Le président Sambi est un homme intelligent. Il peut reconnaître que l'Union est un échec.


Entretien : Jérôme TALPIN
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Yemenia: des milliers de personnes aux obsèques des victimes

30 Novembre 2009 , Rédigé par aimons les comores


Yemenia: des milliers de personnes aux obsèques des victimes
Les victimes de l'accident de l'A310 de la compagnie Yemenia, qui avait fait 152 morts le 30 juin au large des Comores, ont été inhumées dimanche près de la capitale Moroni, devant plusieurs milliers de personnes et en présence du président des Comores.
"La tenue de ces funérailles va atténuer notre douleur étant donné qu'elle nous aura, enfin, permis d'accomplir notre devoir moral et religieux envers ceux qui nous sont très chers", a déclaré le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi dans un discours qui était retransmis à la radio nationale.
La compagnie aérienne Yemenia, mise en cause avec virulence après cet accident par les proches des victimes installés en France pour son laxisme présumé, avait affrêté un vol spécial parti vendredi de Paris pour Moroni, afin de permettre aux parents d'assister à la cérémonie.
Lors des obsèques organisées à Iconi, à environ 4 kilomètres au sud de Moroni, le président comorien a rendu un hommage particulier à l'adolescente franco-comorienne Bahia Bakari, seule rescapée de l'accident du 30 juin dans lequel elle a perdu sa mère.

Source : http://www.ouest-france.fr/
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Les vérités amères d'Assoumani Azali

29 Novembre 2009 , Rédigé par aimons les comores


Les vérités amères d'Assoumani Azali
Dans un livre d'entretiens, l'ancien président des Comores explique, avec sobriété, comment il a vécu, gouverné, mais surtout comment il a su quitter le pouvoir.
A l'en croire, Assoumani Azali n'avait qu'une obsession : quitter dignement le pouvoir. En Afrique, ce n'est finalement pas un objectif si facile à atteindre. Dans son autobiographie, ni révélations ni anecdotes savoureuses. Quand j'étais président est un bilan dressé avec sobriété par Azali lui-même. Dans cet ouvrage d'entretiens, l'ancien président des Comores (1999-2006) peint un tableau subjectif mais sincère de son action, d'abord en tant que soldat et chef d'état-major, ensuite en tant que président putschiste, et enfin comme président élu.
En employant le conditionnel, Azali confirme la thèse la plus répandue de l'assassinat d'Ahmed Abdallah en 1989 – selon laquelle un des collaborateurs de Bob Denard l'aurait tué – et infirme avec force celle avancée par le mercenaire, qui affirmait que le président comorien avait été assassiné par le chef d'état-major de l'époque. Classique, aussi, et guère contestée, l'affirmation selon laquelle Denard était financé par le régime de l'apartheid sud-africain.
On n'en apprendra pas davantage sur la disparition mystérieuse de Mohamed Taki en 1998. Décédé dans l'avion qui le ramenait de Turquie, certains pensent que le président a été empoisonné ; Azali, évoque, lui, une mort « naturelle ».
La seule révélation concerne son choix surprenant, lors de l'élection présidentielle de 2006, de ne pas soutenir Caambi el-Yachourtui, son vice-président, qui était le favori de la communauté internationale. « Si nous avions soutenu un candidat de notre parti, les gens auraient pensé [...] que je poussais un pion en avant pour, en réalité, rester derrière aux commandes », dévoile-t-il. Azali était, à le lire, obnubilé par l'idée de ne pas rester au pouvoir. De ne servir qu'une cause : la réconciliation nationale. Ses adversaires s'en moqueront, mais les faits le confortent dans ses propos : celui qui avait pris le pouvoir par les armes en 1999 « pour éviter une guerre civile » a tenu parole en organisant des élections relativement propres qui ont vu la victoire d'un opposant.
Des politiciens « lâches »
S'il a tendance à embellir ses principaux faits d'armes – sa (courte) résistance aux mercenaires de Denard en 1995, son choix de prendre le pouvoir en 1999, en pleine anarchie institutionnelle, sa volonté de dialoguer avec les séparatistes malgré les pressions de la communauté internationale –, il n'évoque pas son bilan économique limité, ni même l'impasse que représente le Nouvel Ensemble comorien (NEC), dont il fut le principal artisan. Azali n'en dévoile pas moins ses doutes. « J'ai commis des erreurs, voire des fautes », avoue-t-il, sans plus de détails.
Ce long entretien permet de découvrir un homme serein ; un des rares présidents africains, comme son interlocuteur aime à le rappeler, à avoir quitté le pouvoir au terme de son mandat et à être resté au pays – « je n'avais rien à me reprocher ». Un soldat désolé par la lâcheté des responsables politiques comoriens – « la plupart [...] ne croient en la démocratie que lorsqu'elle peut les conduire au pouvoir », regrette-t-il.
Le FMI et la Banque mondiale sont également égratignés, de même que la communauté internationale, coupable à ses yeux d'avoir retardé la réconciliation nationale – l'Union africaine en tête, dont il souhaite qu'elle soit « davantage à l'écoute de nos réalités » et « qu'on ne puisse pas lui reprocher d'agir comme une institution occidentale ». La France, condamnable pour avoir conservé Mayotte, n'est pas épargnée. Pour Azali, seuls la Chine, avec qui les relations « sont excellentes », et Thabo Mbeki, qui l'accompagna dans son action, sont dignes de quelques compliments.

Quand j'étais président, éditions Duboiris, Paris, 15 euros.

Source : http://www.jeuneafrique.com/
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SAMBI OBTIENT DE L'UA UNE CARTE BLANCHE POUR PROLONGER SON MANDAT

29 Novembre 2009 , Rédigé par aimons les comores


SAMBI OBTIENT DE L'UA UNE CARTE BLANCHE POUR PROROGER SON MANDAT



TRIBUNE LIBRE

Sambi obtient de l'Union Africaine une carte blanche pour prolonger son mandat

Depuis l'annonce formelle du processus de prolongation du mandat du Président de la République, les choses semblent avoir suffisamment avancées. Les dispositifs techniques vers la réalisation du plan de prolongation du mandat présidentiel se mettent progressivement en place. La première étape de ce processus devait passer d'abord par le non renouvellement de l'Assemblée Nationale à temps réel, puis l'organisation du référendum sur les réformes constitutionnelles. Ce programme en cours fonctionnera-t-il ou pas. Rien n'était jusqu'à l'interview du Représentent de l'Union Africaine aux Comores très précis encore dans ce sens.

"Oui, si le Congrès décide que ça tourne en 2010, ça va tourner. La phrase émane de Mourad Taiati, Représentant de l'Union Africaine aux Comores. Ce dernier semble ignorer l'esprit et la lettre de l'Accord de Fomboni et se désengage de la paternité de l'OUA de la Constitution de 2001, élaborée grâce à l'OUA et l'OIF avec la participation des forces vives comoriennes.A première vue, M.Taieti s'est trompé de lecture et d'analyses. Non. Il sait parfaitement ce qu'il dit et ce que doit faire l'Union Africaine en pareille circonstance.

Ceux qui se sont mis d'accord hier pour valoir la paix, la stabilité et empêcher la prolifération du séparatisme sur le sol comorien, en mettant en orbite l'option de la Présidence Tournante entre les Îles de l'Archipel, donnent aujourd'hui quitus à Sambi et ses pseudo Institutions de contourner la loi, en vue de s'éterniser au pouvoir.

M. Mourad parle de coûts élevés de ces élections qui se succèdent dans notre pays comme si cela n'a pas été rappelé par les acteurs politiques du pays en 2000, avant de se lancer dans une telle aventure . L'appétit du moment était de satisfaire la partie anjouanaise et comme l'histoire est têtue, c'est un président anjouanais élu dans le cadre de l'Accord Cadre de Fomboni qui, aujourd'hui, nous embarque dans une logique d'harmonisation du calendrier électoral. N'est ce pas un autre conflit qui n'a pas sa raison d'être qui s'annonce ?

L'on se rappelle que sous l'œil complice de l'Union Africaine et de la Communauté Internationale, Sambi a évincé Ahmed Surette et Mouzaoir Abdallah, tous deux présidents de la Cour Constitutionnelle, pour des raisons politiques, favorisant son règne et son rêve de s'éterniser au pouvoir. Les Comores payeront à jamais leur silence coupable au regard de la loi.

L'Union Africaine, une fois de plus, est prise dans son propre piège ; celui de la difficulté permanente de réaliser l'alternance politique , gage d'une démocratie pluraliste réelle, dans les pays africains .

Il est vrai que les putschs qui étaient à la mode aux années 1960-1980 sont ,désormais, à l'origine d'une vague de protestations au sein de la communauté internationale. Mais, il existe, en Afrique, une autre forme de coup d'Etat devant laquelle cette communauté reste bien silencieuse : les manipulations de Constitution pratiquées par des chefs d'Etat pour s'éterniser au pouvoir. Ces dernières années, elles se sont multipliées sur le continent.

Sous la pression des populations et des bailleurs de fonds, tous les anciens dictateurs et autocrates africains se sont mués en « démocrates ». Des élections ont été organisées un peu partout, mais l'on constate que malgré une impopularité notoire, de nombreux dirigeants ont pu garder les rênes du pouvoir après plusieurs scrutins. D'autres parviennent à se pérenniser au pouvoir par des coups d'Etat électoraux devenus une véritable mode aujourd'hui ; ou alors à bricoler une révision de la Constitution pour prolonger leur mandat à vie, à défaut de céder le pouvoir à leur fils. Le monstre de la République monarchiste est en train de naître sous nos yeux en Afrique.

C'est un exploit en Afrique. Mais ailleurs, cela reste un fait ordinaire. Azali Assoumani des Comores, Mathieu Kerekou du Bénin ou John Agyekum Kufuor du Ghana ont quitté le pouvoir sans avoir cherché à tripatouiller la Constitution pour s'y maintenir. Voilà une belle leçon de sagesse et de respect de la Loi fondamentale d'un pays. Une leçon qui devrait servir à nombre de leurs homologues africains.

Au nigérien Mamadou Tandja, par exemple. Elu chef d'Etat en décembre 1999, le président du Niger, 70 ans, arrive au terme de son deuxième et dernier mandat en décembre 2009. Mais tout a été lancé pour que M. Tandja puisse s'accrocher à son fauteuil présidentiel. Cela a été le cas au Togo en 2002. Les Nigériens l'ont bien compris.

Ce qui, pour l'heure, n'est qu'une intention prêtée à Sambi, a déjà été accompli par son homologue algérien. Abdelaziz Bouteflika, 71 ans, président depuis 1999 a fait sauter la limitation des mandats de la Loi fondamentale de son pays pour, dit-il, « permettre au peuple d'exercer son droit légitime à choisir ses gouvernants et à leur renouveler sa confiance en toute souveraineté ». Pour réaliser ce hold-up constitutionnel en novembre dernier, M. Bouteflika s'est appuyé sur le Parlement et le Sénat qui lui sont complètement acquis. Il saluera d'ailleurs le « patriotisme et le sens de la responsabilité » de ceux-là qui sont censés représentés le peuple. Ainsi,son compatriote,l'algérien Mourad Taieti a raison de demander à plébisciter Sambi.

Au Cameroun, Paul Barthélémy Biya, 75 ans, n'a pu, lui non plus, résister à la tentation de se maintenir dans son trône présidentiel. Le 31 décembre 2007, dans les vœux de nouvel an présentés à ses concitoyens, le président camerounais, au pouvoir depuis 1982, avait annoncé à ses compatriotes, son intention de gommer des textes constitutionnels la limitation du nombre de mandats. Celui qui a remplacé à la tête du Cameroun Ahmadou Ahidjo, parti volontairement pour des raisons de santé, a estimé que l'alinéa 2 de l'article 6 de la constitution qui limitait les mandats présidentiels à deux, s'oppose à la volonté populaire et « s'accorde mal avec l'idée même du choix démocratique... ».

La Loi fondamentale du Cameroun, revisitée, stipule désormais que le « Président de la République, élu pour sept ans, est rééligible ». Ce n'est pas tout. Le visionnaire président camerounais a anticipé les ennuis judiciaires au cas où il déciderait de prendre sa retraite. Les nouvelles dispositions de la Constitution lui confèrent une immunité après son règne.

Ainsi, le président Sambi dont le premier mandat était, selon M. Said Hassane Said Hachim,un mandat expérimental pourrait rejoindre, cette année, la longue liste des chefs d'Etats qui ont modifié la Constitution de leur pays (Kaddafi,Moubarak,El-Bachir,Idriss Déby, feu Bongo , Zine el Abidine Ben Ali,Sassou Nguesso,Mugabe,Meles Zenaoui,Musseveni, feu Konté, Compaoré.,Marc Ravalomanana...) pour se maintenir au pouvoir. La liste va sans doute s'allonger au cours des prochaines années et s'ouvrira également à ceux qui préparent les relèves pour leurs enfants à l'instar de Wade,Mubarak ou feu Bongo et feu Yedema.

La Constitution en Afrique n'est finalement rien d'autre qu'un outil juridique qui permet aux Chefs d'Etat de réaliser leur dessein personnel. La Constitution, comme le dit la chanson, est devenue une veste que chacun coupe, taille et recoud à sa mesure.

L'autre coup d'Etat permanent est le verouillage du système à travers des partis uniques qui ne disent pas leurs noms.C'est le cas du Frélimo de Guebuza, successeur de Chissano et Samora Machel au Mozambique ou du CCM de Kikwete, successeur de Mkapa et Nyerere en Tanzanie ou de l'ANC de Zuma, successeur de Mbeki et Mandela en Afrique du Sud.

Ainsi, l'opposition comorienne a raison d'affirmer que cette décision du président Sambi peut être considérée comme un coup d'Etat politique. Malgré la dénonciation de la classe politique comorienne, la Communauté internationale ait décidé d'aller jusqu'au bout de sa logique; celle d'avoir la possibilité d'ériger Sambi en monarque.

Face à cette cacophonie politique dans laquelle est entrée l'Union des Comores, le risque est grand d'une confrontation entre la majorité présidentielle favorable à la présidence à ''vie'' du président Sambi et l'opposition qui souhaite le respect strict des Accords de Fomboni avec la Tournante en mai 2010 à Moheli.

D'ores et déjà, le gouvernement qui a mis en marche sa machine de tricherie peut crier victoire. Le Comité de vigilance électoral a déjà décelé les secrets de la mouvance et déniché une quantité de cartes électorales non conformes, établies pour faire gagner la mouvance présidentielle.

Dans cette optique, comment se présente la dynamique de tricherie ? La difficulté à recenser les fraudes électorales tient à leurs caractéristiques et aux conditions de leur publicité mais aussi à la complexité de l'analyse quantitative des « anomalies » électorales. Peu de travaux scientifiques se risquent à proposer une approche quantitative des pratiques frauduleuses et leurs résultats restent souvent fragiles.

Nombre d'acteurs politiques avancent néanmoins des estimations du niveau et des évolutions des manœuvres électorales. Il s'agit le plus souvent d'en tirer des conclusions sur l'état de santé de la démocratie, présumé meilleur lorsque les fraudes sont rares. Il s'agit surtout de nourrir des stratégies de légitimation ou de disqualification politiques. Au vu des obstacles à un recensement des fraudes, ces estimations nous renseignent finalement bien moins sur le phénomène que sur ceux qui entendent le mesurer.

En effet la manipulation politique des lois peut participer à la stratégie de la fraude à travers la nouvelle ordonnance modifiant la loi électorale qui consacre un net recul anti-démocratique et crée des situations propices à la fraude électorale.

Les fraudes électorales ne relèvent pas de la magie : il s'agit de véritables laboratoires de la tricherie mis en place par les régimes chancelants. La fraude s'observe à toutes les étapes des élections. Mettre à nu les techniques de fraudes, c'est rappeler aux acteurs politiques la vigilance qui doit être la leur pour déjouer les ruses des ennemis de la démocratie.

Et il faut garder à l'esprit qu'à toute étape des élections, l'issue peut basculer par des manœuvre frauduleuses ou putschistes.De quoi s'agit-il concrètement ?

D'abord,la tricherie à la phase préélectorale. Le fichier électoral peut être l'objet de grandes tricheries depuis les inscriptions jusqu'au retrait des cartes. Lors des inscriptions ,dans des zones supposées proches de l'opposition, les personnes chargées des inscriptions sont fréquemment absentes, « manquent » du matériel pour travailler, n'ont pas encore reçu l'ordre de débuter les inscriptions, ... des omissions sont massives, des radiations nombreuses, l'on est très exigeant sur la qualité d'électeur .Des troubles peuvent être fomentés pour empêcher les inscriptions.

Des fois le refus de l'octroi de la carte d'identité aux militants de l'opposition surtout aux jeunes ayant récemment atteint l'âge de la majorité leur barre l'accès au rôle et à la carte d'électeur. En outre, même s'ils se sont régulièrement fait inscrire, certains électeurs ne trouvent pas leur nom sur le fichier, ou alors leur nom se retrouve comme par enchantement loin de leur lieu normal de vote.

Dans les zones proches du pouvoir, les inscriptions sont volontaristes, des mineurs et même des étrangers sont inscrits, les morts, les émigrés ne sont pas radiés, bref les inscriptions sont massives. Certains ont le privilège d'être inscrits à plusieurs endroits à la fois, et disposent de plusieurs cartes d'électeurs. Ici on s'appelle Mohamed ALI Abdou, là encore Ali Mohamed Abdou, Mohamed A. Abdou, plus loin encore M.Ali Abdou ou Abdou Mohamed Ali.

Avec la complicité des administrations qui délivrent les cartes d'identité ou les passeports et celle des agents préposés au rôle, avec une encre effaçable, le vote multiple devient un jeu d'enfant.

Le retrait des cartes d'électeurs sera un véritable casse-tête dans les zones soupçonnées de sympathie pour l'opposition et ce sera biensûr l'inverse dans les bastions des partis au pouvoir. La Cour constitutionnelle du Commandant Abdourazak, résolue à accompagner les décisions de Beit Salam, n'a sans doute pas mesuré les conséquences négatives au résultat du référendum du 17 mai et qui a plongé le pays dans un désordre institutionnel. A qui profiteront les prolongations d'un match dont il n'est pas seulement question d'une main de Thierry Henri mais plutôt des mains du gardien de but et de l'arbitre central?


Ali Mohamed
Ancien Député des Comores
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COMORES : La traversée des âmes

29 Novembre 2009 , Rédigé par aimons les comores

COMORES : La traversée des âmes
Une vingtaine de nouveaux migrants reposent depuis lundi dans ce qu'on appelle avec fatalisme le plus grand cimetière de l'océan Indien. Des Anjouanais qui, à bord d'un kwassa et pour un prix qui dépasse parfois les 200 euros, ont tenté de rejoindre Mayotte. Une traversée de plus 80 kilomètres peuplée des âmes de centaines d'autres disparus engloutis par l'océan. Le 12 octobre, un autre kwassa avait chaviré dans le sud de Mayotte. Bilan : 7 morts et 42 rescapés. Sans parler de tous les autres. Tout se passe donc comme si ces catastrophes humaines appartenaient au décor de Mayotte. Faut-il se résigner et se résoudre à la seule émotion du moment ? Certainement pas. Le problème est qu'aujourd'hui la coopération avec les Comores est au point mort ; l'idée étant de limiter les candidats au départ en améliorant le système de santé local, les écoles ou encore en assurant des débouchés aux agriculteurs comoriens.
Alors que Mayotte, dont 40% de la population se trouve en situation irrégulière, doit devenir un département en 2011, l'Etat investit des millions d'euros pour renforcer les frontières virtuelles de l'île : augmentation des forces de police, investissement dans des bateaux, un radar et un hélicoptère de surveillance. Quant au nouveau préfet, Hubert Derache, écrit la revue Upanga, il souhaite « compliquer la vie aux passeurs, rendre la traversée plus chère et décourager les migrants ». Dans une autre version, certains membres des forces de l'ordre à Mayotte reconnaissent que la politique du chiffre (sans doute plus 18 000 reconduites à la frontière en 2009) les pousse à s'affranchir des textes de loi, notamment en expulsant des enfants. Mayotte est-elle en voie de bunkerisation ? Verra-t-on un jour, dans l'île aux parfums, les clandestins arrêtés, placés sur un bateau ou sur une plate-forme pétrolière avant d'être réembarqués, à l'image de ce qui se passe en Italie au large des côtes de la Sicile ?
Cette politique est d'avance vouée à l'échec. Rien n'a jamais dissuadé les migrants de fuir leur désespoir quotidien. C'est oublier aussi que Mahorais et Comoriens habitent un archipel commun et qu'ils ont du sang mêlé depuis des générations.
Jérôme Talpin
Source Clicanoo
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Bonne fête de l'Aid Elmoubarak

27 Novembre 2009 , Rédigé par aimons les comores


A l' occasion de de l'Aïd Al-Adha Watwan exprime ses meilleurs vœux à toutes et à tous ..Aïd Moubarak ! (bonne fête).
Said Ibrahim
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Allocution de SEM le Chef de l'Etat à l'occasion de la Ide el Kabir au Palais du Peuple

27 Novembre 2009 , Rédigé par aimons les comores


Allocution de SEM le Chef de l'Etat à l'occasion de la Ide el Kabir au Palais du Peuple
Allocution de SEM le Chef de l'Etat à l'occasion de la Ide el Kabir au Palais du Peuple

Messieurs les Ministres,
Monsieur le Président de la cour constitutionnelle,
Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatiques,
Messieurs les Oulémas,
Mesdames et Messieurs,
Permettez moi de saisir cette heureuse opportunité de la célébration de l'ide el kabir, pour vous souhaiter à tous, comoriennes et comoriens, ainsi qu'aux étrangers qui résident dans notre pays, paix et bonheur dans vos famille.
La célébration de l'ide el kabir, cette année, a lieu à un moment particulier de la vie politique et démocratique de notre pays .En effet, vous savez que les 6 et 20 décembre prochains les comoriens auront à élire leurs représentants à l'assemblée de l'Union et aux conseils des îles. Ce sont là des événements majeurs qui, j'en suis sur, contribueront à renforcer d'avantage la démocratie, l'etat de droit et la crédibilité de notre pays. Je lance un nouvel appel à tout les candidates et candidats, aux partis et aux états-majors politiques à faire campagne dans le respect des valeurs de tolérance et de dignité, valeurs qui fondent notre société.
Le gouvernement a fait des gros efforts pour mettre à la disposition de la CENI, des moyens financier nécessaires à la préparation des scrutins,près de 339 millions de francs comoriens ont déjà été débloqués, néanmoins ces moyens restent insuffisants pour couvrir l'ensemble des besoins en financement,c'est pourquoi nous saluons les engagements de nos partenaires internationaux qui sont la France,l'Union Européenne et l'Union Africaine et espérons que leur engagements se concrétiseront très bientôt .
Je formule le vœu que les futures Assemblée Nationale et conseils des îles soient les moteurs de la démocratie, de la réconciliation nationale et de la croissance économique.
Sur le plan du renforcement de l'unité nationale et de la sauvegarde de l'intégrité territoriale, nous avons accompli d'important progrès ces dernières années ; le retour d'Anjouan dans la légalité institutionnelle a été suivi des élections libres et transparentes des chefs des exécutifs des îles. La reforme constitutionnelle, qu'une grande majorité de la population a approuvée, a permis de débarrasser notre loi fondamentale des incohérences et des insuffisances qui rendaient difficiles son application. Le renforcement de la cohésion nationale c'est aussi le démarrage des travaux des petits ports qui vont faciliter les échanges des biens et des personnes entre les îles.
En ce qui concerne la question de l'île comorienne de Mayotte, j'ai proposé a la tribune des nations unis, la nouvelle approche d' « un pays, deux administrations » qui est une main tendue vers notre partenaire la France afin de sortir de ce malheureux contentieux qui jette une ombre sur des relations amicales séculaires. Il faut aussi mettre un terme à ce drame quotidien des kwassa kwassa et de ces centaines d'hommes, de femmes et d'enfants qui perdent la vie en essayant de joindre Mayotte en traversant le bras de mer qui sépare cette île de l'île d'Anjouan. A ce stade,par ce que nous estimons que le face à face franco-comorien sur ce contentieux n'a rien donné depuis trente quatre ans, et que la question de fonds du statut de Mayotte n'a pas progressé à la satisfaction de toute les parties,mais qu'au contraire notre partenaire la France a accéléré l'encrage institutionnelle de l'île comorienne de Mayotte selon sa propre législation,il convenait de nouveau de recourir à l'arbitrage de la communauté internationale .C'est pourquoi,nous avons réinscrit la question de l'île comorienne de Mayotte à l'ordre du jour définitif de l'Assemblée Générale des Nations Unis. Nous espérons que les Nations Unis impulseront une nouvelle dynamique de dialogue entre les parties sous l'égide de la communauté internationale.
Sur le plan économique,des signaux positifs nous sont envoyés par nos partenaires financiers ; l'approbation du programme FRPC des Comores par le FMI,les allègements du poids du service de la dette par la Banque Africaine de Développement et dernièrement par le Club de Paris sont autant de signes de la confiance retrouvée et du redressement de l'économie comorienne .La Banque centrale,dans sa note de conjoncture,et le FMI,dans ces rapports de mission,soulignent la bonne tenue de l'économie comorienne et des perspectives de croissance,dans un contexte économique mondial perturbé par la crise financière.
Dans les prochains mois, nous allons tenir deux conférences internationales avec l'appui de nos frères des pays arabes ; la première se tiendra au Koweït et regroupera des hommes d'affaires pour examiner des opportunités d'investissement aux Comores, la deuxième se tiendra au Qatar et rassemblera nos partenaires financiers publics multilatéraux et bilatéraux. Ce sont là deux grandes opportunités pour renforcer le développement et la croissance économique de notre pays. Je reste confiant que l'avenir proche sera meilleur, c'est pourquoi j'exhorte le gouvernement et mes compatriotes à redoubler d'effort, car chacun d'entre nous est comptable des espoirs de la nation.

Vive la coopération internationale
Vive les Comores


source : beit salam
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