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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

IKILILOU EST PRIS EN TENAILLE

31 Janvier 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EST PRIS EN TENAILLE PAR SES PROPRES AMIS.

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EST PRIS EN TENAILLE PAR SES PROPRES AMIS.
             C’EST TRÈS DIFFICILE DE GOUVERNER UN PAYS DANS DE TELLES CONDITIONS?
 
 
     Le président de la République est pris en tenaille par ses propres amis.Je le reconnais,qu’il est très difficile de gouverner un pays dans de telles conditions?Le président de la République qui est actuellement,en Éthiopie dans le cadre du 22e sommet de l’union-Africaine,il s’est donné et accordé d’un peu du temps à la réflexion et à la méditation.Ce qui ressort de sa réaction,à l’égard de son équipe gouvernementale,semble-t-il,qu’il n’avait pas apprécié les démarche établies par son gouvernement et par celle du gouverneur de l’île de Ngazidja,à faire valoir,comme,politique unitaire.Le chef de l’État comorien est préoccupé de la corruption qui s’installe au sommet du pouvoir,à savoir les conflits internes,qui opposent ses vices-présidents,qui s’intéressent,uniquement,de leurs petits intérêts personnels et oublient qu’ils sont au service de la nation.Tous les chefs d’État et de gouvernement présents à Addis-Abeba,se sont prononcés sur la guerre au nord du Mali et sur ses conséquences,sauf,le nôtre,qui est pris par la situation politique et économique laissée au pays,avant de prendre l’avion pour Addis-Abeba.Le président al Hadj Ikililou DHOININE venait de comprendre,qu’en politique,on n’improvise pas,ni,non,plus,on ne se réveille pas d’un bon matin et de vouloir être président.C’est ce qui arrive en ce moment,ces petits nains de la République ont du profiter le désordre mis par les militaires et par le coup d’État de 1999,pour s’établir dans les affaires du pays et maintenant,c’est au peuple comorien de le payer cher et de payer la lourde tribu.La situation économique que connait la société MA-MWE,aujourd’hui,est la conséquence de ces petits griots,qui se sont offerts toute les largesses du pays,au détriment de la nation,du peuple comorien et maintenant,que les choses sont pourries,quelque soit la volonté et la capacité des dirigeants de la société,rien ne peut démarrer.C’est devenu général et rituel,dans toutes les sociétés nationales,de l’Onicor,à la société des hydrocarbures,à la poste,aux télécommunications,elles sont toutes restées dans le rouge.Le gouvernement ne peut pas y assumer,d’où ce choix de vouloir les privatiser,mais,encore,il fallait trouver des preneurs?Notre pays a été affiché partout,par sa corruption et par son système d’achat de conscience.Donc,les investisseurs étrangers ne peuvent pas prendre le risque de venir dans un pays corrompu où la justice est rendue faible et vulnérable.Les investisseurs étrangers ont bien compris,que nous n’avions pas de politique d’investissements,la preuve en est,tous ce qui sont sur place,sont des sociétés fictives,des mafieux,qui circulent avec de l’argent sale,pour pouvoir le blanchir.Ceux qui ont détruit nos infrastructures,tel que l’hôtel le Galawa sont des hommes appartenant à la mafia internationale.Il est difficile,maintenant,de faire venir des gens sérieux dans un pays où le désordre et le chaos sont le signe du quotidien.
     Le président de la République devrait rentrer au pays,pour essayer de calmer ses amis et de voir dans quelle position,il fallait s’y mettre très vite,si,non,c’est la catastrophe.Au niveau de l’opposition nationale,dite,Houmed Msaidié,les choses s’accélèrent.Il semblerait que la boucle est bouclée,Monsieur Houmed Msaidié va prendre sa place au sein du prochain gouvernement avec sa place,qui lui fallait.Ses amis,le colonel Azali Assoumani et Hamada Madi BOLERO ont réussi,finalement,à l’imposer au sein du cercle restreint du président de la République.Une chose est sûr,le président avait pris son temps,pour murir d’une telle décision à prendre face à ses anciens amis.Mais,son conseiller spécial,l’ancien président putschiste de la République avait réussi de le convaincre sur la bonne foi de cet homme opposant,quand il n’est pas dans le gouvernement.A la capitale les va et vient sont visibles entre les amis du colonel Azali Assoumani,sur cet évènement tout attendu,de voir son excellence le politologue de l’opposition par son nom,réintégrer son poste.Nous attendions l’officialisation de ce nouveau gouvernement,car,la première Dame de la République n’est tout à fait d’accord,de ce choix.Mais,si,réellement,elle veut rester dans le bateau,elle a intérêt à se soumettre.Tous les ministres actuels se sont mis à faire leurs bilans et à présenter leurs projets pour les années à venir,même,s’ils ne seront pas retenus.Le ministre de l’éducation nationale,le ministre de l’intérieur,celle de la santé,tout le monde a présenté ce qu’on peut appeler la feuille de route.Maintenant,il nous reste que d’attendre pour voir la nouveauté que prétendait nous dire,le président de la République.Mais,dans ces conditions actuelles,je crois que le président est pris entre le marteau et l’enclume.Dès,le départ,de sa prise de fonctions,il devrait tout de suite,changer de manière et de façon,mais,il avait peur,tout en croyant,que l’autre,qui l’avait soutenu,a été capable de le menacer et de le destituer.Il a fallu attendre,encore,un peu plus de un an et qu’il soit parti,ailleurs,pour ainsi,arriver à prendre de la distance avec le chiisme politique et religieux.Il fallait oser le dire,que le Mollah chiite faisait peur.Il a suffi de se rappeler du discours prononcé par l’ancien directeur de cabinet à la présidence,Monsieur M’madi ALI sur le Mollah chiite,pour mieux comprendre,le danger imminent,que représenter cet homme dans l’exercice du pouvoir.D’ailleurs,nous avions pu voir,qu’il est parti et qu’il a laissé d’un crime non inscrit et non justifié,jusqu’à ce jour.Il a fallu faire venir des experts des nations-unis,de l’union-Africaine et d’autres pays amis,pour essayer de tenter d’élucider ce crime crapuleux,qui a été commis par des armes à feu.C’est seul,le Mollah chiite,qui estime connaître les mobiles du crime,de nous dire,qui sont,alors,les auteurs et les acteurs d’un tel assassinat,qui laisse des traces dans notre République.
    La situation politique au pays venait de changer de camp.Ceux qui estimaient être propriétaires du régime,sont devenus les opposants.Ceux qui étaient et qui se réclamaient de l’opposition,sont devenus des fréquentables et des confiants.C’est ça la philosophie politique aux Comores,pourvu que le mandat avance dans le temps.Comme,tous ceux qui ont soutenu le président de la République,lors,des présidentielles sont mis à l’écart,le chef de l’État n’a pas d’autres choix que de penser à créer son propre parti politique,pour les 3 ans qui lui restent.D’ailleurs,les choses s’accélèrent sur ce domaine,car,il veut coûte que coûte,quitter l’ancien navire du Mollah chiite,qui est en déroute et en naufrage.Nous voilà,repartis dans le vide et attendions-nous voir,car,semble-t-il,que Monsieur Houmed Msaidié est promu le poste de ministre de la communication et porte-parole du gouvernement.Quels dégâts?Ce serait l’occasion de s’en prendre à ceux qui l’accusent de tout et pourquoi pas,de multiplier ses manières,ses coups-bas politiques et ses règlements de compte.Nous voilà,rebelote,il fallait s’habituer,encore,très longtemps,à gérer des vératres et des ellébores de la République.Il est temps que nous nous ressaisissions de cette situation présente,pour exiger le départ de ces hommes et des ces élites,qui ne connaissent rien,que les postes à haute responsabilité,pour qu’enfin,couler le pays et le placer au seuil de la pauvreté et parmi les plus corrompus de la planète.Il parait que nous sommes listés par les services de renseignements comoriens,du fait que nous osions dire la vérité.Très bien,mais,qu’ils le sachent,aussi,qu’eux,ils ne sont pas listés à la clandestinité,ils figurent sur la liste de ceux qui ont ruiné les Comores et c’est sûr et certaine,ils doivent y répondre devant les comoriens et devant la justice.Moi,je suis et je serai prêt à le témoigner sur ce que j’écris,car,j’estime,qu’il est un droit fondamental et non aliénable,de dire ce que l’on pense sur la situation politique et économique des Comores.La liberté à la parole et à la démocratie pour tous,sont des droits fondamentaux et des choix politiques,que chacun de nous peut y espérer se faire valoir.Donc,il fallait oser dire ce qui se passe au pays,car,si,nous ne le faisions pas,aujourd’hui,ça sera trop tard pour demain.Nous avions reçu ce pays de Dieu et de nos parents,donc,il est à nous de le préserver et de le protéger.Ceux qui ont eu à user de leurs armes et de leurs faux mensonges,pour s’ériger en maîtres absolus,ils ont,certainement,des comptes à rendre devant les hommes,devant les comoriens,devant la justice comorienne et devant Dieu le tout puissant.C’est à quoi,se trouve notre pays,aujourd’hui,malheureusement,certains font semblant de nous faire croire et de nous faire comprendre,que tout va bien,alors,que tout va mal.
Bakari Msaidié Haninga.
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Intempéries Anjouan !

31 Janvier 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Intempéries Anjouan !

Intempéries Anjouan !Des intempéries sont survenues à Anjouan dans la matinée du 30 Janvier 2013 faisant des blessés et des degats matériels. Les villes de Jéjé, Koni et Domoni sont concernés.Notamment le pont de Jéjé reliant Mutsamudu à Domoni s’est écroulé vers 13 heures. A Koni, des éboulements ont causés la destruction de deux habitations faisant 3 blessés dont un très grave…A Domoni, il s’agit d’une maison inondée.

Gouvernorat de Ndzuwani
Intempéries Anjouan !Intempéries Anjouan !Intempéries Anjouan !Intempéries Anjouan !Intempéries Anjouan !Intempéries Anjouan !Intempéries Anjouan !

MLIMADJI

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Remontrances à l’endroit du Gouverneur de Mwali

30 Janvier 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

 

 

Tout parait calme dans l’ile autonome de Mohéli. L’ile se métamorphose lentement avec  l’aménagement de la route principale qui relie Fomboni à Mdjoiezi, la réfection des trottoirs dans Fomboni, la poursuite des travaux de construction de la salle de conférence à la place de l’indépendance,… Ainsi,  l’ile se dote progressivement de quelques infrastructures de base qui lui faisaient défaut : un nouveau palais de justice, une antenne locale de l’Agence Nationale pour la promotion de l’investissement, le pôle universitaire de Mwali, un bloc opératoire a Nioumachoua, un centre educatif pour les plus vulnérables, des nouvelles salles de classe, un nouveau commissariat de police à Fomboni… Quelques villas cossus poussent ici et là notamment dans la banlieue de Fomboni. 

 

Sur le plan politique, tout bouillonne pourtant. Les opposants aux gouverneurs de l’ile  autonome de Mwali multiplient leurs réunions pour dénoncer la mauvaise gouvernance du gouverneur de l’ile. Les principaux responsables des partis politiques de l’opposition de l’exécutif de l’ile, viennent d’adresser une lettre ouverte au Président de l’Union avec pour objet, « les remontrances de la population de Mwali à l’endroit du Gouverneur de l’ile Monsieur Mohamed Ali Said ».

 

 Cette lettre signée notamment par l’ancien Président de l’Assemblée de l’Union, Said Dhoiffir Bounou, l’ancien Premier Ministre, le député Bianrifi Tarmidhi, l’ancien président de l’ile autonome de Mwali, candidat malheureux à la dernière élection présidentielle de l’Union, Mohamed Said Fazul, dénonce, la mauvaise gouvernance de l’actuel Gouverneur de l’ile. Il est accusé d’abus de biens sociaux, d’utilisation abusive des biens publics, de décision arbitraire et  de violation des règles de passation de marché. Selon les signataires de cette lettre ouverte, depuis sa prise des fonctions de Gouverneur de Mwali, Monsieur Mohamed Ali Saïd s'est installé dans une logique de gouvernance autocratique et opaque, caractérisée par une gestion chaotique et une main mise généralisée sur l'administration et les finances publiques de Mwali, en dehors du cadre légal et au mépris des procédures idoines , se transformant systématiquement en petit despote qui foule aux pieds les droits et la dignité de ses administrés. Des accusations graves prononcées par des hommes politiques qui ont occupé les hautes fonctions de l’Etat au cours de cette année,déclarée « année de la bonne gouvernance »  par le Chef de l’Etat.

 

Une telle lettre ouverte devrait être plutôt adressée au Vice-Président élu en même temps avec le Président de l’Union,  natif aussi  de l’ile, Fouad Mohadji, qui devrait selon les dispositions de l’article 15 alinéas 2 de la constitution de l’Union « veiller à la légalité des décisions de l’exécutif de l’Ile ». Une mission qui n’est pas malheureusement exécutée par le Vice-Président occupé plutôt par les activités du Ministère dont il a la charge.

COMORES-DROIT

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Koulthoum Djamadar: " je suis là pour respecter les règles"!

30 Janvier 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Certains l’appellent “Madame blocage”, d’autres la surnomment tout simplement “la dame de fer”. Elle, c’est la directrice de la fonction publique qui tente, non sans difficultés, de piloter l’une des reformes importantes mises en place par le gouvernement Ikililou: celle de l’Administration publique. Cette reforme vient de franchir un pallier décisif avec l’application des nouveaux cadres organiques dans le fichier de paiement des fonctionnaires de l’Union. Koulthoum Djamadar, puisqu’il s’agit d’elle, nous parle de l’assainissement de la fonction publique, des évolutions de l’Administration, des pressions qu’elle subit et… des injustices!

 

Koulthoume_Djamadar



Vous avez déclaré avoir lancé la mise en application des nouveaux cadres organiques. Peut-on en savoir davantage?

C’est une réforme qui a commencé il y a plusieurs années. Malheureusement, les résultats attendus n’ont jamais été entièrement à la hauteur des attentes. Nous reconnaissons, certes, que beaucoup a été fait, mais beaucoup restent encore à faire. Le processus de reformes, c’est quelque chose de très long, de très difficile pour un pays. Les nouveaux cadres organiques s’inscrivent dans cette réforme.

Quelles sont les remarques que vous faites aujourd’hui?

Les cadres organiques tels qu’ils ont été informatisés en décembre 2012 ont été fidèles au portrait et à la photographie qu’on a de notre Administration. Il était nécessaire que les secrétaires généraux de l’administration nous fassent le rapport de leurs commentaires pour nous permettre d’avancer dans l’étape suivante, en vérifiant et en contrôlant le fichier afin d’identifier les agents de l’Etat et dire que ce sont des fonctionnaires en activité.

Quels sont les premiers résultats de ces travaux?

Il y a entre 50 et 100 agents qui ont subi une suspension de solde. Au bout de trois mois, ces agents seront licenciés s’ils ne régularisent pas leur situation.

Quelle sera l’étape suivante?

Ce mois de janvier, nous avons apporté les corrections de la première phase. Le mois février sera la phase la plus importante. Nous allons faire la comparaison entre le profil des agents en poste et le profil prévu pour chaque poste.

C’est-à-dire?

On prévoit une fonction et un profil pour chaque poste. La logique voudrait que si l’on affecte un agent à un poste, il doit forcément répondre au profil requis. Ce que nous avons constaté, c’est qu’à un moment donné dans l’Administration, on ne respectait plus cette règle. D’où la nécessité de procéder aux reformes visant à assurer le respect des règles établies. Nous nous apprêtons à marier, si vous me permettez le terme, le profil de l’agent avec le poste d’exercice. Nous allons établir la liste des agents de l’Etat, ministère par ministère, regarder la liste des profils et replacer chaque agent conformément à son profil dans le poste qu’il convient. C’est la responsabilité des Secrétaires généraux de l’administration. C’est une phase difficile, mais pas insurmontable.

Il y aura donc des bouleversements importants!

C’est une obligation! L’Etat s’est engagé à le faire. Cela implique que des agents qui ne sont pas “utiles“ dans tel département pourront l’être dans un autre et un redéploiement pourra se faire. Nous établirons une troisième liste des agents qui ne répondront à aucun profil de l’administration comorienne. Malheureusement, nous savons que cela est réel. Parce qu’à un moment donné, on recrutait des agents sans affectation précise. Ce sont les agents en instance d’affectation. Le fichier de la fonction publique tel que je l’ai trouvé en mars 2012 avait au moins 70% des agents en instance d’affectation sur un total de plus de 3.000 agents de l’Union.

A qui reviendra la décision?

Nous allons soumettre ces trois listes au conseil de gouvernement avec les recommandations nécessaires. Il aura à se prononcer par rapport à deux groupes. Les agents à redéployer et les autres. Il faut envisager que l’Administration puisse se libérer de ces agents, tout en respectant leurs droits, afin que nous puissions prévoir des recrutements d’agents compétents.

Ne craignez-vous pas d’être déçue pour la suite?

La volonté politique est là. Le président de la République n’a jamais cessé de le répéter et personnellement je l’ai entendu.

Où est le blocage alors?

C’est du point de vue technique. L’Administration comorienne n’est pas prête pour les réformes. Une mauvaise volonté est même affichée par certains responsables techniques. Je préfère avoir quelqu’un qui ne comprend rien que d’avoir quelqu’un qui ne veut rien faire. Des secrétaires généraux ne veulent pas de cette réforme. Certains cadres croient pouvoir prendre en otage tout un Etat!

On dit que vous faites l’objet de pressions politiques énormes?

Les pressions viennent. C’est le pain quotidien! Certaines personnes adoptent un langage diplomatique, mais d’autres sont très agressifs. Je suis là pour respecter les règles que le gouvernement a mises en place. Autrement, je n’ai pas à être là. Je crois que la voie et la manière que j’ai choisies pour remplir ma fonction font la différence et pour le moment, le gouvernement soutient ma démarche.

Un arrêté signé en 2011 suspend tout acte ayant une incidence financière sur la masse salariale. Il est constamment violé?

Il a été signé en mai 2011, je l’ai affiché sur ma porte. C’est une façon de dissuader la personne qui entre dans ce bureau à demander l’impossible. Je suis là depuis mars 2012 et depuis, nous avons suspendu tout acte ayant une incidence financière sur la masse salariale. Cela veut dire concrètement qu’il n’y a plus de recrutement, plus d’avancement, plus de prime, plus de bonification. Dans notre plan d’action 2013, nous avons recommandé au gouvernement de procéder à la levée de cette suspension afin que les fonctionnaires puissent bénéficier de leurs droits à nouveau.

Comment faites-vous dans ce flot d’injustice au sein de la fonction publique?

Nous gérons l’injustice. Nous voyons des agents qui ont fait la même école et qui sont sortis avec le même diplôme, l’un est au sommet et l’autre est au niveau zéro. Nous allons faire des rapports de ces injustices et le gouvernement devra prendre les décisions adéquates. Avant la fin du premier semestre 2013, des décisions seront prises.

Les enseignants reparlent de l’application de la nouvelle grille indiciaire?

Au niveau de la fonction publique, nous avons une vision bien claire. Nous estimons qu’il est inconcevable que deux agents qui ont le même diplôme touchent un salaire diffèrent d’un ministère à un autre. On ne peut pas accepter qu’un secteur vienne imposer un statut. Notre vision est qu’il n’y ait plus de statuts particuliers.

Vous pensiez à un cas en particulier?

Il y a des exemples concrets. Les agents du ministère des Finances touchent 50% de plus de remise par rapport à tous les agents de l’Etat. Même le chauffeur-planton du ministère des Finances gagne 50% de plus sur son salaire alors qu’un directeur général de l’environnement n’est payé que son salaire indiciaire plus l’indemnité de fonction. Il faut régler cela par une révision des traitements de l’ensemble des agents de l’Etat. A compétence égale, rémunération égale.

Propos recueillis
par Toyb Ahmed

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Mwigni:Tout ce qui se dit à mon compte n'a pas de fondement

30 Janvier 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Mouigni Baraka Saïd Soilih : “Tout ce qui se dit à mon compte n’a aucun fondement”

Mouigni_Baraka
Le gouverneur de l’île autonome de Ngazidja est engagé dans un bras de fer avec l’Association des maires de l’île au sujet de la mise en place des délégations spéciales en lieu et place des mairies existantes. “Je ne compte pas renoncer à ce projet“, martèle Mouigni Baraka Saïd Soilih. Dans l’interview qui suit, le locataire du Palais de Mrodju aborde aussi d’autres questions d’actualité, notamment le problème de la gestion des ordures, la fronde au sein de son parti Orange dont une partie critique ouvertement son action…

Votre décision de mettre en place des délégations spéciales fait polémique. L’Associations des maires de Ngazidja est contre ce projet. Pourquoi, au lieu de consacrer votre énergie à préparer les élections municipales, vous tenez à créer des délégations qui, de surcroit, ne sont pas prévues par la loi?

Je dois d’abord dire que toutes les vingt-huit communes de Ngazidja ont compris l’urgence de mettre en place ces délégations spéciales. Et 99% des 207 villages de l’île y sont aussi favorables. Je les remercie et leur dis que je ne compte pas renoncer à ce projet parce qu’il est porteur de beaucoup d’avantages.

Pourquoi nous avons décidé de créer ces délégations spéciales alors que la loi ne l’a pas prévu?

Un petit rappel historique est peut-être nécessaire. Avant 2003, le président Mzé Soulé Elbak avait mis en place près de 70 mairies-pilotes à Ngazidja. Cela s’est poursuivi sous son successeur. En avril 2011, trois lois ont été adoptées: la première sur la décentralisation, la deuxième porte sur le scrutin communal et une troisième loi relative à l’organisation territoriale. Ces trois lois ont abrogé les dispositions antérieures, donc mis fin à l’ordonnance de Mzé Soulé Elbak. Il y a eu ensuite trois assises, notamment entre les exécutifs insulaires, l’Union et les partenaires. Les recommandations de ces assises appellent explicitement le gouverneur de Ngazidja à mettre en place des délégations spéciales en attendant l’organisation des élections. Vous conviendrez, après toutes ces explications, que nous avons raison.

Peut-on connaitre le budget exact des élections et comment allez-vous mobiliser ces fonds?

L’organisation des élections relève des compétences du gouvernement de l’Union. Et je ne saurais me substituer au ministère de l’Intérieur. Cela étant dit, je dois me préparer en conséquence.

Où en est la question de la délimitation des communes?

Sur ce sujet, nous privilégions le consensus. Nous allons donc réunir les communes concernées et discuter de cette question de délimitation. Nous pensons que les responsables locaux sont les plus habilités à débattre de ce problème. Mais, en cas de blocage des discussions, les pouvoirs publics vont devoir entrer en scène et trancher à vif.

On vous accuse d’avoir dépensé plusieurs dizaines de millions pour organiser les assises de la diaspora à Dunkerque en novembre dernier. Au juste, quels sont les résultats concrets de ces assises?

Ces assises ont été un franc succès. Alors que nous attendions une centaine de participants, ce chiffre a été largement dépassé et il y en a plus de 150. Notre initiative a reçu un écho favorable auprès de la diaspora. Notre objectif est de créer un cadre de dialogue et de concertation entre la diaspora et l’Exécutif de Ngazidja. Nous attendons maintenant le rapport final. J’ai la ferme conviction que la question du développement de Ngazidja passe par une grande implication des Comoriens de l’étranger. Avec la prochaine mise en place des communes, les projets seront discutés entre la commune concernée, le gouvernorat de Ngazidja et la diaspora. C’est une innovation au niveau de notre approche du développement.

La qualité de la délégation de Ngazidja, qui comprenait même des notables, avait nourri la polémique. Pour certains, cela montrait l’inutilité de ces assises. Que répondez-vous à cette critique?

J’admets qu’il y a eu des notables. Mais la délégation officielle a été composée de quinze membres dont moi-même et des cadres et autres fonctionnaires qui sont chargés, à divers niveaux, de la question de la décentralisation. Les notables dont vous parlez, on les a juste invités aux assises. Ils se sont payés leurs billets d’avion et n’ont reçu aucun rond du gouvernorat de Ngazidja. On parle aussi de jeunes qui ont bénéficié de visas et qui, une fois arrivés en France, sont disparus dans la nature C’est faux, archi-faux. Tous les membres de la délégation sont de retour. Seuls quelques notables sont encore en France pour recevoir des soins. Je profite de cette occasion pour rendre hommage à la Communauté urbaine de Dunkerque pour avoir pris en charge l’hébergement et les autres frais liés au séjour des membres de la délégation en France. D’autres partenaires nous avaient accompagnés, comme la coopération française, le gouvernement de l’Union, les institutions bancaires de la place,…

La diaspora comorienne en France avait débloqué près de 150 millions de francs comoriens après les intempéries du mois d’avril 2012. Or, jusqu’ici, aucune réalisation n’a été enregistrée dans les villages ravagés par ces fortes précipitations. Peut-on savoir à quoi a servi cet argent de la diaspora?

Nous avons reçu de la diaspora entre 42 et 50 millions de francs comoriens. Dix millions ont servi à la réhabilitation de l’école primaire de Vuvuni, dix autres millions ont permis la construction de maisons en tôles à Nyumadzaha ya Bambao et six millions ont rénové l’école primaire de Mvuni. Aujourd’hui, certaines communautés villageoises réclament le reste de l’argent pour la construction de digues. Mais, nous attendons le premier rapport avant de procéder à d’autres décaissements.

Lors des examens de 2012, le commissariat à l’Education a été sous les feux des critiques. Pour la première fois, un commissaire a été pris en flagrant délit de fraude. Ce qui lui a valu sa démission de votre Exécutif. Quelles nouvelles mesures avez-vous prises pour éviter que de telles erreurs ne se reproduisent plus?

Je dois rappeler que le gouvernorat de Ngazidja n’était pas en reste après la découverte de cette fraude. Nous avons ensuite mis en place une commission spéciale, composée de Aboubacar Saïd Salim, de Mme Sittou et du syndicaliste Farid Msahazi, pour réfléchir sur les dysfonctionnements constatés et proposer des solutions. Puis, j’ai décidé de confier le département de l’Education à un spécialiste du secteur pour que de telles erreurs ne se reproduisent plus. Nous espérons que les mesures préconisées produiront des effets.

Le problème des ordures est provisoirement réglé en attendant que les riverains du site de Itsundzu s’insurgent encore contre la décharge. A quand une solution définitive de cette question?

A l’heure actuelle, une étude a été menée par des experts du Pnud; nous avons également lancé le deuxième projet relatif à la collecte, au tri, au recyclage et à la sécurité du site. C’est une fois que les résultats de ces expertises seront connus que nous allons démarrer les travaux. Nous ne reviendrons pas en arrière. Il faut une solution durable, qui soit profitable à tous les Comoriens. Les résultats du second projet nous permettront de voir plus clair. Je sais que le chef de l’Etat est engagé sur ce sujet et a rencontré beaucoup de partenaires. Je me félicite aujourd’hui de l’amélioration du cadre de vie à Moroni.

Votre mouvement politique Orange est presque au bord de l’éclatement. Certains proches de Mohamed Daoud (Kiki) ne se reconnaissent pas dans votre action politique et parlent même de ‘gestion mafieuse’ de l’île. Comment vivez-vous cette crise interne? Allez-vous créer votre propre courant politique?

Tout cela me désole. Mais, il faut dire que certains partis politiques ont connu pire. J’espère que le mouvement Orange saura surmonter cette crise interne. Souvenez-vous de la scission de Udzima, de Maesha-Bora,… j’espère qu’on n’en arrivera pas là. J’appelle mes amis à se ressaisir. Tout ce qui se dit à mon compte n’a aucun fondement. Et pour répondre à votre question, je n’ai pas l’intention de fonder un autre parti, je suis et reste au sein du mouvement Orange. Je ne vais pas le diviser non plus. Je me réjouis du bilan de mes vingt mois d’exercice du pouvoir. Certains engagements pris ont été tenus. 90% des bâtiments administratifs ont été rénovés et équipés, les Travaux publics sont aujourd’hui équipés en tout, sur fonds propres, nous avons assuré la fourniture de 1.700 enseignants et nous avons lancé la télévision de Ngazidja après avoir équipé la radio de nouveaux matériels. Ce bilan est loin d’être négatif comme certains cherchent à le présenter.

 

On vous accuse souvent de faire la part belle à votre région (Itsandra) et de vous comporter plus en préfet de région qu’en gouverneur de Ngazidja. Que répondez-vous à ces critiques?

 

Le premier acte que j’ai posé après mon investiture, je l’ai fait à Hambu pour les travaux de construction d’une école de formation financée par le Soudan. Je sais que ceux qui m’accusent de cela font allusion à la réhabilitation de la route à Itsandra, mais je dois dire que tout ce qui se fait dans cette région s’étendra dans le reste de Ngazidja. On a certes commencé à Istandra, mais les travaux de rénovation de la route se poursuivent aujourd’hui dans le Hambu et Mbadjini,…On ne peut pas tout faire en même temps.

Propos recueillis par
Mohamed Inoussa

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Le Général Salimou en FRANCE

30 Janvier 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Le Général Salimou Mohamed Amiri à Marseille le samedi 23 février 2013 !

Le Général Salimou Mohamed Amiri à Marseille le samedi 23 février 2013 !

Le Général Salimou Mohamed Amiri à Marseille le samedi 23 février 2013 !La ville de Marseille s’apprête à accueillir le samedi 23 février 2013, la cérémonie organisée par le comité de soutien au Général Salimou actuellement en déplacement en France. A cette occasion, rien n’est laissé au hasard. La salle prévue est celle des Docks Sud, la deuxième Grande Salle après le dôme. Près de 2000 invités sont attendus, parmi eux, l’association des parlementaires français "France Comores", la commission du parlement européen des droits de l’homme, les élus des Bouches du Rhône et de la Région PACA, la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée Nationale Française, et plusieurs délégations de comoriens venant des différentes localités de France.

Cinq discours seront prononcés dont celui de la Star, le Général Salimou qui, probablement reviendra sur les conditions de sa détention. A l’heure où j’écris ces quelques lignes,la délégation des Comores est arrivée.

Selon une indiscrétion une grande décision sera prise à cette occasion et permettra de pousser un grand pas vers les libertés individuelles.

D’autres renseignements dans les jours qui viennent.

Mohamed Chanfiou

12 RUE URBAIN V – 13002 MARSEILLE

Pour s’y rendre en bus, métro et tranway :
Bus
Bus N° 70 (Canebière/Lycée St Exupéry) — Arrêt Ruffi/Urbain V ou Salengro/Briançon
Bus N° 35 (Métro Vieux Port/ Estaque) — Arrêt Arenc Mirabeau
Bus N° 89 (Canebière Bourse/Le Canet Jean-Jaurès) — Arrêt métro National
FluoBus n° 535 (Canebière Bourse/Estaque)
Métro
Ligne 2 : arrêt National
Tramway
T2 — Arrêt Euroméditerranée Gantès
Le Général Salimou Mohamed Amiri à Marseille le samedi 23 février 2013 !Le Général Salimou Mohamed Amiri à Marseille le samedi 23 février 2013 !

MLIMADJI

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Images d'une Ville d'Iconi saccagée

29 Janvier 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

L'image d'une ville sacagée

L'image de la violence entre jeunes issus des quartiers rivaux

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L' image d'une Ville d'Iconi saccagée

 

 

SOURCE:  AHMED  HASSANI   BLOG

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Comores: Ping pong humain Dzaoudzi- Mutsamudu!

29 Janvier 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

 

Koulthouyoune Combo, nouvelle victime du visa Balladur!

 

Expulsée de Mayotte, refoulée d'Anjouan, Koulthouyoune Combo, 20 ans, est ballottée depuis plus d’une semaine entre les ports de Dzaoudzi et de Mutsamudu. Récit d’un calvaire sur un bras de mer.

Mardi 15 janvier. ''La Citadelle'', un des bateaux de la SGTM, la société des transports maritimes assurant la ligne Anjouan/Mayotte, est prête à appareiller du port de Mutsamudu. A l’entrée de la nouvelle gare maritime, l’habituel tohu-bohu. Les passagers règlent les dernières formalités et s’informent sur l’état de la mer. Le ciel est clément, le voyage s’annonce donc moins houleux.

 

 

Juste avant de larguer les amarres, un membre de l’équipage accompagne une passagère de dernière minute. Une jeune femme au visage à moitié dissimulé par un châle négligemment posé sur la tête et avec comme seul bagage, un sachet plastique bleu contenant une enveloppe. Le portrait classique du sans papier reconduit à la frontière. Sauf que nous ne sommes pas à Mayotte. Et Anjouan n’a pas la réputation de refouler ses ressortissants. Et pourtant, c’est bien ce qui se joue sous les yeux de passagers ébahis.

 

La jeune femme se livre aux regards braqués sur elle. « Je m’appelle Koulthouyoune Combo ». Le 10 janvier dernier, carnet médical à la main, elle se rend à un rendez-vous avec le médecin Catherine Fraissois au centre médical de Passamainty, pour un test de grossesse. Elle croise les policiers sur son chemin. Et c’est le début du calvaire. Sans papier, Koulthouyoune atterrit au centre de rétention administrative de Pamandzi. 48 heures plus-tard, le 12 janvier, elle se retrouve dans le lot des expulsés pour Anjouan. La jeune femme débarque au port de Mutsamudu. Personne ne l’attendait et elle ne connaît personne. Son carnet indique qu’elle est née à Mayotte un 29 décembre 1992. Et avant ce 12 janvier, Koulthouyoune n’a jamais mis ses pieds dans l’île de ses parents, installés sans papiers, depuis plus de 20 ans à Mayotte.

 

La Police aux frontières comorienne qui d’habitude se contente de ramasser les décisions des reconduites à la frontière des jeunes Anjouanais expulsés de Mayotte, prend en charge la jeune femme et décide de la faire revenir à son port de départ. Le 13 janvier, Koulthouyoune réembarque dans le même bateau qui l’a conduit à Anjouan la veille, munie d’une note officielle de la direction du Ministère de l’Intérieur. Signée par le Commissaire Youssouf Ahmed Ali , le document motive la décision du refoulement de la jeune femme en se référant à des « concertations entre l’Ambassade de France aux Comores et les représentants du Gouvernement comorien, tenues à Moroni les 24, 26 et 31 mars 2011 » qui auraient fixé les trois limites aux reconduites à la frontière que prend l’administration de Mayotte : « Non séparation des familles, non refoulement des personnes malades ou enfants scolarisés et la possibilité offerte aux personnes refoulées de récupérer leurs biens et effets personnels ».

 

Voilà donc Koulthouyoune en route vers Mayotte. Au port de Dzaoudzi, elle se fait de nouveau arrêter et placée en zone d’attente avant sa seconde expulsion. Le 14 janvier, la jeune femme reprend pour la seconde fois le même bateau à destination d'Anjouan. Entêtement contre entêtement, la PAF de Mutsamudu établit le même document de refoulement que la dernière fois et remet Koulthouyoune dans le bateau du 15 janvier vers Mayotte.

 

Combien d’autres Koulthouyoune vivent en silence ce calvaire ? Selon le mensuel mahorais Upanga (n°57 ; décembre 2012), ces «reconduites ping-pong» durent depuis le début de l’année et «pourraient concerner plusieurs dizaines de personnes par mois». Citant une source humanitaire, Upanga explique que par cette pratique, «les autorités comoriennes ne font pas de la reconduite de masse. C’est généralement à la personne de se manifester auprès des autorités. Si la personne, a avec elle, tous les documents attestant de sa situation, la PAF comorienne monte un dossier pour renvoyer la personne vers Mayotte ».

 

C’est sans doute le cas de Koulthouyoune Combo qui avait eu la prudence de garder sur elle, un vieux carnet de sa mère attestant de sa naissance à Mayotte, ainsi que le carnet médical confirmant qu’elle débute une grossesse et qu’elle avait un rendez-vous avec un médecin le 10 janvier, le jour où elle est arrêtée par la police mahoraise et expulsée.

 

Si l’on ignore le sort réservé à toutes ces personnes, le cas de Koulthouyoune Combo prouve que pour l’instant, ni le caractère officiel des documents remis par la PAF comorienne, ni la référence à un accord diplomatique entre la France et les Comores, n’ont eu aucun effet sur la PAF mahoraise, mais mettent en danger la vie des victimes ainsi condamnées à une double peine expulsion/refoulement.

 

Dans un état de santé fragilisé par son début de grossesse, Koulthouyoune a subi en une semaine, deux expulsions/refoulements, forcée à deux allers-retours en mer entre Mayotte et Anjouan , sans aucun moyen de subsistance, et passé des nuits à dormir à même le sol ou, au mieux, sur un simple matelas mousse au centre de rétention de Pamandzi et dans la zone d’attente du port de Mutsamudu. Expulsée pour une troisième fois vers Anjouan, Koulthouyoune y est restée. La PAF anjouanaise a finalement renoncé à poursuivre ce match de ping-pong avec la PAF mahoraise, au détriment de la santé physique et morale de la jeune. Une décision salutaire, mais qui laisse en suspend cette question : quelle est la validité des fameux accords entre la représentation française et les autorités comoriennes sur lesquels s'est référé la PAF de Mutsamudu pour refuser l'expulsion de Koulthouyoune? Encore une fois, ce sont les petites gens qui paient les atermoiements du gouvernement comorien sur ce serpent de mer que constitue "l'émigration" vers Mayotte.

 

 

Kamal Eddine Saindou

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LA THEORIE DE L’UNION-AFRICAINE

29 Janvier 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

LA THEORIE DE L’UNION-AFRICAINE SE DISQUALIFIE D’ELLE-MÊME FACE AUX AUTRES

LA THEORIE DE L'UNION-AFRICAINE SE DISQUALIFIE D'ELLE-MÊME FACE AUX AUTRES
              LA QUESTION DE LA GUERRE AU NORD DU MALI EST UN EXEMPLE VIVANT.
 
 
     La question de la guerre au nord du Mali est un exemple vivant,pour en définir,tout d’abord,notre organisation continentale,l’Union-africaine et pour en définir la faiblesse et la vulnérabilité de celle-ci.La théorie de l’union-africaine se disqualifie d’elle-même face aux autres,considérés,comme,étant d’une armée impérialiste et néo-colonialiste,qui est entraine de défendre ses intérêts économiques dans cette zone réputée très riche.Alors,que les soldats français et maliens se battent au nord du Mali,dans tous les fronts de guerre,nos présidents et chefs de gouvernement entourés de nos diplomates africains et étrangers,se sont réunis à Addis-Abeba en Éthiopie,dans le cadre de l’union-africaine,pour le 20e sommet de cette organisation continentale.Ce sommet a été dominé par la question malienne et la guerre menée au nord de ce pays contre les groupes terroristes.Nous avions assisté à un sommet de toutes les contradictions et de toutes les incompétences de nos gouvernants à mettre en œuvre les moyens nécessaires sur le terrain de la guerre,c’est à dire,des hommes et des armes,pour parvenir à aider un pays membre de l’organisation et exemplaire de liberté et de démocratie.Certains se disent être déçus du discours du secrétaire général des nations-unies,sur le silence tenu s’agissant des questions financières,tout en oubliant que Monsieur Ban KI-MOON a toujours été contre l’intervention au Mali,même,si,une résolution a été votée en décembre dernier.Une résolution qui avait fait fi,sur la date et sur les moyens à mettre sur cette intervention,dite,internationale.Ils ont,encore,oublié que les experts militaires de l’union-européenne ont statué et fixé l’opération en courant septembre 2013.Vous vous y rendiez compte,s’il a fallu attendre cette date,pour ainsi se décider ou pas à chasser ces bandits terroristes,qui n’obéissent qu’à la mort et à la destruction humaine et matérielle?C’est dans ce contexte que le président béninois avait profité de sa tribune,pour saluer et pour rendre un vibrant hommage au président français,d’avoir engagé son armée et ses matériels de guerre pour venir en aide à des populations maliennes menacées par des gangs et par des trafiquants de drogue.Comment,n’est pas salué d’une armée étrangère sur des conditions pareilles,livrées à des populations victimes,abandonnées et livrées à elles-mêmes et sans défense?Comment,vouliez-vous penser y mettre fin à cette tragédie humaine?En d’autre terme un peu plus politique,comment,vouliez-vous faire pour mettre fin à la politique dite de la France-Afrique,dans de telles conditions et circonstances,si,notre continent n’est pas à la mesure de se défendre?
     Est-ce que,réellement et sincèrement,notre continent n’est pas à la mesure et à la hauteur de se reconstituer d’une armée et de se défendre?Qu’est-ce nous bloque,réellement,dans un tel processus ou dans une telle démarche?Moi,personnellement,je ne le pense pas que l’Afrique manque des moyens et des hommes.Il nous manque tout simplement,de la volonté et du courage et surtout,il nous manque d’une réelle politique à ce que les choses changent,positivement.Ceux parmi nous,qui ont pensé à une politique africaine sont morts ou portés disparus.Mais,je ne crois pas que tous les pays africains ne sont pas capables de constituer d’une armée africaine d’intervention rapide,en cas de circonstances majeurs ou en cas de grandes catastrophes naturelles.Ce qui est très ridicule pour l’Afrique et pour nos présidents élus par défaut,c’est le fait que beau nombre d’eux,sont issus de nos armées africaines avec des grades supérieurs.Ils sont en grande majorité des généraux,mais,ils sont faits pour les coups d’État et non pas pour défendre leurs peuples et leurs nations.Ils ne sont même,pas capables de définir d’une stratégie globale et concertée de défense rapide sur le continent,alors,là,donner de l’argent,c’est le mot qui fâche.Hier,ils se sont mis d’accord avec les apports internationaux,pour mettre à la caisse un peu plus de 50 milliards de dollars,au service de la MISMA,la mission des nations-unies pour appuyer les armées africaines contre les groupes terroristes au nord du Mali.Alors,que les militaires maliens et français ont pu libérer une grande partie des zones occupées.Donc,Messieurs les présidents et Messieurs les diplomates,il ne fallait pas avoir de l’amertume,parce que l’armée française est venue au secours à une population abandonnée et livrée à elle-même?Ceux qui ont perdu leurs mains coupées,ceux qui ont été fouettés à mort,auraient aimé voir que cette intervention ait eu lieu depuis,très longtemps.C’est pourquoi,sans passer par quatre chemin,j’ai soutenu l’idée des présidents ivoirien,béninois,nigérien,à une telle intervention rapide,qui ne devrait pas s’arrêter,uniquement,sur cette zone prise en otage par des bandits,mais,de prendre en compte,également,la situation de corruption établie par nos officiers et sous-officiers,qui ne connaissent que des coups d’État et des rebellions pour arriver au pouvoir.Ces hommes,qui profitent de leurs armes,pour s’enrichir et pour s’interposer.Le cas du capitaine SANOGO doit être étudié et maîtrisé.Je le crois et le pense très sincèrement,que l’existence même de nos armées,dites,nationales,nécessiterait des interrogations,tant sur leurs rôles et tant sur leurs missions?S’il fallait entretenir des hommes et des femmes,pour la frime et pour la déstabilisation,alors,là,je suis très navré de le dire,mais,ils n’ont pas d’importance aux yeux de nos peuples et de nos nations.
    Quelle importance allions-nous accorder d’une telle institution militaire,qui nous coûte très cher,pour arriver à de tels résultats?Des armées nationales,qui ne sont pas à la mesure et à la hauteur de faire face à des rebelles et à des mercenaires,souvent,au nombre très limité?Il y a de quoi à se poser la question.Quelle en est l’origine de la faiblesse et de la vulnérabilité de nos armées?Par le vécu comorien,j’ose le dire,que cette faiblesse de nos armées vient du fait,que nos soldats sont,tout d’abord,au service d’un homme,d’un président et non au service d’une nation donnée.Chez nous,aux Comores,nous avions fait l’expérience et nous avions l’habitude de dire,l’armée du président Ali SOILIHI,d’Ahmed ABDALLAH et ainsi de suite suite,jusqu’à l’armée du colonel Azali Assoumani,qui,ce dernier l’avait démontré en faisant un coup d’État.D’ailleurs,en 1999,il s’est servi de son pistolet pour arriver au pouvoir.C’est par là,ce qui explique la faiblesse et la vulnérabilité de nos armées et cette incapacité de faire face,même,devant un fusil de chasse aux canards ou aux oies.Je me souviens encore,des dernières paroles du président Ali SOILIHI,je cite"quand le chef de l’État se fait arrêter,il fallait déposer les armes"Ce scénario a été la politique de notre armée nationale,jusqu’à 1999,où nos soldats ont tourné leurs armes contre les comoriens et contre leurs institutions de la République.Dans le cadre de ce 20e sommet,il a suffi d’écouter le discours de la présidente de la commission de l’union-africaine,Madame ZUMA,pour mieux comprendre le grand amertume de nos gouvernants et de mieux comprendre la difficulté de parvenir à mettre sur le rail d’une armée africaine d’intervention rapide.Nos présidents et nos grands diplomates sont envahis par la honte face à la force française,qui,d’ailleurs,avance avec succès sur le terrain africain.C’est une réalité,qui nous ronge et qui va nous ronger pour top  longtemps,aux yeux de tous les peuples africains.C’est une honte et un mépris à l’endroit de l’Afrique et à la mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour l’honneur et pour la dignité de l’Afrique et de la mémoire africaine,mais,aussi,à son histoire.C’est un constat très amer à avaler et à gérer,mais,nos gouvernants n’ont pas de valeurs morales,ni,politiques,donc,ils n’ont pas honte.Je ne pense pas que l’Afrique du sud ou le Nigeria manquent des avions et des matériels de guerre.Mais,c’est la preuve d’une lâcheté et d’une démission collective.Je dois rendre hommage au président Yayi BONI de tout ce qu’il avait fait durant cette période où il avait la présidence de l’union-africaine et l’histoire le dira d’elle-même.
Bakari Msaidié Haninga.

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Mahmoud.M.Elarif: "Il faut que chaque île jalouse l'autre"!

28 Janvier 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Mahamoud Mohamed Elarif : “Il faut que chacun dans son île fasse jalouser l’autre…”

Mohamed_Elarif


Le directeur de cabinet du gouverneur Anissi Chamsidine aborde dans cet entretien exclusif les grandes questions qui font La Une à Ndzuwani. Mahamoud Mohamed Elarif revient sur les réformes conduites dans l’île, évoque les projets sociaux et de développement, et la gestion des affaires. “En aucun moment nous n’avons bafoué les règles de la République. Je peux vous dire au contraire qu’à Ndzuwani, il se passe de bonnes choses qui ne se passent pas ailleurs… Ce type d’initiative traduit pleinement l’entente qu’il y a entre notre Exécutif et l’autorité fédérale”, défend-il.

Le gouverneur de Ndzuwani a remanié son conseil des commissaires, juste après la clôture du séminaire du gouvernement. Savez-vous ce qui a motivé ce changement? Quelles sont les priorités de la nouvelle équipe?

Les commissaires avaient un plan de travail, lequel a été évalué au mois de décembre dernier par le gouverneur. Cette année aussi, l’Exécutif avance selon un plan d’actions précis. Le gouverneur Anissi compose ses équipes suivant les objectifs qu’il se fixe. Jusqu’ici, son Exécutif a oeuvré pour instaurer plus de transparence dans la gestion des finances de l’île, en créant notamment un service d’inspection des finances. Grâce à notre système de sécurisation des recettes, celles-ci ont doublé. Elles sont passées de 260 millions en 2010 à 700 millions fin 2012. La taxe sur le girofle a contribué à rehausser ce chiffre, avec quelques 300 millions récoltées par an. Je vous rappelle que les réformes économiques et financières conduites à Ndzuwani ont, dans une large mesure, contribué à la réussite du programme Ippte. Notre Exécutif a pour cela, d’ailleurs, reçu les félicitations du Fonds monétaire international et du ministère des Finances. Mais passé ce cap, il nous faut maintenant évoluer.

Vers quoi exactement?

Notre Exécutif conduit, en ce moment, plusieurs projets sociaux et de développement. Nous construisons des pistes de communication vers les champs dans plusieurs localités, histoire de faciliter l’accès des cultivateurs à leurs terrains agricoles et ainsi booster le secteur. Volet médias et information, notre projet de réhabilitation et de numérisation de la Radio-télé Ndzuwani se concrétise. En mars prochain démarreront les travaux. Nous avions enregistré quelques retards dus au financement mais tout est, désormais, réglé puisque nous avons obtenu les prêts auprès d’institutions financières. Ce projet coûtera 200 millions. Les relais qui seront disposés partout dans l’île permettront, par ailleurs, à la radio nationale de pouvoir étendre son champ d’émission. Nous tenons beaucoup à ce projet car une grande partie de la population de l’île n’écoute que “Mayotte première”, puisque c’est la seule radio qu’elle peut recevoir. Un autre projet en cours est celui relatif à la construction des hôtels de ville dans toutes les communes de l’île. Le président de la République nous soutient financièrement dans ce vaste chantier. L’hôtel de ville de Vuani est déjà fini et l’on attend juste son inauguration. Ceux de Moya, Ongoju et Koni sont encore en chantier. Pendant qu’on construit les bâtiments, nous cherchons déjà leur équipement. En ce qui concerne le traitement des déchets, des sites sont déjà identifiés, il reste à faire les aménagements nécessaires. S’agissant de l’Education, vous savez sans doute que la terminale d’excellence est un projet que tout reconnait l’importance. 50 millions de francs par an y sont consacrés. Autrement dit, un élève de cette terminale coûte à la trésorerie de l’île deux millions par an.

Le gouvernement a placé son action sous le signe de la légalité. Ce concept est repris par le nouveau conseil des commissaires qui l’associe au premier abord au respect des règles de passation des marchés publics. Mais, par extension, que signifie ce mot dans les pratiques et le mode de gouvernance de l’Exécutif anjouanais?

La légalité, nous prenons le soin de nous y conformer à l’occasion de toutes nos actions. Le respect des règles de passation des marchés publics est un critère parmi d’autres qui définissent cette disposition à se conformer à la loi dans l’usage du pouvoir public. Pour le moment, l’on installe les structures nécessaires pour faire appliquer ces procédures. Le mécanisme sera prêt d’ici mars

Sur un tout autre sujet. Ndzuwani est trop souvent taxée d’électron libre au sein de la République, évoluant en rupture de celle-ci…

… Chacun dit ce qu’il croit savoir, nous sommes dans un pays de libre expression. Mais ce n’est pas pour rien que nous sommes félicités par le Fmi et le gouvernement pour notre gestion de l’île. Cela signifie, tout simplement, que nous nous sommes appliqués à la feuille de route édictée par l’Etat et ses partenaires financiers. En aucun moment nous n’avons bafoué les règles de la République. Nous sommes parfaitement au diapason avec le gouvernement central. Si ceux qui avancent cette thèse se réfèrent encore à la mesure qui a été prise concernant le riz, eh bien, si cela était à refaire, nous le referions! Nous étions dans notre rôle, à savoir celui de défendre les intérêts de nos administrés! Et Dieu merci, grâce à ce cri d’alarme, le problème a été résolu; il n’y a plus de pénurie de riz à Ndzuwani. A ce propos, la formule utilisée pour sortir de l’impasse est celle que nous avions préconisée, à savoir laisser les commerçants importer et à l’Onicor de superviser la commercialisation. C’est ce qui se passe maintenant et qui a mis fin à la crise. Je peux vous dire au contraire qu’à Ndzuwani, il se passe de bonnes choses qui ne se passent pas ailleurs. Ici, nous avons un conseil de sécurité, qui regroupe chaque semaine l’armée, les forces de l’ordre et les juges, pour évaluer ensemble les défis sécuritaires qui s’imposent. Ce type d’initiative traduit pleinement l’entente qu’il y a entre notre Exécutif et l’autorité fédérale.

 

Le port de Mutsamudu est le plus grand port du pays. Quelles sont vos domaines de compétence et que ce que vous envisagez pour concurrencer le port de Longoni, moins cher et aux délais plus courts de débarquement et d’embarquement?

 

La gestion des ports et des aéroports et la politique de leur développement reviennent à l’Union. Nous y figurons simplement comme l’oeil de l’Etat. Nous veillons à ce que les redevances du port aillent dans leurs comptes respectifs et que les projets d’investissement soient conduits comme prévu. Nous demandons l’aide à l’Etat pour les besoin du port, nous pouvons auditer ses finances...

Vous étiez commissaire aux Finances. Comment se passent les relations avec les Finances de l’Union surtout en matière de recouvrement des recettes douanières et fiscales?

La loi a bien fixé la répartition des recettes fiscales, il n’y a donc pas besoin d’improviser. Il se passe toutefois un problème: dans le cadre des recettes partagées entre l’Union et les îles, Ndzuwani verse toujours ce qu’il doit, mais en retour elle ne reçoit pas la totalité de sa quote-part, qui est de 25,7 %. Si nous incluons la part qui va aux salaires des fonctionnaires de l’île plus la totalité des subventions que nous accorde l’Etat, nous en sommes aux alentours de quatre cent millions de francs alors que cette quote-part devrait dépasser le milliard de francs. En 2012, les subventions que nous avons reçues, en dehors des salaires, n’ont pas dépassé deux cent millions. Mais nous devons toutefois relativiser les choses: nous remercions tout de même le gouvernement fédéral pour les efforts qu’il fait pour atteindre ce seuil car nous sommes bien conscients de la situation que traverse notre pays. Nous espérons toutefois que ça s’améliorera cette année.

A propos d’assainissement de la fonction publique. Un contrôle physique des fonctionnaires a été effectué en août dernier et selon nos sources, plus de six cent fonctionnaires fantômes ont été recensés dans l’île. Quelle suite l’Exécutif anjouanais a donné à ce contrôle?

… Ce chiffre me semble exagéré. Cependant il faut savoir que ces contrôles se poursuivent. Plusieurs cas d’agents fantômes ont effectivement été découverts, et certaines personnes qui touchaient des salaires illégaux sont mêmes en train de les rembourser. En tous cas, la masse salariale des fonctionnaires de l’île, qui est de 374,5 millions de francs, est restée stable depuis l’année dernière. Il est vrai toutefois, qu’il se pose d’autres problèmes chez nous. Comme vous le savez, la fonction publique insulaire emploie mille quatre-vingt-quatre agents dits “bénévoles”, essentiellement dans les secteurs de la Santé et de l’Education. Si tout ce monde devait arrêter de travailler aujourd’hui, certains établissements fermeraient. Vous savez aussi que cinq cent enseignants ne touchent toujours pas leurs indemnités de cinquante pour cent. Mais à propos des bénévoles, nous sommes en train d’identifier les vrais bénévoles, ceux qui sont employés à plein temps.

Parlons politique: appartenez-vous à un parti?

Je me reconnais dans la mouvance qui a conduit le gouvernement central et notre Exécutif aux affaires... … Mais cette mouvance-là semble avoir éclatée et aujourd’hui on parle plutôt de Radeco, de Pcp et d’autres encore… … Alors disons que je suis au centre de tous ceux-là; le rassembleur, en quelque sorte!

 

L’Exécutif de Anissi dont vous faites partie dès le début n’a fait qu’un an et demi. S’il fallait en ce moment persuader les Anjouanais de vous réaffirmer leur confiance, que leur diriez-vous?

 

Je dis simplement que tout le monde doit donner du sien pour qu’ensemble on avance. Nous qui tenons les rênes de l’île, sommes rémunérés par l’argent du contribuable. Alors nous ne pouvons avoir d’autre préoccupation que faire le tout pour répondre aux attentes de notre population. Aujourd’hui, l’Etat a allégé son fardeau avec la réduction de la dette extérieure. Il faut maintenant pérenniser la transparence dans la gestion des ressources publiques. Les salaires des fonctionnaires représentent plus de cinquante pour cent du budget national, il faut avoir pitié de la masse, que chacun parmi nous prenne ses responsabilités. Il faut que chacun dans son île fasse jalouser l’autre par des initiatives profitables à la masse.

Propos recueillis
par Sardou Moussa

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