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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Maria Galanta: Le capitaine d'armement en prison

30 Juin 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

 

Mayotte - Maria Galanta :
le capitaine d’armement en prison
Par Annette Lafond
 -  Justice
 
Mis en examen mardi dernier, le capitaine d’armement de la Maria Galanta vient d’être placé en détention provisoire. Les magistrats veulent comprendre ce qui s’est passé à bord du navire dans un marché très lucratif.
 

La Maria Galanta, un des navires de la compagnie de Michel Labourdère avec la Princesse Caroline
Crédit photo : A.L./Malango

 

 

 
 

 

 

Michel Labourdère, armateur du navire Maria Galanta depuis lequel un homme qui faisait l’objet d’une reconduite à la frontière avait sauté et s’était noyé, a subi un interrogatoire tout au long de la journée. Il est accusé d’homicide involontaire, de mise en danger de la vie d’autrui, et de non assistance à personne en danger. Son passage devant le juge des libertés et de la détention ne lui a pas permis d’éviter de partir ce soir en prison.

 

Michel Labourdère refusait de penser que ce passager provenait bien de son bateau lorsque nous l’avions interviewé, et les interrogations des enquêteurs s’étaient portées sur plusieurs points. Tout d’abord, la facilité avec laquelle plusieurs personnes avaient pu s’échapper du bateau pour regagner la plage à la nage ce jour là, alors que le capitaine d’armement certifiait que « l’absence de policiers à bord nécessitait de fermer les portes àclef par cadenas jusqu’à 5 miles après l’îlot M’tsamboro ».

Ensuite, l’alerte n’avait pas été donnée, et ce n’est qu’en découvrant le corps que le rapprochement avait été fait.

La boite noire qui avait été saisie aurait permis de mettre en évidence une vitesse deux fois inférieure à celle qui était prescrite à cet endroit du trajet, permettant éventuellement à quelqu’un de sauter du bateau.

 

Il faut souligner que l’enjeu financier est de taille puisque la compagnie est payée plus de 100 ¤ par passager par l’Etat français pour les reconduites d’adultes. Reconduites qui avaient atteints le chiffre de 26.405 en 2010 et qui avait permis à la compagnie qui arme le Maria Galanta de toucher un chèque de 1,8 millions d’euros.

A.L.

 

(Source : Malango Actualité)

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Me BACO: La Place d'Ibrahim Abdallah n'est pas la prison

30 Juin 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Me BACO: La Place d'Ibrahim Abdallah n'est pas la prison

Détournement présumé à la Snpsf : “la place du directeur Ibrahim Abdallah n’est pas en prison”

 

Avocat
C’est au nom de la Société nationale des postes et services financiers (Snpsf) que les deux avocats, Harmia Ahmed et Baco, se sont exprimés, mardi 28 juin, sur l’évolution de l’enquête en cours au sujet du détournement de fonds au sein de cet établissement public.

 

Selon eux, à voir comment l’enquête judiciaire est conduite, “ça suinte la méfiance“. Baco a montré qu’au lieu de parler de détournement, on se dirige vers une enquête sur la gestion de la société. “Nous ne demandons à la justice que de recouvrer l’argent détourné“, a-t-il déclaré. Les deux conseils de la Snpsf craignent que la banque postale ne perde sa crédibilité auprès de ses clients et estiment que cette affaire est “montée de toute pièces pour installer une crise de confiance entre la société et sa clientèle“. Et Harmia de lancer : “C’est une société d’Etat et pas n’importe laquelle, nous devons préserver cette confiance“.

 

Elle pense qu’ “On ne doit pas préserver des intérêts particuliers et nuire à la société d’Etat“. Les deux avocats ont laissé planer le doute quant à un possible “règlement de comptes pour des intérêts particuliers”. Par ailleurs, ils ont regretté que la prison soit devenue systématique pour, souvent, pas grand-chose. “C’est devenu un classique, dit maitre Harmia, de soupçonner quelqu’un, de l’emprisonner sans preuves et de finir par le relâcher“. Me Baco ne croit pas que “la place du directeur Ibrahim Abdallah soit en prison“.

 

 Selon lui, la complicité n’a rien à voir avec l’incompétence, la défaillance ou le manque de vigilance (ce qui, dans ce cas, requiert une sanction administrative). Tout en précisant qu’ils ne sont “pas les avocats du directeur suspendu de ses fonctions, ils ont montré que les faits devraient être prouvés avant qu’on décide de mettre une personne aux arrêts. “Le président a certes déclaré la guerre à la corruption mais n’a jamais dit d’incarcérer des gens sans preuves tangibles“, a conclu maitre Harmia.

Toyb Ahmed

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Conseil de l'île de Ngazidja : trois élus évacués de force

30 Juin 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Conseil de l’île de Ngazidja : trois élus évacués de force

La séance de questions-réponses du lundi 23 juin au Conseil de l'île de Ngazidja s'est achevée par l'intervention des forces de l'ordre qui ont évacué de l'hémicycle trois conseillers (Idi Bacar, Chamsoudine Soulé et Imam Mohamed) accusés de “troubler les travaux du conseil“. La séance devait débuter par la question du conseiller Soudjay Yassini, mais les trois conseillers cités l'en ont empêché. “Ces troubles commençaient à agacer et en ma qualité de président de cette institution, j'ai eu recours aux forces de l'ordre pour faire évacuer les conseillers frondeurs afin de pouvoir continuer les travaux“, a déclaré le président du conseil, Hassani Massoundi. Le parlement insulaire n'en est pas au premier incident du genre. Rappelons qu'à l'ouverture de cette session 2011, le 30 mai dernier, les conseillers du groupe Baobab avaient tenté de boycotter la cérémonie d'ouverture. Selon Idi Bacar, le groupe Baobab rejette la présidence de Hassani Massoundi et son cabinet. .“Nous contestons juridiquement et politiquement sa présidence car l'élection qui l'a conduit à la tête de notre institution est illégale. Ce dossier se trouve entre les mains de la justice et tant que la justice ne nous signifiera pas que Hassani Massoundi est légalement élu président de ce conseil, nous n'allons jamais le reconnaitre comme tel“, a-t-il ajouté. Suite à ces troubles, le président du conseil de l'île de Ngazidja dénonce ce comportement qu'il qualifie d'“irresponsable“ de la part de ces élus qui ne respecteraient pas les textes qui régissent l'institution. “J'interpelle les responsables des partis politiques en l'occurrence le Parti pour l'entente des comoriens (Pec) et le Front démocratique (Fd) dont les élus, avec de tels agissements, ne sont pas dignes de représenter la population“ nous a déclaré Massoundi. En ce qui concerne l'intervention des forces de l'ordre pour évacuer l'hémicycle, à en croire le conseiller Idi Bacar, “le président Hassani Massoundi ne devrait pas agir de la sorte. Nous sommes couverts par notre immunité. Avec cette immunité, le président n'a pas le droit de nous faire expulser de l'hémicycle. Nous voyons à plusieurs reprises à la télévision des séances parlementaires au cours desquelles les élus se bagarrent or il n'y a jamais eu l'intervention des forces de l'ordre“.

Mariata Moussa
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Des partisans du Baobab de la région de Dewa haussent le ton

29 Juin 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Des partisans du Baobab de la région de Dewa haussent le ton

Des partisans du Baobab de la région de Dewa haussent le ton

 

Fomboni (HZK-Presse) Un mois seulement depuis que le Dr Iklilou Dhoinine est investi à la magistrature suprême du pays, Anli Songo l’un des jeunes de la région de Dewa, périphérie de Fomboni centre (Salamani I et II, Mouzdalifa, Midzoueni, Cooperant et Hadoudja) qui ont soutenu activement contre vents et marrés le Baobab dans la reforme constitutionnelle mais surtout pour l’élection du candidat Ikililou et son vice président, se dit « très déçu et inquiet » et au nom de tous les jeunes qui étaient derrière lui, il s’est confié à HZK-Presse/La Gazette des Comores.

 

« Tous nos espoirs sont tombés à l’eau, c’est comme si nous n’avons pas voté » c’est ainsi que débute l’intervention d’Anli Songo, un jeune très influent dans la politique de la région et qui est le chef du quartier de Salamani II. Un maitre mâcon qui n’a jamais convoité un poste politique, mais qui fait la politique pour les jeunes qui sont derrière lui. Avec Anli Songo, on est certain d’avoir une mainmise dans ce quartier très populaire.

 

« Rien que pour s’informer de la situation de ces jeunes qui avaient pris tous les risques du monde pour lutter contre les barricadeurs, ces élus nous ignorent » dixit le jeune chef du quartier. « Pourtant les possibilités de trouver des emplois à ces jeunes sont là, car j’ai appris par eux mêmes, qu’il y a eu un recrutement d’agents de police alors qu’aucun de ces responsables ne nous a informé, tous ces jeunes m’accusent aujourd’hui de les avoir embarqués dans des histoires sans lendemain » dit-il.

 

Anli Songo se met à lancer un appel aux hommes politiques qui étaient avec eux hier, de prendre leur responsabilité car « ce sont des jeunes, à un moment donné je ne peux plus les contrôler, ils sont très impatients » a-t-il prévenu. « Et nous dire que le pouvoir viendra, les emplois se créeront, nous on trouve que ce n’est pas juste, si on avait au moins un poste on aurait pu prendre notre mal en patience, mais comme ce n’est pas le cas, c’est vraiment regrettable, et la région n’a plus quelqu’un parmi nous pour défendre le régime Ikililou, donc c’est très inquiétant pour nous et pour l’avenir » pense-t-il.

 

« Aujourd’hui, aucun de ces responsables ne se souvient de moi alors que pendant la période des émeutes à Mohéli où l’ile s’embrasait et pendant la période de la campagne électorale j’étais pris pour un grand leader des jeunes qui était consulté à tout moment, sur toutes les décisions, et on m’appelait toutes les minutes » se souvient encore lavillagecomme on l’appelle ici.

 

N’est-il pas trop tôt pour perdre de l’espoir étant donné les nouvelles perspectives qui se profilent à l’horizon ? Une question que Songo répondra ainsi : « Je ne parle pas de Salamani II seulement, mais c’est toute la région de Dewa, une grande région et dans toutes les nominations aucun nom d’un natif de cette région n’est prononcé, à part le préfet du centre alors que depuis le temps de Fazul ce poste était toujours dans cette région. »

 

Il est à rappeler que lors de la campagne des élections primaires l’actuel chef de l’Etat aurait dit à ces jeunes comme partout ailleurs, qu’une fois au pouvoir il ne changera pas un agent de l’Etat qui est productif dans son service. Et pour savoir quel changement attendent Anli Songo et ses jeunes, ce chef de quartier estime que c’est contraire à ce qu’il voit, « des postes se créent tous les jours » selon celui qui dit avoir beaucoup contribué à la popularité du vice président mohélien. « Nous avons sillonné toute l’ile, une voiture à notre disposition, pour rehausser sa popularité, alors que je n’ai jamais demandé un poste politique mais seulement des emplois pour nos jeunes » dira ce maitre mâcon, élève de l’ingénieur député Ahmed Daroumi.

 

A la question de savoir s’ils sont allés voir le Président ou le Vice-président pour en parler, là encore Anli Songo s’explique, « sincèrement non. Mais j’ai toujours dit que ceux qui ont leur Bac+10 c’est mieux d’aller chercher un autre boulot qui leur convienne plutôt que de faire la politique, car ils viennent pendant la campagne électorale se déguiser en parents proches, en amis, or une fois au pouvoir on ne les voit plus et ils ne décrochent même pas leur téléphone ». « Aujourd’hui j’ai appris que ceux qui ne sont pas fonctionnaires n’ont droit à aucun poste politique, pourquoi on ne nous l’a pas dit pendant la campagne ? » Se demande-t-il ?

 

Mouayad Salim

/hzkpresse/06h00

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Allocution de Son Excellence la Première Dame de l'Union des Comores à l'occasion du Dîner offert à Son Excellence la Première Dame de la République Unie de Tanzanie

29 Juin 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Allocution de Son Excellence la Première Dame de l’Union des Comores à l’occasion du Dîner offert à Son Excellence la Première Dame de la République Unie de Tanzanie
Allocution de Son Excellence Madame Hadidja Aboubakar IKILILOU DHOININE Première Dame de l'Union des Comores A l'occasion du Dîner offert à Son Excellence Mama Salma KIKWETE Première Dame de la République Unie de Tanzanie 
Moroni, 28 juin 2011
Madame la Première Dame,
Je voudrais, tout d'abord, souhaiter très chaleureusement à vous et à votre délégation, la bienvenue aux Comores et former le vœu que vous gardiez de votre séjour parmi nous un souvenir aussi bon et aussi fort, que celui que nous conservons nous-mêmes, à chacune de nos visites dans votre pays.
Chère sœur, Honorable assistance,
La visite que vous effectuez en Union des Comores nous honore parce que vous êtes la Première Dame d'un pays que tous les Comoriens admirent et respectent.
Vous êtes la Première Dame d'un pays que nous admirons pour toutes les grandes figures qui ont façonné son histoire récente et qui lui ont donné sa place dans la Communauté des Nations : le Président Mwalimu Julius Nyerere, Al Hadj Ali Hassan Mouigni, le Président Benjamin William Mkapa et bien entendu le Président KIKWETE.
La Tanzanie, est considérée par tout comorien, comme sa seconde patrie ; elle est admirée et respectée, pour son hospitalité, sa générosité et le soutien indéfectible qu'elle a toujours apporté aux Comores.
En effet, les Comoriens n'ont jamais oublié le rôle que votre pays a joué dans le processus de libération nationale des Comores alors sous domination coloniale et dans l'éradication du séparatisme à Anjouan, en 2008.
Pour tout cela, permettez-moi alors de redire, à travers vous, toute notre gratitude au peuple tanzanien et exprimer à nouveau notre reconnaissance à Son Excellence le Président KIKWETE Votre Epoux, pour son engagement en faveur de la paix, de l'intégrité territoriale et du processus de réconciliation nationale aux Comores.
Madame,
Les relations entre Comoriens et tanzaniens durent depuis des siècles.
Elles sont renforcées par notre voisinage, certains endroits de la Tanzanie étant à une demi heure seulement des Comores.
Elles sont renforcées également par le swahili, cette belle langue que nous avons en partage, très proche du comorien et familière à beaucoup de Comoriens.
En outre, la Tanzanie devient chaque jour davantage, un des premiers partenaires économiques des Comores.
Ainsi, la Santé, l'Agriculture, le Commerce, l'Enseignement supérieur, la Culture, la lutte contre le terrorisme, la lutte pour l'autonomisation des femmes et contre la pauvreté sont autant de domaines que nous pouvons promouvoir ensemble.
Madame la Première Dame et Chère sœur,
Votre visite est, par conséquent, pour nous tous, un rappel de ce message de confiance, de solidarité et d'amitié qui unit nos deux peuples frères.
Je vous remercie, encore une fois, d'avoir accepté notre invitation.
Pour conclure, je vous invite tous, honorable délégation de la Tanzanie ainsi que vous mes Chères compatriotes à partager ce repas que nous offrons, en l'honneur de notre Chère Sœur.
MWISHO, NAPENDRA KUKU HAKIKISHIYA, URAFIKI NA HISHMA ZA WANANCI WAKOMORO KWAKO, NA KWA RAISI KIKWETE NA NDRUGU ZAWO WA TANZANIYA. AHSANTENI
Vive la Tanzanie, Vive les Comores, Vive l'amitié et la coopération entre nos deux pays !
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IKILILOU DHOININE, TRENTE JOURS A BEIT-SALAM

28 Juin 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

IKILILOU DHOININE, TRENTE JOURS A BEIT-SALAM

Ikililou Dhoinine, trente jours après son investiture

 
 
Le dimanche 26 juin, le président Ikililou Dhoinine totalisait trente jours depuis qu’il a pris les rênes de notre pays. Crise dans l’enseignement, affaire Snpsf, multiplication des meurtres,...son premier gouvernement n’aura bénéficié d’aucun répit. En un mois, il a eu plus à éteindre des incendies et à gérer des urgences qu’à se pencher sérieusement sur les grandes questions de la nation.
 


Aussitôt investi président de la République, le 26 juin dernier, Dr Ikililou Dhoinine a hérité d’un dossier explosif : la grève des enseignants, qui entrait dans sa deuxième semaine. Selon des sources proches du palais de Beit-salam, ce dossier aurait dicté le choix de Mohamed Issimaila au ministère de l’Education nationale. Ce professeur de philosophie, proche des milieux syndicaux, est surtout connu pour ses talents de négociateur. Mais, l’équation relevait d’un casse-tête chinois. Entre les exigences des enseignants (application de la nouvelle grille indiciaire) et les possibilités financières de l’Etat, les négociations ont failli tourner au dialogue des sourds. Après une manifestation dans les rues de Moroni, les élèves menaçaient de passer à la vitesse supérieure. Le spectre d’une année blanche planait encore sur l’école publique.
 
 
Devant ce blocage, le gouvernement a décidé de lâcher du lest et de maintenir la nouvelle grille en attendant la fin de l’opération de contrôle des agents de la fonction publique. Les deux parties se sont ensuite convenues d’un calendrier d’apurement des reliquats des cinq mois de salaires déjà versés aux fonctionnaires. Le 16 juin, enseignants et élèves ont repris le chemin des classes.


Mais, aussitôt cette crise désamorcée, le gouvernement devait faire face à une autre affaire, celle du détournement de plus d’un demi-milliard de francs à la Société nationale des postes et services financiers (Snpsf). A en croire plusieurs témoignages concordants, c’est la présidence de la République qui aurait exigé que le dossier soit déféré au parquet. Une procédure de règlement à l’amiable aurait été en cours. Le président Ikililou Dhoinine, qui vient de déclarer la guerre à la corruption, joue sa crédibilité sur cette affaire. De sa capacité à résister à toutes les pressions (en vue d’étouffer l’enquête) dépend, en grande partie, le sérieux de son combat et de ses déclarations contre les malversations publiques.
 
 
Au-delà des discours et autres formules empreints de bonnes intentions, il faut surtout des actes. ‘‘S’il suffisait de parler pour que les choses changent, il y a longtemps que les Comores auraient rejoint le club des pays émergents’’ ironise un observateur averti des Comores.


En trente jours, le président Ikililou a aussi vu la société nationale de distribution d’eau et d’électricité, Ma-mwé, plonger dans une situation critique. Sa capacité de production d’énergie s’est effondrée. Des régions entières à Ngazidja sont privées de courant voici plusieurs semaines. Et la capitale, jusque-là à l’abri des délestages, vient d’être soumise à un régime sévère de rationnement électrique. Pour la première année du mandat d’Ikililou Dhoinine, les Comoriens risquent de passer le mois saint de ramadan dans le noir. Une situation qui rappelle un bien mauvais souvenir de l’année 1997.
 
 
Le gouvernement comorien doit impérativement éviter ce cauchemar à la population. Des voix, notamment au sein même de la Ma-mwé, commencent à dénoncer le contrat entre les Comores et Semlex. Les autorités nationales sont appelées à se pencher sérieusement sur ce contrat qui coûte à la Ma-mwé la bagatelle 25 millions de fc par mois alors que la fourniture du courant n’a jamais été aussi irrégulière et hypothétique. L’énergie fait partie des grands dossiers auxquels doit s’attaquer le nouveau pouvoir. Il ne s’agit pas ici de proposer des solutions de replâtrage, mais d’apporter des remèdes qui puissent guérir le malade une bonne fois pour toutes.


L’autre sujet qui aura accaparé l’attention des nouvelles autorités est celui de la multiplication des meurtres. En l’espace de trente jours, on a recensé quatre crimes crapuleux. C’en est trop pour ce pays jusqu’ici connu pour sa tranquillité et son islam tolérant. Jamais l’insécurité n’a atteint un tel niveau de cruauté. L’affaire Kouva, du nom de ce paisible professeur assassiné à son domicile de Mavingouni, montre, s’il en est besoin, l’urgence pour le gouvernement de prendre des mesures draconiennes pour arrêter l’hémorragie.
 
 
Un archipel qui entend faire du tourisme l’un de ses secteurs de développement ne peut rester de marbre devant cette poussée de la criminalité. Certes, en comparaison avec d’autres pays de la région, les Comores sont loin d’être un ‘‘Etat pas sûr’’, il n’en reste pas moins vrai que la situation sécuritaire s’est davantage dégradée ces dernières années.



Si, en un mois de pouvoir, on peut imprimer une marque à la présidence d’Ikililou Dhoinine, c’est bien cette croisade que le chef de l’Etat vient de déclencher contre la corruption. En promulguant la loi N° 08-013 du 25 juillet 2008 relative à la transparence des activités publique, économique, financière et sociale, il donne des gages de bonne volonté. Encore faut-il, comme nous l’avons dit en haut, traduite en actes cette volonté politique. La mise en place d’un organe de lutte contre la corruption constituera sans doute une avancée notable sur le chemin de la moralisation de la vie publique. Le développement des Comores est à ce prix.

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MAYOTTE : Michel Labourdère en garde à vue avec le capitaine du Maria Galanta et un marin

28 Juin 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

MAYOTTE : Michel Labourdère en garde à vue avec le capitaine du Maria Galanta et un marin Décidemment la justice met le turbo. Après les gardes à vue de personnalités du monde du barreau et de la politique, voilà que le monde des affaires est touché puisque la nouvelle du placement en garde à vue de l'armateur du « Maria Galanta » l'homme d'affaires Michel Labourdère, a fait le tour de l'île rapidement hier. On peine à imaginer que ce personnage très discret de la vie Mahoraise, fuyant les mondanités et autres pinces-fesses et qui mène ses affaires tranquillement, puisse se retrouver en garde à vue suite à une commission rogatoire délivrée à son encontre par le doyen des juges d'instruction, Hakim Karki qui en a confié l'exécution aux gendarmes de la section de recherches. Pourquoi cet homme d'affaires s'est-il retrouvé dans le viseur de la Justice en compagnie du capitaine du navire et d'un des hommes d'équipages du « Maria Galanta » ? La réponse se trouve en partie dans une triste affaire d'évasion du navire, qui s'est terminée tragiquement par la noyade d'un des clandestins qui avait sauté par-dessus bord pour éviter d'être ramené à Anjouan. Le drame s'était joué le 30 octobre 2010 (voir nos éditons du 2 et 3 novembre 2010) lorsque le « Maria Galanta » repartait vers Anjouan pour y ramener des clandestins. Alors que le navire suivait le chenal vers la passe de Longoni pour sortir du lagon, à la hauteur  de Koungou, cinq clandestins ont sauté par-dessus bord pour regagner la rive à la nage. Le navire a continué sa route vers Anjouan et ce n'est qu'une fois arrivé sur l'île voisine que l'équipage s'est rendu compte qu'il manquait cinq passagers. Au lieu de donner l'alerte immédiatement, personne n'a rien dit, préférant garder le silence. Pendant ce temps les cinq candidats à la liberté pataugeaient dans l'eau pour regagner la rive tant bien que mal à la nage. Alors que quatre des fuyards avaient réussi à rejoindre la plage, le dernier extrêmement épuisé, n'eut pas la force d'arriver jusqu'au rivage et coula à pic. Son cadavre fut découvert le lendemain sur la plage de Koungou et ce n'est qu'à ce moment-là que |'alerte fut donnée  et qu'on apprit ce qui s'était passé. C'est donc dès le début de l'enquête que de lourds soupçons d'omerta planaient puisque dans un point presse donné le lendemain du drame, le procureur de la République, ce dernier laissait entendre que de larges zones d'ombre planaient sur cette affaire. « Ce qui est troublant, c'est qu'aucune alerte pour le déclenchement des secours n'a été lancée » disait le procureur Faisandier lors de son point presse le 2 novembre dernier. Alors pourquoi ce silence ? La commission rogatoire permettra sans doute aux enquêteurs de faire la lumière sur les circonstances de cette triste histoire. L'alerte n'a-t- elle pas été donnée volontairement pour ne pas voir immobiliser le navire pour les besoins de l'enquête et ainsi continuer à assurer les lucratives rotations de clandestins, où pour une autre raison ? D'autant qu'en principe les portes devaient être fermées pour éviter justement aux reconduits dans leur pays d'origine de tenter de se faire la belle pendant la traversée. On apprenait hier soir que la garde à vue de Michel Labourdère du capitaine du navire et du membre d'équipage, avait été prolongée. Michel Labourdère et les deux autres gardés à vue risquent d'être mis en examen dans la journée d'aujourd'hui. 
 
D.H. 
Source : Les Nouvelles de Mayotte n°1549 du 28 juin 2011
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“le relais qui rassure”

28 Juin 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

IKILILOU EST-IL L'HOMME DE PAILLE DE SAMBI

 

Le président Ikililou Dhoinine, qui se présente comme “le relais qui rassure” parviendra t-il à s'émanciper de son encombrant prédécesseur?

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MANDAT D'ARRÊT CONTRE KADHAFI

28 Juin 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

MANDAT D'ARRÊT CONTRE KADHAFI

La Cour pénale internationale dira lundi en début d’après-midi si elle délivre ou non un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité contre le colonel Mouammar Kadhafi, qui pourrait devenir le second chef d’Etat poursuivi par la CPI, après le président soudanais Omar el-Béchir. La décision des juges doit être rendue à 13H00 (11H00 GMT), lors d’une audience publique à La Haye, au moment où la campagne de bombardements des pays membres de l’Otan dure depuis cent jours et où le conflit s’enlise. Le procureur Luis Moreno-Ocampo avait demandé le 16 mai aux juges de lancer des mandats d’arrêt contre le colonel Kadhafi, son fils Seif Al-Islam et le chef des services de renseignements libyens, Abdallah Al-Senoussi.

 

Ils sont tous trois soupçonnés de meurtres et de persécutions constitutifs de crimes contre l’humanité commis par les forces de sécurité sur la population civile libyenne depuis le 15 février, notamment à Tripoli, Benghazi et Misrata. La révolte en Libye a fait des milliers de morts, selon le procureur de la CPI, et entraîné la fuite à l’étranger de près de 650.000 Libyens et le déplacement à l’intérieur du pays de 243.000 autres, selon l’ONU. "Des crimes continuent (à être commis) aujourd’hui en Libye. Pour arrêter les crimes et protéger les civils en Libye, Kadhafi doit être arrêté", avait affirmé dimanche M. Moreno-Ocampo.

 

Au nom de l’Afrique, le président sud-africain Jacob Zuma avait haussé le ton dimanche face à l’OTAN, soulignant qu’elle n’avait pas été mandatée par l’ONU pour conduire "l’assassinat politique" de M. Kadhafi. Sur le terrain, la rébellion avait repoussé dimanche les forces loyalistes de 20 km, et se trouvait à environ 50 km de la capitale, remontant vers le verrou stratégique de Bir Al-Ghanam. Selon le chef de la diplomatie française Alain Juppé, "des contacts ont lieu" entre représentants du régime libyen et rebelles, portant notamment sur le sort du colonel Kadhafi, qui refuse de quitter le pouvoir. Saisi par le Conseil de sécurité des Nations unies le 26 février, soit deux semaines seulement après l’éclatement de la révolte en Libye, le procureur de la CPI avait ouvert son enquête le 3 mars.

 

"Les preuves démontrent que Kadhafi a conçu un plan pour réprimer les manifestations populaires de février par tous les moyens, dont l’utilisation de violence extrême et meurtrière", affirme M. Moreno-Ocampo dans sa requête. Seif al-Islam, 39 ans, "Premier ministre de facto", et Abdallah Al-Sanoussi, 62 ans, "bras droit" du colonel Kadhafi, ont "joué un rôle clé dans la mise en oeuvre de ce plan", selon M. Moreno-Ocampo. Les trois hommes sont, estime-t-il, "criminellement responsables des meurtres, arrestations, détentions, disparitions et mauvais traitement contre des manifestants non armés et des dissidents présumés commis par les forces de sécurité libyennes depuis le 15 février".

 

Un seul chef d’Etat en exercice, le président soudanais Omar el-Béchir, fait jusqu’ici l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI. Recherché pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre au Darfour (Soudan), M. Béchir ne reconnaît pas la compétence de la Cour, qu’il défie régulièrement. Entrée en fonction en 2002, la CPI ne dispose d’aucune force de police propre et dépend de la volonté des Etats pour l’exécution des mandats d’arrêt. La Cour a compétence en Libye en vertu de la résolution du Conseil de sécurité du 26 février, ce que contestent les autorités libyennes qui affirment ne pas être "concernées" par ses décisions, n’ayant pas ratifié le statut de Rome, son traité fondateur. La CPI est le premier tribunal international permanent chargé de poursuivre les auteurs présumés de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

© 2011 AFP / Par Marie-Laure MICHEL

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Interview: Luc hallade revenir au dialogue

28 Juin 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Interview: Luc hallade revenir au dialogue
Luc Hallade : « Revenir au dialogue et à la négociation bilatérale»
 

Après trois ans de séjour comme ambassadeur de France aux Comores, Luc Hallade est nommé ambassadeur de France à Kinshasa (RDC). En exclusivité pour Albalad, il a parlé des relations entre les deux pays, précisant que la récente crise au sujet de Mayotte relève du passé.

 

Vous quittez les Comores après trois ans comme ambassadeur de France aux Comores. Voudriez-vous nous faire le point des relations entre Paris et Moroni ?


Les relations franco-comoriennes sont bonnes. Elles ont certes connu quelques tensions qui sont désormais apaisées. Les Comores et la France partagent, non seulement une histoire et une langue communes, mais aussi une population : 300.000 Comoriens ou personnes d'origine comorienne vivent sur le sol français. Il y a une réelle volonté affichée par les nouvelles autorités comoriennes de décrisper les relations bilatérales, d'avancer de façon pragmatique vers l'apaisement du contentieux sur Mayotte et de raffermir les liens de tous ordres, y compris économiques, avec la France.


Quelles ont été les grandes actions ayant marqué votre mission aux Comores durant votre séjour?


J'ai plutôt tendance à mettre en avant la multiplication des actions de développement à la base, au niveau des villages, des communes sur les trois îles qui ont, j'espère, contribué à convaincre les Comoriens qu'au-delà des relations diplomatiques et politiques, la France et son ambassadeur ont souhaité afficher et raffermir les liens de solidarité entre nos deux pays et contribuer concrètement à l'amélioration des conditions de vie de nombreux Comoriens, sur tout le territoire. J'ai effectué de nombreuses visites de terrain qui m'ont permis de rencontrer beaucoup de Comoriens, de toutes conditions, d'aller vers la population, qui m'a toujours et partout remarquablement bien accueilli, dans la tradition d'hospitalité des Comores.


 A cause de Mayotte, les relations entre Paris et Moroni s'étaient tendues récemment. Comment avez-vous vécu cette crise qui s'est rapidement tassée?


J'ai été choqué par les attaques violentes dont la France et moi-même avons fait l'objet de la part de certains responsables politiques, pourtant censés rechercher l'apaisement plutôt que les tensions entre les deux pays. Heureusement, cette crise est maintenant derrière nous. Espérons que cette leçon sera utile à l'avenir.


La tension était à tel point que des officiels comoriens avaient demandé votre départ. Votre départ, aujourd'hui, découlerait-il de cette demande?


Bien sûr que non ! Il était programmé depuis longtemps, puisque la durée normale d'un mandat d'ambassadeur dans un pays, quel qu'il soit, est de 3 ans. Je suis arrivé aux Comores le 3 juillet 2008. Je les quitterai le 1er juillet 2011. C'est tout à fait normal. J'ai été nommé, par le Président Nicolas Sarkozy, Ambassadeur de France à Kinshasa (République Démocratique du Congo). Je suis fier de la confiance que m'a accordée le Président de la République en me nommant Ambassadeur dans un pays avec lequel nous avons aussi des relations très fortes et dont la stabilité est essentielle au développement de toute l'Afrique centrale.


Vous aviez dit, un jour, souhaiter des relations denses entre les deux pays. Croyez-vous cela possible avec ce contentieux vieux de 36 ans que constitue Mayotte?


Je reste convaincu que le contentieux sur Mayotte est surmontable et qu'en tout cas, nous pouvons, malgré ce contentieux, maintenir et développer des relations apaisées entre nos deux pays. C'est notre intérêt commun et je ne doute pas que la volonté affichée de part et d'autre d'avancer vers des solutions pragmatiques permette d'éviter de nouvelles tensions.


Comment mettre un terme à ce problème qui oppose deux pays condamnés, pourtant, à s'entendre?


Il faut revenir au dialogue et à la négociation bilatérale. Je salue à cet égard la volonté exprimée à plusieurs reprises par le Président Ikililou de favoriser l'association des Mahorais à ce dialogue et à ce rapprochement nécessaires entre les îles.


Comment appréciez-vous les débuts du président Ikililou qui vient d'entrer en fonctions?


Je salue les premières décisions et initiatives prises par le Président Ikililou. La France se réjouit de sa volonté affichée de lutter contre la corruption, véritable cancer de la société, de réformer l'administration, d'introduire plus de rigueur et de transparence dans la gestion des biens et des finances publiques, de même que dans celle des sociétés d'Etat. Tout cela va dans le bon sens, celui du développement du pays, et la France appuie ces efforts, comme en témoigne la convention d'aide budgétaire que j'ai signée le 17 juin avec le MIREX, qui prévoit d'accompagner la réforme de l'Etat et de ses différentes institutions initiée par le Président Ikililou.

MOHAMED HASSANI
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