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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Comores: Processus électoral - la Totale Confusion

1 Octobre 2010 , Rédigé par aimons les comores

Comores: Processus électoral - la Totale Confusion

 La Ceni se réunit demain pour statuer après la controverse sur le repport.

 

Le comité de suivi a annoncé mardi 28 septembre “ un réajustement technique du chronogramme s’agissant surtout de la date du premier tour“. Selon les premières déclarations, les primaires et le premier tour seraient reportés de “quelques jours“, sans pour autant préciser la date.


Quelques heures plus tard, le ministre de la Fonction publique, Saendou Djazila, a démenti cette “annonce“. Selon le ministre, il ne revient pas au comité de suivi de “changer les dates prévues par le chronogramme“.
Saendou Djazila avait par ailleurs “précisé” que ni le gouvernement ni la Ceni n’étaient au courant de cette annonce, ce que semble nier le comité de suivi.
Houmed Msaidié, rapporteur du comité de suivi, s’est même étonné de la réaction de Djazila vue que “tous les signataires de l’accord de Beit-Salam sont représentés au sein du comité de suivi“, affirme-t-il. Il a affirmé que le représentant du président était bien présent dans les rencontres durant lesquelles la décision de reporter le premier tour a été prise.
Du côté de la Ceni, on ne “prend pas position dans cette histoire” et on prône le consensus. “Nous avons émis un avis technique sur le possible report du premier tour, initialement prévu pour le 7 novembre prochain“, a confié Mzé Dafine Said, commissaire chargé de la sensibilisation et de la communication. La Ceni, qui devra se réunir demain vendredi pour statuer sur les dates des élections, justifie le possible report par “l’écueil par rapport au financement des élections ce qui a eu une incidence sur la révision des listes électorales“, comme l’avait indiqué mardi le comité suivi.
Alors que le ministre des Finances Mohamed Bacar Dossar venait de décider le déboursement de 200.000 millions de francs pour les travaux sur les listes électorales, celui de la Fonction publique, Saendou Djazila, s’est appuyé sur les lois en vigueur pour qualifier d’illégale cette opération. “Cette question des cartes et des listes électorales a été présentée en conseil de ministres“, a affirmé Houmeid Msaidié avant d’ajouter que “le ministre Dossar n’aurait pas unilatéralement décidé d’engager le gouvernement dans ce financement“.
Un problème juridique se pose désormais. Il est formellement interdit de “procéder à des opérations de révisions des listes électorales après la convocation du corps électoral’’. Dans une correspondance adressée au président de la Ceni le 18 septembre, le président de la Cour Constitutionnelle (Cc) a demandé “de prendre toutes les dispositions nécessaires et diligentes afin que les élections se tiennent dans les délais impartis“, à savoir les 7 novembre et 26 décembre.
Dans l’intérêt général, “toutes le parties doivent trouver un consensus sur ce possible report. Toutefois, même si le comité de suivi a émis des observations, c’est au président Sambi de faire le décret d’officialisation, à la demande de la Ceni“, a indiqué Abbas Mohamed El-Had, directeur de cabinet du président de la Cc.
Actuellement, on parle de moins en mois de “révision de listes“, mais de “refonte du fichier électoral“. Selon plusieurs interlocuteurs, “l’actuel fichier est infecté et le logiciel accessible au grand public“. Parallèlement, des projections de la Ceni ont attesté que “toutes les opérations pour un nouveau recensement devrait durer au total 45 jours à compter du 28 septembre dernier“.
Sachant aussi que la refonte du fichier électorale et la campagne ne peuvent pas se dérouler parallèlement et que cette dernière dure au minimum vingt jours, le premier tour pourrait avoir lieu entre le dernier dimanche de novembre et le premier de décembre mais aucune instance n’a voulu se prononcer. Surtout que “durant toutes les rencontres, la date du 26 décembre reste à l’unanimité programmer pour le second tour“.
D’ici à l’officialisation de nouvelles dates pour les élections harmonisées, seules les dates issues de l’accord du 16 juin dernier seront prises en compte. C’est pour cela que la Cc n’a pas annulé les décisions de son dernier arrêt qui appelle les candidats qui auraient des responsabilités à démissionner au plus tard le 1er octobre prochain. Si les dates changent, la campagne électorale ne pourrait plus commencer en octobre et la Cour, pourrait décider de revoir sa décision.

Irchad Ousseine Djoubeire  - Alwatwan
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Une résolution parlementaire contre les accords de défense?

30 Septembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

Une résolution parlementaire contre les accords de défense?


Publié par inoussa

J'ai rencontré tel président, vu tel roi qui a accepté de nous aider, discuté avec tel vice-ministre,....Le discours du président Sambi de ce matin au Palais du Peuple n'était, en fait, qu'un compte rendu détaillé de son voyage aux Etats-Unis. Pourtant, si on y regard de près, la diplomatie comorienne n'a rien fait de si magique pour mériter toute cette apologie. La question de Mayotte n'a pas été inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée générale, ni discutée lors du débat général. Ce qui aurait pu constituer un succès de taille de la part de notre ministère des Affaires étrangères. Rien de tel. Le chef de l'Etat a tout simplement profité de son temps de parole pour réaffirmer l'appartenance de Mayotte aux Comores et tirer à boulets rouges sur la France.

A la veille des primaires de Mohéli, le pouvoir a tout simplement voulu transformer un simple fait de l'actualité en une victoire politique en espérant engranger des voix chez les indécis et ouvrir un boulevard au candidat Iklilou Dhoinine. Il faut dire que ce discours de Sambi à New York n'a été aussi audacieux que celui de Said Kafé en 1985. Pourtant, on n'en a jamais fait un tel tintammarre. Après tout, quoi d'anormal et de si particulier quand un président de la République défend les frontières de son pays. Ce qui l'est moins en revanche, c'est lorsque son ministre des affaires étrangères signe des accords de défense avec la puissance coloniale en lui accordant la surveillance des frontières nationales (notamment maritimes) pendant qu'elle occupe une partie du territoire. On aurait aimé entendre le chef de l'Etat sur cette affaire.

Les parlementaires comoriens s'appreteraient à adopter une résolution condamnant ces accords lors de sa session ordinaire qui s'ouvre demain. Sûrement, les députés proches du parti Orange ont trouvé là une occasion en or pour laminer leur bête noire, Fahmi Said Ibrahim. Mais, ce dernier ne pêche-t-il pas aussi par amateurisme?
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AFFAIRE Général Salimou: Des femmes de ngazidja ont saisi la cour constitutionnelle

30 Septembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

AFFAIRE Général Salimou: Des femmes de ngazidja ont saisi la cour constitutionnelle

Affaire Général Salimou: Des femmes de Ngazidja ont saisi la Cour Constitutionnelle

Mercredi 29 Septembre 2010

Des femmes de Ngazidja ont saisi la Cour Constitutionnelle pour dénoncer la mise en résidence surveillée du Général Salimou Mohamed Amiri et sa destitution du poste de ched d'état-major de l'armée. Voici, ci-après le texte de la saisine telle que formulée par ces femmes.

Objet : Saisine de la Cour constitutionnelle

Monsieur le président,

Le pays est administré généralement d’une manière confuse, avec des intentions essentiellement subjectives : il s’empare, de plus en plus, par l’emploi de toutes ruse et manœuvre, de l’identité de la jungle. L’incertitude a pris le dessus pendant des mesures anticonstitutionnelles sont prises ici et là. Et on a l’impression que le pays est pris en otage par un groupe de gens. D’ailleurs tout le monde dans le pays s’interroge sur la valeur, la portée et le sens tant de la Constitution que le peuple comorien s’est librement donné, que des décisions de la Cour constitutionnelle, organe chargé de sanctionner tout acte anticonstitutionnel et dont les décisions sont sans recours.

Monsieur le président,

Nous avons fait le constat selon lequel l’enquête sur l’assassinat du Colonel Combo Ayouba est conduite de façon partiale et inique, en ce que des droits et libertés fondamentaux dont l’organe que vous dirigez assure les respect et garantie, sont bafoués. Dans le cadre de cette enquête, nous nous sommes posé des questions sur la décision du juge d’instruction chargé du dossier de mettre le Général Salimou Mohamed Amiri en résidence surveillée. Or aucun chef d’accusation n’est communiqué. D’ailleurs, le ministre de la défense a affirmé que « le Général Salimou Mohamed Amiri n’est pas accusé, mais il est responsable ». Nous faisons les remarques suivantes :

D’abord, il est nécessaire de comprendre qu’en matière pénale la responsabilité est exclusivement personnelle. Donc, ne sont responsables que ceux qui ont commis le crime.

Ensuite, à partir du moment où le Général Salimou Mohamed Amiri n’est pas accusé, qu’est ce qui explique et justifie juridiquement ou judiciairement le maintien de la résidence surveillée ?

Nous considérons que les droits et libertés fondamentaux du Général Salimou Mohamed Amiri sont bafoués, entre autres son droit de vivre avec sa femme et ses enfants, sa liberté d’expression, sa liberté de circulation ; et conformément à la Constitution en son ancien article 31 : « la Cour constitutionnelle garantit … les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques ».

Enfin, nous saisissons la Cour constitutionnelle :

1. Pour qu’elle se prononce sur le caractère constitutionnel ou non de la décision relative à la résidence surveillée infligée au Général Salimou Mohamed Amiri, dépourvue d’un chef d’accusation ;

2. Pour qu’elle se prononce sur le caractère constitutionnel ou non du décret du président de l’Union démettant le Général Salimou Mohamed Amiri de ses fonctions, compte tenu de l’arrêt rendu le 08 mai 2010 par la Cour constitutionnelle limitant, pendant la période intérimaire (transitoire), les compétences du Président de l’Union et des vices présidents.

Dans l’espoir d’une suite favorable à notre requête, nous vous demandons d’agréer monsieur le président, l’assurance de notre haute considération.

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Mayotte: Le coup d'éclat et l'humiliation

30 Septembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

 

Mayotte: Le coup d'éclat et l'humiliation

Le 26 septembre, le président Sambi, prenant tout le monde au dépourvu, a prononcé l'un de ses meilleurs discours à la tribune des Nations unies. Sans fioritures, il a accusé la France de faire fi du droit international et appelé l'Onu à être conséquente avec ses résolutions. A Moroni, ce discours de vérité a eu un écho et un retentissement sans précédent. Au bas des sondages pour ses multiples promesses non tenues, le chef de l'Etat avait vu sa popularité progresser; notamment chez ses opposants.
Seulement, voilà que sur le chemin de retour, le ministre des Affaires étrangères, Fahmi Said Ibrahim, en acceptant de signer de nouveaux accords de défense avec la France, a gaspillé ce capital de sympathie. On a vite compris que le discours de New York n'était qu'un simple feu de paille, juste de quoi endormir la vigilance des Comoriens pendant que se tramait un projet d'une humiliation inouie.
Le gouvernement doit être logique avec lui-même. On ne peut pas accuser Paris d'attenter à l'intégrité territoriale des Comores tout en lui confiant le rôle de gendarme dans notre pays, celui qui est chargé d'assurer la défense de l'archipel. Les chefs d'Etat présents aux Etats-Unis doivent sûrement se demander à quoi servait cette tirade contre la France quand, le lendemain, on allait lui manger dans la main.
Dans un excellent éditorial paru dans l'édition de ce mercredi d'Al-watwan, le journaliste Ahmed Ali Amir ne va pas par quatre chemins pour regretter cette diplomatie qui projette au monde l'image d'un pays aux convictions fragiles. " Ban Ki-moon aura raison de rire sous cape de ce revirement 24 heures après" écrit-il.
Source : inoussa.centerblog
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COMORES : Le double discours des autorités comoriennes

30 Septembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

 

COMORES : Le double discours des autorités comoriennes
Jamais on aurait imaginé que M. Sambi, du haut de la tribune des Nations unies, avec son éloquence incontestable, allait tenter de nous manipuler, de nous faire croire qu'il est le président comorien le plus meurtri par la colonisation de l'île comorienne de Mayotte par la France.
Rédigé très simplement par un fin collaborateur du chef de l'Etat, mais avec des passages bien choisis pour conquérir l'opinion nationale et internationale, le discours du chef de l'Etat comorien à l'Assemblée générale de l'ONU portait les allures d'un discours qui se voulait historique. Et l'opinion nationale en a été persuadée. Même à l'opposition et du côté du comité mahorais on n'a pas pu sortir la moindre critique contre le chef de l'Etat.
Alors de ce point de vue là, le président et son gouvernement nous ont eus, tous. On na été séduit, le pays s'est senti fier de son numéro un. Un accueil triomphal lui a même été réservé cet après-midi à l'aéroport de Hahaya. Et selon un SMS de Comores télécom, ce jeudi, encore le président va parler, s'adresser à la nation, et nous dire sans doute qu'il a fait ce qu'il pouvait, mais la France continue de pousser son mépris envers nous.
Arrêtons-nous un instant. Deux jours après ce discours retentissant, notre ministre des affaires étrangères, avec l'accord bien entendu du président et du gouvernement, signe un accord dit «rénové » avec son homologue français de la défense. L'accord de partenariat de défense prévoit notamment une coopération sans doute étroite sur le dossier de la sécurité maritime. En clair, la France va contrôler légitimement nos frontières maritimes. Et Me Fahmi, très content du poste qu'il occupe, se fait photographier tout sourire avec Hervé Morin.
Que doit lui dire en cachette M. Morin. On ne sait pas, mais il doit s'en moquer, se dire quelle attitude de ces autorités comoriennes!
Pourquoi se précipiter à la signature de cet accord ? Tout cela ne fait qu'attester notre incohérence et le double discours de nos autorités. Certes, on ne peut pas prétendre rivaliser avec la France, un grand pays, riche, disposant d'un droit de veto au conseil de sécurité, mais cela ne nous empêche pas d'être fiers et de défendre notre intégrité.

Ali Mmadi
alimmadialbalad.centerblog.net


source : wacomores.fr
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Lancement de ORTC chez Free

29 Septembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

Lancement de ORTC chez FreeL'ORTC, la première chaîne des Comores vient d'être lancée sur le Canal 270 de Freebox TV, en option, à 6,99 €/mois, gratuite le premier mois. Free est ainsi le premier opérateur français à reprendre cette chaine.

L'ORTC diffuse, entre autres, deux principaux journaux télévisés en français et en comoriens par jour à 20h30 et à 21h30, et un journal en arabe, des débats, des documentaires, des magazines ainsi que des émissions de découverte comme « MSAFARA WOMASIWANI » (voyages à l'intérieur des îles) qui a pour objectif de faire découvrir un village ou une ville, ses richesses culturelles et ses initiatives de développement en cours.

THEMA, le distributeur de la chaîne, indique se féliciter d'avoir conclu un accord de distribution avec l'opérateur FREE pour la reprise de la chaîne sur le marché français où plus de 400.000 Comoriens sont installés, notamment dans la région de Marseille. A quelques semaines d'élections importantes aux Comores, la chaîne est très attendue par la communauté et sa reprise en France est d'ores déjà vivement souhaitée par le président Ahmed Abdallah Sambi.

Publié le 29 septembre 2010 à 11h38 par Olivier Viaggi
dans le site http://www.universfreebox.com

ORTC (canal 270) est la chaîne officielle de l'Office de Radio & Télévision des Comores. Elle propose une large gamme de programmes généralistes en français, avec quelques journaux en dialectes comoriens. Offerte jusqu'à la fin du mois d'octobre, elle sera ensuite proposée au tarif de 6,99 € par mois.

http://www.freenews.fr
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Comores: le premier tour de l'élection présidentielle repoussé de quelques semaines

28 Septembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

 

Comores: le premier tour de l'élection présidentielle repoussé de quelques semaines

Le premier tour des élections présidentielle et des gouverneurs des îles aux Comores, prévu le 7 novembre prochain, a été reporté de «quelques semaines» en raison «de problèmes de financement», a annoncé mardi le représentant de l'Union africaine (UA) dans le pays.
«On peut grignoter quelques semaines, tout en restant en conformité avec les textes réglementaires», et en accord avec la Cour Constitutionnelle et la commission électorale (Ceni), a déclaré Mourad Taiati, chef du bureau de l'UA à Moron, sans préciser la nouvelle date des scrutins.
Il a toutefois précisé que «la date du second tour (26 décembre) était maintenue et non négociable
WONGO

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L'Ortc a le vent en poupe à Mayotte

28 Septembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

L’Ortc a le vent en poupe à Mayotte

La diffusion de l'Ortc sur le réseau satellitaire est un événement national que les Comoriens de Mayotte ne cessent de célébrer. Même si certains émettent quelques critiques.

Regarder le journal télévisé de l'Ortc (Office de radiotélévision des Comores) depuis Mayotte relevait jusqu'ici d'un rêve. Depuis un mois, ce rêve est devenu une réalité. A la grande satisfaction de nombreux Comoriens résidant sur l'île. “Durant tout le mois de ramadan, je ne regardais que ça. Les chants arabes et autres émissions religieuses me rappelaient quelques souvenirs de jeunesse“ nous a déclaré un père de famille, installé depuis plusieurs années à Kaweni, dans la proche banlieue de Mamudzu. Et de poursuivre : “Récemment, j'ai vu un proche de ma famille passer à la télévision, j'ai vite appelé mes enfants pour voir leur tonton. C'était émotionnellement très fort“. Le patron de l'Ortc, Soilih Mohamed Soilih, est couvert d'éloges pour “cette initiative louable“ qui prouve, aux yeux de beaucoup de téléspectateurs de l'île hippocampe, que “les Comores disposent de cadres compétents qui sont capables de bonnes choses“. Said Mohamed est sous le charme : “Il est le seul directeur d'un service public à avoir rempli sa mission“. Nombreux sont ceux qui téléphonent directement au standard de la station pour exprimer leur gratitude et, parfois, proposer des projets de reportage ou d'émissions. “L'Ortc doit nous offrir une plage horaire pour parler de notre situation ici et donner notre point de vue sur l'actualité nationale“, dit Ali Mzé qui, bien qu'il soit employé dans une grande surface, se propose d'être le correspondant de la station à Mayotte. Quelques voix viennent, cependant, briser ce bel unanimisme. “La rediffusion abusive des émissions cache mal le niveau de production médiocre de la chaine“ tranche une jeune femme, qui affirme avoir souvent l'impression de regarder “une télévision de quartier“. S'il est vrai que tout le monde salue, à Mayotte, la “satellisation“ de la Tnc, d'autres se demandent si “nous n'avons pas mis la charrue avant les bœufs“. C'est, en tout cas, l'avis de Mohamed, un professeur de collège récemment arrivé sur l'île : “La Tnc aurait dû commencer par travailler ses émissions, miser sur la production audio-visuelle et sur une programmation de qualité avant de se lancer dans cette aventure. C'est l'image des Comores qu'elle renvoie à l'extérieur. Elle n'a donc pas droit à l'erreur“. Pour la plupart des téléspectateurs, la direction de l'Ortc “a rempli son contrat, reste à l'Etat de l'appuyer et de lui donner les moyens d'aller encore plus loin“. Il faut dire que, davantage que les déclarations incantatoires et autres discours de bon aloi, l'Ortc est devenu un puissant facteur de rapprochement entre Mayotte et les îles sœurs. Les Mahorais, à forcer de regarder la télévision comorienne, se rendront peut-être compte de l'unicité de notre culture et de nos traditions, à mille lieues de cet “héritage chrétien“ dont se gausse le président français. L'unité d'un pays ne se décrète pas, elle obéit plutôt à des paramètres historiques, géographiques et culturels.

M.I
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La BAD accorde une réduction de dette à l’Union des Comores

28 Septembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

En conséquence, le Groupe de la BAD va alléger le service de la dette des Comores envers l’institution, pour un montant de 34,6 millions US.$.

, équivalent à 31% de l’ensemble de l’assistance multilatérale au pays.

L’Union des Comores s’est qualifiée pour l’allégement de la dette au titre de l’Initiative PPTE pour avoir démontré des avancées significatives dans la stabilisation de son économie et la mise en oeuvre de politiques saines en faveur du progrès politique, socio-économique et financier, la croissance et la réduction de la pauvreté.

Quatre critères ont été utilisés pour évaluer l’éligibilité du pays à cette initiative : gestion macroéconomique satisfaisante ; généralisation de la pauvreté dans le pays ; préparation d’une Stratégie de réduction de la pauvreté ; et niveau insoutenable de la dette.

Cette évaluation du Groupe de la Banque, du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale conclut qu’avec la mise en oeuvre des mesures convenues, l’Union des Comores a satisfait aux exigences requises pour l’allégement de sa dette dans le cadre de l’initiative PPTE.

La performance globale de l’Union des Comores au cours des deux dernières années démontre ses efforts à agir malgré un contexte international difficile, et les contraintes sévères et autres déficits institutionnels auxquels le pays est confronté. Pour l’avenir, il sera important pour les Comores de poursuivre dans la voie du renforcement des ses finances publiques, par une mobilisation accrue de ses revenus et par l’alignement de ses dépenses avec les ressources disponibles.

Le Groupe de la Banque a débuté ses opérations aux Comores en 1978 et a fourni des ressources pour appuyer son programme de développement. Les engagements du Groupe de la BAD se chiffrent à 46,7 millions d’unités de compte (UC), équivalent à 74,5 millions US.$., au 30 juin 2010. Les activités du Groupe de la BAD aux Comores ont été concentrées dans les infrastructures, le soutien budgétaire et les activités agricoles.

En février 2009, la BAD a approuvé un montant de 1,5 million d’UC (2,25 millions US.$.) à titre de financement d’urgence pour aider le pays à faire face à la crise alimentaire.

L’Union des Comores est le 30e pays membre régional de la Banque africaine de développement à atteindre le point de décision au titre de l’initiative PPTE.

* 1 UC (unité de compte) = 1,50891 US.$.

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La cour valide 9 candidatures à la présidence de l'union et 22 aux postes de gouverneur des îles

28 Septembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

La cour valide 9 candidatures à la présidence de l'union et 22 aux postes de gouverneur des îles

Election harmonisée. La Cour valide 9 candidatures à la présidence de la République et 22 aux postes de gouverneur des îles

Depuis mercredi dernier, 22 septembre, la liste définitive des candidats à l’élection du président de la République est connue. Dans son arrêt n°10-017/CC, la haute juridiction de l’Etat a déclaré inéligible, seul sur les dix dossiers soumis, la liste conduite par le candidat Said Dhoifir Bounou et composée des vice-présidents Mahamoudou Ali Mohamed, Ibrahim Ben Omar et Said Mohamed Ben Cheikh Achiraf. Il résulte de l’examen et de l’analyse des pièces du dossier de ce dernier, candidat à la vice-présidence de l’Union “qu’au 31 décembre de l’année précédant l’année de l’élection Monsieur Said Mohamed Ben Cheikh Achiraf, né le 17 juin 1970 n’a pas atteint l’âge requis“ au regard des textes en vigueur et que de ce fait, il est frappé d’une inéligibilité entrainant par voie de conséquence l’inéligibilité des candidats de la liste entière. Cependant, les autres dossiers soumis à l’appréciation de la Cour remplissent les conditions fixées par la loi et qu’il y a lieu de déclarer ces candidats définitivement éligibles. (Lire ci-contre).

Ces candidats, selon l’arrêt de la Cour constitutionnelle (Cc), “doivent renoncer temporairement à tout emploi public et à toute activité professionnelle publique à compter du 1er octobre 2010 à 0 heure et ce, pendant toute la durée de la campagne électorale pour l’élection du Président de l’Union”. Quant à l’autre arrêt, celui portant le n° 10-018/CC, rendu le vendredi sur la validation des dossiers de candidature à l’élection des gouverneurs des îles, la Cour constitutionnelle a invalidé 7 des 29 candidatures dont 5 à Ngazidja et 2 à Ndzuwani. Il a été constaté, à cet effet, après examen et analyse des pièces des dossiers de candidatures que certains candidats à l’élection du gouverneur de Ngazidja n’ont pas déposé la caution de trois millions de francs comoriens et ils doivent être déclarés inéligibles. Il s’agit de MM. Mnamdji Issa Mroimana et Mohamed Said Hassane.

Il y a aussi le rejet des candidatures de Daoud Halifa et Djaffar Abdallah, postulants au siège de gouverneur de Ngazidja. L’instruction du dossier du premier, entre autres, n’a pas pu attester son inscription sur les listes électorales, mais aussi la résidence de six mois qui ouvre de droit à l’éligibilité ne présente pas le caractère de continuité requis par la loi. Idem pour Djaffar Abdallah, ambassadeur des Comores en poste au Caire. Sur le cas de M. Abdou Soefo condamné “pour détournement de deniers publics”, il résulte des dispositions de la loi électorale n°07-001/AU, notamment en ses articles 18 et 19, qu’il ne peut pas être inscrit sur une liste électorale pendant un délai de 5 ans à compter du 2 janvier 2008 date à laquelle sa condamnation est devenue définitive. Au poste de gouverneur de Ndzuwani, se sont les candidats Said Abeid Abderemane et Mohamed Djaanfari qui sont déboutés par la Cc à cause de dossiers incomplets. Saïd Abeid Abderemane, ancien président séparatiste de l’île, faisait l’objet de requêtes déposées à la Cour par des tierces personnes demandant l’invalidation de sa candidature du fait qu’il “serait placé sous contrôle judiciaire par la justice française avec interdiction de quitter le territoire français pour les faits d’actes de tortures, de viols aggravés, d’enlèvements et séquestration…” et que les requérants soutiennent qi’il est poursuivi par la justice comorienne pour les mêmes faits.

Et l’examen des pièces produites par le candidat Abeid fait apparaitre que son bulletin N° 3 du Casier judiciaire, d’une part, n’est pas signé par les autorités compétentes du tribunal de première Instance de Mutsamudu et, d’autre part, il ne contient aucune mention sur sa situation judiciaire. Idem pour Mohamed Djaanfari dont le casier judiciaire n’est pas signé par les autorités compétentes. Cependant des requêtes en annulation des candidatures aux gouvernorats des îles de Mouigni Baraka Said Soilihi, Ali Mohamed Ali, Anissi Chamsidine et Mohamed Ali Said sont rejetées aux motifs sans objet, pour les unes, et incompétence de la CC pour les autres. “Tous ces candidats (Lire ci-contre) doivent renoncer temporairement à tout emploi public et à toute activité professionnelle publique à compter du 1er octobre à zéro heure et ce, pendant toute la durée de la campagne électorale pour l’élection des gouverneurs des iles autonomes de Mwali, de Ndzuwani et de Ngazidja”, précise le même arrêt de la Cour.

M. Soilihi Ahmed

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