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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Comores: Un pays à la mémoire mutilée!

31 Mai 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Comores: Un pays à la mémoire mutilée!

Comores: Un pays à la mémoire mutilée!

 

L’homme d’État comorien dans le cimetière de l’oubli

 

 

 

 

 

Alain Deschamps a été Ambassadeur de France aux Comores de 1983 à 1987. Sur Saïd Mohamed Djohar, il a écrit notamment: «Pendant son mandat, les citoyens comoriens assistèrent à la gestation, de plus en plus difficile, et à la mort rapide de gouvernements sans cohésion. Salim Himidi a relevé la succession chaotique de"dix-huit équipes gouvernementales et 200 nominations ministérielles en cinq ans"» (Alain DESCHAMPS: Les Comores d’Ahmed Abdallah. Mercenaires, révolutionnaires et cœlacanthe, Karthala, Collection «Tropiques», Paris, 2005, p. 173). Sur le même Président, la journaliste Sitti Saïd Youssouf a écrit: «Selon un membre de l’ancien gouvernement,"il faudrait le surveiller 24 heures sur 24 pour l’empêcher de changer d’avis au rythme de visites de ses proches". Les folles heures des 18 et 19 juillet[1993] sont révélatrices: elles ont vu plusieurs décisions contradictoires: dissolution spectaculaire de l’Assemblée, confirmation du soutien présidentiel à l’ex-Premier ministre Saïd-Ali Mohamed, destitution de celui-ci quelques heures plus tard au profit d’Ahmed Ben Cheikh – prié en vain de démissionner le même jour – tentative de rétablissement du Parlement [...]» (Sitti SAÏD YOUSSOUF: Comores. Législatives de tous les dangers, Le Nouvel Afrique Asie n°49, Paris, octobre 1993, p. 31.).

 

 

La dramaturgie politique qu’Alain Deschamps et Sitti Saïd Youssouf agitent sous le nez du lecteur est tragiquement intéressante. Cependant, le citoyen lambda, l’observateur et le chercheur n’auront pas la chance d’avoir sous leurs yeux la liste impressionnante de ces gouvernements furtifs et à la petite semaine (cela ne s’invente pas), constitués de ministres à la sauvette. En plus, Papadjoe est non seulement le pionnier de la «Oumra gouvernementale», ces gouvernements qui durent le temps d’un petit pèlerinage, mais a encore innové, en instaurant le mandat le plus court pour un Premier ministre: moins d’une journée. Le record mondial de tous les temps.

 

 

Mais, de ces exotismes politiques très épicés, on ne sait où en trouver la trace. Cette trace n’existe plus. Nulle part. Or, ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est la disparition de toute trace, dans l’Histoire, de l’homme d’État comorien. Aujourd’hui, sur Internet, on a la liste complète des membres de tous les gouvernements de la République française. La biographie de ces hommes d’État est également disponible. De même, sur le «Portail national du Maroc», on dispose de la liste et des dates de nomination et de remaniement de tous les gouvernements marocains. D’autres exemples nationaux pourraient être cités, et les Comores n’en font pas partie.

 

Aux Comores, rien n’est fait pour préserver le souvenir des hommes d’État. À Anjouan, on oublie que Boudra Halidi et Anfane Mohamed ont été Gouverneurs de l’île. À Mohéli, d’Ahmed Mattoir, ancien Gouverneur, on ne connaît que le Stade de Fomboni, qui ne porte son nom que de manière officieuse et symbolique, sans pancarte, ni panneau. À la Grande-Comore, rien n’est fait pour rappeler la grande expérience politique de l’Homme d’État Saïd-Hassan Saïd-Hachim, à qui on doit consacrer une biographie. Abdou Djaha, Abdou Moustakim, Ali Nassor, Mouhtar Ahmed Charif, Saïd Kafé et d’autres ont été ministres, mais on l’«oublie». Mouzaoir Abdallah, lui aussi, vaut une immense biographie, mais il n’y a personne pour y penser.

 

En réalité, la responsabilité de cette mutilation de la mémoire est partagée. L’État comorien est le premier à oublier ses serviteurs, bons ou mauvais. Ensuite, les familles des hommes d’État entourent leurs chers disparus d’une chape d’airain à laquelle elles voudraient attribuer une impossible respectabilité, une déification qui serait la conséquence logique d’une politique d’exaltation du culte de la personnalité. De fait, quand l’historien Mahmoud Ibrahim consacre une grosse Thèse de Doctorat (565 pages) à Saïd Mohamed Cheikh, il se trouva en désaccord profond avec la famille de l’ex-Président du Conseil de Gouvernement, qui refuse de voir en ce dernier le moindre défaut politique. Or, cette Thèse a obtenu la Mention Très Honorable (la plus haute) et les Félicitations du jury. L’attitude hostile des familles des hommes d’État rebute les chercheurs. D’autres biographies auraient été possibles, mais les universitaires comoriens ont peur du vide scripturaire qui entoure la vie d’hommes d’État comoriens qui n’écrivent pas, ainsi que les risques de procès pour diffamation au cas où la vérité scientifique obligerait à écrire certaines réalités. L’acteur politique comorien lui-même n’est pas généreux envers lui-même au regard de l’Histoire, puisqu’il n’écrit rien sur son parcours politique. Les Mémoires d’autoglorification de Saïd Mohamed Djohar valent mieux que l’absence d’écriture de la part des autres hommes d’État comoriens. D’ailleurs, il faudra que les documents remis à Saïd Abasse Dahalani et qui ont permis la rédaction de ces Mémoires soient remis au CNDRS, et que leurs copies puissent être à la disposition des chercheurs.

 

Aujourd’hui, il est plus facile de consulter le fameux «J’accuse» qu’Émile Zola a publié le jeudi 13 janvier 1889 pour défendre le Capitaine Alfred Dreyfus, d’écouter ou lire le Discours que François Mitterrand a prononcé devant le Monument de la Révolution à Mexico le 20 octobre 1981 («Discours de Cancun»), ou encore son fameux Discours de La Baule du 20 juin 1990, que le Discours par lequel le Président Ahmed Abdallah Abderemane avait proclamé l’indépendance des Comores le 6 juillet 1975. Au Maroc, tous les discours, interviews et déclarations publiques du Roi Mohammed V au Roi Mohammed VI, en passant par Hassan II, sont publiés chaque année par le ministère de la Communication. Aux Comores, par contre, la méchanceté des Présidents est poussée à son paroxysme quand, le 6 juillet de chaque année, ils célèbrent l’indépendance du pays tout en faisant tout pour occulter le nom de son artisan: Ahmed Abdallah Abderemane, dont seul Moussa Toybou, Gouverneur d’Anjouan en 2007-2010, rappelait le souvenir. Que son nom soit donné au Port de Mutsamudu – enfin – ne change rien à l’ingratitude des vivants envers les morts qui les ont précédés.

 

Au cours de la campagne en vue des élections présidentielles d’octobre et décembre 2010, j’ai personnellement demandé aux entourages de certains candidats, y compris à celui d’Ikililou Dhoinine, de conserver tous les discours prononcés, pour en garder une trace dans l’Histoire, mais on ne prend pas au sérieux les élucubrations d’un petit chercheur. Début juin 2011, quelques jours après l’investiture d’Ikililou Dhoinine, j’ai réitéré la même demande, mais en ce qui concerne les souvenirs du passage de ce dernier à la tête de l’État, mais la personne à qui j’ai demandé cela me considère depuis longtemps comme un dangereux pestiféré qu’il ne faut pas fréquenter et prendre au sérieux. Auparavant, le 14 février 2011, je lui avais parlé de tout ça, notamment pour constituer un petit musée, mais comme la personne qui a proposé l’idée est déplaisante, forcément sa proposition devrait l’être.

 

En 2002, le Docteur Mahmoud Ibrahime publiait le livre La Naissance de l’élite politique comorienne (1957-1975), chez l’Harmattan, à Paris. Les écrivains comoriens devront penser aux politiciens de la période actuelle aussi, mais, une fois de plus, la peur d’écrire ce qui ne plaira pas aux intéressés et à leurs familles prédomine. Un Lycée qui a perdu sa vocation de creuset national, un Aéroport international et un Port sont les seuls édifices publics portant le nom d’une personnalité politique aux Comores. Il s’agit respectivement de Saïd Mohamed Cheikh, Saïd Ibrahim et Ahmed Abdallah. C’est insignifiant.

 

L’homme d’État comorien est devenu une goutte d’eau sur le sable, un vent qui souffle dans le désert, un nuage qui disparaît après avoir voilé le soleil et permis des gouttes de pluies, une anguille de la rivière Gnombéni, à Djoiezi, qu’on essaie d’attraper à la main. Dans tous les cas cités, il ne reste pas de trace de l’acteur et de l’événement.

 

Par ARM -  www.lemohelien.com

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Levée de la garde à vue de l'ancien DG des Hydrocarbures !!

31 Mai 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Levée de la garde à vue de l'ancien DG des Hydrocarbures !!

Levée de la garde à vue de l'ancien DG des Hydrocarbures !!

TENTATIVE DE COUP D'ETAT

 

La garde à vue de l’ancien directeur des hydrocarbures, Mr Ahmed Said Abdallah, a été levée hier vers 16 h 30 , a-t-on appris auprès de la gendarmerie de Moroni.

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Comores : La police et la gendarmerie main dans la main pour des patrouilles nocturnes

31 Mai 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Comores : La police et la gendarmerie main dans la main pour des patrouilles nocturnes


Comores : La police et la gendarmerie main dans la main pour des patrouilles nocturnes
Durant au moins une semaine, les forces de police et de gendarmerie comoriennes seront sur le pied de guerre. Le ministère de l'Intérieur a décidé qu'elles feraient, et ce pour au moins une semaine, des patrouilles nocturnes conjointes.

Comme le rappelle le site de Al Watwan, c'est une petite révolution car les patrouilles de nuit étaient auparavant assurées que le week-end à Moroni et dans les grandes villes.

Le gouvernement souhaite maintenir ce dispositif à terme, mais on ne sait toujours pas si cette mesure a été mise en place à cause de menaces reçues ou des dangers particuliers.


Vendredi 31 Mai 2013 - 17:46
S.I
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Accords militaires d'importance signés entre la France et les Comores

31 Mai 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Accords militaires d'importance signés entre la France et les Comores

 

La coopération régionale, avec Mayotte en son centre, vient de franchir un grand pas. La France et les Comores ont signé des accords militaires d'importance.

La presse est passée à côté d'une parution d'importance au journal officiel paru le 29 mai dernier. La publication de l'accord entre le Gouvernement de la République Française et le Gouvernement de l'Union des Comores instituant un partenariat de défense, signé à Paris le 27 septembre 2010. L'Europe et l'Afrique sont associées, et il est clairement inscrit dans le texte : “ considérant les liens d'amitié anciens et profonds unissant les deux Etats” (…) “ désireux d'approfondir leur coopération en matière de défense, en établissant un partenariat fondé sur les principes de respect mutuel de la souveraineté, de l'indépendance et de l'intégrité territoriale”. En clair, les militaires français pourront se rendre aux Comores en uniforme et vice-versa, les militaires comoriens pourront se rendre en France. Et pourquoi pas à Mayotte. La détente s'installe visiblement et étonnamment, cela passe par les forces armées. Le texte est fondateur, et il est certain qu'il reviendra très rapidement sur le devant de l'actualité.

source (sans la photo) : mayotte.orange.fr

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Comores : La tournante tourne au séparatisme

31 Mai 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Comores : La tournante tourne au séparatisme

Comores : La tournante tourne au séparatisme

Tout le monde dit que le système de la présidence tournante est perfectible. Mais qu'il est le moins mauvais que nos vaillants politiques ont pu dénicher pour calmer les ardeurs indépendantistes des uns et démasquer les caprices des autres. Le mot d'ordre de ce système est que tout le monde aie sa part du « gâteau » ! Mais pas que chaque île s'accapare de tout le « gâteau ».
Toutes les îles présideront le pays, à tour de rôle. Soit, si cela peut maintenir l'unité nationale et l'intégrité territoriale. Sauf que dans la pratique, non seulement l'île à qui revient le tour de présider le pays nous livre le président et ses proches collaborateurs mais aussi, et cela n'est prévu nulle part par la constitution, elle s'accapare sans sourciller de tous les grands postes de la haute administration et des sociétés publiques et parapubliques pendant la durée du mandat. Une pratique qui fait fi aux compétences et  occulte les véritables personnalités des heureux élus.
Avec qui on gouverne ?

C'est ainsi qu'on raconte que le président Assoumani Azali n'a gouverné qu'avec des Wangazidja et le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi avec sa famille et des personnes de son quartier de Shitsangani. Et tournante oblige, le président Ikililou Dhoinine n'échappe pas au phénomène. Il semble l'aggraver. Chaque jour se lève avec son lot de nominations des personnes originaires de Moheli. Principalement, si ce n'est exclusivement, des natifs de Djoezi. Des parents du président ou de son épouse. C'est criant. C'est même scandaleux quand on sait que nombre de ces nouveaux « récipiendaires » n'ont pas les capacités requises pour  les postes qu'ils occupent. C'est un natif de djoezi qui l'écrit tous les jours dans son site internet.
De Comores Telecom à l'Aéroport International de Hahaya, en passant par l'Autorité portuaire à l'ONICOR pour ne citer que cela, le président s'emploie à placer ses congénères.  L'île de Djoumbé Fatma en général et Djoezi en particulier, semblent devenir un terreau des diplomates où le président et son ministre des affaires étrangères puisent sans compter pour irriguer nos chancelleries à travers le monde. Et alors, dira-t-on ! Le président Sambi et Ahmed Djafar, son ministre des relations extérieures, n'avaient-ils pas agi de la sorte en ne nommant que des membres de leurs familles dans nos ambassades ?
Trop c'est trop

Certaines mauvaises langues disent que les moheliens, qui représentent 5% de la population comorienne, occuperaient aujourd'hui plus de 80% des postes les plus prestigieux de l'Etat. A prendre avec des pincettes bien sûr. Seulement si on le dit, c'est que quelque part cela commence à faire un peu trop.
Il est temps qu'on réfléchisse sérieusement comment arrêter ce que d'aucuns appellent « l'insularisation » des régimes engendrée par la présidence tournante.
Il est plus qu'urgent que la loi devant déterminer les matières où le contreseing des vice-présidents est requis soit votée et qu'on associe le parlement à la nomination aux postes les plus prestigieux de l'Etat, comme ceux des directeurs des sociétés d'état et des ambassadeurs.

Laïla Said Omar
COMORESplus

(le titre principal est de wongo. Le titre original : 

LA TOURNANTE OU QUAND UNE ÎLE S'ACCAPARE DE TOUS LES POSTES)


source (sans la photo) : comoresplus.over-blog.com

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Tentative de putsch déjouée: Le Rebondissement!

30 Mai 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Tentative de putsch déjouée: Le Rebondissement!

Tentative de putsch déjouée: Le Rebondissement!Tentative de putsch déjouée: Le Rebondissement!Ahmed Saïd Abdallah et Daoud Halifa placés en garde à vue

 

 

 

 

  

Daoud Halifa et Ahmed Said Abdallah Salim sont placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur la tentative de coup d’Etat déjoué le vendredi 20 avril dernier. De source judiciaire, les deux hommes ne seraient pas directement liés à ce complot mais détiennent des informations jugées utiles pour les enquêteurs.

 

Le politicien et homme d’affaires, Daoud Halifa et l’ancien directeur général de la société comorienne des Hydrocarbures, Ahmed Saïd Abdallah, sont placées en garde à vue, dans le cadre de l’enquête sur le putsch avorté contre le chef de l’Etat. Les deux hommes ne seraient pas directement impliqués dans la tentative de coup d’Etat, selon une source judiciaire, mais détiennent des informations précieuses pour les enquêteurs.

 

Daoud Halifa a été entendu puis relâché, lundi dernier. Il a été convoqué le lendemain pour « complément d’enquête », avant d’être placé en garde à vue, a-t-on appris. À la veille de son arrestation, Daoud Halifa, dont la résidence avait été perquisitionnée par les enquêteurs, avait déclaré à La Gazette des Comores qu’il n’avait rien à se reprocher dans cette affaire.

 

 

L’ancien DG des Hydrocarbures, Ahmed Saïd Abdallah a également été convoqué à la Gendarmerie, mardi. C’est hier qu’il a été placé en garde à vue. Selon notre source, lui aussi, détiendrait des informations utiles à l’avancement de l’enquête.

Pour rappel, une quinzaine de personnes, dont des étrangers originaires du Congo et du Tchad, ont été arrêtées pour leur implication supposée dans la tentative de coup d’Etat déjouée dans la nuit du 20 au 21 avril. Un français aurait été cité parmi les initiateurs de ce complot. Des civils et des militaires comoriens sont également placés en mandat dépôt.

Aucune information ne filtre depuis que l’enquête a été remise à la justice. L’instruction est en cours et la cour de sûreté a été mise en place pour juger cette affaire.

 

 

Al-hamdi Abdillah - HZK

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Tunisie: trois Femen interpellées seins nus, une première dans le monde arabe

30 Mai 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Tunisie: trois Femen interpellées seins nus, une première dans le monde arabe

Tunisie: trois Femen interpellées seins nus, une première dans le monde arabe
Trois militantes Femen manifestent le 29 mai 2013 devant le Palais de justice de Tunis
(Photo Fethi Belaid. AFP)
 
Par AFP
 
Trois militantes Femen européennes ont été arrêtées à Tunis mercredi, lors de leur première action seins nus dans le monde arabe pour réclamer la libération d'une militante tunisienne et dénoncer la condition de la femme dans le pays.
Face à une foule de journalistes réunis devant le palais de Justice, les trois jeunes femmes, deux Françaises et une Allemande, hurlaient notamment «Free Amina», la militante Femen emprisonnée dans l'attente de son procès jeudi à Kairouan (centre) pour port illégal d'un spray lacrymogène.
Elles ont été interpellées sans ménagement par les policiers.
Certains avocats, associés à des passants, ont violemment agressé des journalistes, leur reprochant de se faire l'écho de l'action des Femen.
Les Femen «seront placées en état d'arrestation et traduites en justice», a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de la Justice, Adel Riahi, sans préciser les accusations qui pourraient être retenues, alors que l'attentat à la pudeur est passible de six mois de prison.
En début de soirée, les jeunes filles n'avaient pas été libérées et les autorités n'ont donné aucune information sur leur lieu de détention ni sur les procédures en cours.
La Consul de France, Martine Gambard-Trébucien, a pu les rencontrer en début d'après-midi : «Elles vont bien», a-t-elle déclaré.
«C'est la première action que nous menons dans le monde arabe», a dit à l'AFP par téléphone Inna Shevchenko, dirigeante de Femen à Paris.
«Ces pays (arabo-musulmans) et ces régimes totalitaires s'en prennent aux femmes. On ne fait pas attention à ce genre de choses (le risque d'emprisonnement)», a-t-elle encore dit, réitérant aussi son soutien à Amina.
La jeune Femen tunisienne, connue sous le pseudonyme d'Amina Tyler, a été arrêtée le 19 mai à Kairouan après qu'elle eut peint sur un muret proche d'un cimetière le mot Femen.
Elle pourrait aussi être poursuivie pour profanation de cimetière, délit passible de deux ans de détention.
Son avocat a indiqué à l'AFP rester confiant pour le procès de jeudi, estimant que l'action des Femen ne compliquerait pas le dossier de sa cliente.
«Je ne pense pas que cela fera du mal à Amina parce qu'elle est poursuivie dans une affaire de droit commun et elle ne s'est pas déshabillée», a indiqué maître Souheib Bahri.
Il a expliqué que les accusations contre elle se fondent sur un décret beylical de 1894 qui prévoit des peines de six mois à cinq ans de prison pour détention d'engins incendiaires ou explosifs.
Selon lui, Amina ne risque que la condamnation minimale étant donné qu'elle n'était qu'en possession d'un spray d'auto-défense.
Amina avait fait scandale en mars en publiant des photos d'elle seins nus à la manière des Femen, recevant notamment des menaces d'islamistes radicaux, selon son témoignage.
Ses proches la présentent comme une dépressive chronique suicidaire et ses parents l'ont longtemps empêchée de sortir de chez elle, arguant de sa sécurité. Amina, qui accusait sa famille de la séquestrer, a fugué fin avril et apparaissait depuis régulièrement en public, sans pour autant se dénuder.
Le mouvement Femen, fondé en Ukraine et désormais basé à Paris, mène depuis plusieurs années des actions seins nu à travers le monde pour dénoncer notamment la discrimination de la femme.
La Tunisie, dirigée depuis la fin 2011 par un gouvernement dominé par les islamistes d'Ennahda, dispose de la législation la plus libérale du monde arabe concernant les droits des femmes mais l'égalité n'y est pas consacrée.
L'opposition et les associations féministes militent pour l'inscription de l'égalité des sexes dans la Constitution en cours d'élaboration et accusent régulièrement Ennahda de remettre en cause les acquis des Tunisiennes.
Ennahda avait fait scandale durant l'été 2012 en proposant que la future loi fondamentale évoque la «complémentarité» des sexes, un projet abandonné depuis.
Dans le dernier brouillon du projet de Constitution, daté d'avril, l'article 6 stipule que «tous les citoyens et citoyennes ont les mêmes droits et devoirs».
L'article 42 souligne que l'État protège «les droits de la femme et soutient ses acquis (...) garantit l'égalité des chances entre la femme et l'homme (...) et garantit l'élimination de toutes les formes de violence à l'égard de la femme».

source : liberation
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Ikililou autorise la fouille de policiers français à Hahaya!

29 Mai 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Ikililou autorise la fouille de policiers français à Hahaya!

Scandale sur le tarmac de Moroni

 

 

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Nous nous inquiétions des effets de ce Mur Balladur, sciemment construit entre une rive et une autre d’un même archipel, afin de sécuriser l’occupation française à Mayotte. A présent, nous nous interrogeons sur le sens du dispositif de fouille initié à même le tarmac de Moroni Hahaya par les autorités françaises. Où il est question d’humiliation et de souveraineté…

 

 

A l’aéroport du Prince Said Ibrahim, les passagers du vol Air Austral, vers Mayotte, la Réunion et la France, ont droit à un régime spécial de contrôle des passagers, désormais. Ils subissent d’abord une fouille selon des règles émises par la direction de l’aéroport elle-même, afin (peut-être) de satisfaire aux normes du 11 septembre. Scan de bagages à main et passage de portique sécurisé, en étant souvent pieds nus et sans ceinture, le tout suivi d’une petite fouille au corps par machine interposée, avec bras levés en hauteur comme dans les bons films des singes d’Hollywood. Auparavant, bien sûr, les bagages, partant en soute, auront été passés sous un autre scan, à l’enregistrement, comme dans nombre d’aéroports, ailleurs. Pour éviter le pire d’une situation que personne n’imagine encore possible en cet archipel, malgré le spectre re-brandi de Fadhul. Une fois ce contrôle effectué, les passagers entrent ensuite en salle d’embarquement, où ils comptabilisent gentiment leurs minutes d’attente, avant d’embarquer.

 

 

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Lorsqu’on les appelle pour monter dans l’avion, les passagers se retrouvent à nouveau pris dans un dispositif de sécurité, imposé pour les seuls vols en direction des territoires français, avec une équipe spécialement envoyée de Paris ou de la Réunion ( ?), qui reprend la fouille par le début, annulant de cette sorte les efforts consentis par les autorités comoriennes elles-mêmes. Les passagers ont à reconnaître leurs bagages partant en soute à nouveau, à ouvrir leurs bagages en main pour que l’on en vérifie le contenu, à repasser à la fouille au corps bras levés. Avec une petite note de romanesque inespéré pour ceux qui sauront apprécier cette geste, c’est que tout se passe sur le tarmac même, en plein cagnard. Comme si l’on voulait signifier aux équipes de l’aéroport du Prince Said Ibrahim qu’elles ne sont pas fiables, en matière de sécurité. Une triple humiliation, de fait. Et pour l’autorité de l’aéroport, dont les efforts en la matière sont mis en doute ; et pour le passager estomaqué, que l’effet de surprise empêche de réagir, sur le moment ; et pour l’Union des Comores, dans la mesure où un état étranger, la France, s’autorise ainsi à débuter les limites de l’Europe depuis le sol comorien.

 

 

Peut-on encore parler de souveraineté nationale ? Hahaya étant à Moroni, la question mérite d’être discutée. Cette action menée par une police (?) étrangère sur le tarmac du Prince Said Ibrahim, inspirée par des lois françaises, a-t-elle vraiment été discutée en haut-lieu par nos dirigeants ? Un agent comorien de l’aéroport, assurant la sécurité de ceux qui sont venus mettre en doute le travail de ses propres collègues, a expliqué à un journaliste de la place qu’il ne devait pas filmer la situation dans l’idée d’informer l’opinion, parce qu’il risquait, du coup, de le faire congédier de son poste.

 

 

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Cinq minutes plus tard, le même agent regardait tranquillement un officiel du département français de la Seine Saint-Denis, venu, semble-t-il, aider les Comores sur des projets  communautaires (?), filmer la scène, librement. Lui aurait-on demandé, à cet agent, d’empêcher le travail d’information de ses concitoyens, journalistes soient-ils, et de laisser les hôtes étrangers se repaître de nos humiliations, qu’il ne s’y serait pas pris autrement ! Précisons que ces contrôles ont lieu ici sous le regard  zélé d’un « commandant » (les agents de l’aéroport l’appellent tous ainsi) français et agent du STIPS (police européenne), coordonnant ces opérations à l’aéroport de Moroni Hahaya, un peu comme s’il était en territoire conquis, puisqu’aucun officier comorien de la PAF comorienne ne l’encadre dans ses faits et gestes. A se demander si nous disposons encore d’une autorité compétente sur ce plan ?

 

 

D’ailleurs, il est une énigme dans cette affaire. S’il s’agit du même « commandant », d’un dispositif à l’autre de ce « process » de sécurisation inhabituel, pourquoi faut-il deux opérations de fouille pour s’apercevoir que les Comoriens ne promettent aucune catastrophe au monde ? Ce « Monsieur » serait français (ils insistent sur la nationalité) selon les agents de l’aéroport, qui le craindraient pour cette même raison ! La France étant cette « terre-amie », nous empêchant de circuler dans notre propre pays et, au passage, vers l’Europe, il serait intéressant de saisir le message contenu dans cette opération de fouille particulièrement humiliante ? A Air Austral, les agents, eux, sont formels. Si les passagers subissent ce désagrément (être traités comme de vulgaires terroristes en leur pays pour beaucoup), dans des « conditions atroces » ajoutent-ils (sur le tarmac en plein soleil), c’est bien parce que l’Etat comorien le veut bien.

 

 

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A même ce tarmac, la semaine passée, un agent d’aéroport a voulu se risquer au jeu du commentaire désobligeant : « Ça se pourrait bien que ce soit la faute au directeur de l’aéroport, qui ne sait plus pour qui il travaille, mais en vérité c’est la faute à l’homme qui préside ce pays, qui ne sait plus pour quel peuple il bosse ». Son excellence le président Ikililou Dhoinine aurait-il signé de nouveaux accords en ce sens ? Du visa Balladur à la fouille de trop, le renoncement à l’intégrité de pans entiers du territoire national interroge le petit citoyen sans défense. D’un mur à l’autre, le désarroi ! En plus de cette autre question, qui survient. Comment les Comoriens de France, durant leurs prochaines vacances dans l’archipel, vont-ils la vivre, cette affaire de fouille qui bafouille ? Se résigneront-ils à passer le portique virtuel du tarmac de Moroni comme de vulgaires passants dépités ou s’en prendront-ils injustement aux équipages aux sols avec mépris, à défaut de pouvoir interroger leur écartèlement entre deux nations soudées par le même esprit d’humiliation ?

 

 

Difficile pour nous de dire de quoi il retourne, exactement. Mais nous restons persuadés que quelque chose se passe en cet archipel que nous ne nommons pas encore. Il y sera question de souveraineté perdue pour un état défroqué, mais pas seulement. Il appartiendra surtout aux Comoriens, dans leur ensemble, de nous dire ce qu’il faut penser de cet état d’humiliation permanente vécu par un pays indépendant toujours sous tutelle ? Y a-t-il encore un « chez nous » qui vaille la peine d’être questionné sur le tarmac de Moroni ?

 

 

MB13

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Un milliard de francs comoriens du don japonais, loi rectificative, recettes de l'Etat : ce que cache l'IPPTE

29 Mai 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Un milliard de francs comoriens du don japonais, loi rectificative, recettes de l'Etat : ce que cache l'IPPTE

Un milliard de francs comoriens du don japonais, loi rectificative, recettes de l’Etat : ce que cache l’IPPTEChaque fois que le comorien s'interroge sur la gestion du pays en matière de finance, le vice-président en charge des finances ou son premier cercle brandissent l'accession à l'IPPTE comme arme pour endormir les gens. On sait tous que depuis que le président Ikililou a accédé au pouvoir les salaires des agents de l'Etat sont payés avec l'argent de la citoyenneté économique. Les institutions financières internationales ont exigé que les recettes de l'Etat censées payer les fonctionnaires soient investies dans des d'autres secteurs. Mais jusqu'au jour d'aujourd'hui, on n'ignore où atterrit cet argent. Et c'est pourquoi les députés ont refusé d'examiner la loi rectificative avant qu'elle leur soit remise la loi de règlement pour s'assurer de la manière dont les différents ministères ont utilisé leur budget. Cette loi rectificative est une délivrance pour le gouvernement car il s'en sortira face à des institutions financières qui ne se désarment pas et qui exigent des explications détaillées sur l'utilisation de l'argent public.

Le 16 mai 2013, le Blog Mlimadji a publié un article intitulé '' Ikililou se déchausse auprès de la Commission des finances de l'Assemblée nationale'', dans lequel l'auteur a évoqué la rencontre houleuse entre le président et la dite Commission en présence du vice-président Mamadou. Il a été question des disfonctionnements de l'argent public et surtout du non traçabilité de un milliard de francs comoriens du don japonais jusqu'aujourd'hui volatilisé dans la nature. On a accusé Mlimadji de menteur, de haineux et de tout alors qu'aujourd'hui, deux semaines après, les parlementaires viennent de le révéler à la Gazette des Comores et le débat s'annonce houleux. Les plus intelligents et cultivés parmi nos intellectuels n'ont rien trouvé à dire que de critiquer l'auteur pour son texte jusqu'à lui balancer sur la figure, je cite : '' tu as quelques années sur les bancs pour user quelques fonds de pantalon''. Avant tout, ce qui intéresse le comorien c'est d'être informé sur la gestion de son pays. 

L'IPPTE ne doit pas faire la fierté de notre pays car cela montre que nous avons échoué économiquement et qu'il fallait se battre pour l'effacement d'une dette dont on sait tous qu'elle n'est pas à la hauteur des réalisations faites dans notre pays. Cet argent est parti dans les poches de ceux qui nous ont gouvernés et aujourd'hui, on veut nous faire croire que notre admission au groupe des pays pauvres très endettés est une fierté. A la place du vice-président en charge des finances, ministre de tous les gouvernements de la République, on épouserait un profil bas car il a une lourde part de responsabilité dans cette dette. Il aurait mieux faire comme l'ancien ministre Abou Oubéid qui n'a pas manqué de souligner que l'IPPTE est un travail de tous les gouvernements qui se sont succédés et personne ne peut se réclamer ce '' succès'' si on est autorisé à l'appeler ainsi. 

Les comoriens où qu'ils soient s'accordent que jamais notre pays n'aurait été aspergé par des affaires ignominieuses. La Commission anti-corruption l'a dit même récemment pointant du doigt la justice. Les membres de la dite commission se disent scandalisés de croiser dans la rue des gens qui ont volé à l'Etat alors que leur place serait en prison. Un sentiment de frustration se dégage chez l'ensemble de ses membres car ils conçoivent que la justice ne les aide pas et ce ne sont pas les dossiers qui manquent. Nous avons tous entendu le président de l'Assemblée nationale Bourhane Hamidou lors de l'ouverture de la session parlementaire dénoncer le laxisme du gouvernement face aux détournements des deniers publics de tous les jours. Espérons qu'il ne cédera pas à son tour aux caprices des voyous de la République et exhortera ses collègues parlementaires à exiger du gouvernement de la transparence dans le budget qui leur ait alloués. 

La question que chacun se pose, pourquoi toutes ces affaires de détournements n'ont pas donné lieu à un procès ? Pourquoi la justice traine le pas ? On ne nous dit pas que le chef de l'Etat s'immisce dans les décisions de la justice car même s'il met du temps à sanctionner ou plutôt ne sanctionnera jamais, mais il a eu l'audace de convoquer la Commission de loi des finances devant le vice président Mamadou pour taper fort sur la table à propos de un milliard de francs comoriens volatilisé dans la nature. Il faut que la justice fasse son travail et prendre les comoriens témoins. On ne baissera jamais les bras et nous attendons de nos députés un geste fort pour dénoncer les coupables du malheur qui ruine tout un peuple.

Ibrahim Mohamed Mhoma
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Transport aérien: Le ministre des transports demande une baisse des tarifs

29 Mai 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

La Gazette des Comores : Transport aérien: Le ministre des transports demande une baisse des tarifs

La Gazette des Comores

Transport aérien: Le ministre des transports demande une baisse des tarifs

via: www.lagazettedescomores.com


 
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