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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

ANJOUAN : LA POPULATION ACCUEILLENT CHALEUREUSEMENT SON GOUVERNEUR

29 Septembre 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

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LE GOUVERNEUR  D'ANJOUAN , SON EXCELLENCE ANISSI CHAMSIDINE , REGAGNE L'ILE D'ANJOUAN  APRES UN VOYAGE DE QUELQUES JOURS  A  YEMEN .

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Sacko: "Les assises du général Salimou courant Octobre"!

29 Septembre 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

 

 

M. Mmadi Ali, Directeur de Cabinet du président de l'Union et Chargé de la Défense disait mercredi 26 sept en réponse à une question d’Abdallah Agwa de CRTV, au sujet du dossier Général Salimou :’’ le président Ikililou a demandé fermement aux deux procureurs à ce que le procès de cette affaire soit tenu très rapidement comme ils ont tous les éléments en leur possession d’après eux’’ il ajouta : ‘’ de ma part, je trouve excessif qu’une personne soit mise en détention provisoire pendant plus de 2 ans. Il faut que cela se règle au plus vite. Qu’il soit condamné s’il est coupable ou remis en liberté s’il est innocent’’.

A son tour le Procureur Général M. Soilihi Mahamoud déclare ce 28 septembre à la même station  CRTV,  sous le micro du même Abdallah Agwa :’’ Ce qu’a dit M. Mmadi Ali Directeur de Cabinet du Président, au sujet de l’affaire Combo n’engage que lui même. Le président ne nous a jamais demandé de nous presser pour cette affaire de meurtre. Toutefois moi en tant qu’autorité compétente, j’ai d’ores et déjà retenu la date du  déroulement des Assises . Ce que je peux révéler c’est que le mois d’octobre 2012 ne se terminera pas avant la tenue de ces assises’’.


 

Source: Facebook Said Mze Dafine

COMORESACTUALITES

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Paris fête le quarantième anniversaire des accords de coopération

29 Septembre 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

Paris se prépare à fêter le quarantième anniversaire des accords de coopération monétaire de la zone franc.

 

 

Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo pour la zone UEMOA avec la BCEAO, à Dakar, comme banque centrale. Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad pour la zone CEMAC avec la BEAC, à Yaoundé, comme banque centrale. S’ajoute à ces deux ensembles régionaux l’Union des Comores avec la Banque centrale des Comores.


 

Quinze Etats d’Afrique et de l’océan Indien se trouvent ainsi en partenariat financier avec la France dans le cadre de la zone franc. Qui, affirme aujourd’hui Paris, « a permis de prendre en compte les évolutions qui ont vu le jour depuis l’accession des anciennes colonies françaises à l’indépendance et l’aspiration des Etats africains de la zone franc à accroître leurs responsabilités dans le domaine économique et financier ».

 

Dans quelques jours, le vendredi 5 octobre 2012, au lendemain de la réunion des experts puis des ministres des Finances concernés, le ministre français de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, organise un colloque intitulé : « Regards croisés sur 40 ans de zone franc ». 40 ans, car si la création de la zone franc remonte, stricto sensu, au 9 septembre 1939, date à laquelle un décret a instauré un régime des changes commun pour tous les territoires de l’empire colonial français, si le franc CFA a été créé le 25 décembre 1945 (sa valeur étant portée à 2 francs français à compter du 17 octobre 1949 avant le lancement du nouveau franc français le 1er janvier 1960 et sa dévaluation de 50 % étant opérée le 11 janvier 1994), c’est en 1972 qu’ont été signés les trois accords de coopération monétaire qui ont donné à la zone franc la physionomie qui est la sienne actuellement. Sans que ces dates-phares, d’ailleurs, n’aient jamais été jusqu’à présent considérées comme telle (on ne les trouve d’ailleurs jamais formulées précisément dans les documents historiques sur la zone franc).

 

Mais, puisque 40ème anniversaire il y a, ne rechignons pas à sa célébration. D’autant plus que, depuis toujours, on écrit régulièrement l’épitaphe de cette fameuse zone franc ; mais qu’elle est, jusqu’à présent, increvable. Il y aura donc, ce jour-là, une première table-ronde consacrée à « la zone franc et le tournant des accords de coopération monétaire des années 1970 » ; et une seconde intitulée : « De l’intégration monétaire à l’intégration économique ». Les anniversaires sont faits, surtout, pour édifier les nouvelles générations.

 

Mais les promoteurs de ce projet ont choisi, à en croire le programme initial, de laisser la parole aux valeurs sûres de la zone. C’est donc Alassane Ouattara, ancien gouverneur de la BCEAO et actuel président de la République de Côte d’Ivoire, qui ouvrira les travaux. Auxquels participeront Casimir Oyé Mba, gouverneur de la BEAC (1978-1990) et, un temps, candidat à la présidentielle gabonaise, mais aussi Charles Konan Banny, gouverneur de la BCEAO (1990, comme intérimaire d’abord, à 2005) et ancien premier ministre de Côte d’Ivoire (et qui se serait bien vu président de la République).

 

A noter encore la participation d’Abdoulaye Bio Tchané, ancien ministre de l’Economie et des Finances de Mathieu Kérékou, ex-président de la BOAD (2008-2011) et candidat (battu) à la présidentielle du Bénin. Il y a aussi le Camerounais Jean Nkuete, secrétaire exécutif de la CEMAC (1999-2006), un économètre particulièrement brillant lors de ses études (cf. LDD Cameroun 032/Mardi 3 octobre 2006), proche de Paul Biya qui en a fait un ministre d’Etat.

 

Il faut citer aussi Michel Camdessus, gouverneur de la Banque de France (1984-1987) directeur général du FMI (1987-2000), ami de Ouattara (et de l’Afrique), Sylviane Guillaumont-Jeanneney, professeur émérite de l’Université d’Auvergne, spécialiste de la zone franc, fille de l’économiste, diplomate (premier ambassadeur de France en Algérie) et homme politique Jean-Marcel Jeanneney, épouse de Patrick Guillaumont (pour ceux de ma génération, auteur des trois tomes d’une « Economie du développement » éditée par PUF), Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque de France (1993-2003), président de la Banque centrale européenne (2003-2011), Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, Saïd Mohamed Mshangama, directeur général de l’Institut des Comores (1977-1981), Olivier Feiertag, professeur des universités.

 

La zone franc a un passé. A-t-elle un avenir ? Comment est-elle perçue aujourd’hui par la nouvelle génération ? Il ne faut pas attendre de réponses lors de la table-ronde du 5 octobre 2012. Pour respectables et compétents que soient les intervenants de « Regards croisés sur 40 ans de zone franc », ils ont dépassé l’âge de la retraite (à l’exception de Moscovici et de Feiertag ; le plus jeune intervenant est Bio Tchané, né en 1952 !). Et ces « regards croisés » seront des regards myopes, astigmates, hypermétropes, etc. Pas des regards critiques : Ouattara, Oyé Mba, Mshangama, Konan Banny, Trichet, Camdessus, Bio Tchané, Noyer, soit 8 des 12 intervenants, ont été banquiers centraux. Feiertag dirige la collection de la Mission historique de la Banque de France (Albin Michel) ; Guillaumont-Jeanneney a été par le passé membre du conseil de perfectionnement de l’Institut de formation de la Banque deFrance.

 

Oyé Mba (BEAC) et Mshangama (BCC) en ont été les premiers gouverneurs africains ; Ouattara (BCEAO) en a été le deuxième (le premier étant Abdoulaye Fadiga). C’est dire que l’africanisation des banques centrales est récente. Fin 1988, alors que la BEAC, gouvernée par Oyé Mba, venait d’inaugurer son nouveau siège à Yaoundé (7 décembre 1988) et que Ouattara avait prêté serment de gouverneur de la BCEAO à Dakar (22 décembre 1988), dans Jeune Afrique Economie j’avais déjà signé un dossier intitulé « CFA, comment vas-tu ? » dont les protagonistes étaient… Oyé Mba, Ouattara et Camdessus (FMI). Le franc CFA n’était pas au mieux de sa forme. Oyé Mba était opposé à la dévaluation (qui aura lieu le 11 janvier 1994).

 

Avec lui, j’avais évoqué un Brazzaville II pour renégocier les accords signés avec Paris en 1972 à Brazzaville. Il m’avait répondu : « Il faut reconnaître que nous sommes, nous Africains, dans une certaine mesure responsables de notre situation actuelle. Nous avons initié des investissements qui n’étaient pas toujours rentables, ni très appropriés, ni convenablement dimensionnés, dont les schémas de financement n’étaient pas correctement établis. Nous avons quelquefois géré les banques, les entreprises (publiques et privées), dans des conditions qui ne permettaient pas qu’elles soient viables. Voilà les raisons qui font que nous nous trouvons dans la situation d’aujourd’hui. Ce n’est pas le système de la zone franc en lui-même qui est mauvais ».

 

Ouattara, qui débarquait du FMI, constatant que la « Banque centrale a un rôle monétaire essentiel » mais que les pays membres de l’UMOA (on ne parlait pas encore d’UEMOA) « n’ont pas de politiques économiques coordonnées », m’affirmait que « l’avantage des interventions du FMI et de la Banque mondiale, c’est qu’elles permettent d’opérer une certaine coordination ». Camdessus me rappellera que la BEAC et la BCEAO, « par nature, multilatérales, possèdent une expérience des relations avec le FMI, que les seuls experts du pays concerné ne peuvent acquérir en l’espace d’une seule négociation » et, qu’ainsi elles « parviennent à s’imposer plus fortement face aux experts du Fonds ». Vingt-cinq ans plus tard, ce double bilatéralisme : Banque de France/BEAC-BCEAO et FMI/BEAC-BCEAO, est-il encore une nécessité ? Ce n’est pas le vendredi 5 octobre 2012 que sera dit le contraire… !

 

Pourtant, Moscovici souhaite que ce soit « l’occasion de nous projeter dans cet avenir commun. Nos partenaires du Sud exigent de préserver leurs ressources naturelles et culturelles ; ils attendent nos investissements. Nos entreprises, attachées à la responsabilité sociale, peuvent porter un partenariat renforcé, dépassant l’horizon du libre-échange, et trouver ici de nouveaux marchés ou des compléments de compétitivité » (Le Monde daté du 29 août 2012). Faut-il le croire ?

 

Jean-Pierre BEJOT
LA Dépêche Diplomatique

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Pénurie du riz ordinaire à Ndzuwani : Vingt-neuf mille tonnes attendues d'ici à décembre

28 Septembre 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

Pénurie du riz ordinaire à Ndzuwani : Vingt-neuf mille tonnes attendues d'ici à décembre

Pénurie du riz ordinaire à Ndzuwani : Vingt-neuf mille tonnes attendues d’ici à décembreLa Maison des organisations de la société civile (Mosc) de l'île de Ndzuwani a organisé, jeudi 27 septembre, une réunion d'échanges sur la situation de pénurie du riz et du pétrole lampant qui prévaut dans l'île, et sur la rentrée scolaire toujours incertaine. Y avaient donc pris part le secrétaire général du conseil des commissaires de l'île, Chamsidine Achiraf, et le directeur régional d'Onicor, Saïd Omar alias Joli, entre autres.

Les discussions se sont, cependant, largement focalisées sur la pénurie du riz. Chamsidine Achiraf, au nom de l'exécutif anjouanais, a raconté les différentes péripéties qui ont abouti à la suspension du monopole d'Onicor à Ndzuwani par le gouverneur Anissi, décision qui n'a cessé depuis de nourrir la polémique. “L'exécutif anjouanais avait officiellement saisi l'autorité fédérale sur la grave pénurie qui sévit à Anjouan. Aucun dirigeant concerné ne nous a répondu. Nous craignions qu'après le mois de ramadan, la population de l'île descend dans les rues. C'est donc pour cela que le gouverneur a pris la décision de suspendre le monopole d'Onicor dans l'île”, a-t-il expliqué.

Il a ensuite dit “regretter” que “les responsables d'Onicor continuent à nier la réalité de cette pénurie, en s'appuyant sur des chiffres”. Il a également, en ces termes, dit regretter l'attitude des notables qui ont initié une manifestation à Moroni pour dénoncer la décision du gouverneur Anissi : “J'ai rencontré, mardi matin, des familles qui ont passé la nuit devant un magasin à Mutsamudu dans l'espoir d'obtenir un peu de riz. Mais malgré que la réalité soit à ce point tangible, des gens continuent à la nier et nous accusent de séparatisme, comme ces notables qui ont manifesté à Moroni. Je crois qu'ils auraient mieux fait d'interpeller l'autorité sur la situation de famine qui prévaut à Anjouan, au lieu de nous accuser à tort de séparatisme. Car, qui connait le parcours du gouverneur Anissi n'oserait jamais lui coller cette accusation”.

De son côté, le directeur régional d'Onicor a expliqué les raisons de cette pénurie. “Nous avions mis du temps pour comprendre pourquoi la quantité de riz que nous injections à Ndzuwani ne suffisait jamais : c'est que, au temps où les commerçants de l'île importaient le riz, les données étaient falsifiées. Les manifestes indiquaient régulièrement une quantité inférieure à celle réellement importée. Du coup, la douane était largement perdant”, a-t-il fait savoir.

Et de donner ensuite ces chiffres : “L'on nous disait qu'Anjouan consommait 2.100 tonnes de riz par mois, or il s'est finalement avéré que le chiffre réel est de 3.600 tonnes”, a-t-il indiqué. Le représentant d'Onicor à Ndzuwani soutient que c'est Spanfreight Shipping, dont la filiale Asc assure la manutention au port de Mutsamudu, qui est à l'origine de tous ces problèmes.

“Asc, c'est en réalité trois sociétés qui opèrent ici, et qui font, en plus de la manutention, du commerce et de l'affrètement. Au temps où les commerçants anjouanais importaient le riz, c'est une des filiales [Istburn, ndlr] qui les en fournissait. Avec la reprise du marché par Onicor, celle-ci est devenue perdante et, comme c'est encore le conglomérat qui contrôle l'affrètement au port de Mutsamudu, leur façon de nous mettre des bâtons dans les roues et de toujours retarder nos bateaux. D'où cette situation de pénurie chronique”, a-t-il expliqué.

Le directeur a cependant annoncé l'arrivée de 12.000 tonnes de riz conteneurisées et de 17.000 autres tonnes en vrac d'ici le mois de décembre. “Si les bateaux arrivent pour une fois à la date indiquée”, a-t-il conditionné. Il a aussi fait savoir que maintenant Onicor est en mesure d'assurer la continuité des commandes, puisque la société a reçu “une subvention gouvernementale d'un milliard pour renflouer ses caisses”.

Il a effectivement admis que jusqu'à récemment, la société n'était pas en mesure de financer ses commandes, c'est pourquoi, à ndzuwani, il avait fait appel au concours financier de commerçants.

SM
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Les zones d'ombres de la citoyenneté économique!

28 Septembre 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

Les zones d'ombres de la citoyenneté économique!

 

Les fonctionnaires de l’état sont payés régulièrement depuis l’année dernière à la fin de chaque mois, grâce en partie aux fonds de la citoyenneté économique. Des travaux de réfection de route sont aussi financés par ces fonds. Cependant, des zones d’ombre demeurent sur les conditions d’octroi de la citoyenneté économique, le nombre des bénéficiaires, le montant et les conditions d' utilisation des fonds obtenus.

 

 

La loi n°08-014/AU sur la citoyenneté économique, adoptée dans la tourmente et la confusion, par 18 députés sur les 33 de l’Assemblée de l’Union, le 27 novembre 2008 a été promulguée par l’ancien Président, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi par le décret n°08-138/PR du 16 décembre 2008. Pour passer au forceps cette loi, les autorités de l’époque avaient annoncé la mise à disposition d’un fonds de 200 millions de dollars dont 25 millions affectés comme aide budgétaire et les 175 millions pour la réalisation de grands projets d’infrastructure.

 

Cette loi du 27 novembre 2008 a prévu dans son article 1er que l’acquisition de la citoyenneté économique par décision de l’autorité publique résulte d’une décision accordée à la demande d’une personne majeure ayant la qualité de partenaire économique du Gouvernement des Comores.

 

La qualité de partenaire économique est acquise selon cette loi par toute personne étrangère, remplissant les conditions énoncées dans la loisur la citoyenneté économique et présentant une demande en vue d’investir une somme d’un montant minimum fixé par la loi des finances de l’année budgétaire où le candidat présente la demande et durant une période à déterminer sur la base du programme d’investissement économique de l’Union des Comores.

 

Toute personne désirant acquérir la citoyenneté économique dans le cadre d’un programmed’investissement économique de l’Union des Comores, présente une demande écrite à laCommission Nationale Indépendante.

 

Cette commission a été mise en place au mois d’octobre 2011 (décret (n°11-215 / Pr) par le Président de l’Union. Elle est composée de sept membres qui sont : Houssamou Mohamed Madi et Soulaimana Combo, représentant tous deux le ministère de la Justice, d’Abubakar Abdou et Kambi Aliane, pour le ministère des Investissements, de Daoud Saïd Ali Toihir, directeur général de l’Agence nationale des investissements, enfin d’Ahmed Daroumi et Hassan II Ali Toibibou, représentant l’assemblée nationale. Cette commission a pour mission, de recevoir les demandes et exploiter les informations relatives à l’identité de la personne. Elle est également chargée de recueillir ou faire recueillir, vérifier ou faire vérifier l’authenticité des pièces y afférentes, mener les enquêtes préliminaires, opérer la sélection des candidats et émettre une recommandation avant de transmettre le dossier au Ministre de la Justice. Cette commission remplace une autre commission nationale indépendante qui n’a jamais travaillé et qui a été mise en place par le décret n° 09-0003/Pr du 10 janvier 2009, un décret abrogé par celui d’octobre 2011.

 

Cette nouvelle commission nationale ne fonctionne pas également. Pourtant, l’article 4 de laloi du 27 novembre 2008dispose que la citoyenneté économique est accordée par décret du Président de la République pris en Conseil des Ministres sur avis conforme de la Commission Nationale Indépendante et après présentation du dossier par le Ministre de la justice. Des étrangers continuent de bénéficier de la citoyenneté économique comorienne sans l’avis conforme de la commission Nationale Indépendante. Et aujourd’hui, aucun chiffre n’est donné par les autorités publiques sur le nombre des personnes ayant acquis cette citoyenneté économique comorienne, les fonds obtenus et utilisés... Ce qui est sûr, les bénéficiaires de cette citoyenneté ne sont pasdes partenaires économiques du Gouvernement des Comores, comme le stipule la loi, mais plutôt des individus qui font parfois la une des faits divers dans la presse du Golfe.

 

Ainsi, le Gouvernement de l’Union, continue de ne pas respecter les lois adoptées par l’Assemblée de l’Union et promulguées par le Chef de l'Etat.


Comoresdroit

 

COMORESACTUALITES

 

 le supermarché de la Nationalité

 

Citoyenneté économique : Il ya anguille sous roche !!!

 le supermarché de la Nationalité


Le haut-commissaire aux réfugiés vient d'adresser un rapport accablant aux autorités comoriennes sur l'affaire de la citoyenneté. Selon des sources proches de la présidence de la république, dans ce document, le gouvernement comorien est sollicité d'apporter des éclaircissements sur ce sujet :


1- Il lui est demandé de donner le nombre exact des passeports vendus aux Bédouins ?


2- Quel était le mode de payement ?


3- Quelles sont les conditions d'acquisition de la nationalité comorienne et également la date que doit prendre fin cette braderie de notre identité ?


A l'heure où nous étions en train d'achever cette note, nous Avons appris que les autorités Saoudiennes viennent de refuser la demande d'accueillir des personnes voulant se rendre à la Mecque cette année en provenance de Moroni. Selon le gouvernement Saoudien, l'office chargé d'octroyer les quotas de nombre de personnes dit avoir déjà reçu d'autres demandes des personnes possédant la nationalité comorienne en provenance d'autres pays.

 

RIDJA  BLOG

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LE DISCOURS PATRIOTIQUE DU PRESIDENT DES COMORES DR IKILILOU A LA 67ème AG NU

28 Septembre 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

LE DISCOURS PATRIOTIQUE DU PRESIDENT DES COMORES DR IKILILOU A LA 67ème AG NU

 LE DISCOURS PATRIOTIQUE DU PRESIDENT DES COMORES DR IKILILOU A LA 67ème AGNU

IKILILOU PREND AU MOT LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE
 
Dans son discours à la 67ème AGNU, qui a pour thème le règlement des conflits par des moyens pacifiques et le respect de l'état de droit à l'échelle nationale et internationale, le président des Comores Dr IKILILOU Dhoinine a dénoncé avec fermeté la violation du droit international par la France (à propos de l'île comorienne de Mayotte) et les conséquences macabres de l'instauration internationalement illégale du visa Balladur. Nous vous proposons ci-dessous le paragraphe concernant la question de l'île comorienne de Mayotte :
 
« Pour ce qui a trait à la stabilité de mon pays, je lance, une fois encore, devant cette auguste  Assemblée, un appel à la France, pour qu'un dialogue franc et sincère soit enfin instauré entre nos deux pays, à tous égards liés, sur la question de l'île comorienne de Mayotte.
Il est de plus en plus évident que le fait que Mayotte soit restée sous administration française constitue une menace pour la paix et la stabilité des trois autres iles comoriennes, cette paix qui reste le socle de la liberté et de la prospérité. 
Il n'est un secret pour personne que cette île a toujours servi de base arrière aux détracteurs des Comores qui ne souhaitent pas voir notre pays aller de l'avant en dépit de ses normes potentiels. 
Par ailleurs, cette année 2012 finissant a été pour mon peuple l'une des plus dramatiques.
Des hommes, des femmes et des enfants, à bord d'embarcations de fortune appelées «  KWASSA KWASSA » ont péri dans le bras de mer séparant les îles comoriennes d'Anjouan et de Mayotte, en raison du visa que la France a imposé aux iles d'Anjouan, Grande Comores et Mohéli. 
Cette situation douloureuse et inacceptable qui dure depuis des décennies ne peut laisser indifférente cette Assemblée planétaire qui a choisi pour thème cette année le règlement des conflits par des moyens pacifiques et le respect de l'état de droit à l'échelle nationale et internationale. 
J'espère, par conséquent, que la France saura honorer ses engagements de pays respectueux du droit international. 
J'espère, enfin, qu'elle répondra positivement à notre appel pressant pour qu'ensemble nous trouvions une solution propice au retour de Mayotte dans son giron naturel, qui reste l'Union des Comores. 
C'est ainsi, qu'on mettra fin au drame humanitaire et qu'on pourra garantir une stabilité durable à mon pays. 
C'est par la résolution définitive de ce contentieux qui n'a que trop duré que la France pourra contribuer aux efforts en cours, en vue de favoriser l'intégration régionale et sauvegarder ainsi les intérêts de cette région de l'Océan Indien que nous voulons bâtir ensemble, dans la stabilité et la paix. 
Je vous remercie »
 
Source : Extrait du discours de chef de l'état comorien Dr Ikililou à l'AGNU, ce jeudi 27 septembre 2012
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Comores: Anjouan gardera ses ''riyali'' de la collecte!

26 Septembre 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

L'opération Riyali :Contre offensive du Dr Sounhadj

Contre offensive du Dr Sounhadj/Opération Riyali :
«vous voulez cet argent, venez le chercher sinon...»

 

En pleine guerre froide entre le pouvoir insulaire de Ndzuwani et l’ONICOR, concernant la suspension du monopole du riz ordinaire, un autre hic vient raviver la tension. Anjouan « refuse » de verser les fonds de l’opération Riyal collecté dans l’ile, d’après la marraine de l’opération. En revanche «qui veut l’argent doit venir le récupérer», estiment les autorités de l’île.



«C’est de l’argent de proximité. Il doit être géré en proximité», a clamé le directeur de cabinet du Gouverneur de l’Ile, assurant encore l’intérim. Dr Sounhadj Attoumane indique que « cet argent collecté pour un but humanitaire, ne devrait pas enfanter des polémiques, seul le compte commun serait le bon port d’arrivée des collectes ».

Mais, cela a partagé les milieux, voire même, la commission qui pilotait l’opération à Anjouan. De source bien informée, «les deux signataires du compte ouvert pour les 53 000 000 fr des contributeurs Anjouanais, ne sont pas dans le même bateau». La Présidente de la commission est du coté Dar Nadja (siège du Gouverneur de l’Ile) et l’autre signataire est un employé de Beit-Salam, détaché à Anjouan.

Pour élucider le sujet, le Dr Sounhadj Attoumane Gouverneur de Ndzouani par Intérim d’Anissi Chamsidine invité au Yémen par le ministre de l’éducation déclare que «celui qui veut l’argent collecté par le bas peuple d’Anjouan, qu’il vienne à Anjouan pour le récupérer officiellement sous les yeux des enfants vulnérables anjouanais, sinon… »

 
Nabil Jaffar - Mutsamudu, samedi 22 Septembre 2012 (HZK-Presse)
COMORESACTUALITES
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QUI A DIT QU'IL N'Y A PAS DE PÉNU(RIZ) A ANJOUAN ??????

25 Septembre 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

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IMAGE :  WATWAN   

PHOTO PRISE LA NUIT DU LUNDI  24  SEPTEMBRE 2012 QUELQUE PART  DANS L'ÏLE D'ANJOUAN.LE RIZ  ONICOR EST INTROUVABLE .

  IL S'AGIT ICI DU RIZ D'UN COMMERçANT  ANJOUANAIS QUI éTAIT BLOQUé  A LA DOUANE DEPUIS DES MOIS .UNE GOUTTE D'EAU DANS L'OCEAN . HEUREUSEMENT QUE LES AUTORITéES  ONT   ENTENDU LE CRI DE DESESPOIR DE LA POPULATION , CONTRAIREMENT A CEUX QUI RACONTENT DES HISOIRES LOIN DE L'ILE D'ANJOUAN, ACCUSANT DE SEPARATISME CEUX QUI OSENT DIRE " ce n'est pas juste  ....

    Où est passé le riz d'ONICOR ???  On le voit passer et disparître . D'abord , le  riz arrive en petite quantité (insuffisante) et destiné à certaines personnes qui ont le monopole de le vendre. CONTINUEZ DE CRIER AU SEPARATISME , SEPARATISME , SEPARATISME.

WATWAN :  SAID IBRAHIM

RAPPEL :

       COMORES / ANJOUAN : PENU(RIZ), La polémique est loin de s’apaiser

Ces messieurs  qui disent n'importe quoi dans leurs bureaux à MORONI , qu'ils viennent ici à anjouan pour vivre ce que nous vivons .La pagaille instaurée par ONICOR est  INSUPPORTABLE .C'est vrai , on ne doit rien dire , rien faire sinon on vous taxe de séparatisme , séparatisme , ce mot vous plaît , vous arrange .Certains parmi vous n'ont jamais mis les  pieds  à Anjouan sinon , ils viennent s'installer dans les hôtels avec beaucoup d’indemnités. Les autorités d'Anjouan ont RAISON !!  

    WATWAN  :    SAID  IBRAHIM

Interview / Chamsidine Achirafi, SG du gouvernorat d'Anjouan « Face à une situation d'urgence, il n'y a pas de loi qui tienne »

Le débat change de forme sur la question de l'Onicor. La polémique est loin de s'apaiser entre l'exécutif de l'Ile d'Anjouan et le pouvoir central. Dans l'interview que le Secrétaire Général du Gouvernorat nous a accordée, il promet que les autorités insulaires ne reculeront devant rien pour enrayer la pénurie de riz dans l'île.

COMORES / ANJOUAN : PENU(RIZ), LA POLEMIQUE ENFLE

Question : La question du riz à Anjouan n'est plus alimentaire, mais plutôt politique et même à connotation séparatiste selon certains, quelle est votre réaction ?
Chamsidine Achirafi : Depuis trois semaines, j'ai suivi avec beaucoup de sérénité la polémique née de la décision du Gouverneur Anissi Chamsidine de suspendre à Anjouan le monopole accordé à l'ONICOR pour l'importation et la commercialisation du riz ordinaire. J'ai lu notamment beaucoup d'articles à travers la presse, et j'étais d'abord choqué de constater que les journalistes et même certaines autorités déforment, je ne sais pour quel motif, la graphie et la phonie du nom du gouverneur d'Anjouan. Pour rappel, Anis Chamsoudine - comme ils ont l'habitude de l'appeler - n'est pas juridiquement la même personne qu'Anissi Chamsidine. Cette inattention n'est ni négligeable ni respectueuse de la personne, et j'espère qu'à l'avenir, ces gens veilleront à la corriger.
Question : Et d'où viennent ces polémiques ?
C.A. : Pour ce qui concerne l'objet de la polémique, on peut argumenter sur son aspect juridique ou institutionnel, et dire ce que l'on veut pour défendre telle position ou telle cause. Mais la réalité du terrain à Anjouan est sans conteste : le consommateur ne trouve pas de riz ; et quand il en trouve, son prix est insupportable encore aujourd'hui où je vous parle. Entre 18.000 et 25.000 francs ou même parfois 30.000 francs le sac de riz ordinaire de 50 kg.
Question : ONICOR dément vos statistiques, que répondez-vous ?
C.A. : Des hauts fonctionnaires d'Etat continuent à avancer des chiffres depuis leurs bureaux feutrés de Moroni, laissant entendre qu'il ne manque absolument pas de riz à Anjouan, ou même plus grave (!), accusant les autorités anjouanaises de provoquer une rupture de stock pour un « objectif politico-financier ». Mais quelle insulte à l'endroit de l'Exécutif d'Anjouan ? Le gouverneur Anissi Chamsidine et les membres de son gouvernement ne sont ni des commerçants ni des contrebandiers. Insinuer que les gouverneurs sont des amateurs de « polémiques et de discussions stériles » quand ils s'entretiennent avec le Président de la République est insultant, et je ne pensais jamais que de tels propos sortiraient de la bouche du secrétaire général du Gouvernement de l'Union. C'est vraiment malheureux.
Question : L'on reproche à votre décision d'être prématurée, voire même illégale au regard de la loi ?
C.A. : Il faut arrêter de se moquer de la population anjouanaise et de ses institutions. Nous sommes tous (l'Union et les îles autonomes) dans le même bateau que nous avons construit ensemble, pour gouverner. Personne n'a donc intérêt à percer sa coque, à moins d'être suicidaire, pour compromettre les chances d'arriver à bon port. Pourquoi accuser les autres – un exercice qui ne demande aucune intelligence – au lieu de poser un débat constructif entre responsables, autour d'une table, pour une solution viable du problème ? C'est à croire que quelque part, on a peur du débat démocratique et de ses vertus. Nous les y attendons toujours. Peut-être finiront-ils par y revenir un jour. Avant de prendre cette décision, nous avions pris le soin de rendre compte au plus haut niveau de l'évolution de ce dossier et de la menace qu'il constituait pour la sécurité intérieure de l'île et la stabilité de l'Etat. Mais aucune réponse ne nous a été donnée. Et la situation était telle qu'il fallait que le gouverneur prenne une décision pour sauver la paix sociale. Face à une situation d'urgence menaçant la sécurité ou l'intégrité de l'Etat, il n'y a pas de loi qui tienne. Il y a plutôt une raison d'Etat ! Dans le cas d'espèce, l'Etat était malheureusement trop loin de nous à Anjouan.
Question : Et l'absence totale du pouvoir central ne serait pas une cause champêtre de tout cela ?
C.A. : Dieu sait combien de fois nous avons demandé plus de sa présence à Anjouan. Nous ne demandons que cela depuis que nous sommes en place. Que le pouvoir central soit plus présent et plus visible sur tous les plans. C'est cela être séparatiste ? D'aucuns continuent à brandir sur notre face comme d'un chiffon rouge ce mot de « séparatistes ». Qu'ils soient rassurés, ils ne terniront jamais notre détermination à revendiquer et à protéger les droits des comoriens anjouanais. La réalité est que chez ces gens-là, un gouverneur séparatiste à Anjouan ferait vraiment leur affaire ! Et ils font tout pour qu'Anissi le devienne. Eh bien, ils seront déçus.
Question : Que répondez-vous à la population ?
C.A. : Enfin, à côté de toute cette polémique, les Anjouanais ne demandent qu'une chose : avoir du riz de qualité, moins cher, en abondance et en permanence. Le jour où ONICOR remplira cette condition, son monopole ne sera plus remis en cause. Aujourd'hui, ONICOR achète à crédit 2 à 3 conteneurs de riz ordinaire chez un commerçant anjouanais qui met sa marge bénéficiaire. A son tour, ONICOR le revend à la population à travers des commerçants choisis selon des critères complètement flous, avec un bénéfice aisé. En attendant, c'est le petit anjouanais qui paie l'addition. Où va-t-on avec ce genre de pratique? Il est temps qu'on agisse dans l'intérêt du peuple qui nous a confié un mandat pour la défense de ses intérêts, et non pour celle de nos propres affaires.

Propos recueillis par Nabil Jaffar
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Comores: Général Salimou, notre capitaine Dreyfus!

25 Septembre 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

Comores: Salimou Mohamed Amiri, notre Capitaine Dreyfus

Le cri de haine et de mensonge contre Salimou Mohamed Amiri

 

Par Mohamed Abdou

 

«Vous réussissez trop; on va chercher à vous nuire». L’avertissement est d’Alain Gaigneron de Marolles, alors un des responsables des Services de Renseignement français, et s’adressait à son ami le Général Ahmed Dlimi qui, justement, allait mourir dans un étrange «accident de circulation» en janvier 1983, dans des conditions jamais élucidées. Le fameux «accident de circulation» n’est pas sans rappeler l’«accident de parcours» dont est victime un autre Général, Salimou Mohamed Amiri. En effet, le Général Salimou M. Amiri réussissait bien alors que, tapis dans l’ombre, des assassins veillaient, attendaient le bon moment pour lui porter le coup fatal. Cela arriva quand le Lieutenant-colonel Combo Ayouba fut assassiné froidement dans des conditions qui laissent à penser que le crime a été ourdi par l’ex-Président Sambi, qui a tout fait pour faire porter le chapeau à l’innocent Général Salimou Mohamed Amiri, alors chef d’État-major de l’Armée comorienne, qu’il haïssait, et dont il était maladivement jaloux de la notoriété.

 

 

Les Comoriens le savent, le Général Salimou Mohamed Amiri n’est pas n’importe qui. C’est l’officier supérieur qui a su organiser sa carrière par le mérite personnel, le chef qui a su mettre fin à l’excessive politisation d’une Armée de truffions et de bidasses comploteurs et à la promotion ultra-rapide et aux méthodes de voyous, les fameux «Maya Bouré», «Ceux qui mangent – beaucoup – mais pour ne rien faire». D’une bande de comploteurs au petit pied et aux ambitions démesurées, le Général Salimou Mohamed Amiri a fait une vraie Armée, qui s’associera aux troupes de l’Union africaine pour mettre un terme à la dictature insulaire du Colonel Mohamed Bacar à Anjouan en mars 2008. Ce fait d’armes lui vaudra ses galonsde Général, galons demandés par le peuple reconnaissant, faisant de lui le seul Général de l’Armée comorienne, cette Armée aux innombrables Colonels autoproclamés, de la sinistre et détestable catégorie de Mohamed Anrifi Moustoifa, de sinistre et détestable mémoire républicaine.

 

Le Général Salimou Mohamed Amiri était aimé et respecté de ses hommes. Parce qu’il est intègre et compétent. Un homme que Sambi détestait car il ne se pliait pas à ses ordres malheureux et ne demandait rien pour lui-même. On ne peut pas soupçonner Ahmed Saïd Jaffar de haine envers Sambi. Or, quand Combo Ayouba a été assassiné, ce sambiste pur jus qui, étrangement était dans les parages de la demeure de l’officier proche de Robert «Bob» Denard au moment du crime, a clairement déclaré que les assassins étaient de peau plus claire que la sienne. Par la suite, on apprendra que même les armes utilisées ne sont pas répertoriées aux Comores. La piste ukrainienne est certaine, mais tout a été fait pour que ça soit l’innocent Général Salimou Mohamed Amiri qui soit accusé.

 

Saïd-Omar Allaoui n’est pas de formation juridique, mais ce qu’il dit sur l’affaire Combo Ayouba vaut d’être connu, notamment des magistrats qui «désinstruisent» cette triste affaire: «Dans une affaire judiciaire, criminelle surtout, on ne recherche pas UN coupable, mais LE coupable. Et pour retrouver le coupable, il faut moins deux choses: une victime (on l’a identifiée), l’arme du crime (on l’a retrouvée) et un mobile. Les Comores n’ont pas de compétences en matière de balistique. Pour le mobile, le Général était le supérieur hiérarchique du Lieutenant-colonel, qui n’avait même pas ses galons de Colonel, et encore moins de Général. Il n’y avait pas de compétition entre les deux hommes. Le Général n’avait aucune raison de faire assassiner le Lieutenant-colonel. Ça, ce sont les faits, le reste, c’est de la manipulation».

 

Or, à ce jour, aucune preuve matérielle irréfragable n’a été reliée au Général Salimou Mohamed Amiri et aucun mobile n’a été présenté pour tenter d’expliquer en quoi l’officier au grade le plus élevé de l’Armée comorienne est concerné par cette affaire. Or, en examinant les faits de manière franche et neutre, on constate que le premier bénéficiaire de l’assassinat de Combo Ayouba est le Colonel Abdallah Gamil, qui a fait pleurer de colère et de dépit son ancien instructeur au Maroc, le jour où il a appris que notre «Gamil» dirigeait l’AND. Le gars n’a pas laissé le meilleur des souvenirs à l’Académie militaire. Et on connaît sa haine pour le Général Salimou Mohamed Amiri. Nous y reviendrons…

 

Un Comité de Soutien, qui aurait dû s’appeler «Comité pour l’Éclatement de la Vérité», a été créé, et a rédigé un Livre Blanc comportant notamment le passage suivant: «En mai 2010, le colonel Bastu, en stage au Maroc, a dit aux élèves-officiers originaires d’Anjouan qu’il allait être nommé chef d’état-major. Quand on lui a posé la question sur le sort du Général Salimou, il a répondu que le Président Sambi allait l’écraser et le réduire en miettes. Le colonel Bastu était alors le chef du cabinet militaire du président Sambi. Auparavant, M. Hamidou Bourhane, président de l’Assemblée, avait réuni des notables de Dzahadjou Hambou et certains jeunes pour leur dire que Salimou était dans le collimateur de ses chefs et qu’il devait changer de comportement, sinon il allait avoir des problèmes. Informé de cet avertissement, le Général Salimou répondit qu’il a toujours été respectueux et loyal envers ses chefs et qu’il ne voyait aucun motif personnel pouvant leur déplaire». Pour rappel, Hamidou Bourhane est très proche de Sambi, qui l’a fait nommer à la présidence de l’Assemblée.

 

Toujours selon le Livre Blanc, «Monsieur Sambi et ses proches collaborateurs politiques ont d’abord voulu jouer au plus fin. Ils ont fait courir le bruit de la nomination de Salimou à un poste ministériel, une sorte de promotion-débarras. Le Général a réagi en rappelant sa vocation militaire et son désintérêt pour la politique. Le cabinet du président a lancé donc la procédure de remplacement, mais les chefs d’État des pays de l’EASBRIGont demandé de surseoir à ce changement jusqu’à la fin de la présidence des Comores pour ne pas perturber le fonctionnement de cette organisation. Quand le mandat des Comores à l’EASBRIGest terminé, le président est donc passé à l’acte. L’armée a résisté pour défendre son chef. La présidence a alors mesuré la difficulté de l’évincer et a fait marche arrière. C’est alors l’élimination physique qui fut décidée. Le Général Salimou, ayant appris le complot, l’a dénoncé publiquement et par des écrits». Du reste, le Livre Blanc assène une autre vérité: «Dans la réunion qui décidait de l’assassinat de Salimou, Combo aurait été présent. On le soupçonne donc d’être celui qui a informé Salimou».

 

Le Livre Blanc nous apprend aussi que «lors de la réception de Dzahadjou Hambou, quand les orateurs ont fait beaucoup d’éloges à Salimou, notamment Saïd Hassan Saïd Hachim, Ahmed Abdallah Sambi n’a pas pu cacher son agacement. Quand il a pris la parole, il a lancé:“Salimou, … qu’est-ce qu’il a fait Salimou?”. Mais sous la pression de l’opinion publique, il ne pouvait que nommer Salimou au grade de Général». Plus grave encore, «on s’orientait vers une piste de deux Ukrainiens qui sont partis le même jour avec des équipements militaires sur autorisation expresse de M. Abou Achirafi, directeur général de la Sûreté. Pourtant, à la surprise de tous, on a vite retiré l’enquête de la Gendarmerie pour la confier à la Police, c’est-à-dire au même Abou Achirafi! Et M. Soilihi Mahamoud a été écarté du dossier au profit de M. Nidhoim Attoumane, Procureur Général». Là, on piétine l’intelligence des Comoriens.

 

Mais, ce n’est pas fini car, «pour impliquer le Général Salimou, M. Abou Achirafi dont le service n’a pas l’habitude de conduire une enquête criminelle a fait appel à“l’expertise”d’un certain Tackfine Ahmed, un ancien lieutenant du Service de Santé Militaire renvoyé en 1989 après avoir été rétrogradé au galon de soldat de 2ème classe. Le même Tackfine Ahmed venait d’être renvoyé de la Gendarmerie française où il avait réussi à se faire recruter comme sous-officier. Retourné aux Comores, il envoya au chef d’état-major d’alors, le Général Salimou, et par l’intermédiaire de monsieur Ombad Mirhane, Conseiller Spécial du Président Sambi, une demande de“réintégration” dans l’AND. Naturellement, le Général Salimou s’y opposa; mal lui en prit dès lors. L’on peut reconnaître son dégoût par des articles postés sur internet et signés tantôt par les initiales T.A, tantôt“un officier dans le maki”. M. Tackfine Ahmed se livra alors à des attaques au vitriol contre le Général Salimou en guise de représailles. L’acharnement et la volonté de M. Tackfine Ahmed d’en finir avec Salimou viennent de là. Messieurs Sambi et Abou Achirafi lui en donnèrent l’occasion».

 

Il y a encore plus horrible et dégoûtant dans cette ténébreuse affaire: «Le docteur Assad a fait les frais de sa curiosité, entraînant avec lui une certaine Faouzia, qui a déclaré avoir été avec Combo et avoir donc vécu l’acte (l’assassinat). Faouzia en a été malade. Elle est allée voir le docteur Assad. Elle ne pouvait pas expliquer son malaise. Elle a fini par raconter ce qu’elle a vu. Elle a avoué avoir reconnu le chauffeur de M. Dossar, ministre des Finances à l’époque. Dr Assad a enregistré la déclaration de Faouzia dans son téléphone portable (et sur un support CD) et l’a amené à la Police. Après avoir écouté l’enregistrement, M. Abou Achirafi aurait piqué une crise de colère, cassé le téléphone du médecin et fait arrêter ces deux individus. Ils sont restés en prison durant des mois. Ils en sont sortis, assortis d’une liberté surveillée. Dr Assad mourra des mois plus tard dans des conditions obscures et troubles. Comme vous le voyez, rien n’est normal dans cette affaire. Faouzia est maintenue sous pression en étant inculpée pour faux témoignage afin qu’elle ne puisse pas en parler».

 

Mais, revenons à deux éléments qui ont été cités ci-haut: «Aussitôt après l’assassinat de Combo, un ministre du gouvernement Sambi a déclaré sur les ondes de la radio nationale que l’arme du crime ne figurait pas dans l’arsenal de l’armée comorienne, suggérant ainsi que les assassins pourraient être d’origine étrangère. Ahmed Djaffar, réputé très proche de l’ancien Président Sambi, abonda dans le même sens en témoignant avoir vu“des hommes blancs” dans les parages de la résidence de Combo où il se trouvait, comme par hasard, la nuit de l’assassinat».

 

Ces éléments d’information permettent de constater que ce n’est pas LE coupable qui est recherché, mais UN coupable. Toute cette affaire repose sur un acharnement haineux. Mais, les Comoriens ont réagi avec dignité. L’affaire ne concerne plus une personne, mais la nation entière. Des soutiens sont venus de partout aux Comores, soulignant l’illégalité de la procédure engagée contre le Général Salimou Mohamed Amiri. Les manifestations de soutien au Général s’organisent aux Comores et en France. Le placement «sous contrôle judiciaire surveillé» (modalité inconnue des vrais juristes) du Général ne relève plus du Droit, mais de l’acharnement haineux. Dans cette affaire, la présomption d’innocence n’a pas été respectée. Aucune règle de procédure n’a été respectée. Dès le début, une Justice aux ordres a bâclé l’enquête. Tout a été fait pour accabler un officier compétent et intègre, un officier innocent.

 

Que dire alors? Une fois de plus lisons le Livre Blanc: «La vraie enquête devrait se demander d’abord, comme dit la justice, “à qui profite le crime?” et“à qui profite l’éviction du Général Salimou?”. M. Abdallah Gamil en est principal bénéficiaire à deux titres; hasard ou occasionné: d’abord parce qu’il prit directement la place de Combo en le remplaçant comme Chef de Corps de la FCD (Force Comorienne de Défense); ensuite parce que l’assassinat de Combo est le prétexte utilisé pour évincer le Général Salimou. Là encore une fois, c’est le même Abdallah Gamil qui a remplacé Salimou Mohamed Amiri. Nous rappelons que M. Gamil Abdallah fut suspendu de ses fonctions en 2010 par le Général Salimou pour cause d’indiscipline. Devant des officiers, M. Gamil déclara:“Ngamdjo monisa” (“il va voir”). Il a donc tenu parole. Une suspension qui n’a pas été suffisamment effective car Mohamed Bacar Dossar, alors en charge de la Défense, a soutenu M. Gamil jusqu’au bout. M. Abdallah Gamil aurait-il quelque chose à cacher dans l’assassinat de Combo au point de craindre que les magistrats puissent faire correctement leur travail? Les Comoriens savent bien que M. Gamil Abdallah a été une des dernières personnes à avoir appelé Combo au téléphone avant son assassinat et une des toutes premières à avoir annoncé la nouvelle de cet assassinat; une énième coïncidence de plus?».

 

De toute manière, avant-même le début de l’enquête, des personnes liées au pouvoir Sambi (Nourdine Abodo, notamment) avaient signalé que le Général Salimou Mohamed Amiri allait être accusé de ce crime. Comment le savaient-ils et surtout pourquoi?

 

Aujourd’hui, nous qui connaissons le Droit et le défendons, sans même connaître à titre personnel le Général Salimou Mohamed Amiri, avons une seule chose à dire directement au Président des Comores, en sa qualité de Président du Conseil supérieur de la magistrature et de garant des institutions: si la Justice comorienne connaît le mobile qui aurait poussé le Général Salimou Amiri à faire assassiner son subordonné, qui ne constituait aucune menace pour lui et sa carrière, et a les preuves matérielles directement reliées au Général, qu’elle nous les présente. Si cette Justice n’a ni ce mobile, ni ces preuves, elle gagnerait à laisser en paix le Général Salimou Mohamed Amiri, à lui présenter des excuses publiques, à l’indemniser et à exiger sa réintégration dans sa fonction, qu’il n’aurait jamais dû quitter.

 

Le Général Salimou Mohamed Amiri est l’Alfred Dreyfus comorien, et pour lui, nous lançons un «J’accuse» à la Zola.

 

Source: www.lemohelien.com

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