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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Déclaration de l'Opposition nationale sur le référendum du 17 mai 2009

31 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores


Déclaration de l'Opposition nationale sur le référendum du 17 mai 2009
Comme tout le monde l'a vécu, le Président Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI a tenu son referendum constitutionnel le 17 mai dernier. C'est un hold-up électoral aux conséquences incalculables en matière de démocratie, d'Etat de droit ou tout simplement de recherche du consensus national encore indispensable à la consolidation du processus de réconciliation nationale.Jamais dans ce pays un régime n'a été aussi antidémocratique en matière électorale, même le pouvoir mercenarial des années1980 n'a pas fait pire.

Nous n'allons pas nous attarder sur les faits car le peuple les a vécus à ses dépens. Disons tout simplement que tous les acquis en matière d'élections libres, démocratiques et transparentes, acquis laborieusement conquis 20 années durant, ont été dilapidés pour être remplacés par des pratiques que tout Comorien croyait irréversiblement révolues, à savoir :
• Arrestations, Intimidations et répressions de la part des forces de l'ordre ;
• Bourrage d'urnes ;
• Achat de conscience des membres de bureaux de vote ; etc.

Sont victimes de cette farce électorale :
• Au premier chef, le peuple, qui voit ainsi fondre un capital démocratique conquis de haute lutte. C'est une perte que rien ne saurait combler surtout de la part des marchands d'illusions ;
• Viennent ensuite notre religion et son Coran qui n'ont jamais été aussi instrumentalisés. Faut-il rappeler que les principaux acteurs de cette mascarade ont prêté serment sur le Coran pour déclarer se conformer au droit et à la justice en toutes circonstances ? Proclamer l'Islam comme religion d'Etat et commettre dans les minutes qui suivent un tel parjure, n'est –ce pas là une véritable hérésie ?
• Nos vaillants soldats, enfin, sont les autres victimes. En effet, face à l'alignement inconditionnel de la hiérarchie militaire, nos militaires et gendarmes ont immanquablement un cas de conscience.

Et enfin, le fond de la loi référendaire elle-même qui était censée venir régler les problèmes de compétences, diminuer sensiblement les dépenses de l'Etat et harmoniser les calendriers électoraux entre autre, est un échec total. Rien, absolument rien n'est réglé, au contraire !

En effet, les nouvelles dispositions constitutionnelles, loin de clarifier certaines situations dites confuses, ont plutôt rendu la Constitution du 23 décembre 2001 illisible, pire, elles l'ont rendue inapplicable. Sont apparus des difficultés purement normatives et institutionnelles ainsi que des manquements et des contradictions qui font de la constitution du 23 décembre 2001, un ensemble de normes dont seules la confusion et l'incertitude quant à leur mise en pratique constituent leur lien
.

Pour ne citer que quelques exemples, l'alinéa 2 de l'article 7 dispose que « dans le respect de la constitution de l'Union, chaque île établit librement sa loi statutaire... ». Ces lois statutaires n'existant pas encore mais les lois fondamentales des îles étant remplacées, on est en droit de se demander sur quelle base juridique fonctionnent les îles autonomes.

Aussi, puisque chaque île autonome « établit librement » sa loi statutaire et que c'est la loi statutaire de chaque île qui fixe « la composition, l'organisation et le fonctionnement du Conseil de l'île ainsi que les modalités et conditions d'élection de ses membres », mais également que « les conditions relatives aux attributions et au fonctionnement du Gouvernorat ainsi que les rapports entre le Gouvernorat et le Conseil de l'île sont fixés par la loi statutaire », il est impératif qu'un large consensus se dégage afin que l'organisation des élections législatives et celles des conseillers des îles, soit effective et respectueuse des principes démocratiques d'un Etat de droit.

Et enfin, il faut noter qu'à la première lecture de la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001, modifiée le 17 mai 2009, les Chefs des Exécutifs des îles seraient dénommés « Gouverneurs des Iles Autonomes » en lieu et place de « Présidents des Iles Autonomes ».

Toutefois, sans des dispositions transitoires, les présidents des îles autonomes seraient dénommés gouverneurs en application des nouvelles dispositions constitutionnelles et donc les mêmes dispositions en feraient de l'actuel Président de l'Union, le Président de l'Union futur alors que celui-ci sera élu ensemble avec 3 vice-président. Sans donc des dispositions spécifiques qui fixeraient des nouvelles règles de jeux pendant cette période de transition, l'Etat ne pourra plus fonctionner régulièrement.

Des dispositions de l'article 14 parlent des « Assemblées des îles » alors que les mêmes nouvelles dispositions constitutionnelles les ont remplacées par des « Conseils des îles ».

Au total, le 17 mai 2009 est ouverte une nouvelle période sombre dans l'histoire de ce pays. A cette fin, aucun état d'âme n'est permis comme l'a montré avec éloquence la répression aveugle dont Mohéli a été victime. Est-ce irréversible ? Absolument pas. Rien n'est en effet irréversible face à la volonté et à la détermination du peuple. Les séparatistes anjouanais l'ont appris à leurs dépens. Le pouvoir autocratique de SAMBI l'apprendra immanquablement à ses dépens.

Aussi les signataires de la présente déclaration saisissent-ils cette opportunité pour :
• Saluer l'esprit de maturité dont a fait preuve la population comorienne des 3 îles et dont l'expression pratique, le boycott des urnes, a été ressentie comme un séisme par le pouvoir de SAMBI. Tous les observateurs honnêtes s'accordent pour faire état d'un taux d'abstention record ;
• Se féliciter pour avoir modestement concouru à cette déroute électorale du pouvoir SAMBI ;
• Exprimer sa constante et profonde détermination à poursuivre avec le peuple le combat contre les visées autocratiques du président SAMBI et pour la préservation de l'Accord de Fomboni du 17 février 2001 pour la Réconciliation nationale ;
• Dénoncer, à cet effet, les adeptes des voltes face de tout bord ;
• S'insurger contre la doctrine de « servir un homme » que la hiérarchie militaire entretient et lui demander de revenir sur des dispositions propres à une armée républicaine ;
• Rendre hommage à toute la communauté internationale notamment, à l'Union Européenne et aux pays amis des Comores au premier chef desquels l'Afrique du Sud, la Tanzanie et la France pour le respect scrupuleux des dispositions pertinentes de l'accord cadre de Fomboni pour la Réconciliation Nationale aux Comores, la bonne gouvernance et la légalité constitutionnelle seul gage de stabilité et de consolidation d'un Etat de droit aux Comores ;

A cet effet les partis signataires :

Exhortent les Chefs des Exécutifs de l'Union et des Iles Autonomes à se mettre autour d'une table pour arrêter les modalités d'une gestion concertée et consensuelle de l'Etat pendant cette période de transition ouverte par la réforme constitutionnelle du 17 mai 2009 ;
Appellent à la mise en place des mécanismes consensuels transparents pour l'organisation des élections législatives et des conseillers des îles dans les meilleurs délais ;
Invitent la communauté internationale à s'impliquer davantage et sans partie pris dans ce processus de transition ouvert par la réforme constitutionnelle du 17 mai 2009 ;
Affirment leur volonté, leur détermination et leur résolution à affronter ensemble les prochaines échéances électorales en présentant des candidats uniques dans toutes les circonscriptions électorales sur l'ensemble du territoire ;
Lancent un appel à toutes les autres formations politiques patriotiques à se joindre à eux dans ce combat républicain et légitime pour la préservation de la démocratie et l'Etat de droit.

Fait à Moroni, le 25 mai 2009.


CHUMA, MDA, CNA, MPT, COMUNA Mwali, PARI, CRC, PCCP, DJAWABU YA KOMORI, RDP, DUDJA, RIDJA, FAR, RND RENOVATEUR, KASIYA, RPC, MCJP, SHAWIRI, MCUD, UDZIMA
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Chier dans leurs frocs, les prisons n’ont pas de chiottes

31 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores

L'IFC, la société financière internationale, qui fait partie du Groupe de la Banque mondiale, supervise des audits financiers auprès des deux sociétés phares des Comores : Comores télécoms et la comorienne des hydrocarbures.

La rapport attendu en juin prochain s’annonce catastrophique…

La Sfi, qui, depuis une quinzaine d’années plaide pour la privatisation de deux sociétés s’en frotte les mains. L’Etat comorien a prouvé encore une fois son incapacité à gérer les activités marchandes ou de services, confondant le capital et les dividendes et entraînant les sociétés d’Etat dans un gouffre, par des dépenses hasardeuses, des détournements des fonds et des investissements inopportuns.

Pour la première fois de son histoire, les Comores télécoms, dirigés de main de fer par le directeur va réaliser l’exploit d’afficher un bilan négatif en 2008.

La société peut se targuer d’avoir investi 4 milliards dans le projet de la fibre optique, le câble sou marin du projet qui Easy qui reliera les Comores au monde du haut débit, mais le président Azaly peut aussi se prévaloir d’avoir investi 4 milliards pour la téléphonie mobile sans avoir laissé une société structurellement déficitaire.

Aux hydrocarbures, c’est la descente aux enfers. La direction est dans l’incapacité de prouver les dépenses effectuées ou de présenter une situation cohérente. Sfi, est surpris de voir que le directeur de la Sch bluffe sur tout : sur les missions mêmes des hydrocarbures, sur sa gestion au quotidien que sur ses perspectives. Du jamais vu !

Si je peux me permettre un conseil. Au vu des résultats de la gestion des finances publiques et des sociétés d’Etat, le gouvernement devrait se fixer comme priorité des priorités la réhabilitation de la prison centrale de Moroni.

Les dirigeants du régime Azali qui ont séjourné dans la prison la plus inhumaine d’Afrique, en savent quelque chose.

Même après leur libération, ils regrettent de ne pas y avoir pensé avant et souhaitent au fond du cœur le même sort qu’à Sambi et ses disciples.

Parce que Sfi est complètement perdu. Sa mission première est de fournir des services de conseil aux pays membres pour promouvoir des projets durables. Des projets profitables à l’économie, sur les plans financiers et commerciaux et viables sur les plans environnemental et social.

Dans ses conclusions, Sfi condamne sans appel les deux sociétés à la PRIVATISATION…

Les deux PGG des deux sociétés s’appuient sur des conseils d’administration mis en place, sans autre utilité que celle d’enregistrer les jetons de présence et d’entériner les bilans et les budgets.

Tous les jours, les deux directeurs pénètrent à la présidence, pour satisfaire les dépenses extrabudgétaires du président, pensant que par leurs accointances, ils resteront impunis pour l’éternité.

Un conseil : tout en construisant leurs villas, entretenant leurs dulcinées, le peloton de Sambi doit penser à la réhabilitation de la prison...

Au risque de chier dans leurs frocs, les prisons n’ont pas de chiottes.

Fensso

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Les dessous du référendum:

30 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores

Les dessous du référendum:

Sambi, chef de l'Etat jurait un jour en disant « qu'il pleuve, qu'il neige, j'organiserai mon scrutin». Chose faite maintenant au grand dam d'une opposition multicolore minée par des divergences entre clans et chefferies. Mais déterminée dans sa logique et sa persévérance à en découdre avec un régime qui n'est pas celui des Comoriens.

Si Sambi n'a toujours pas tenu ses promesses multiformes, cette fois-ci, il a réussi un grand pari qui lui permettra de bien s'installer dans son fauteuil royal. Mais est-il lui-même maître de l'initiative et du destin de ce fauteuil? Je n'en suis pas certain. Sambi est tenu. Le pays aussi!

A la fin de l'année 2008, le chef de l'Etat s'enorgueillît de la loi sur la citoyenneté économique votée par les députés comoriens. Et lui d'ajouter que les retombées économiques et financières seront là et palpables dès janvier 2009.Où sont-elles? Nous vivons toujours dans la misère d'antan. Plus de salaires! Plus de bourses pour nos enfants! Plus d'infrastructures! Et les matières premières ne sont pas à notre portée.

Ce que nous pouvons admirer par les yeux dans les rues et les sentiers de Moroni sont les 4X4 TT, teintés et flambants neufs. Signe de corruption et de désintéressement des infrastructures routières. Où sont donc passées les retombées M. le président? Ce n'était que le plan A de la feuille de route. Et c'est quoi le plan B? Il ne s'agit pas de faire de grandes écoles pour le comprendre.

Sambi, au bon vouloir du groupe de Bachar Kiwan a besoin de deux à trois ans de plus pour une vaste opération de blanchiment d'argent. Comment? Posez la question à Amadi Abdoulbastoi, Gouverneur de la Banque centrale des Comores.

Les activités de Comoro Golf Holding sont floues et suspectes. A titre d'exemples, le journal Albalad qui devait être vendu à 300 fc l'exemplaire est distribué gratuitement au peuple. Pourtant, la comptabilité affiche un taux de vente à 100%.A l'Hôtel Itsandra, la chambre est quottée à 170 euros la nuitée. Plus qu'une chambre 4 étoiles sur les Champs Elysées à Paris. Deux fois plus que Sheraton Durban en Afrique du Sud. L'Hôtel affiche un taux de remplissage à hauteur de 100%.Pourtant les seuls clients et locataires des lieux ne sont que ceux qui travaillent dans le cadre du groupe Comoro Golf Holding aux Comores.

Le calcul est facile:170 euros X 30 X 50 = 500 000 euros soient 6 000 000 d'euros par an. Aussi ,l'on observe que des VIP comme le Président de la Banque Islamique quand il viennent aux Comores empruntent un vol régulier. Les ministres aussi. Bachar Kiwan, quant à lui,il utilise un jet privé qui n'est pas le sien, au minimum, 6 fois par an. Le coût de la rotation est de 150 000 euros. Cela fait combien par an? Et ,il lui sera facile d'arrondir les chiffres en les multipliant par quatre,comme il n'ya pas de contrôle sur place à Moroni.Je vous laisse continuer le calcul qui lui permettra de feindre le fisc mondial.

L'opération d'approvisionnement du carburant par Bachar n'est pas rassurante ,mais permet quand bien même de clarifier l'ardoise de ce dernier vis-à-vis de ces banques à Dubaï, Londres et Koweït city.Les mallettes de dollars dissimilées dans le jet du prince est un crime économique.

C'est la raison pour laquelle, Sambi est sommé de réviser la Constitution et de rester deux ans de plus au pouvoir pour que ses partenaires puissent mener à terme leur opération.

Sinon, je me demande que font les cerveaux de notre pays. Où sont les statisticiens? Les économistes? Les juristes?La société civile? Que fait le Commissariat au Plan? Où sont passés les Abal Anrab, Maoulana Charif, Ahmed Koudra, Caabi Elyachroutu, Soifia Tadjiddine, Ahmed Djoumoi, Ahmed Nailane, Inoussa Ben Imane, Mikdache Abdourahim, Amad Abdoulbastoi, Charif Abdallah, Ali Haribou, Mohamed Halifa, Soilha said Mdoihoma,Said Abdillah, Me Mourad Said Ibrahim, Nidhoim Attoumane, Binti Madi ,Me Elaniou,Me Naoufal Abdérémane,Chamanga,Ainoudine,Darkaoui .....pour parler du danger qui guette notre pays et dénoncer ces pratiques?

Toutefois, nous sommes un peu reconfortés. Sambi n'a pas réussi à nous approvisionner le pétrole iranien avec un raffinage du Yémen comme prévu . Comme il se trouve à actuellement à Tripoli,ne pourra-t-il pas demander ,dans le cadre du Cen Sad ,un tuyau-pompe pour nous faire approvisionner le pétrole à partir de Benghazi ? Après tout la Lybie nous a offert des chameaux, non?


Djamal
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Le feu brule chez nos mercenaires de Kandani

29 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores

Le feu brule chez nos mercenaires de Kandani
Vous allez peut être tous me traiter de menteur et surtout lorsqu'il s'agit d'un fou qui vous délivre les secrets du camp militaire de Kandani. Ah, ne le soyez pas car j'ai tous des amis partout. Vous allez peut être vous rappeler tous de mon geste délibéré ce jour où j'ai mis la main sur mon ami de longues dates, neveu de l'ancien premier président du Conseil de gouvernement des Comores, un geste qui me valait la prison à vie mais heureusement mes relations avec les gendarmes de ce pays m'ont sauvé même si mon statut de '' fou'' a aussi joué.

Dans un soleil qui tape au milieu d'une famine qui ravage tout un peuple même si on chante partout que '' tout va bien'', je viens d'avoir le reflexe de me rendre au camp de kandani pour partager le repas de midi avec mes amis militaires car là-bas en principe il y a toujours à manger. Dans les temps d'un autre Ahmed Abdallah, toujours d'origine anjouanaise, on mangeait sans arrêt avec la bénédiction des mercenaires sud africains.

Et aujourd'hui la fête devait continuer avec la bénédiction d'un autre mercenaire, Bachar Kiwan, toujours au service d'un autre Ahmed Abdallah mais cette fois-ci, de Mutsamudu. Mais à ma grande surprise, je les trouve tous courber devant une marmite de riz sans viande ni poisson. Mais comme j'ai passé deux jours sans manger comme les autres comoriens, j'ai pris place dans cette marmite et c'est le sauve qui peut. On dirait '' Nyunyi Za Siha Mdani'' Tsi Habari .

Formés en petits groupes, sur les visages des hommes du Général Salimou, on lit la misère, la colère, le désespoir, en un mot une révolte qui se prépare contre la hiérarchie militaire.

Furieux, cet officier qui n'est pas en bon terme avec Salimou, lâche, je cite '' où va l'argent de l'armée, avant d'ajouter '' or, lors d'une rencontre à l'hôtel Itsandra avec Bachar Kiwan, dans le cadre du référendum dont notre part de responsabilité dans cette mascarade est écrite dans l'histoire du pays, ce dernier nous a rassuré qu'à chaque fin de mois, il sort de sa poche une enveloppe bien garnie, remise au Général Salimou pour qu'il nous distribue et utiliser le reste pour la nourriture''. Un silence croise les regards des militaires présents, et c'est la consternation.

Décidemment sauf pour les abrutis, mais on sait tous que le courant ne passe pas à Kandani entre Salimou et ses ''otages''. A quand l'explosion, je n'en sais rien.

Mais chaque jour qui se lève, Salimou est réconforté dans son fauteuil par Sambi. Cette fois, c'est la cerise sur le gâteau. Avant de s'envoler vers la Lybie, devant les deux vice-présidents impuissants, Sambi confie son intérim à son Général. Ikililou et Idi sont obligés de pointer chaque matin au camp de Kandani devant l'homme fort du référendum du 17 mai, le Général Salimou.

Croyez-moi, les deux mois de salaire payés à l'armée sous le compte de Bachar Kiwan ne suffisent pas pour éteindre le feu qui se propage tout doucement à Kandani. Un soldat de première classe me confie'' il y a deux jours, les militaires anjouanais ont tenté de libérer leurs frères d'armes anjouanais, enfermés ici depuis le débarquement, et ce qui est amusant, ils ont le soutien de Dossar''.

Ici dans le camp Salimou est toujours surveillé par des garde de corps armés jusqu'aux dents avec des gilets anti balle. Voyez-vous comment ça se dégénère.

'' Haya Ye Yali usa Na Lariye''

Mchinda, alias Capable
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Un président soucieux?

29 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores


Un président soucieux?
A l'aéroport de Hahaya, le mercredi, peu avant de prendre l'avion pour Tripoli, le président Sambi aurait demandé à son ministre des Finances de payer les agents de l'Etat avant son retour. L'argentier du gouvernement aurait lancé:« Je les ai bien payés Monsieur le président ». Il a oublié d'ajouter....en monnaie de singe.

Mohamed Ali Soilih,alias Mamadou qui traine la triste réputation d'être le "ministre des Finances qui ne paie pas" a superbement oublié que le cameraman de la télévision nationale était bien là et filmait la scène. Durant tout le reste de la journée, les journalistes de la Tnc prenaient un malin plaisir à regarder cette image. Les fonctionnaires qui ont assisté à cette mauvaise plaisanterie, eux, n'en revenaient pas.
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Le directeur de l'hôpital El-maarouf contesté par le personnel du centre hospitalier en grève

29 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores


Le directeur de l’hôpital El-maarouf contesté par le personnel du centre hospitalier en grève
La direction de l'hôpital El-maarouf, le principal centre hospitalier de l'archipel des Comores, est confrontée à un mouvement de grève déclenché depuis la matinée de ce jeudi 28 mai 2009.
«Cette grève concerne tous les contractuels et les fonctionnaires de l'hôpital regroupés au sein du syndicat national des agents de la santé (Synas) », a indiqué Chabani Bourhani, un cadre de santé en imagerie médicale.
Les contractuels de l'hôpital El-maarouf revendiquent entre autre 10 mois d'arriérés de salaires, 12 mois d'indemnités et primes etc....
Lancé pour une revendication du payement des arriérés de salaires, le mouvement a pris une autre tournure au courant de la journée lorsque la direction du centre hospitalier a fait appel à la gendarmerie pour essayer de calmer des agents qui bloquaient le directeur de l'hôpital dans son bureau. Cette intervention des forces de l'ordre n'a pas été du goût des grévistes, même si aucun d'entre eux n'a été inquiété par les gendarmes.
C'est pour cela qu'ils revendiquent désormais la démission du directeur de l'hôpital qu'ils accusent de mener une « gestion catastrophique »au sein de l'établissement. « Nous maintiendrons notre grève jusqu'à ce qu'il parte », a déclaré Chabani Bourhani avant d'énumérer une liste de griefs à l'encontre du patron du centre dont une hausse des dépenses de fonctionnement du centre hospitalier.
Durant toute la journée, le directeur de l'hôpital est resté cloîtré dans son bureau, alors que les grévistes s'étaient massés à l'entrée du bâtiment.
« La sérénité de nos malades est troublée à cause de notre mésentente », regrette le surveillant général de l'hôpital, M. Ahmed Abdou, qui reconnait la légitimité de ce mouvement de grève. « Demander son salaire est le droit le plus fondamental d'un travailleur. Mais quant à la façon et la forme de manifester son mécontentement, chacun est libre d'apprécier », a-t-il conclu tout en appelant à plus de « retenue de part et d'autre ».
Faissoili Abdou
Malango
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Le deuil dans les états majors du '' Oui''

28 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores

Le deuil dans les états majors du ‘’ Oui’’
Il fait trop chaud, pourtant je dois parcourir à pieds des kilomètres dans la journée. Mes amis qui me prennent souvent en '' stop'', se sont tous enfermés dans leurs Quartiers Généraux respectifs pour pleurer leur sort. Ils se sentent tous trahis, même si à Beit-Salam, on leur promet que le décret portant remaniement du gouvernement est dans le '' Djuba'' de oustadh et sera finalisé à Tripoli où le président est parti hier dans le cadre de ses tournées touristiques.

Très fidèle à l'amitié, je dois me rendre aux cheveux de mes amis pour leur soulager car le coup a été dur. Certains ont fait le déplacement à l'aéroport Prince Said Ibrahim pour saluer Sambi, dans le but de prendre connaissance de ce décret qui, selon des membres de gouvernements proches des états majors du '' Oui'', le décret allait être signé à l'aéroport.

Naïfs, novices en politique, rêveurs, tous ces guignols se sont vus '' enculer '' par Sambi et tant pis pour eux. Certains n'ont même pas vu le président monter dans l'avion et vite ils sont rentrés dans la capitale et ont tenu de cellules de crises.

Tous sont en deuil mais les plus déçus relèvent du camp du président du Pec, mon ami Fahamy Said Ibrahim. Ayant trop menti à son bureau politique pour les embarquer dans le navire du '' Oui'', il est en manque d'arguments aujourd'hui pour sauver son bateau en naufrage. Son bras droit, Tocha Djohar pour les amis, a failli le gifler lorsque Fahami lui a sorti, je cite '' ne vous inquiétez pas car l'aide de camp qui a accompagné Sambi m'a rassuré qu'il a vu le président glisser le décret dans son sac pour le signer en Lybie''. Un argument qui n'a pas convaincu Tocha qui trouve que son président perd la raison, non pas, parce que chaque soir dort et ronfle au bar à l'hôtel Itsandra mais parce que, il prend ses rêves pour des réalités.

Le grand gagnant dans cet échec est son petit frère Mourad qui estime que son grand frère lui a ''assassiné'' en le poignardant au dos. Quand on sait la puissance discrète du beau frère de Mourad, Soultoine Chidhour, l'homme qui ''mange à toutes les sauces'', on sait déjà le sort réservé à Fahamy.

Autre Quartier Général en deuil est celui des vieux routiers notamment Ali Mlahaili, Ali Mroudjaé avec leurs enfants qui leur ressemblent comme Hassane Said, ancien candidat de la CRC à la députation, député Sidi, Député Mondoha, Djaé Ahamada, Ahmed Said Isslamou......... tous les larmes aux yeux. Qui aurait imaginé que l'ancien ambassadeur Mlahaili allait chanter pour la première fois de sa vie à l'occasion d'une échéance électorale et surtout à son âge ? Eh, bien, il l'a fait. A la place Badjanani, il a chanté pour impressionner Sambi mais celui-ci l'a ignoré. Ces vieux qui ne savent de quoi faire, ont reçu tous une douche froide.

L'heure est au recueillement et les uns comme les autres s'accusent mutuellement. Dans leur maison de deuil, surgit un invité surprise et il lâche, je cite '' voyez-vous, ce président sans foi continue à nous ridiculiser. Il nous a fait le même coup pour soutenir son débarquement et aujourd'hui il nous a encore endormis, et on ne retient pas les leçons''. Il s'agit de l'ancien président de l'Assemblée, Abdallah Halifa.

En attendant le décret publié à partir de la Lybie, le deuil continue......

Mchinda, alias Capable
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L'opposition dénonce l'inapplicabilité de la nouvelle Constitution

28 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores


L'opposition dénonce l'inapplicabilité de la nouvelle Constitution


Dans une conférence de presse ayant réuni hier, au restaurant Le Sélect, les principaux barons de l'opposition, l'ancien Premier ministre Hamada Madi Bolero a montré, avec des cas concrets à l'appui, l'inapplicabilité de la constitution du 17 mai, et ce malgré sa promulgation, le samedi 23 mai, par le président de la République. Selon lui, l'application de plusieurs dispositions de la nouvelle loi fondamentale est soumise à des lois organiques qui sauraient être élaborées que par l'assemblée nationale ; une assemblée dont le mandat a expiré depuis avril dernier.

Au-delà de cette question, il se pose aussi, à l'en croire toujours, le problème du scrutin des conseillers des îles qui ne peut aujour'hui être organisé en l'absence de ces lois statutaires censées reglementer le fonctionnement et les rapports entre les divers pouvoirs insulaires.

L'autre incongruité relevée par Bolero porte, cette fois, sur la suppléance du président de l'île en cas de démission ou d'empêchement définitif dans les « neuf cents jours suivant la date d'investiture de son mandat » (soit deux ans et demi). En effet, s'il arrivait aujourd'hui à Mohamed Abdouloihabi, pour citer un exemple précis, d'être empêché, la constitution dispose, dans son article 4, que « les fonctions de Gouverneur sont provisoirement exercées par le président du Conseil de l'île » ; or, l'institution n'existe pas à ce jour.

Autant d'écueils qui empêchent l'application immédiate de la nouvelle loi fondamentale de l'Union des Comores.Selon l'opposition, la sagesse aurait commandé d'attendre la mise en place de toutes les institutions avant de procéder à la promulgation de la constitution du 17 mai.

Dans une déclaration publiée aussitôt après leur conférence de presse, les partis de l'opposition ont dénoncé les « arrestations, intimidations et repressions de la part des forces de l'ordre » lors de la tenue du référendum constitutionnel, ainsi que « l'achat des consciences des membres de bureaux de vote ».
A les en croire, le régime Sambi serait entrain de « dilapider les acquis conquis 20 ans durant pour être remplacés par des pratiques que tout Comorien croyait revolues ».

L'opposition propose, pour sortir de l'imbroglio institutionnel et juridique né de l'adoption et de la promulgation de la nouvelle constitution, la « mise en place de mécanismes consensuels transparents pour l'organisation des élections législatives et des conseillers des îles dans les meilleurs délais ».

Enfin elle affirme sa « volonté d'affronter ensemble les prochaines échéances électorales en présentant des candidats uniques dans toutes les circonscriptions électorales sur l'ensemble du territoire ». Reste à savoir si ce semblant d'unité que l'union de l'opposition affiche aujourd'hui résistera à l'épreuve du temps. Inoussa blog
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Un anniversaire passé sous silence

28 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores


 Un anniversaire passé sous silence
Incroyable mai vrai ! Le troisième anniversaire du président Sambi est passé sous silence. Ni dans la presse nationale publique ou indépendante, ni au niveau des services du gouvernement et en encore moins du côté de l'opposition, aucune pensée à cet événement pourtant important pour le pays et pour le mandat du chef de l'Etat.

Omission ou tout à choisi d'en faire écran ? En tout cas, notre presse a raté une belle occasion de porter ses critiques et de formuler ses jugements sur les trois premières années de mandat du président Sambi.

Elu le 14 mai et investi le 26 mai 2006, le président Sambi ne peut pas se prévaloir d'un bon bilan, même si dans le même temps on ne peut pas dire qu'il est le mauvais président que les Comores aient connu depuis 1975. Kweli vous proposera ce bilan présidentiel dans les jours qui viennent.

Kweli/25/05/09
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L'opposition dénonce un hold-up électoral aux Comores

28 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores

L'opposition dénonce un hold-up électoral aux Comores




Dix jours après la tenue controversée du référendum de révision constitutionnelle,les partis d'opposition rompent le silence en exigeant une gestion consensuelle de la période menant jusqu'aux futures élections législatives.Au cours d'une conférence de presse donné hier mercredi 27 mai,dans les jardins du restaurant Le SELECT,les représentants de 20 formations politiques et des exécutifs des iles de NGAZIDJA et de
MOHELI ont fait le constat que depuis le 17 mai dernier, le pays est entré dan"une période trouble et confuse",où seul le chef de l'ETAT est désigné comme responsable des conséquences pouvant en découler,soutiennent les conférenciers.

Pour HOUMED MSAIDIE ,le référendum organisé par le régime en place ,a prouvé que la "majorité des Comoriens a suivi le consigne de boycott lancée par l'opposition",car le taux de participation n'a pas atteint les 20%,malgré le déploiement anormal des forces armées,le bourrage des urnes et l'illégalité qui a
entaché le scrutin par le non affichage des listes dans les délais prévus par la loi,explique l'ancien ministre.Le référendum a accouché d'un monstre ,martèle ce dirigeant de la CRC ,accusant le pouvoir central de "pratiques antidémocratiques qui font reculer le pays de 20 ans".

Quant à l'ancien Premier ministre et autre figure de l'opposition ,HAMADA MADI BOLERO,il énumère une série d'incohérences qui rendent la nouvelle constitution révisée"illisible et inapplicable".Selon lui-même les prochaines élections des députés ne peuvent se tenir car les dispositions introduites par le président SAMBI prévoient des lois statuaires qui n'existent pas encore ,et des procédures contradictoires par rapport à la loi électorale.

Du coup,l'opposition ne voit pas d'autre alternative que celle de l'ouverture immédiate d'une période de
transition qui privilégiera la concertation entre les autorités jouissant d'une légitimité populaire et dont le mandat n'est pas encore achevé,à savoir les actuels présidents de l'union et les chefs des exécutifs des iles,afin de 'créer les conditions de la tenue d'une élection libre, démocratique et sincère".Sans ce cadre là,il ne sera pas possible d'envisager une quelconque élection préviennent les partis d'oppositions ,qui mettent sérieusement en doute la probité et l'indépendance des organes en charge des élections,notamment la
"commission électorale nationale indépendante et la cour constitutionnelle.Quant à la sécurisation des prochaines scrutins ,elle devra se faire sous la "garantie effective de la communauté internationale",considérée jusqu'ici comme garant du respect scrupuleux des dispositions de l'accord cadre de FOMBONI pour la réconciliation nationale.

Plus grave ,les conférenciers soupçonnent la hiérarchie militaire de l'armée nationale de développement (AND) d'avoir manqué de neutralité lors du référendum du 17 mai dernier,accusée"d'alignement inconditionnel" aux positions du régime en place,pour avoir publiquement pris parti dans le débat politico juridique d'interprétation de la Constitution,explique HOUMED MASIDIE.

Concernant la récente rencontre entre le président SAMBI et les exécutifs des iles, le ministre des finances
du gouvernement de Ngazidja dément catégoriquement "tout renoncement" de la part du président ABDOULOIHABI ,qui resterait fidèle " à la dynamique des forces politiques opposées" au retour à une situation de dictature que nul ne saurait cautionner.

Dans une déclaration commune publiée le 25 mai (à lire dans notre prochaine édition),la coalition des vingts partis politiques d'oppositions affiche d'ores et déjà leur volonté d'affronter ensemble les prochaines échéances électorales en présentant des candidatures uniques dans toutes les circonscriptions ,pour faire barrage aux candidats de la mouvance présidentielle.Un programme politique commun serait même en cours de finalisation ,assure t-on dans les coulisses.

ELHADE SAID OMAR
La Gazette des Comores
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