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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Grèves : Aux Comores, ce pays où les autorités ont démissionné de leur responsabilités

31 Mars 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

Grèves : Aux Comores, ce pays où les autorités ont démissionné de leur responsabilités

Le pays vit au rythme des grèves. Après la grève des enseignants du secondaire débuté le 18 mars dernier, suivi par celle des taxi-mans hier et déclaré illimité, aujourd'hui, ce sont les élèves du lycée qui sont descendus dans les rues de Moroni.

Ces élèves revendiquent la reprise des cours et entament depuis 5 jours un sit-in au lycée de Moroni.
Aux Comores, ce pays où les autorités ont démissionné de leur responsabilités, toutes les visions se dirigent vers 2016. Les élections présidentielles. Du coup, l'argentier ne peut pas payer les agents de l'Etat car il doit réserver les recettes pour la campagne électorale.

Et si jamais il payait, ne comptez pas sur lui pour payer les fonctionnaires de Mdjidjengo (Île Autonome) . Il appartient au gouverneur de Ngazidja de se débrouiller.... comme si leurs affaires politiques concernaient les fonctionnaires......
Alors vous pouvez continuer à grever, quitte même à crever. Ils s'en fichent de vos gueules...

Par Natural Rose Photo. Mbaba Halidi HabarizaComores.com

Par Natural Rose Photo. Mbaba Halidi HabarizaComores.com

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Mort de Salim Hatubou, écrivain et conteur comorien

31 Mars 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

Mort de Salim Hatubou, écrivain et conteur comorien

De gauche à droite : Salim Hatubou et Soumette

Le monde de la culture comorienne est en deuil suite à la disparition à Marseille de l'Auteur et Conteur Salim Hatubou.   Salim est né le 20 juin 1972 à Hahaya, en Grande-Comore. Il a depuis toujours le goût des histoires, qu'elles soient écrites ou orales. A la maison, sous l'influence de sa mère, les livres sont omniprésents à une époque où il est pourtant si rare d'en posséder et où la lecture est loin de figurer parmi les préoccupations de chacun.   A des kilomètres de brousse, c'est sa grand-mère maternelle qui est à la tête des veillées contes du village de Milépvani. Par sa verve et son verbe, elle ensorcelle ceux qui l'écoutent, à commencer par Salim, qui demeure à jamais profondément influencé par cette vieille femme, porteuse d'un incommensurable héritage culturel.  A dix ans, Salim Hatubou s'installe dans les quartiers Nord de Marseille (il réside toujours dans la cité phocéenne), nostalgique de son enfance comorienne, de ses contes et légendes. Adolescent, il écrit des nouvelles, puis des articles, bientôt publiés dans diverses revues et magazines. En 1994, il sort aux Editions L'Harmattan son premier ouvrage, un recueil de contes qu'il intitule naturellement Contes de ma grand-mère. Y sont retranscrites les histoires assimilées dès son plus jeune âge.  Depuis une quinzaine d'années, alors que le patrimoine oral des Comores est en perdition faute de mobilisation des gouvernements successifs et de la population, plus préoccupée à survivre dans un contexte social difficile, Salim Hatubou continue de se rendre au pays pour recueillir à la source les contes traditionnels. Ce travail s'avère urgent car les personnes âgées, détentrices de ces richesses, disparaissent une à une dans l'indifférence générale.  En plus de sauvegarder les contes grâce à l'écriture, Salim Hatubou leur redonne vie en revêtant son habit de conteur dans les festivals, les bibliothèques, les écoles de France et du monde. Il écrit également des romans et des poèmes. Il a par deux fois bénéficié d'une bourse d'écriture du Centre National du Livre ainsi que de deux Missions Stendhal du Ministère des Affaires Etrangères Français, notamment pour effecteur des recherches sur l'épidémie de choléra qui a emporté sa mère en 1975.  Salim Hatubou anime enfin des ateliers d'écriture, parfois sollicité pour des résidences d'écriture (Gardanne, Bordeaux, Mayotte, Grande-Comores, Kiev...) et continue de voyager à travers le monde pour faire entendre la voix des Comores et de la ville de son enfance : Marseille. Dans le cadre de la réhabilitation des cités La Solidarité (où il a grandi) et Kallisté, il a été missionné avec un photographe et un auteur compositeur pour mener un travail de Mémoire auprès des habitants pendant deux ans (2009 et 2010), ce qui a donné à livre (avec un CD et une exposition) intitulé "Solidarité-Kallisté : que sont nos cités devenues ?" paru aux éditions Images plurielles.    En résidence d'écriture avec le Théâtre la Baleine qui dit Vagues (Marseille), il a écrit et interprété « Kara' ou le destin conté d'un guerrier », un feuilleton de 8 épisodes sur une épopée comorienne. Son texte, coécrit avec Damir Ben Ali, «Les remparts s'écroulent ou le destin ambigu du guerrier Kara » est mis en scène et joué à Marseille dans le cadre de Marseille Capitale européenne de la Culture 2013.  HabarizaComores.com | أخبار من جزر القمر.
Le monde de la culture comorienne est en deuil suite à la disparition à Marseille de l'Auteur et Conteur Salim Hatubou.   Salim est né le 20 juin 1972 à Hahaya, en Grande-Comore. Il a depuis toujours le goût des histoires, qu'elles soient écrites ou orales. A la maison, sous l'influence de sa mère, les livres sont omniprésents à une époque où il est pourtant si rare d'en posséder et où la lecture est loin de figurer parmi les préoccupations de chacun.   A des kilomètres de brousse, c'est sa grand-mère maternelle qui est à la tête des veillées contes du village de Milépvani. Par sa verve et son verbe, elle ensorcelle ceux qui l'écoutent, à commencer par Salim, qui demeure à jamais profondément influencé par cette vieille femme, porteuse d'un incommensurable héritage culturel.  A dix ans, Salim Hatubou s'installe dans les quartiers Nord de Marseille (il réside toujours dans la cité phocéenne), nostalgique de son enfance comorienne, de ses contes et légendes. Adolescent, il écrit des nouvelles, puis des articles, bientôt publiés dans diverses revues et magazines. En 1994, il sort aux Editions L'Harmattan son premier ouvrage, un recueil de contes qu'il intitule naturellement Contes de ma grand-mère. Y sont retranscrites les histoires assimilées dès son plus jeune âge.  Depuis une quinzaine d'années, alors que le patrimoine oral des Comores est en perdition faute de mobilisation des gouvernements successifs et de la population, plus préoccupée à survivre dans un contexte social difficile, Salim Hatubou continue de se rendre au pays pour recueillir à la source les contes traditionnels. Ce travail s'avère urgent car les personnes âgées, détentrices de ces richesses, disparaissent une à une dans l'indifférence générale.  En plus de sauvegarder les contes grâce à l'écriture, Salim Hatubou leur redonne vie en revêtant son habit de conteur dans les festivals, les bibliothèques, les écoles de France et du monde. Il écrit également des romans et des poèmes. Il a par deux fois bénéficié d'une bourse d'écriture du Centre National du Livre ainsi que de deux Missions Stendhal du Ministère des Affaires Etrangères Français, notamment pour effecteur des recherches sur l'épidémie de choléra qui a emporté sa mère en 1975.  Salim Hatubou anime enfin des ateliers d'écriture, parfois sollicité pour des résidences d'écriture (Gardanne, Bordeaux, Mayotte, Grande-Comores, Kiev...) et continue de voyager à travers le monde pour faire entendre la voix des Comores et de la ville de son enfance : Marseille. Dans le cadre de la réhabilitation des cités La Solidarité (où il a grandi) et Kallisté, il a été missionné avec un photographe et un auteur compositeur pour mener un travail de Mémoire auprès des habitants pendant deux ans (2009 et 2010), ce qui a donné à livre (avec un CD et une exposition) intitulé "Solidarité-Kallisté : que sont nos cités devenues ?" paru aux éditions Images plurielles.    En résidence d'écriture avec le Théâtre la Baleine qui dit Vagues (Marseille), il a écrit et interprété « Kara' ou le destin conté d'un guerrier », un feuilleton de 8 épisodes sur une épopée comorienne. Son texte, coécrit avec Damir Ben Ali, «Les remparts s'écroulent ou le destin ambigu du guerrier Kara » est mis en scène et joué à Marseille dans le cadre de Marseille Capitale européenne de la Culture 2013.  HabarizaComores.com | أخبار من جزر القمر.
Le monde de la culture comorienne est en deuil suite à la disparition à Marseille de l'Auteur et Conteur Salim Hatubou.   Salim est né le 20 juin 1972 à Hahaya, en Grande-Comore. Il a depuis toujours le goût des histoires, qu'elles soient écrites ou orales. A la maison, sous l'influence de sa mère, les livres sont omniprésents à une époque où il est pourtant si rare d'en posséder et où la lecture est loin de figurer parmi les préoccupations de chacun.   A des kilomètres de brousse, c'est sa grand-mère maternelle qui est à la tête des veillées contes du village de Milépvani. Par sa verve et son verbe, elle ensorcelle ceux qui l'écoutent, à commencer par Salim, qui demeure à jamais profondément influencé par cette vieille femme, porteuse d'un incommensurable héritage culturel.  A dix ans, Salim Hatubou s'installe dans les quartiers Nord de Marseille (il réside toujours dans la cité phocéenne), nostalgique de son enfance comorienne, de ses contes et légendes. Adolescent, il écrit des nouvelles, puis des articles, bientôt publiés dans diverses revues et magazines. En 1994, il sort aux Editions L'Harmattan son premier ouvrage, un recueil de contes qu'il intitule naturellement Contes de ma grand-mère. Y sont retranscrites les histoires assimilées dès son plus jeune âge.  Depuis une quinzaine d'années, alors que le patrimoine oral des Comores est en perdition faute de mobilisation des gouvernements successifs et de la population, plus préoccupée à survivre dans un contexte social difficile, Salim Hatubou continue de se rendre au pays pour recueillir à la source les contes traditionnels. Ce travail s'avère urgent car les personnes âgées, détentrices de ces richesses, disparaissent une à une dans l'indifférence générale.  En plus de sauvegarder les contes grâce à l'écriture, Salim Hatubou leur redonne vie en revêtant son habit de conteur dans les festivals, les bibliothèques, les écoles de France et du monde. Il écrit également des romans et des poèmes. Il a par deux fois bénéficié d'une bourse d'écriture du Centre National du Livre ainsi que de deux Missions Stendhal du Ministère des Affaires Etrangères Français, notamment pour effecteur des recherches sur l'épidémie de choléra qui a emporté sa mère en 1975.  Salim Hatubou anime enfin des ateliers d'écriture, parfois sollicité pour des résidences d'écriture (Gardanne, Bordeaux, Mayotte, Grande-Comores, Kiev...) et continue de voyager à travers le monde pour faire entendre la voix des Comores et de la ville de son enfance : Marseille. Dans le cadre de la réhabilitation des cités La Solidarité (où il a grandi) et Kallisté, il a été missionné avec un photographe et un auteur compositeur pour mener un travail de Mémoire auprès des habitants pendant deux ans (2009 et 2010), ce qui a donné à livre (avec un CD et une exposition) intitulé "Solidarité-Kallisté : que sont nos cités devenues ?" paru aux éditions Images plurielles.    En résidence d'écriture avec le Théâtre la Baleine qui dit Vagues (Marseille), il a écrit et interprété « Kara' ou le destin conté d'un guerrier », un feuilleton de 8 épisodes sur une épopée comorienne. Son texte, coécrit avec Damir Ben Ali, «Les remparts s'écroulent ou le destin ambigu du guerrier Kara » est mis en scène et joué à Marseille dans le cadre de Marseille Capitale européenne de la Culture 2013.  HabarizaComores.com | أخبار من جزر القمر.

Le monde de la culture comorienne est en deuil suite à la disparition à Marseille de l'Auteur et Conteur Salim Hatubou. Salim est né le 20 juin 1972 à Hahaya, en Grande-Comore. Il a depuis toujours le goût des histoires, qu'elles soient écrites ou orales. A la maison, sous l'influence de sa mère, les livres sont omniprésents à une époque où il est pourtant si rare d'en posséder et où la lecture est loin de figurer parmi les préoccupations de chacun. A des kilomètres de brousse, c'est sa grand-mère maternelle qui est à la tête des veillées contes du village de Milépvani. Par sa verve et son verbe, elle ensorcelle ceux qui l'écoutent, à commencer par Salim, qui demeure à jamais profondément influencé par cette vieille femme, porteuse d'un incommensurable héritage culturel. A dix ans, Salim Hatubou s'installe dans les quartiers Nord de Marseille (il réside toujours dans la cité phocéenne), nostalgique de son enfance comorienne, de ses contes et légendes. Adolescent, il écrit des nouvelles, puis des articles, bientôt publiés dans diverses revues et magazines. En 1994, il sort aux Editions L'Harmattan son premier ouvrage, un recueil de contes qu'il intitule naturellement Contes de ma grand-mère. Y sont retranscrites les histoires assimilées dès son plus jeune âge. Depuis une quinzaine d'années, alors que le patrimoine oral des Comores est en perdition faute de mobilisation des gouvernements successifs et de la population, plus préoccupée à survivre dans un contexte social difficile, Salim Hatubou continue de se rendre au pays pour recueillir à la source les contes traditionnels. Ce travail s'avère urgent car les personnes âgées, détentrices de ces richesses, disparaissent une à une dans l'indifférence générale. En plus de sauvegarder les contes grâce à l'écriture, Salim Hatubou leur redonne vie en revêtant son habit de conteur dans les festivals, les bibliothèques, les écoles de France et du monde. Il écrit également des romans et des poèmes. Il a par deux fois bénéficié d'une bourse d'écriture du Centre National du Livre ainsi que de deux Missions Stendhal du Ministère des Affaires Etrangères Français, notamment pour effecteur des recherches sur l'épidémie de choléra qui a emporté sa mère en 1975. Salim Hatubou anime enfin des ateliers d'écriture, parfois sollicité pour des résidences d'écriture (Gardanne, Bordeaux, Mayotte, Grande-Comores, Kiev...) et continue de voyager à travers le monde pour faire entendre la voix des Comores et de la ville de son enfance : Marseille. Dans le cadre de la réhabilitation des cités La Solidarité (où il a grandi) et Kallisté, il a été missionné avec un photographe et un auteur compositeur pour mener un travail de Mémoire auprès des habitants pendant deux ans (2009 et 2010), ce qui a donné à livre (avec un CD et une exposition) intitulé "Solidarité-Kallisté : que sont nos cités devenues ?" paru aux éditions Images plurielles. En résidence d'écriture avec le Théâtre la Baleine qui dit Vagues (Marseille), il a écrit et interprété « Kara' ou le destin conté d'un guerrier », un feuilleton de 8 épisodes sur une épopée comorienne. Son texte, coécrit avec Damir Ben Ali, «Les remparts s'écroulent ou le destin ambigu du guerrier Kara » est mis en scène et joué à Marseille dans le cadre de Marseille Capitale européenne de la Culture 2013. HabarizaComores.com | أخبار من جزر القمر.

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InallilLah wa ina ilahiradjiwuna ! L'écrivain SALIM HATUB vient de nous quitter

31 Mars 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

InallilLah wa ina ilahiradjiwuna ! L'écrivain SALIM vient de nous quitter  Que la paix soit avec lui!   J'ai l'immense regret de vous annoncer la disparation  de mon neveu, l'écrivain SALIM HATUB survenue ce matin dans la ville de Marseille, d'où depuis son enfance ! Que Dieu lui accorde sa grâce et lui ouvert les portes du paradis ! Ensemble nous partageons cette immense douleur avec sa femme et ses enfants. En ce jour du 31 mars, les Comores vient de perdre l'une de ses meilleures perles !   K.A.TOIHIR

InallilLah wa ina ilahiradjiwuna ! L'écrivain SALIM vient de nous quitter Que la paix soit avec lui! J'ai l'immense regret de vous annoncer la disparation de mon neveu, l'écrivain SALIM HATUB survenue ce matin dans la ville de Marseille, d'où depuis son enfance ! Que Dieu lui accorde sa grâce et lui ouvert les portes du paradis ! Ensemble nous partageons cette immense douleur avec sa femme et ses enfants. En ce jour du 31 mars, les Comores vient de perdre l'une de ses meilleures perles ! K.A.TOIHIR

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DOUANES : SUSPENSION DE Mr ALI HAMISSI

31 Mars 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

ARRETE N° 15-010 /VP-MFEBICEP/CAB Portant suspension de Monsieur ALI HAMISSI MOUSSA MOHAMED dans ses fonctions de Directeur Général   LE VICE-PRÉSIDENT Vu la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001, révisée ;   Vu Le décret n°11-078/PR du 30 mai 2011 portant Réorganisation Générale et mission des services des Ministères de l'Union des Comores ;   Vu le Décret N° 13-082/PR du 13 juillet 2013, relatif au Gouvernement de l'Union des Comores ; Vu Les nécessités de services ;   ARRÊTÉ   Article 1er : Monsieur ALI HAMISSI MOUSSA MOHAMED, Inspecteur des Administrations Financières, matricule n° 85183 M est suspendu dans ses fonctions de Directeur Général des Douanes.   Article 2 : Le présent arrêté prend effet à compter de sa date de signature, sera enregistré et publié au journal Officiel de l'Union des Comores et communiqué partout où besoin sera.   Moroni,le 30 Mars 2015 Le Vice-Président MOHAMED ALI SOILIHI

ARRETE N° 15-010 /VP-MFEBICEP/CAB Portant suspension de Monsieur ALI HAMISSI MOUSSA MOHAMED dans ses fonctions de Directeur Général LE VICE-PRÉSIDENT Vu la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001, révisée ; Vu Le décret n°11-078/PR du 30 mai 2011 portant Réorganisation Générale et mission des services des Ministères de l'Union des Comores ; Vu le Décret N° 13-082/PR du 13 juillet 2013, relatif au Gouvernement de l'Union des Comores ; Vu Les nécessités de services ; ARRÊTÉ Article 1er : Monsieur ALI HAMISSI MOUSSA MOHAMED, Inspecteur des Administrations Financières, matricule n° 85183 M est suspendu dans ses fonctions de Directeur Général des Douanes. Article 2 : Le présent arrêté prend effet à compter de sa date de signature, sera enregistré et publié au journal Officiel de l'Union des Comores et communiqué partout où besoin sera. Moroni,le 30 Mars 2015 Le Vice-Président MOHAMED ALI SOILIHI

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Mutsa: Fatima Bacar dénonce le laxisme de la gendarmerie

31 Mars 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

Mutsa: Fatima Bacar dénonce le laxisme de la gendarmerie

HOMICIDES. La semaine dernière a décidément été la semaine des homicides à Ndzuani : le mercredi, soit donc le lendemain du drame de Mutsamudu, un troisième homme sera grièvement blessé par un parent proche, et succombera à sa blessure trois jours plus tard.

Quelques jours après les actes de violence ayant entrainé la mort de deux personnes à Mutsamudu (lire Al-watwan du jeudi 26 mars), Fatima Bacar, la responsable du Service d’écoute et de prise en charge des enfants et des femmes victimes de maltraitance, est montée au créneau pour expliquer l’affaire. Dans sa conférence de presse de vendredi 27 mars à Mutsamudu, celle qui affirme «avoir suivi cette affaire du début à la fin» donne une version des faits qui met en exergue effectivement «trop de négligence» de la part de la gendarmerie.  «Mohamed Youssouf est venu me voir à mon bureau le lundi après son altercation avec Fazir. Il m’a fait part des menaces de mort qu’il recevait de Fazir et m’a demandé conseil. Je l’ai orienté vers la gendarmerie, et au même moment je suis allée voir le procureur de la République. J’étais avec Ahmed Ali Islam, le maire par intérim, lorsque le procureur a téléphoné à la gendarmerie pour ordonner aux gendarmes d’aller chercher ce Fazir et de l’arrêter», a-t-elle confié.  Et de poursuivre, l’air de plus en plus désolé : «Les gendarmes nous ont dit d’aller faire notre enquête et les appeler lorsque nous l’aurons localisé. Ce n’est que vers le soir que nous l’avons vu se promenant avec une bouteille de Coca, mais dès cet instant nous avons, tour à tour, tenté de joindre la gendarmerie sans succès; personne ne décrochait. Et pourtant, quand le drame s’est produit, la gendarmerie a aussitôt trouvé une voiture, du carburant et des hommes pour se rluer sur les lieux !»  Il semble, dans le cadre de cette affaire de double meurtre, qu’une enquête a été ouverte, et que des personnes ont été entendues sans être retenues, d’après le commandant Charaf de la gendarmerie de Mutsamudu, qui n’a pas donné de précisions supplémentaires. L’on sait, toutefois, que le lendemain du drame, un groupe de gendarmes s’était pointé au quartier où il s’est passé et a tenté d’interroger les familles des victimes, mais il a été chassé par un parent de l’une des victimes et hué par les habitants du quartier.  Fatima Bacar, avait quant à elle, déclaré dans sa conférence, être désolée du fait que depuis que ce drame s’est passé, elle n’ait rien entendu rien des autorités judiciaires et n’ait pas été renseignée sur la suite donnée aux événements.  La semaine dernière a décidément été la semaine des homicides à Ndzuani : le mercredi, soit donc le lendemain du drame de Mutsamudu, un troisième homme sera grièvement blessé par un parent proche, et succombera à sa blessure trois jours plus tard. Faïdine Yahaya, la victime, avait reçu une noix de coco sur la nuque de la part de son neveu, Dhoulanrif Inzoudine. Les deux hommes se disputaient une parcelle de champ, semble-t-il. Le meurtrier est depuis en cavale.  SM Alwatwan

Quelques jours après les actes de violence ayant entrainé la mort de deux personnes à Mutsamudu (lire Al-watwan du jeudi 26 mars), Fatima Bacar, la responsable du Service d’écoute et de prise en charge des enfants et des femmes victimes de maltraitance, est montée au créneau pour expliquer l’affaire. Dans sa conférence de presse de vendredi 27 mars à Mutsamudu, celle qui affirme «avoir suivi cette affaire du début à la fin» donne une version des faits qui met en exergue effectivement «trop de négligence» de la part de la gendarmerie. «Mohamed Youssouf est venu me voir à mon bureau le lundi après son altercation avec Fazir. Il m’a fait part des menaces de mort qu’il recevait de Fazir et m’a demandé conseil. Je l’ai orienté vers la gendarmerie, et au même moment je suis allée voir le procureur de la République. J’étais avec Ahmed Ali Islam, le maire par intérim, lorsque le procureur a téléphoné à la gendarmerie pour ordonner aux gendarmes d’aller chercher ce Fazir et de l’arrêter», a-t-elle confié. Et de poursuivre, l’air de plus en plus désolé : «Les gendarmes nous ont dit d’aller faire notre enquête et les appeler lorsque nous l’aurons localisé. Ce n’est que vers le soir que nous l’avons vu se promenant avec une bouteille de Coca, mais dès cet instant nous avons, tour à tour, tenté de joindre la gendarmerie sans succès; personne ne décrochait. Et pourtant, quand le drame s’est produit, la gendarmerie a aussitôt trouvé une voiture, du carburant et des hommes pour se rluer sur les lieux !» Il semble, dans le cadre de cette affaire de double meurtre, qu’une enquête a été ouverte, et que des personnes ont été entendues sans être retenues, d’après le commandant Charaf de la gendarmerie de Mutsamudu, qui n’a pas donné de précisions supplémentaires. L’on sait, toutefois, que le lendemain du drame, un groupe de gendarmes s’était pointé au quartier où il s’est passé et a tenté d’interroger les familles des victimes, mais il a été chassé par un parent de l’une des victimes et hué par les habitants du quartier. Fatima Bacar, avait quant à elle, déclaré dans sa conférence, être désolée du fait que depuis que ce drame s’est passé, elle n’ait rien entendu rien des autorités judiciaires et n’ait pas été renseignée sur la suite donnée aux événements. La semaine dernière a décidément été la semaine des homicides à Ndzuani : le mercredi, soit donc le lendemain du drame de Mutsamudu, un troisième homme sera grièvement blessé par un parent proche, et succombera à sa blessure trois jours plus tard. Faïdine Yahaya, la victime, avait reçu une noix de coco sur la nuque de la part de son neveu, Dhoulanrif Inzoudine. Les deux hommes se disputaient une parcelle de champ, semble-t-il. Le meurtrier est depuis en cavale. SM Alwatwan

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Les transporteurs entament une grève illimitée depuis hier

31 Mars 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

Greve_des_taxis CIRCULATION ROUTIERE. Le moins que l’on puisse dire, est que beaucoup d’usagers de la route ont été surpris par le débrayage. Certains n’en étaient pas au courant, tandis que d’autres ne l’avaient tout simplement pas pris au sérieux. Les bureaux administratifs étaient presque vides à Moroni.   La circulation des personnes et des biens a été fortement réduite, lundi sur l’ensemble de Ngazidja, suite au mouvement de grève illimitée entamé depuis hier par le syndicat des transporteurs Usukani wa masiwa. Seuls les véhicules des particuliers non affectés au transport en commun, ou de l’administration et des sociétés circulaient dans Moroni ou de Moroni vers les régions de l’île et vice-versa.  A en croire le porte-parole du syndicat, «le mot d’ordre est respecté par tous nos collègues car tout le monde a compris que notre cause est défendable. Chacun de nous a compris qu’on ne fait pas la grève pour les intérêts d’un tel ou tel, mais on le fait pour l’intérêt de tous». Said M’madi Mlanao alias Douni a ajouté que «cette grève est illimitée». Selon lui, la revendication syndicale porte sur la réfection des routes, particulièrement de la Rn2 (Route nationale n°2) menant de Mde à Mbadjini et celle de Dimani, mais aussi sur la suspension de la vignette 2015. «Sans cela, la grève continue», a-t-il martelé. Le syndicaliste a averti que des sanctions sont prévues contre tout conducteur de taxi qui tentera de briser la grève.  Le porte-parole de l’organisation syndicale a expliqué que les conducteurs de taxis refusent de s’acquitter de cette taxe de la vignette pour dénoncer les promesses non tenues au sujet de la réhabilitation des routes. Usukani wa massiwa évoque une convention, signée l’année dernière pour la réfection des routes secondaires autour du marché Volo-volo, les axes Uziwani-Ifundihe-sha-djuwu et Mitsamihuli-Wela-ya-Mitsamihuli, qui est restée lettre morte. «Rien n’a été fait, par contre on continue de nous tourner en bourrique en nous disant que l’argent de la vignette a été volé au service des impôts, que l’argent a été affecté dans le cahier de charges et patati et patata…», tonna-t-il.  Pendant ce temps, le ministère de l’Intérieur a multiplié les efforts pour dénouer la crise. Il a ordonné la suspension de la verbalisation des véhicules qui n’ont pas encore payé la vignette. «Il est ordonné à tous les agents d la sécurité publique (Police nationale et Gendarmerie nationale) d’interrompre, jusqu’à nouvel ordre, les opérations de verbalisation des véhicules ne s’étant pas acquitté de la vignette 2015», enjoint l’autorité signataire de la note. Pour Usukani wa masiwa, il s’agit d’une «sage» décision mais pas assez pour permettre de suspendre le mot d’ordre de grève.  Le moins que l’on puisse dire, est que beaucoup d’usagers de la route ont été surpris par le débrayage. Certains n’en étaient pas au courant, tandis que d’autres ne l’avaient tout simplement pas pris au sérieux. Les bureaux administratifs étaient presque vides à Moroni. Au commissariat à l’Education de Ngazidja, le nombre des agents présents dans la matinée d’hier ne dépassait pas la dizaine. «La plupart de gens qui travaillent ici ne sont pas venus à cause des taxis, tout le monde n’a pas de voiture. Je pense que les autorités compétentes se mobiliseront pour trouver rapidement les solutions adéquates à ce problème sinon demain (aujourd’hui, Ndlr) ce sera beaucoup plus difficile», disait Hamada Mohamed, un employé de l’Oec (office des examens des Comores).  Au marché de Volo-volo, les effets de la grève étaient très visibles. «On a acheté ces produits hier car on savait qu’aujourd’hui, il y aurait une grève», disait Hadidja Mohamed vendeuse de patates et de taros. Nasser Ali Saïd, vendeur de tomates a avoué que le prix d’un kilo de tomate, qui s’achetait à 800 francs avant-hier, a légèrement augmenté. «On le vend maintenant à 1.000 francs», disait-il.  Un autre groupe de vendeuses se plaignait en disant qu’elles n’ont rien vendu. «Il faut savoir que la plupart de nos clients ne sont pas de Moroni, mais des gens qui viennent travailler ici et qui achètent en sortant de leur travail», a confié une de ces vendeuses qui reconnait que le prix va toujours varier selon la durée de la grève.  Nassila Ben Ali Alwatwan

Greve_des_taxis CIRCULATION ROUTIERE. Le moins que l’on puisse dire, est que beaucoup d’usagers de la route ont été surpris par le débrayage. Certains n’en étaient pas au courant, tandis que d’autres ne l’avaient tout simplement pas pris au sérieux. Les bureaux administratifs étaient presque vides à Moroni. La circulation des personnes et des biens a été fortement réduite, lundi sur l’ensemble de Ngazidja, suite au mouvement de grève illimitée entamé depuis hier par le syndicat des transporteurs Usukani wa masiwa. Seuls les véhicules des particuliers non affectés au transport en commun, ou de l’administration et des sociétés circulaient dans Moroni ou de Moroni vers les régions de l’île et vice-versa. A en croire le porte-parole du syndicat, «le mot d’ordre est respecté par tous nos collègues car tout le monde a compris que notre cause est défendable. Chacun de nous a compris qu’on ne fait pas la grève pour les intérêts d’un tel ou tel, mais on le fait pour l’intérêt de tous». Said M’madi Mlanao alias Douni a ajouté que «cette grève est illimitée». Selon lui, la revendication syndicale porte sur la réfection des routes, particulièrement de la Rn2 (Route nationale n°2) menant de Mde à Mbadjini et celle de Dimani, mais aussi sur la suspension de la vignette 2015. «Sans cela, la grève continue», a-t-il martelé. Le syndicaliste a averti que des sanctions sont prévues contre tout conducteur de taxi qui tentera de briser la grève. Le porte-parole de l’organisation syndicale a expliqué que les conducteurs de taxis refusent de s’acquitter de cette taxe de la vignette pour dénoncer les promesses non tenues au sujet de la réhabilitation des routes. Usukani wa massiwa évoque une convention, signée l’année dernière pour la réfection des routes secondaires autour du marché Volo-volo, les axes Uziwani-Ifundihe-sha-djuwu et Mitsamihuli-Wela-ya-Mitsamihuli, qui est restée lettre morte. «Rien n’a été fait, par contre on continue de nous tourner en bourrique en nous disant que l’argent de la vignette a été volé au service des impôts, que l’argent a été affecté dans le cahier de charges et patati et patata…», tonna-t-il. Pendant ce temps, le ministère de l’Intérieur a multiplié les efforts pour dénouer la crise. Il a ordonné la suspension de la verbalisation des véhicules qui n’ont pas encore payé la vignette. «Il est ordonné à tous les agents d la sécurité publique (Police nationale et Gendarmerie nationale) d’interrompre, jusqu’à nouvel ordre, les opérations de verbalisation des véhicules ne s’étant pas acquitté de la vignette 2015», enjoint l’autorité signataire de la note. Pour Usukani wa masiwa, il s’agit d’une «sage» décision mais pas assez pour permettre de suspendre le mot d’ordre de grève. Le moins que l’on puisse dire, est que beaucoup d’usagers de la route ont été surpris par le débrayage. Certains n’en étaient pas au courant, tandis que d’autres ne l’avaient tout simplement pas pris au sérieux. Les bureaux administratifs étaient presque vides à Moroni. Au commissariat à l’Education de Ngazidja, le nombre des agents présents dans la matinée d’hier ne dépassait pas la dizaine. «La plupart de gens qui travaillent ici ne sont pas venus à cause des taxis, tout le monde n’a pas de voiture. Je pense que les autorités compétentes se mobiliseront pour trouver rapidement les solutions adéquates à ce problème sinon demain (aujourd’hui, Ndlr) ce sera beaucoup plus difficile», disait Hamada Mohamed, un employé de l’Oec (office des examens des Comores). Au marché de Volo-volo, les effets de la grève étaient très visibles. «On a acheté ces produits hier car on savait qu’aujourd’hui, il y aurait une grève», disait Hadidja Mohamed vendeuse de patates et de taros. Nasser Ali Saïd, vendeur de tomates a avoué que le prix d’un kilo de tomate, qui s’achetait à 800 francs avant-hier, a légèrement augmenté. «On le vend maintenant à 1.000 francs», disait-il. Un autre groupe de vendeuses se plaignait en disant qu’elles n’ont rien vendu. «Il faut savoir que la plupart de nos clients ne sont pas de Moroni, mais des gens qui viennent travailler ici et qui achètent en sortant de leur travail», a confié une de ces vendeuses qui reconnait que le prix va toujours varier selon la durée de la grève. Nassila Ben Ali Alwatwan

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Salimou Amiri met en garde contre un retour du séparatisme

31 Mars 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

Salimou Amiri met en garde contre un retour du séparatisme

Le général Salimou Mohamed Amiri met en garde contre le retour du séparatisme. En conférence de presse, hier lundi à Moroni, l’ancien chef de l’armée comorienne qui avait conduit ses hommes en 2008 pour libérer Anjouan des griffes séparatistes avant de tomber en disgrâce quelques temps après, revient sur cet évènement, quelques jours après la 7e célébration de cette libération.
Sept ans après « l’opération démocratie » à Anjouan, le général Salimou Mohamed Amiri, qui conduisait à l’époque les opérations, revient sur cet épisode. Il s’est exprimé devant les journalistes qu’il a conviés en conférence de presse, hier lundi à Moroni.   L’ancien chef d’état-major de l’armée nationale de développement (AND) a énuméré l’apport de ce débarquement militaire, soit la restauration de l’intégrité du territoire, le retour de l’unité du pays, la cohésion, le patriotisme.   Des valeurs auparavant menacées par des « relents séparatistes » qui refont surface depuis quelques temps. A l’entendre, la réapparition soudaine de l’« insularité » dans les discours entendus ici et là fait craindre le retour du pays aux années noires.   « Et c’est là où le rôle de la sentinelle trouve sa nécessité car nous devons prévenir contre ce danger qui nous guette », a-t-il fait savoir. « Il n’y a pas pire que de propager à travers les médias, des petites idées séparatistes… des propos qui constituent une menace pour l’unité du pays ». Selon lui, le pays n’a pas les moyens de s’engager dans une autre guerre.   Salimou M. Amiri a insisté sur la nécessité d’instaurer le « devoir de mémoire » en disant : « La grandeur d’un pays, c’est quand il reconnait le droit de chaque citoyen, sans distinction aucune », a-t-il dit-il.   Interrogé sur l’intégration des anciens séparatistes dans l’armée et dans la vie politique, l’ancien chef militaire a dit s’y être opposé : « Intégrer ces gens sans aucune forme de procès est une mauvaise image envoyée à tous les Comoriens ».   Evasif sur son avenir, il a préféré répondre par des généralités et des petites phrases que nous n’avons pu décoder. Il prépare actuellement un doctorat de sciences politiques sur le thème « Afrique de l’Est, géopolitique de la violence au nom de la région ».   Maoulida Mbaé La Gazette des Comores

Sept ans après « l’opération démocratie » à Anjouan, le général Salimou Mohamed Amiri, qui conduisait à l’époque les opérations, revient sur cet épisode. Il s’est exprimé devant les journalistes qu’il a conviés en conférence de presse, hier lundi à Moroni. L’ancien chef d’état-major de l’armée nationale de développement (AND) a énuméré l’apport de ce débarquement militaire, soit la restauration de l’intégrité du territoire, le retour de l’unité du pays, la cohésion, le patriotisme. Des valeurs auparavant menacées par des « relents séparatistes » qui refont surface depuis quelques temps. A l’entendre, la réapparition soudaine de l’« insularité » dans les discours entendus ici et là fait craindre le retour du pays aux années noires. « Et c’est là où le rôle de la sentinelle trouve sa nécessité car nous devons prévenir contre ce danger qui nous guette », a-t-il fait savoir. « Il n’y a pas pire que de propager à travers les médias, des petites idées séparatistes… des propos qui constituent une menace pour l’unité du pays ». Selon lui, le pays n’a pas les moyens de s’engager dans une autre guerre. Salimou M. Amiri a insisté sur la nécessité d’instaurer le « devoir de mémoire » en disant : « La grandeur d’un pays, c’est quand il reconnait le droit de chaque citoyen, sans distinction aucune », a-t-il dit-il. Interrogé sur l’intégration des anciens séparatistes dans l’armée et dans la vie politique, l’ancien chef militaire a dit s’y être opposé : « Intégrer ces gens sans aucune forme de procès est une mauvaise image envoyée à tous les Comoriens ». Evasif sur son avenir, il a préféré répondre par des généralités et des petites phrases que nous n’avons pu décoder. Il prépare actuellement un doctorat de sciences politiques sur le thème « Afrique de l’Est, géopolitique de la violence au nom de la région ». Maoulida Mbaé La Gazette des Comores

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MOBILISER POUR UNE SOLUTION ÉNERGÉTIQUE DURABLE

30 Mars 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

MOBILISER POUR UNE SOLUTION ÉNERGÉTIQUE DURABLE

Comment résoudre le problème énergétique récurent en Union des Comores ? A l’instigation de la Banque africaine de développement (BAD) et du gouvernement de l’Union des Comores, une table ronde réunissant les partenaires et les bailleurs de fonds a eu lieu mercredi à Abidjan. Objectif : mobiliser les acteurs économiques et du développement sur la nécessité de trouver des solutions structurelles et durables à la crise énergétique que rencontre le pays.

« Le secteur électrique est indéniablement l’épine dorsale du développement dans toute économie »avait lancé Donald Kaberuka, Président de la BAD, lors du forum des partenaires au développement qui a eu lieu au mois de février à Moroni. Or l’Union des Comores est le pays d’Afrique qui affiche le plus bas taux de recouvrement et le taux le plus élevé en pertes. Parmi les défis à relever : améliorer la gouvernance technique et financière des sociétés d’électricité de la MAMWE et EDA, augmenter la production, refondre le cadre juridique et réglementaire du secteur, améliorer les compétences nécessaires à une bonne gestion dans le secteur. Leo Heileman, qui représente le Système des Nations Unies et plus particulièrement le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à cette table ronde, a réaffirmé sa volonté ferme d’agir, notamment en mobilisant les acteurs autour d’une même direction. « Face à la crise énergétique que traverse actuellement les Comores, nous, partenaires au développement et bailleurs, avons la responsabilité d’accompagner le gouvernement de l’Union des Comores dans le développement d’un mix de solutions énergétiques durables, adaptées aux besoins du pays. » La production d’électricité aux Comores est essentiellement assurée à partir de centrales thermiques à diesel. La capacité totale installée est de 30,680 MW pour une capacité disponible de 14,5 MW tandis que la demande potentielle de pointe est de 18,8 MW pour l’ensemble des trois îles.

« Le secteur électrique est indéniablement l’épine dorsale du développement dans toute économie »avait lancé Donald Kaberuka, Président de la BAD, lors du forum des partenaires au développement qui a eu lieu au mois de février à Moroni. Or l’Union des Comores est le pays d’Afrique qui affiche le plus bas taux de recouvrement et le taux le plus élevé en pertes. Parmi les défis à relever : améliorer la gouvernance technique et financière des sociétés d’électricité de la MAMWE et EDA, augmenter la production, refondre le cadre juridique et réglementaire du secteur, améliorer les compétences nécessaires à une bonne gestion dans le secteur. Leo Heileman, qui représente le Système des Nations Unies et plus particulièrement le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à cette table ronde, a réaffirmé sa volonté ferme d’agir, notamment en mobilisant les acteurs autour d’une même direction. « Face à la crise énergétique que traverse actuellement les Comores, nous, partenaires au développement et bailleurs, avons la responsabilité d’accompagner le gouvernement de l’Union des Comores dans le développement d’un mix de solutions énergétiques durables, adaptées aux besoins du pays. » La production d’électricité aux Comores est essentiellement assurée à partir de centrales thermiques à diesel. La capacité totale installée est de 30,680 MW pour une capacité disponible de 14,5 MW tandis que la demande potentielle de pointe est de 18,8 MW pour l’ensemble des trois îles.

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Mohéli au bord de la guerre civile, suite au putsch de Mohamed Ali Saïd à Fomboni

29 Mars 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

Mohéli au bord de la guerre civile, suite au putsch de Mohamed Ali Saïd à Fomboni

El-Amine Ali Mbaraka, redevenu le «Président de la Rue-publique», appelle à la révolte

Mohéli vit des heures très sombres. Mohéli est en deuil. Mohéli est violée, martyrisée et spoliée par le Gouverneur Mohamed Ali Saïd. Les Mohéliens viennent d’assister à l’une des mascarades les plus ridicules, honteuses et humiliantes pour leur île et pour leur capitale, Fomboni. C’est une malédiction de plus concoctée par Mohamed Ali Saïd, dont les actes entraînent des accusations de «complicité» sur le Président Ikililou Dhoinine. En résumé, le vendredi 27 mars 2015, à 14 heures 40, les Conseillers municipaux de Fomboni ont reçu la convocation du Conseil communal pour le samedi 28 mars 2015 à 10 heures. À l’ordre du jour, figurait l’élection du Maire et de ses adjoints. Les convocations ont été adressées aux Conseillers élus mais aussi aux chefs de quartiers. Fomboni en compte 18, contre 7 à Moroni et 7 autres à Mutsamudu. Or, cette incongruité ne choque personne. Qu’est-ce qui s’est passé dans la matinée du 28 mars 2015?

Il était 8 heures 30 quand les 14 Conseillers de l’opposition, unis dans la coalition composée d’El-Amine Ali Mbaraka, dit «Aboul-Khaïr» ou «Embargo», des partisans de Mohamed Saïd Fazul, de la CRC et du Juwa, représentant les 2/3 des Conseillers et ayant à sa tête le charismatique El-Amine Ali Mbaraka Aboul-Khaïr, ont investi la Place de l’Indépendance, à Fomboni, où devait se dérouler l’élection du nouveau Maire et de ses adjoints. C’est alors que les gens, éberlués et croyant faire un cauchemar, ont vu les chefs de quartiers entrer dans la salle multifonctionnelle de la Place de l’Indépendance. Les Conseillers de l’opposition refusèrent d’y entrer tant ces derniers y étaient, puisqu’ils n’ont point de légitimité populaire. Quelques minutes après, quand les chefs de quartiers ont commencé à citer le nom des Conseillers, les élus de l’opposition allaient y faire leur entrée mais les forces de l’ordre sur place (militaires, policiers et gendarmes) leur refusèrent l’entrée. Chose hautement significative et hallucinante, le Commandant de l’AND sur place a signifié clairement à El-Amine Ali Mbaraka avoir reçu l’ordre de l’empêcher d’y faire son entrée.

Or, comment peut-on refuser à un Conseiller municipal l’entrée à la salle où se réunit le Conseil municipal? Bien évidemment, la population n’a pas accepté cet accroc à la démocratie et n’a pas tardé à répondre aux provocations, humiliations et vexations du Gouverneur Mohamed Ali Saïd. Il y eut des accrochages et échauffourées. Quelques minutes après, Fomboni avait arrêté son souffle durant 2 heures avant de reprendre une vie «normale», mais avec des banderoles proclamant l’acheminement de l’île vers une révolte populaire, un «Embargo», le 4èmede l’île depuis 1991. Les boutiques furent fermées. La femme du Gouverneur avait pris la fuite sans pouvoir tout fermer. Les forces de l’ordre, en quelques minutes, étaient arrivées à monter la garde devant les magasins et maisons de Mohamed Ali Saïd. C’est Mohéli…     Il y eut donc 18 chefs de quartiers et 7 conseillers élus, donc 25 Conseillers à la sauce tomate pour «élire» le Maire de Fomboni. On compta 3 bulletins nuls. Et c’est ainsi que, toute honte bue, Mouhaïmine Abdallah a été élu «Maire» de la honte de la capitale de Mohéli. Le Tout-Mohéli sait que Mouhaïmine Abdallah est une marionnette du dictateur de Bonovo. En tout état de cause, Fomboni est devenue une ville fantôme depuis samedi 28 mars 2015. Les habitants de Fomboni ont affiché un visage de granit pour exprimer leur colère. El-Amine Ali Mbaraka est hors de lui et déclare: «Une loi bidon et anticonstitutionnelle impose presque une parité entre les chefs de villages et de quartiers et les élus. Il y a 18 chefs de quartiers et 21 Conseillers élus; ce qui est une aberration. À Moroni, les chefs de quartiers n’ont pas voté; à Mutsamudu, 7 seulement étaient seulement convoqués, et pourquoi une pléthore à Fomboni?   Toute cette mascarade a été concoctée pour que l’UPDC, le parti du Président Ikililou Dhoinine, et le Gouverneur aient la capitale pour montrer qu’ils sont aimés par les Mohéliens. Ici, les élections ont été truquées, et celle du Maire de Fomboni est une honte absolue. Mohamed Ali Saïd voulait à la tête de Fomboni sa girouette pour continuer à voler l’argent du pauvre Mohélien, les places domaniales et privées et assouvir ses pulsions qu’on connaît, sans que personne ne l’inquiète. Il s’est complètement trompé, car cela ne continuera plus et il doit être prêt à rendre des comptes car les heures, jours, semaines, et mois à venir seront les plus durs de son règne et de sa vie. L’union de l’opposition à Mohéli se réunira en conclave pour prendre les mesures qui s’imposent. Il ne faut pas écarter un quatrième Embargo, si c’est lui qui poussera hors de Bonovo ce dictateur d’un autre âge qui empoisonne Mohéli et ses habitants, on y arrivera. La patrie ou la mort! Nous vaincrons!».    El-Amine Ali Mbaraka aurait perdu son statut de «Président de la Rue-publique» s’il n’avait pas saisi cette occasion pour improviser un discours suivi par des centaines de Mohéliens, qui applaudissaient à tout rompre. C’est un discours d’appel à la révolte, et Dieu seul sait ce qui va se passer à Mohéli, où on continue à se moquer des gens. Voici la traduction française du discours d’El-Amine Ali Mbaraka, Place de l’Indépendance à Fomboni: «Honorables Mohéliens, honorables gens de Fomboni. Vous qui avez voté pour nous. Vous qui, dans la ville de Fomboni, sur 3/3, les 2/3 nous avez accordé votre confiance, une confiance pour laquelle nous vous remercions, allant dans le sens de vos doléances, des doléances exprimées pour dire que vous êtes fatigués par les dirigeants actuels, particulièrement ceux qui sont à la tête de l’île de Mohéli, qui volent votre argent sans vergogne, qui volent vos terres sans vergogne et spolient d’autres choses que je ne peux pas citer. Aujourd’hui, avec votre respect, est le jour où on est appelé à élire le Conseil communal des personnes élues. Or, au contraire, on a ramené des gens, qui ne savent même pas écrire leur nom [youyous, quolibets et acclamations des femmes]. Ces gens-là sont arrivés pour installer le Maire alors que c’est vous qui l’avez élu. Par conséquent, il ne s’agit pas d’élections légales. Cela étant, nous vous demandons respectueusement, de nous faire confiance comme vous nous faites confiance depuis 30 ans, comme vous nous faites confiance depuis des mois et des mois, pour que vous admettiez que je suis votre Commandant en chef [youyous et acclamations de la foule]. Je vous dis avec respect: depuis aujourd’hui, là où nous sommes, au moment où nous sommes, les heures, les jours, les semaines, les mois qui vont se passer à Mohéli, et surtout dans la ville de Fomboni, seront plus difficiles que tous ceux qui sont déjà passés. Et si nous en survivions, nous en survivrons à d’autres. Nous prenons l’engagement devant vous que le Gouverneur qui est à la tête de Mohéli depuis 7 ans et plus, nous nous engageons devant vous et c’est moi qui signe [acclamations de la foule] pour lui dire qu’il n’aura pas sommeil ni le matin, ni à midi et à plus forte raison la nuit. [Acclamations de la foule]. Nous lui disons aussi: qu’il accepte ou qu’il refuse, il ne sera pas le prochain Gouverneur de Mohéli, même si nous devons emprunter des voies difficiles, nous les emprunterons et Dieu nous pardonnera.   Dès maintenant, je vous prie, vous qui m’écoutez, nous partons d’ici et nous montons chez lui pour lui dire que nous avons lu la lettre qu’il nous a envoyée au sujet des chefs du village au Conseil communal. Il ne sera en paix que le jour où nous ferons les choses de manière officielle. Et nous, là où nous allons, dans les jours à venir, c’est moi ou un membre de ma liste qui représente les 2/3 des élus représentant l’opposition. Cette ville et ce pays, nous pouvons les administrer de la façon qui nous convient. [Agitation de la foule et appel à la lapidation du Gouverneur]. Nous pouvons diriger Fomboni et Mohéli, sans voler aux Mohéliens leur argent, ni leur voler leurs terres, ni faire de l’insolence. Maintenant, nous nous dirigeons chez lui, et nous partirons de chez lui continuer ce qui doit suivre. Cela étant, je vous prie de laisser tomber la peur parce que si nous n’avions pas laissé tomber la peur, ce n’est pas un Mohélien qui dirigerait aujourd’hui. Si nous étions des peureux, nous n’aurions pas les avantages que nous avons aujourd’hui. Nous allons lui transmettre notre message et la suite viendra».facebook.com/video  Par ARM © www.lemohelien.com – Dimanche 29 mars 2015.

Or, comment peut-on refuser à un Conseiller municipal l’entrée à la salle où se réunit le Conseil municipal? Bien évidemment, la population n’a pas accepté cet accroc à la démocratie et n’a pas tardé à répondre aux provocations, humiliations et vexations du Gouverneur Mohamed Ali Saïd. Il y eut des accrochages et échauffourées. Quelques minutes après, Fomboni avait arrêté son souffle durant 2 heures avant de reprendre une vie «normale», mais avec des banderoles proclamant l’acheminement de l’île vers une révolte populaire, un «Embargo», le 4èmede l’île depuis 1991. Les boutiques furent fermées. La femme du Gouverneur avait pris la fuite sans pouvoir tout fermer. Les forces de l’ordre, en quelques minutes, étaient arrivées à monter la garde devant les magasins et maisons de Mohamed Ali Saïd. C’est Mohéli… Il y eut donc 18 chefs de quartiers et 7 conseillers élus, donc 25 Conseillers à la sauce tomate pour «élire» le Maire de Fomboni. On compta 3 bulletins nuls. Et c’est ainsi que, toute honte bue, Mouhaïmine Abdallah a été élu «Maire» de la honte de la capitale de Mohéli. Le Tout-Mohéli sait que Mouhaïmine Abdallah est une marionnette du dictateur de Bonovo. En tout état de cause, Fomboni est devenue une ville fantôme depuis samedi 28 mars 2015. Les habitants de Fomboni ont affiché un visage de granit pour exprimer leur colère. El-Amine Ali Mbaraka est hors de lui et déclare: «Une loi bidon et anticonstitutionnelle impose presque une parité entre les chefs de villages et de quartiers et les élus. Il y a 18 chefs de quartiers et 21 Conseillers élus; ce qui est une aberration. À Moroni, les chefs de quartiers n’ont pas voté; à Mutsamudu, 7 seulement étaient seulement convoqués, et pourquoi une pléthore à Fomboni? Toute cette mascarade a été concoctée pour que l’UPDC, le parti du Président Ikililou Dhoinine, et le Gouverneur aient la capitale pour montrer qu’ils sont aimés par les Mohéliens. Ici, les élections ont été truquées, et celle du Maire de Fomboni est une honte absolue. Mohamed Ali Saïd voulait à la tête de Fomboni sa girouette pour continuer à voler l’argent du pauvre Mohélien, les places domaniales et privées et assouvir ses pulsions qu’on connaît, sans que personne ne l’inquiète. Il s’est complètement trompé, car cela ne continuera plus et il doit être prêt à rendre des comptes car les heures, jours, semaines, et mois à venir seront les plus durs de son règne et de sa vie. L’union de l’opposition à Mohéli se réunira en conclave pour prendre les mesures qui s’imposent. Il ne faut pas écarter un quatrième Embargo, si c’est lui qui poussera hors de Bonovo ce dictateur d’un autre âge qui empoisonne Mohéli et ses habitants, on y arrivera. La patrie ou la mort! Nous vaincrons!». El-Amine Ali Mbaraka aurait perdu son statut de «Président de la Rue-publique» s’il n’avait pas saisi cette occasion pour improviser un discours suivi par des centaines de Mohéliens, qui applaudissaient à tout rompre. C’est un discours d’appel à la révolte, et Dieu seul sait ce qui va se passer à Mohéli, où on continue à se moquer des gens. Voici la traduction française du discours d’El-Amine Ali Mbaraka, Place de l’Indépendance à Fomboni: «Honorables Mohéliens, honorables gens de Fomboni. Vous qui avez voté pour nous. Vous qui, dans la ville de Fomboni, sur 3/3, les 2/3 nous avez accordé votre confiance, une confiance pour laquelle nous vous remercions, allant dans le sens de vos doléances, des doléances exprimées pour dire que vous êtes fatigués par les dirigeants actuels, particulièrement ceux qui sont à la tête de l’île de Mohéli, qui volent votre argent sans vergogne, qui volent vos terres sans vergogne et spolient d’autres choses que je ne peux pas citer. Aujourd’hui, avec votre respect, est le jour où on est appelé à élire le Conseil communal des personnes élues. Or, au contraire, on a ramené des gens, qui ne savent même pas écrire leur nom [youyous, quolibets et acclamations des femmes]. Ces gens-là sont arrivés pour installer le Maire alors que c’est vous qui l’avez élu. Par conséquent, il ne s’agit pas d’élections légales. Cela étant, nous vous demandons respectueusement, de nous faire confiance comme vous nous faites confiance depuis 30 ans, comme vous nous faites confiance depuis des mois et des mois, pour que vous admettiez que je suis votre Commandant en chef [youyous et acclamations de la foule]. Je vous dis avec respect: depuis aujourd’hui, là où nous sommes, au moment où nous sommes, les heures, les jours, les semaines, les mois qui vont se passer à Mohéli, et surtout dans la ville de Fomboni, seront plus difficiles que tous ceux qui sont déjà passés. Et si nous en survivions, nous en survivrons à d’autres. Nous prenons l’engagement devant vous que le Gouverneur qui est à la tête de Mohéli depuis 7 ans et plus, nous nous engageons devant vous et c’est moi qui signe [acclamations de la foule] pour lui dire qu’il n’aura pas sommeil ni le matin, ni à midi et à plus forte raison la nuit. [Acclamations de la foule]. Nous lui disons aussi: qu’il accepte ou qu’il refuse, il ne sera pas le prochain Gouverneur de Mohéli, même si nous devons emprunter des voies difficiles, nous les emprunterons et Dieu nous pardonnera. Dès maintenant, je vous prie, vous qui m’écoutez, nous partons d’ici et nous montons chez lui pour lui dire que nous avons lu la lettre qu’il nous a envoyée au sujet des chefs du village au Conseil communal. Il ne sera en paix que le jour où nous ferons les choses de manière officielle. Et nous, là où nous allons, dans les jours à venir, c’est moi ou un membre de ma liste qui représente les 2/3 des élus représentant l’opposition. Cette ville et ce pays, nous pouvons les administrer de la façon qui nous convient. [Agitation de la foule et appel à la lapidation du Gouverneur]. Nous pouvons diriger Fomboni et Mohéli, sans voler aux Mohéliens leur argent, ni leur voler leurs terres, ni faire de l’insolence. Maintenant, nous nous dirigeons chez lui, et nous partirons de chez lui continuer ce qui doit suivre. Cela étant, je vous prie de laisser tomber la peur parce que si nous n’avions pas laissé tomber la peur, ce n’est pas un Mohélien qui dirigerait aujourd’hui. Si nous étions des peureux, nous n’aurions pas les avantages que nous avons aujourd’hui. Nous allons lui transmettre notre message et la suite viendra».facebook.com/video Par ARM © www.lemohelien.com – Dimanche 29 mars 2015.

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Moustoipha pourrait être exclu du PEC

29 Mars 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

Moustoipha pourrait être exclu du PEC

Mairie de Moroni : Moustoifa Chamsoudine pourrait être exclu du PEC

 Mairie de Moroni : Moustoifa Chamsoudine pourrait être exclu du PEC  Elu, hier après-midi, premier adjoint à la mairie de Moroni derrière Kiki, Moustoifa Chamsoudine, ancien candidat PEC à cette même mairie pourrait se voir exclu pour son entrée dans cette équipe.   Une réunion du bureau politique du parti est convoquée demain pour étudier ce cas. Contacté par Karibu Hebdo, l'intéressé dit qu'il n'est pas entré dans le bureau de la mairie de la capitale en tant que membre du PEC, mais plutôt à partir d'une démarche personnelle de citoyen de la ville. Décision attendue demain.   Ali Mmadi

Mairie de Moroni : Moustoifa Chamsoudine pourrait être exclu du PEC Elu, hier après-midi, premier adjoint à la mairie de Moroni derrière Kiki, Moustoifa Chamsoudine, ancien candidat PEC à cette même mairie pourrait se voir exclu pour son entrée dans cette équipe. Une réunion du bureau politique du parti est convoquée demain pour étudier ce cas. Contacté par Karibu Hebdo, l'intéressé dit qu'il n'est pas entré dans le bureau de la mairie de la capitale en tant que membre du PEC, mais plutôt à partir d'une démarche personnelle de citoyen de la ville. Décision attendue demain. Ali Mmadi

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