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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Un accord global entre la France et les Comores avant tout «tripatouillage» de la Coi.

31 Juillet 2014 , Rédigé par Aimons les Comores

Le tragique accident de l’avion d’Air Algérie, qui a coûté la vie à 118 passagers et membres d’équipage dont 54 Français, a bouleversé le calendrier de la tenue à Moroni du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission de l’Océan indien (Coi). Dès l’annonce du report du voyage de François Hollande dans la région, le ministre comorien des Relations extérieures, Saïd Hassan El-Anrif informe que «le gouvernement, en concertation avec les chefs d’Etat de la région, décide de reporter la date du sommet».    Cette quatrième rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement de la Coi devait avoir comme thème: «L’Indianocéanie, un avenir à bâtir ensemble». Un sujet large qui va permettre d’évaluer le bilan de la Commission et son apport en matière de solidarité et de croissance. Dans sa finalité, la Coi espérait faire évoluer les choses pour faciliter la circulation des biens et des personnes dans cet espace jugé «trop fermé».    Entre les Comores et la France, un litige territorial existe, une partie du territoire comorien n’étant toujours pas libérée. Par une décision unilatérale française (l’introduction du visa Balladur), les Comores subissent 20 ans de séparation complète entre les îles. Depuis, l’Etat comorien est réduit à compter ses morts en mer, qui ont atteint le chiffre de 20.000. Aucun pays de la Commission de l’Océan indien ne vit ou ne subit un tel drame dans cet espace. Accueillir le sommet dans notre pays, sans en faire le principal sujet, serait une injure à la mémoire des victimes.   Par un jeu de négociation d’accords infinie, on nous a conduits à admettre que la responsabilité des naufrages est «comorienne». On est réduit à chercher la seule solution à Ndzuani en brûlant les vedettes, alors que le réseau criminel du dispositif du visa Balladur, enrichit les compagnies aériennes et maritimes qui transportent les expulsés et entretient les ramifications des réseaux maffieux du trafic des kwasa au niveau des quatre îles.    Ces naufrages ne sont que la conséquence de ce conflit territorial. La France, avec des complicités comoriennes a réussi à soustraire de l’ordre du jour de l’Onu, la question de Mayotte, alors que New York a justement la responsabilité principale de régler les conflits frontaliers et d’assurer la paix entre les Nations. La France qualifie d’intelligents les Comoriens qui admettent que «la culpabilité est comorienne», à médailler les nationaux qui ont «évolués» dans le discours. Ceux qui ont changé de fusil d’épaule ou changé de camp sont glorifiés.    Certains n’hésitent plus à piocher dans les erreurs du passé pour justifier les bourdes du présent. Qu’on se le dise! L’Unité de l’archipel est un fait historique. Le droit interne français a toujours reconnu cette Unité. L’Assemblée nationale française, durant toute la période coloniale, a toujours traité les Comores comme une seule et unique entité composée de «quatre îles principales». Les lois du 25 juillet 1912 portant «rattachement des îles de Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande-Comore» à Madagascar, la loi n°46-973 sur l’autonomie administrative des Comores et la loi n°61-1412 sur l’autonomie interne des Comores constituent autant de preuves que la France a toujours reconnu l’Unité de l’archipel.    La France a réussi à maintenir les discussions entre les deux pays au niveau de simples commissions techniques. Les rounds tournent autour de quatre sujets sans réussir à dégager du concret. On palabre depuis vingt ans sur les questions de circulation des personnes et des biens, le contrôle des flux migratoires, le développement des échanges commerciaux et le renforcement de l’intégration régionale de Mayotte.     En 2007, les présidents Sarkozy et Sambi étaient tombés d’accord sur un point: «le temps est venu de dépasser le conflit de la souveraineté sur Mayotte et se concentrer sur le développement harmonieux des quatre îles de l’archipel géographique, au bénéfice des populations». Dans le fond, la France demande simplement aux Comores d’oublier cette partie du territoire en échange de quelques «piastres».    Le Groupe de travail de haut niveau (Gthn), instance franco-comorienne mis en place, avait pour objectif de rédiger «un accord pour faciliter l’insertion de Mayotte dans son environnement géographique». Rien d’autres. Les deux présidents Sarkozy et Sambi s’étaient convenu, lors de leur entretien, que «le rattachement de Mayotte aux Comores devait être recherché par l’intégration économique entre les îles et le renforcement de l’Etat de droit aux Comores, pour les rendre plus attractives vis-à-vis de Mayotte».    Le grand projet de texte du Traité entre la France et les Comores avait, en un premier temps, été intitulé «la circulation des personnes et des biens, la coopération régionale et la Communauté des îles». Cette formule de la «communauté», rejetée au niveau des discussions bilatérales, a soudainement refait surface, cette fois, dans un cadre multilatéral. Paris chercherait aujourd’hui à nous l’imposer à la place de la Commission de l’Océan indien. La suspension des travaux du Gthn par la partie comorienne n’a été que la conséquence de l’organisation du référendum sur la «départementalisation» de Mayotte (29 mars 2009) et de la radicalisation des positions françaises.    Avec le président Ikililou Dhoinine, la France signe une déclaration d’amitié. Des documents sur la circulation des biens et des personnes paraphés par la suite à Paris donnent la part belle à la France qui se trouve confortée dans sa présence à Mayotte. Le chef de l’Etat comorien annonce qu’un contre-projet est soumis à la France. Mais avant que les deux parties comorienne et française ne signent cet accord, la Commission de l’Océan indien s’apprêtait justement à faire avaliser une nouvelle configuration politique de la commission  qui risque d’ébranler les fondements de la Nation comorienne.   Un accord politique global entre les Comores et la France aiderait à chasser les gros nuages noirs qui s’accumulent sur les relations entre les deux pays. La commission paritaire doit se mettre au travail avant de songer à «tripatouiller» sur des dénominations ambigües dans une organisation régionale qui ne s’est jamais penchée sur nos problèmes de souveraineté, d’unité, d’intégrité.   Ahmed Ali Amir Source : alwatwan

Le tragique accident de l’avion d’Air Algérie, qui a coûté la vie à 118 passagers et membres d’équipage dont 54 Français, a bouleversé le calendrier de la tenue à Moroni du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission de l’Océan indien (Coi). Dès l’annonce du report du voyage de François Hollande dans la région, le ministre comorien des Relations extérieures, Saïd Hassan El-Anrif informe que «le gouvernement, en concertation avec les chefs d’Etat de la région, décide de reporter la date du sommet». Cette quatrième rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement de la Coi devait avoir comme thème: «L’Indianocéanie, un avenir à bâtir ensemble». Un sujet large qui va permettre d’évaluer le bilan de la Commission et son apport en matière de solidarité et de croissance. Dans sa finalité, la Coi espérait faire évoluer les choses pour faciliter la circulation des biens et des personnes dans cet espace jugé «trop fermé». Entre les Comores et la France, un litige territorial existe, une partie du territoire comorien n’étant toujours pas libérée. Par une décision unilatérale française (l’introduction du visa Balladur), les Comores subissent 20 ans de séparation complète entre les îles. Depuis, l’Etat comorien est réduit à compter ses morts en mer, qui ont atteint le chiffre de 20.000. Aucun pays de la Commission de l’Océan indien ne vit ou ne subit un tel drame dans cet espace. Accueillir le sommet dans notre pays, sans en faire le principal sujet, serait une injure à la mémoire des victimes. Par un jeu de négociation d’accords infinie, on nous a conduits à admettre que la responsabilité des naufrages est «comorienne». On est réduit à chercher la seule solution à Ndzuani en brûlant les vedettes, alors que le réseau criminel du dispositif du visa Balladur, enrichit les compagnies aériennes et maritimes qui transportent les expulsés et entretient les ramifications des réseaux maffieux du trafic des kwasa au niveau des quatre îles. Ces naufrages ne sont que la conséquence de ce conflit territorial. La France, avec des complicités comoriennes a réussi à soustraire de l’ordre du jour de l’Onu, la question de Mayotte, alors que New York a justement la responsabilité principale de régler les conflits frontaliers et d’assurer la paix entre les Nations. La France qualifie d’intelligents les Comoriens qui admettent que «la culpabilité est comorienne», à médailler les nationaux qui ont «évolués» dans le discours. Ceux qui ont changé de fusil d’épaule ou changé de camp sont glorifiés. Certains n’hésitent plus à piocher dans les erreurs du passé pour justifier les bourdes du présent. Qu’on se le dise! L’Unité de l’archipel est un fait historique. Le droit interne français a toujours reconnu cette Unité. L’Assemblée nationale française, durant toute la période coloniale, a toujours traité les Comores comme une seule et unique entité composée de «quatre îles principales». Les lois du 25 juillet 1912 portant «rattachement des îles de Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande-Comore» à Madagascar, la loi n°46-973 sur l’autonomie administrative des Comores et la loi n°61-1412 sur l’autonomie interne des Comores constituent autant de preuves que la France a toujours reconnu l’Unité de l’archipel. La France a réussi à maintenir les discussions entre les deux pays au niveau de simples commissions techniques. Les rounds tournent autour de quatre sujets sans réussir à dégager du concret. On palabre depuis vingt ans sur les questions de circulation des personnes et des biens, le contrôle des flux migratoires, le développement des échanges commerciaux et le renforcement de l’intégration régionale de Mayotte. En 2007, les présidents Sarkozy et Sambi étaient tombés d’accord sur un point: «le temps est venu de dépasser le conflit de la souveraineté sur Mayotte et se concentrer sur le développement harmonieux des quatre îles de l’archipel géographique, au bénéfice des populations». Dans le fond, la France demande simplement aux Comores d’oublier cette partie du territoire en échange de quelques «piastres». Le Groupe de travail de haut niveau (Gthn), instance franco-comorienne mis en place, avait pour objectif de rédiger «un accord pour faciliter l’insertion de Mayotte dans son environnement géographique». Rien d’autres. Les deux présidents Sarkozy et Sambi s’étaient convenu, lors de leur entretien, que «le rattachement de Mayotte aux Comores devait être recherché par l’intégration économique entre les îles et le renforcement de l’Etat de droit aux Comores, pour les rendre plus attractives vis-à-vis de Mayotte». Le grand projet de texte du Traité entre la France et les Comores avait, en un premier temps, été intitulé «la circulation des personnes et des biens, la coopération régionale et la Communauté des îles». Cette formule de la «communauté», rejetée au niveau des discussions bilatérales, a soudainement refait surface, cette fois, dans un cadre multilatéral. Paris chercherait aujourd’hui à nous l’imposer à la place de la Commission de l’Océan indien. La suspension des travaux du Gthn par la partie comorienne n’a été que la conséquence de l’organisation du référendum sur la «départementalisation» de Mayotte (29 mars 2009) et de la radicalisation des positions françaises. Avec le président Ikililou Dhoinine, la France signe une déclaration d’amitié. Des documents sur la circulation des biens et des personnes paraphés par la suite à Paris donnent la part belle à la France qui se trouve confortée dans sa présence à Mayotte. Le chef de l’Etat comorien annonce qu’un contre-projet est soumis à la France. Mais avant que les deux parties comorienne et française ne signent cet accord, la Commission de l’Océan indien s’apprêtait justement à faire avaliser une nouvelle configuration politique de la commission qui risque d’ébranler les fondements de la Nation comorienne. Un accord politique global entre les Comores et la France aiderait à chasser les gros nuages noirs qui s’accumulent sur les relations entre les deux pays. La commission paritaire doit se mettre au travail avant de songer à «tripatouiller» sur des dénominations ambigües dans une organisation régionale qui ne s’est jamais penchée sur nos problèmes de souveraineté, d’unité, d’intégrité. Ahmed Ali Amir Source : alwatwan

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Qui sont ces Docteurs en pharmacie qui nous gouvernent ?

31 Juillet 2014 , Rédigé par Aimons les Comores

Qui sont ces Docteurs en pharmacie qui nous gouvernent ?

Qui sont ces Docteurs en pharmacie qui nous gouvernent ?

La Guinée a incontestablement contribué à nous fournir des docteurs en pharmacie. Pour la petite histoire, on se demande toujours si réellement nos docteurs sont des docteurs ou des préparateurs en pharmacie ? Selon certains, en Guinée on ne forme pas de pharmaciens.         Ce qui est certains, ceux qui ont fait leurs études en Guinée ont un sens très pointu des affaires et de la fraternité. Ils sont un cercle très uni, très soudé et très solidaire mais très fermé également. Au milieu des années 2000, ils se sont associés et ont créé la pharmacie Générique Pharma. Ils avaient un bailleur qui ne savait plus quoi faire de son fric, le puissant douanier Antoisse et ami du ministre de l'éducation actuel. A titre de rappel, ils sont tous deux de GWEGWE, Mbadjini.         Le docteur IKILILOU Dhoinine fréquente avec assiduité ses amis associés et il rencontre régulièrement ses amis notamment Abdulkarim, ministre de l'éducation actuel, Kamal Abdulwahab directeur actuel de la CAMUC qui vient d'être créée pour remplacer la PNAC, Moina Fouraha ancien ministre de la santé et Badawi son confident et ancien directeur de la PNAC pour ne citer que ceux-là. Après l'élection de IKILILOU comme vice-président en 2006, il les a placé sournoisement dans des postes stratégiques et IKILILOU n'hésitait pas à influer pour que des marchés publics sans appels d'offres soient attribués à ses amis.          Badawi, l'ami intime du président, a été couvert par ce dernier malgré les sonnettes d'alarme souvent tirées sur les détournements et investissements frauduleux réalisés par son ami Badawi. La faillite de la PNAC non seulement elle était prévisible mais elle a été orchestrée et organisée pour laisser la place aux amis du clan des pharmaciens privés. C'est une vrai mafia des médicaments qui est organisée et mis en place au détriment de la santé publique. Aujourd'hui, les médicaments qui étaient fabriqués localement depuis la création de la PNAC en 1990, sont importés par nos amis pharmaciens pour leur grand bonheur ainsi que celui de leurs bourses. IKILILOU est intervenu en personne pour que son ami Abdulkarim soit nommé directeur de l'école nationale de la santé. Malgré le fait que Abulkarim fut directeur de cette école, le vice-président puis président de la république n'a jamais hésité à intervenir pour que des marchés, sans appels d'offres, soient attribués à son ami. C'est ainsi que grâce à IKILILOU, le ministre de l'éducation actuel a obtenu plusieurs marchés mais on ne citera que deux.         Le premier portait sur un montant de (Soixante quinze millions) 75 000 000 de francs Comoriens, le second portait sur un marché de cent trente millions (130 000 000) de nos francs pour l'achat de matériel de santé, toujours sans appel d'offre. C'est le ministre et associé Moinafouraha sur injonction du président et associé que le marché fut attribué à l'autre associé Abdulkarim.          Enfin, pour protéger le clan sur les malversations et détournement qui ont eu lieu à la PNAC et qui ont volontairement entrainé la faillite de la PNAC, IKILILOU a nommé un autre ami et associé en la personne de Kamal ABDOULWAHAB à la tête de la centrale dénommé CAMUC qui a remplacé la PNAC pour que personne ne voit ce qui s'est réellement passé dans la défunte PNAC.    Bravo, tout le monde peut dormir tranquillement. Vive le club Guinée.     Ikinalawe

La Guinée a incontestablement contribué à nous fournir des docteurs en pharmacie. Pour la petite histoire, on se demande toujours si réellement nos docteurs sont des docteurs ou des préparateurs en pharmacie ? Selon certains, en Guinée on ne forme pas de pharmaciens. Ce qui est certains, ceux qui ont fait leurs études en Guinée ont un sens très pointu des affaires et de la fraternité. Ils sont un cercle très uni, très soudé et très solidaire mais très fermé également. Au milieu des années 2000, ils se sont associés et ont créé la pharmacie Générique Pharma. Ils avaient un bailleur qui ne savait plus quoi faire de son fric, le puissant douanier Antoisse et ami du ministre de l'éducation actuel. A titre de rappel, ils sont tous deux de GWEGWE, Mbadjini. Le docteur IKILILOU Dhoinine fréquente avec assiduité ses amis associés et il rencontre régulièrement ses amis notamment Abdulkarim, ministre de l'éducation actuel, Kamal Abdulwahab directeur actuel de la CAMUC qui vient d'être créée pour remplacer la PNAC, Moina Fouraha ancien ministre de la santé et Badawi son confident et ancien directeur de la PNAC pour ne citer que ceux-là. Après l'élection de IKILILOU comme vice-président en 2006, il les a placé sournoisement dans des postes stratégiques et IKILILOU n'hésitait pas à influer pour que des marchés publics sans appels d'offres soient attribués à ses amis. Badawi, l'ami intime du président, a été couvert par ce dernier malgré les sonnettes d'alarme souvent tirées sur les détournements et investissements frauduleux réalisés par son ami Badawi. La faillite de la PNAC non seulement elle était prévisible mais elle a été orchestrée et organisée pour laisser la place aux amis du clan des pharmaciens privés. C'est une vrai mafia des médicaments qui est organisée et mis en place au détriment de la santé publique. Aujourd'hui, les médicaments qui étaient fabriqués localement depuis la création de la PNAC en 1990, sont importés par nos amis pharmaciens pour leur grand bonheur ainsi que celui de leurs bourses. IKILILOU est intervenu en personne pour que son ami Abdulkarim soit nommé directeur de l'école nationale de la santé. Malgré le fait que Abulkarim fut directeur de cette école, le vice-président puis président de la république n'a jamais hésité à intervenir pour que des marchés, sans appels d'offres, soient attribués à son ami. C'est ainsi que grâce à IKILILOU, le ministre de l'éducation actuel a obtenu plusieurs marchés mais on ne citera que deux. Le premier portait sur un montant de (Soixante quinze millions) 75 000 000 de francs Comoriens, le second portait sur un marché de cent trente millions (130 000 000) de nos francs pour l'achat de matériel de santé, toujours sans appel d'offre. C'est le ministre et associé Moinafouraha sur injonction du président et associé que le marché fut attribué à l'autre associé Abdulkarim. Enfin, pour protéger le clan sur les malversations et détournement qui ont eu lieu à la PNAC et qui ont volontairement entrainé la faillite de la PNAC, IKILILOU a nommé un autre ami et associé en la personne de Kamal ABDOULWAHAB à la tête de la centrale dénommé CAMUC qui a remplacé la PNAC pour que personne ne voit ce qui s'est réellement passé dans la défunte PNAC. Bravo, tout le monde peut dormir tranquillement. Vive le club Guinée. Ikinalawe

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La Vérité finit toujours par triompher.

31 Juillet 2014 , Rédigé par Aimons les Comores

Saïd Youssouf Saïd Mohamed El-Aïdid, l'ancien conseiller chargé du suivi des dossiers du monde arabe auprès du président de la République Ikililou Dhoinine, est incarcéré, depuis samedi 12 juillet, à la prison de Moroni pour détournements de fonds. L'homme d'affaires soudanais Abbas Nasr Abbas lui reproche d'avoir détourné à son profit 35 millions de francs comorien. Après avoir été entendu plusieurs heures par Maoulida Djoubeir, la procureure de la République de Moroni, Saïd Youssouf Saïd Mohamed El-Aïdid a été reçu par le juge d'instruction Frederik Samuel qui après lecture du réquisitoire de la procureure l'a aussitôt placé sous mandat de dépôt. En détention provisoire, l'accusé clame toujours son innocence et crie au complot et à la machination politique. Abbas Nasr Abbas a également été interrogé, dans la même matinée, mais lui est ressorti libre. Aucune charge n'a été retenue contre lui.   Abbas Nasr Abbas et des Comoriens se seraient mis d'accord pour récupérer le projet de compagnie aérienne nationale porté par l'ancien conseiller aux Affaires arabes du président Ikililou Dhoinine.   Selon des sources bien informées, parmi les personnalités comoriennes impliquées dans cette affaire, il y aurait Bourhane Hamidou, le président de l'Assemblée Nationale et son interprète arabophone Abdillah Cravate.   Dans ce groupe aussi, de nombreux détracteurs du régime d'Ikililou Dhoinine comme des rebelles du FNJ. Les plus influents seraient Mahamoud Hodar de Nioumadzaha et Mohamed Hussein d'Itsandra-Mdjini (ancien procureur de la République de Moroni juste avant la nomination de Maoulida Djoubeir par décret présidentiel). Il y aurait aussi Abdouraouf Ahamada, le député Abdallah Yahya, Toihir Ibrahim de Mitsoudjé, Abderehmane Ibrahim de Dzahani et Mohamed Assaf d'Ouzioini, celui-là même qui aurait été identifié comme l'auteur du tract diffamatoire à l'encontre de l'ancien conseiller du président de la République et qui a été récemment incarcéré par le procureur de la République Soilihi Mahamoud «pour violation de secrets de deux hautes autorités [le président Ikililou Dhoinine et le vice-président Nouredine Bourhane]».   A côté de ces Comoriens, un groupe de Soudanais anti-Ikililou tenterait également d'écarter Saïd Youssouf Saïd Mohamed El-Aïdid de son projet de création d'une compagnie aérienne nationale aux Comores.   A la tête de ce groupe, outre Abbas Nasr Abbas, il y aurait également monsieur Mohamed Illiassa, monsieur Madani et monsieur Hachim, le représentant de la région de Khartoum auprès de l'île de Ngazidja.   Il semblerait que le projet Comores Air International de Saïd Youssouf Saïd Mohamed El-Aïdid était déjà ficelé. Il ne manquait plus que la signature d'une lettre d'intention d'accord du gouvernement comorien pour démarrer le projet. Alors que tout paraissait bien parti pour sa finalisation donc sa réalisation, le conseiller s'est retrouvé exclu du cabinet présidentiel puis accusé de détournements de fonds. Il faut également savoir qu'au sein du cabinet présidentiel, un groupe de pression pro-français s'est toujours manifesté et se serait montré hostile à ses projets comme ce fut le cas en 2012 lorsqu'il a amené un avion de la compagnie Soudan Airways pour assurer la desserte entre les îles indépendantes des Comores.   Or, tous ceux qui le connaissent de près comme de loin s'accordent à lui reconnaître une qualité : sa probité. Il est donc étonnant d'entendre le silence assourdissant des autorités comoriennes sur ce dossier. Les membres du gouvernement n'ignorent rien de cette affaire et du rôle précis qu'occupait Saïd Youssouf Saïd Mohamed El-Aïdid.   La descente aux enfers de Saïd Youssouf Saïd Mohamed El-Aïdid aurait donc pour but, pour ce groupe de Soudanais et de Comoriens, de récupérer un projet (Comores Air International) estimé à plus de 400 millions d'euros et ... une commission d'environ 10 millions d'euros. Voilà peut-être le véritable enjeu avec bien entendu la mise en touche dans le jeu politique national du Front National pour la Justice pour les prochaines élections présidentielles en 2016.   Abbas Nasr Abbas aurait ainsi de fortes chances de récupérer bien plus qu'un passeport grâce à la complicité des certains séides comoriens prêts à accuser et à faire enfermer un compatriote jamais mêlé jusqu'ici à ce genre d'affaires de délinquance financière. Pour rappel, le Soudanais s'apprêtait à fuir l'hôtel Le Retaj et les Comores sans s'acquitter des 17 000 euros correspondant à la durée de son séjour.   Le storytelling qui aurait été mis en place par ce groupe de Soudanais et ces Comoriens donnerait un rôle significatif au président de l'Assemblée national Bourhane Hamidou et à son interprète Abdillah Cravate.    Il serait temps que la Commission anti-corruption se mette en branle et se penche sur ce dossier. Que la Justice s'exerce véritablement. Espérons qu'un procès équitable s'ouvre assez vite pour faire la lumière sur l'incarcération de Saïd Youssouf Saïd Mohamed El-Aïdid. Condamné à la détention provisoire, il faut espérer que cet homme, également chef du Conseil supérieur d'orientation du Front National pour la Justice (FNJ), qui souhaite plus que tout défendre son intégrité morale et son projet de compagnie aérienne nationale, ne demeure pas enfermé provisoirement ... ad vitam aeternam. Allez demandez aux quinze prisonniers accusés du coup d'Etat du 20 avril 2013 s'ils croient en la justice comorienne ! En détention provisoire depuis plusieurs mois, même plus d'une année, ils attendent toujours leur procès.     A qui profite le crime ?   Un groupe de Soudanais et de Syriens se présentant comme des investisseurs de premier plan aurait porté plainte contre Saïd Youssouf Saïd Mohamed, l'ex-conseiller chargé du suivi des dossiers du monde arabe auprès du président de la République Ikililou Dhoinine, l'accusant d'escroquerie . Le chef de file de ces prétendus hommes d'affaires arabes s'appelle Abbas Nasr Abbas. Il est Soudanais et semble porter plusieurs casquettes, un jour simple négociant et un autre représentant d'une société de pêche aux Comores. Ces derniers jours, cet homme écume les radios et donne des interviews dans la presse écrite en ciblant très précisément l'ex-conseiller du président. Suite à ces accusations, ce dernier avait été arrêté, interrogé par la gendarmerie avant d'être relâché. La diffamation semble être la méthode d'élimination retenue par ce sinistre individu et les hommes (des Comoriens) qui l'entourent. Ce qu'il faut savoir c'est que ce prétendu richissime investisseur arabe, Abbas Nasr Abbas, rencontrerait des problèmes de trésorerie. Il logeait avec six de ses comparses à l'Hôtel Le Retaj, à Moroni, depuis deux mois. Mais, Abbas Nasr Abbas s'apprêtait à fuir de son lieu de villégiature et des Comores sans s'acquitter des 17 000 euros correspondant à la durée de son séjour.   Le DG de l'hôtel Le Retaj lui a ainsi confisqué son passeport après l'avoir enjoint vainement de payer sa dette. Visiblement Abbas Nasr Abbas semble avoir trouvé une parade pour éviter la case prison et récupérer sa pièce d'identité pour fuir le pays. Sur le groupe de six personnes, quatre étaient syriennes et deux soudanaises. Quatre d'entre d'elles ont pu échapper à la justice et quitter le territoire en catimini pour le Soudan. Il ne reste plus qu'Abbas Nasr Abbas et le Syrien Mohamed Hassoune aux Comores.   Depuis 2012, Saïd Youssouf Saïd Mohamed a été nommé par le gouvernement comorien au sein du Conseil d'administration de la Compagnie nationale Comores Air International, un ambitieux projet pour la mise en place d'une compagnie nationale de transport aérien. Un dossier, qu'il a trouvé dans les tiroirs à son arrivé au sein du cabinet présidentiel en 2011. Depuis lors, il a entamé plusieurs démarches et multiplié les initiatives afin de trouver une solution pour la mise en activité de cette compagnie dont l'objectif principal est de sortir définitivement les Comores de l'isolement et de venir au secours de la population comorienne aussi bien de l'archipel que de sa diaspora.   Son projet pourtant essentiel au développement des Comores s'est heurté au sein du cabinet présidentiel à des lobbies hostiles aux intérêts nationaux, au courant civilisationnel comme aux compétences incarnés par le chef du Conseil supérieur d'orientation du Front National pour la Justice (FNJ). D'ailleurs, ces accusations surviennent seulement quelques jours après l'éviction de Saïd Youssouf Saïd Mohamed du cabinet de la Présidence. Homme pieux, droit et réservé, Saïd Youssouf Saïd Mohamed est peu connu du grand public. Souvent en retrait lors des cérémonies officielles, il n'en a pas moins été moins un cadre actif quand il exerçait encore ses fonctions de conseiller. Derrière ces graves accusations d'escroquerie contre l'ancien conseiller aux Affaires arabe se joue une affaire autrement plus sournoise et grave; une affaire politico-financière avec pour enjeux la récupération du projet de compagnie aérienne nationale, de juteuses et prometteuses commissions et l'élimination par le mensonge, la calomnie de l'homme-clé à la fois de dossiers en cours de réalisation – notamment cette future compagnie aérienne, et du FNJ, un homme plutôt réputé pour sa réserve, son intégrité, sa science, sa loyauté et son patriotisme. A qui donc profite le crime ?   Au faux investisseur Abbas Nasr Abbas ?    La vérité est sans doute ailleurs : du côté des hautes sphères du pouvoir et parmi certains dissidents du Front National pour la Justice. Des réunions ainsi que de nombreuses discussions se seraient déroulées, en toute discrétion, à la résidence de Bourhane Hamidou, le président de l'Assemblée nationale, en face de Yéménia, à son bureau de l'Assemblée nationale ainsi qu'au bureau de monsieur Hachim, le représentant de la région de Kharthoum auprès de l île de Ngazidja, au quartier Ambassadeur de Moroni. De nombreux détracteurs du régime Ikililou auraient été de la partie ainsi que des dissidents du FNJ. Abbas Nasr Abbas, qui se présente comme le véritable investisseur dans cette affaire, ce qui est faux, n'est en réalité qu'un simple intermédiaire. Un malfrat aujourd'hui démasqué et neutralisé avec ses réseaux mafieux et qui n'a pas trouvé meilleur subterfuge que de s'aliéner des comploteurs locaux et d'accuser d'escroquerie l'ex-conseiller chargé du suivi des dossiers du monde arabe du président de la République Ikililou Dhoinine, semant sur son passage calomnie, troubles et zizanie.   Voilà peut-être sa garantie pour échapper à la prison et quitter le territoire comorien pour ne pas subir le même sort que monsieur Mazzine, un Soudanais, emprisonné, pour n'avoir pas payer aussi son séjour à l'Hôtel. Il faut espérer que la justice comorienne fasse toute la lumière sur cette affaire aux relents de scandale politique et économique.   Madjoudjou wa Ben Simaï, Masiwa Mane

Saïd Youssouf Saïd Mohamed El-Aïdid, l'ancien conseiller chargé du suivi des dossiers du monde arabe auprès du président de la République Ikililou Dhoinine, est incarcéré, depuis samedi 12 juillet, à la prison de Moroni pour détournements de fonds. L'homme d'affaires soudanais Abbas Nasr Abbas lui reproche d'avoir détourné à son profit 35 millions de francs comorien. Après avoir été entendu plusieurs heures par Maoulida Djoubeir, la procureure de la République de Moroni, Saïd Youssouf Saïd Mohamed El-Aïdid a été reçu par le juge d'instruction Frederik Samuel qui après lecture du réquisitoire de la procureure l'a aussitôt placé sous mandat de dépôt. En détention provisoire, l'accusé clame toujours son innocence et crie au complot et à la machination politique. Abbas Nasr Abbas a également été interrogé, dans la même matinée, mais lui est ressorti libre. Aucune charge n'a été retenue contre lui. Abbas Nasr Abbas et des Comoriens se seraient mis d'accord pour récupérer le projet de compagnie aérienne nationale porté par l'ancien conseiller aux Affaires arabes du président Ikililou Dhoinine. Selon des sources bien informées, parmi les personnalités comoriennes impliquées dans cette affaire, il y aurait Bourhane Hamidou, le président de l'Assemblée Nationale et son interprète arabophone Abdillah Cravate. Dans ce groupe aussi, de nombreux détracteurs du régime d'Ikililou Dhoinine comme des rebelles du FNJ. Les plus influents seraient Mahamoud Hodar de Nioumadzaha et Mohamed Hussein d'Itsandra-Mdjini (ancien procureur de la République de Moroni juste avant la nomination de Maoulida Djoubeir par décret présidentiel). Il y aurait aussi Abdouraouf Ahamada, le député Abdallah Yahya, Toihir Ibrahim de Mitsoudjé, Abderehmane Ibrahim de Dzahani et Mohamed Assaf d'Ouzioini, celui-là même qui aurait été identifié comme l'auteur du tract diffamatoire à l'encontre de l'ancien conseiller du président de la République et qui a été récemment incarcéré par le procureur de la République Soilihi Mahamoud «pour violation de secrets de deux hautes autorités [le président Ikililou Dhoinine et le vice-président Nouredine Bourhane]». A côté de ces Comoriens, un groupe de Soudanais anti-Ikililou tenterait également d'écarter Saïd Youssouf Saïd Mohamed El-Aïdid de son projet de création d'une compagnie aérienne nationale aux Comores. A la tête de ce groupe, outre Abbas Nasr Abbas, il y aurait également monsieur Mohamed Illiassa, monsieur Madani et monsieur Hachim, le représentant de la région de Khartoum auprès de l'île de Ngazidja. Il semblerait que le projet Comores Air International de Saïd Youssouf Saïd Mohamed El-Aïdid était déjà ficelé. Il ne manquait plus que la signature d'une lettre d'intention d'accord du gouvernement comorien pour démarrer le projet. Alors que tout paraissait bien parti pour sa finalisation donc sa réalisation, le conseiller s'est retrouvé exclu du cabinet présidentiel puis accusé de détournements de fonds. Il faut également savoir qu'au sein du cabinet présidentiel, un groupe de pression pro-français s'est toujours manifesté et se serait montré hostile à ses projets comme ce fut le cas en 2012 lorsqu'il a amené un avion de la compagnie Soudan Airways pour assurer la desserte entre les îles indépendantes des Comores. Or, tous ceux qui le connaissent de près comme de loin s'accordent à lui reconnaître une qualité : sa probité. Il est donc étonnant d'entendre le silence assourdissant des autorités comoriennes sur ce dossier. Les membres du gouvernement n'ignorent rien de cette affaire et du rôle précis qu'occupait Saïd Youssouf Saïd Mohamed El-Aïdid. La descente aux enfers de Saïd Youssouf Saïd Mohamed El-Aïdid aurait donc pour but, pour ce groupe de Soudanais et de Comoriens, de récupérer un projet (Comores Air International) estimé à plus de 400 millions d'euros et ... une commission d'environ 10 millions d'euros. Voilà peut-être le véritable enjeu avec bien entendu la mise en touche dans le jeu politique national du Front National pour la Justice pour les prochaines élections présidentielles en 2016. Abbas Nasr Abbas aurait ainsi de fortes chances de récupérer bien plus qu'un passeport grâce à la complicité des certains séides comoriens prêts à accuser et à faire enfermer un compatriote jamais mêlé jusqu'ici à ce genre d'affaires de délinquance financière. Pour rappel, le Soudanais s'apprêtait à fuir l'hôtel Le Retaj et les Comores sans s'acquitter des 17 000 euros correspondant à la durée de son séjour. Le storytelling qui aurait été mis en place par ce groupe de Soudanais et ces Comoriens donnerait un rôle significatif au président de l'Assemblée national Bourhane Hamidou et à son interprète Abdillah Cravate. Il serait temps que la Commission anti-corruption se mette en branle et se penche sur ce dossier. Que la Justice s'exerce véritablement. Espérons qu'un procès équitable s'ouvre assez vite pour faire la lumière sur l'incarcération de Saïd Youssouf Saïd Mohamed El-Aïdid. Condamné à la détention provisoire, il faut espérer que cet homme, également chef du Conseil supérieur d'orientation du Front National pour la Justice (FNJ), qui souhaite plus que tout défendre son intégrité morale et son projet de compagnie aérienne nationale, ne demeure pas enfermé provisoirement ... ad vitam aeternam. Allez demandez aux quinze prisonniers accusés du coup d'Etat du 20 avril 2013 s'ils croient en la justice comorienne ! En détention provisoire depuis plusieurs mois, même plus d'une année, ils attendent toujours leur procès. A qui profite le crime ? Un groupe de Soudanais et de Syriens se présentant comme des investisseurs de premier plan aurait porté plainte contre Saïd Youssouf Saïd Mohamed, l'ex-conseiller chargé du suivi des dossiers du monde arabe auprès du président de la République Ikililou Dhoinine, l'accusant d'escroquerie . Le chef de file de ces prétendus hommes d'affaires arabes s'appelle Abbas Nasr Abbas. Il est Soudanais et semble porter plusieurs casquettes, un jour simple négociant et un autre représentant d'une société de pêche aux Comores. Ces derniers jours, cet homme écume les radios et donne des interviews dans la presse écrite en ciblant très précisément l'ex-conseiller du président. Suite à ces accusations, ce dernier avait été arrêté, interrogé par la gendarmerie avant d'être relâché. La diffamation semble être la méthode d'élimination retenue par ce sinistre individu et les hommes (des Comoriens) qui l'entourent. Ce qu'il faut savoir c'est que ce prétendu richissime investisseur arabe, Abbas Nasr Abbas, rencontrerait des problèmes de trésorerie. Il logeait avec six de ses comparses à l'Hôtel Le Retaj, à Moroni, depuis deux mois. Mais, Abbas Nasr Abbas s'apprêtait à fuir de son lieu de villégiature et des Comores sans s'acquitter des 17 000 euros correspondant à la durée de son séjour. Le DG de l'hôtel Le Retaj lui a ainsi confisqué son passeport après l'avoir enjoint vainement de payer sa dette. Visiblement Abbas Nasr Abbas semble avoir trouvé une parade pour éviter la case prison et récupérer sa pièce d'identité pour fuir le pays. Sur le groupe de six personnes, quatre étaient syriennes et deux soudanaises. Quatre d'entre d'elles ont pu échapper à la justice et quitter le territoire en catimini pour le Soudan. Il ne reste plus qu'Abbas Nasr Abbas et le Syrien Mohamed Hassoune aux Comores. Depuis 2012, Saïd Youssouf Saïd Mohamed a été nommé par le gouvernement comorien au sein du Conseil d'administration de la Compagnie nationale Comores Air International, un ambitieux projet pour la mise en place d'une compagnie nationale de transport aérien. Un dossier, qu'il a trouvé dans les tiroirs à son arrivé au sein du cabinet présidentiel en 2011. Depuis lors, il a entamé plusieurs démarches et multiplié les initiatives afin de trouver une solution pour la mise en activité de cette compagnie dont l'objectif principal est de sortir définitivement les Comores de l'isolement et de venir au secours de la population comorienne aussi bien de l'archipel que de sa diaspora. Son projet pourtant essentiel au développement des Comores s'est heurté au sein du cabinet présidentiel à des lobbies hostiles aux intérêts nationaux, au courant civilisationnel comme aux compétences incarnés par le chef du Conseil supérieur d'orientation du Front National pour la Justice (FNJ). D'ailleurs, ces accusations surviennent seulement quelques jours après l'éviction de Saïd Youssouf Saïd Mohamed du cabinet de la Présidence. Homme pieux, droit et réservé, Saïd Youssouf Saïd Mohamed est peu connu du grand public. Souvent en retrait lors des cérémonies officielles, il n'en a pas moins été moins un cadre actif quand il exerçait encore ses fonctions de conseiller. Derrière ces graves accusations d'escroquerie contre l'ancien conseiller aux Affaires arabe se joue une affaire autrement plus sournoise et grave; une affaire politico-financière avec pour enjeux la récupération du projet de compagnie aérienne nationale, de juteuses et prometteuses commissions et l'élimination par le mensonge, la calomnie de l'homme-clé à la fois de dossiers en cours de réalisation – notamment cette future compagnie aérienne, et du FNJ, un homme plutôt réputé pour sa réserve, son intégrité, sa science, sa loyauté et son patriotisme. A qui donc profite le crime ? Au faux investisseur Abbas Nasr Abbas ? La vérité est sans doute ailleurs : du côté des hautes sphères du pouvoir et parmi certains dissidents du Front National pour la Justice. Des réunions ainsi que de nombreuses discussions se seraient déroulées, en toute discrétion, à la résidence de Bourhane Hamidou, le président de l'Assemblée nationale, en face de Yéménia, à son bureau de l'Assemblée nationale ainsi qu'au bureau de monsieur Hachim, le représentant de la région de Kharthoum auprès de l île de Ngazidja, au quartier Ambassadeur de Moroni. De nombreux détracteurs du régime Ikililou auraient été de la partie ainsi que des dissidents du FNJ. Abbas Nasr Abbas, qui se présente comme le véritable investisseur dans cette affaire, ce qui est faux, n'est en réalité qu'un simple intermédiaire. Un malfrat aujourd'hui démasqué et neutralisé avec ses réseaux mafieux et qui n'a pas trouvé meilleur subterfuge que de s'aliéner des comploteurs locaux et d'accuser d'escroquerie l'ex-conseiller chargé du suivi des dossiers du monde arabe du président de la République Ikililou Dhoinine, semant sur son passage calomnie, troubles et zizanie. Voilà peut-être sa garantie pour échapper à la prison et quitter le territoire comorien pour ne pas subir le même sort que monsieur Mazzine, un Soudanais, emprisonné, pour n'avoir pas payer aussi son séjour à l'Hôtel. Il faut espérer que la justice comorienne fasse toute la lumière sur cette affaire aux relents de scandale politique et économique. Madjoudjou wa Ben Simaï, Masiwa Mane

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Le gouverneur Anissi favorable aux Kwassas vers Mayotte sous certaines conditions

30 Juillet 2014 , Rédigé par Aimons les Comores

Ce mercredi 30 juillet 2014 au palais de Dar Nadjah à Anjouan et devant un parterre de notables et  hautes autorités de l'Etat dont l'ancien Président Sambi, le Gouverneur de l'Ile Autonome de Ndzuwani n'a pas pris de gants pour évoquer la question de l'Ile comorienne de Mayotte. Pour Monsieur Anissi Chamsidine, il est "matériellement impossible d'arrêter les Kwassa Kwassa d'aller en mer" avant d'ajouter que "tenter d'empêcher une embarcation qui veut se rendre à Mayotte serait en violation avec notre propre loi, car Mayotte est comorienne". Cependant, le Gouverneur d'Anjouan a tenu à préciser qu'il est par contre important d'exiger à ce que ces Kwassa Kwassa respectent certaines normes de sécurité, à savoir entre autres que des gilets de sauvetage y soient embarqués et que le nombre de passagers ne dépasse pas 5 voire 6 passagers. Et de poursuivre qu'il est prêt à financer ces gilets de sauvetage s'il le faut, avant de clore ses propos sous un tonnerre d'applaudissements en déclarant "je propose d'ailleurs que toutes les embarcations disponibles dans notre pays viennent à Anjouan et qu'ensemble avec moi et tout en respectant les normes de sécurité, nous nous dirigions un jour vers Mayotte".   Rédaction Wongo

Ce mercredi 30 juillet 2014 au palais de Dar Nadjah à Anjouan et devant un parterre de notables et hautes autorités de l'Etat dont l'ancien Président Sambi, le Gouverneur de l'Ile Autonome de Ndzuwani n'a pas pris de gants pour évoquer la question de l'Ile comorienne de Mayotte. Pour Monsieur Anissi Chamsidine, il est "matériellement impossible d'arrêter les Kwassa Kwassa d'aller en mer" avant d'ajouter que "tenter d'empêcher une embarcation qui veut se rendre à Mayotte serait en violation avec notre propre loi, car Mayotte est comorienne". Cependant, le Gouverneur d'Anjouan a tenu à préciser qu'il est par contre important d'exiger à ce que ces Kwassa Kwassa respectent certaines normes de sécurité, à savoir entre autres que des gilets de sauvetage y soient embarqués et que le nombre de passagers ne dépasse pas 5 voire 6 passagers. Et de poursuivre qu'il est prêt à financer ces gilets de sauvetage s'il le faut, avant de clore ses propos sous un tonnerre d'applaudissements en déclarant "je propose d'ailleurs que toutes les embarcations disponibles dans notre pays viennent à Anjouan et qu'ensemble avec moi et tout en respectant les normes de sécurité, nous nous dirigions un jour vers Mayotte". Rédaction Wongo

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Le chef du protocole Mr Idarouss Allaoui dans le viseur

30 Juillet 2014 , Rédigé par Aimons les Comores

Ikililou vous souhaite bonne fête !   Dans le discours , il nous souhaite bonne fête et nous dit  encore- que la lutte contre la corruption est son cheval de bataille. Et nous, nous lui répondons qu'il serait peut-être temps qu'il balaye devant sa porte...Son entourage direct étant de plus en plus impliqué dans des affaires decorruption et de détournements d'argent. La dernière affaire qui nous interpelle concerne son chef du protocole IdaroussAllaoui. Nous disions dans un précédent article que le bonhomme avait empoché 15 millions de francs comoriens, alors que le pays était en plein préparatifs du sommet de la Coi qui devait se tenir le samedi 26 juillet dernier.   Nous venons d'apprendre que lors du dernier conseil des ministres, IdaroussAllaoui a été l'objet de vives discussions entre les membres du gouvernement. L'un d'eux, a même demandé, " ce qu'il avait fait des 80 millions qu'on lui avait remis, étant donné que rien de ce que à quoi était destiné cet argent n'a été acheté". Le ministre en question est même allé plus loin: " il faut qu'on l'interroge, qu'on le cherche et qu'on le ramène", a-t-il martelé. Le ministre en question s'est emporté parce qu'"on" avait jugé que seule sa maison était digne de recevoir le président Hollande et son service de vaisselle digne de celui qui devait être notre hôte. " Je ne ferai rien, de l'argent a été débloqué pour cela et rien n'a été fait. Dites-moi ce que vous avez fait des 370 millions de francs"a-t-il crié en tapant du poing sur la table. Aux dernières nouvelles, Idarouss Allaoui filtrait les appels de la première dame, Mama Haloua. Autant dire qu'il sent le soufre. Oui, Ikililou devrait balayer devant sa porte. Parce que ça pue... Ikinalawe

Ikililou vous souhaite bonne fête ! Dans le discours , il nous souhaite bonne fête et nous dit encore- que la lutte contre la corruption est son cheval de bataille. Et nous, nous lui répondons qu'il serait peut-être temps qu'il balaye devant sa porte...Son entourage direct étant de plus en plus impliqué dans des affaires decorruption et de détournements d'argent. La dernière affaire qui nous interpelle concerne son chef du protocole IdaroussAllaoui. Nous disions dans un précédent article que le bonhomme avait empoché 15 millions de francs comoriens, alors que le pays était en plein préparatifs du sommet de la Coi qui devait se tenir le samedi 26 juillet dernier. Nous venons d'apprendre que lors du dernier conseil des ministres, IdaroussAllaoui a été l'objet de vives discussions entre les membres du gouvernement. L'un d'eux, a même demandé, " ce qu'il avait fait des 80 millions qu'on lui avait remis, étant donné que rien de ce que à quoi était destiné cet argent n'a été acheté". Le ministre en question est même allé plus loin: " il faut qu'on l'interroge, qu'on le cherche et qu'on le ramène", a-t-il martelé. Le ministre en question s'est emporté parce qu'"on" avait jugé que seule sa maison était digne de recevoir le président Hollande et son service de vaisselle digne de celui qui devait être notre hôte. " Je ne ferai rien, de l'argent a été débloqué pour cela et rien n'a été fait. Dites-moi ce que vous avez fait des 370 millions de francs"a-t-il crié en tapant du poing sur la table. Aux dernières nouvelles, Idarouss Allaoui filtrait les appels de la première dame, Mama Haloua. Autant dire qu'il sent le soufre. Oui, Ikililou devrait balayer devant sa porte. Parce que ça pue... Ikinalawe

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Comores: l’annulation du sommet de la COI provoque des remous

29 Juillet 2014 , Rédigé par Aimons les Comores

Comores: l’annulation du sommet de la COI provoque des remous.

COMORES FRANCE
Publié le 29-07-2014 Modifié le 29-07-2014 à 13:56

par RFI

Les Comores attendent toujours la réponse des quatre autres chefs d'Etats de la Commission de l'océan Indien (COI) à la proposition de fixer un nouveau sommet à la fin du mois d'août, à Moroni. Le IVe sommet des chefs d'Etat de l'organisation a été reporté sur proposition du président de l'Union des Comores, Ikililou Dhoinine, après que François Hollande a annulé sa venue suite au crash de l'avion d'Air Algérie.

La visite de François Hollande était très attendue dans le pays, où la situation de l’île française de Mayotte suscite encore beaucoup de débats. A Moroni, plusieurs banderoles accrochées dans les rues attendaient le président français. Des messages, souvent engagés, adressés directement au chef de l’Etat, comme le confirme Aït Ahmed Djalim, président de l'association Ngo Shawo (Mouvement de la jeunesse consciente) : « Il y a une banderole qui disait : "Pertes humaines au large de Mayotte, quelle solidarité de la COI au peuple comorien ?". L'autre banderole disait : "Non a l'expulsion brutale de mineurs comoriens de Mayotte" ».  L’Union des Comores, membre de la Commission de l'Océan indien et hôte du IVe sommet des chefs d'Etat de l'organisation, revendique toujours officiellement l'île de Mayotte, département français. Mayotte figure même, sur le drapeau comorien, pourtant, la plupart de ces banderoles, posées par l'association Ngo Shawo, ont disparu : « Il y a une banderole qui a été décrochée, nous sommes partis la récupérer, la reposer le lendemain. D'autres n'ont pas eu le temps de tenir 24 heures », ajoute Ait Ahmed Djalim.  A Moroni, beaucoup de Comoriens critiquent la décision du président Dhoinine de reporter le sommet de la COI, à cause de l'absence de François Hollande. Ils y voient un geste de faiblesse. Aux Comores, les revendications populaires ne changent pas : réintégration de Mayotte dans l'Union, suppression des visas entre les pays membres de la Commission de l'Océan Indien.  Par ailleurs, les médias comoriens font état de discussions au sein de la COI pour rebaptiser l'organisation « Communauté des îles de l'océan Indien ». La porte ouverte, selon eux, à la reconnaissance et l'intégration de Mayotte, dans la COI, en tant que territoire français.

La visite de François Hollande était très attendue dans le pays, où la situation de l’île française de Mayotte suscite encore beaucoup de débats. A Moroni, plusieurs banderoles accrochées dans les rues attendaient le président français. Des messages, souvent engagés, adressés directement au chef de l’Etat, comme le confirme Aït Ahmed Djalim, président de l'association Ngo Shawo (Mouvement de la jeunesse consciente) : « Il y a une banderole qui disait : "Pertes humaines au large de Mayotte, quelle solidarité de la COI au peuple comorien ?". L'autre banderole disait : "Non a l'expulsion brutale de mineurs comoriens de Mayotte" ». L’Union des Comores, membre de la Commission de l'Océan indien et hôte du IVe sommet des chefs d'Etat de l'organisation, revendique toujours officiellement l'île de Mayotte, département français. Mayotte figure même, sur le drapeau comorien, pourtant, la plupart de ces banderoles, posées par l'association Ngo Shawo, ont disparu : « Il y a une banderole qui a été décrochée, nous sommes partis la récupérer, la reposer le lendemain. D'autres n'ont pas eu le temps de tenir 24 heures », ajoute Ait Ahmed Djalim. A Moroni, beaucoup de Comoriens critiquent la décision du président Dhoinine de reporter le sommet de la COI, à cause de l'absence de François Hollande. Ils y voient un geste de faiblesse. Aux Comores, les revendications populaires ne changent pas : réintégration de Mayotte dans l'Union, suppression des visas entre les pays membres de la Commission de l'Océan Indien. Par ailleurs, les médias comoriens font état de discussions au sein de la COI pour rebaptiser l'organisation « Communauté des îles de l'océan Indien ». La porte ouverte, selon eux, à la reconnaissance et l'intégration de Mayotte, dans la COI, en tant que territoire français.

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Israel-Paléstine: Pour cause de gisements gaziers à Gaza !

28 Juillet 2014 , Rédigé par Aimons les Comores

Israel-Paléstine: Pour cause de gisements gaziers à Gaza !

La face cachée d'une guerre!

La face cachée d'une guerre!

La guerre de Gaza cache-t-elle, derrière un alibi militaire, la volonté israélienne de reprendre une zone géographique permettant à l’Etat hébreu de revendiquer les gisements gaziers? Le débat avait été lancé dès la découverte des gisements sous-marins au début de ce siècle, mais la nouvelle offensive de Tsahal relance la polémique.

Voici quelques jours, le ministre israélien de la Défense, Moshe Ya’alon, avait annoncé que l’opération militaire contre le Hamas s’étendrait "par tous les moyens à notre disposition… Le prix payé par l’organisation –le Hamas- sera très lourd". Mais, rapportait le Guardian du 9 juillet, dès 2007, juste avant l’opération militaire "Plomb Fondu" dirigée contre la bande de Gaza, le même Moshe Ya’alon s’inquiétait déjà d’une source de gaz naturel découverte en 2000 au large des côtes de Gaza. L’actuel ministre avait dit craindre, à l’époque, que cette source potentielle de revenus ne serve pas à aider à la construction d’un Etat palestinien, mais bien à financer des attaques terroristes contre Israël. Il avait alors évoqué la possibilité, pour le Hamas, d’utiliser ces fonds pour attaquer le Fatah: "Sans une opération militaire permettant de chasser le Hamas des postes de commande de Gaza, aucun forage ne peut débuter sans l’accord du mouvement islamistes radical ". L’opération Plomb Fondu n’avait, à l’époque, pas permis d’atteindre ses buts (éradiquer le Hamas), mais avait coûté la vie à près de 1400 Palestiniens dont 773 civil et 9 Israéliens (dont 3 civils). Selon un spécialiste des enjeux énergétiques mondiaux que nous avons interrogé mais qui a voulu conservé l’anonymat, la découverte de champs gaziers au large de la bande de Gaza remonte à l’an 2000. Les campagnes de recherches assurées par British Gaz (BG) ont mené dans un premier temps à la découverte de gaz naturel au large de Gaza et, ensuite dans les zones offshore israélienne et chypriote. A ce jour, à cause de la situation politique de la région, aucune des ressources de la zone de Gaza n’a pu être mise en exploitation. "Les conditions globale ne le permettent pas. BG a essayé de définir les règles d’exploitation, mais cela n’a jamais été possible et les tentatives ont été abandonnées il y a quelques années", nous a déclaré notre interlocuteur. En 2009, Jean-Michel Vernochet, journaliste et géopolitologue français déclarait dans une interview que "British Gaz s’est chargé des opérations et dispose d’un contrat d’exploitation de recherche de 25 ans." Ce contrat aurait été négocié avec les Palestiniens, puis renégocié avec l’Etat Israélien. Selon d’autres sources, des négociations auraient aussi eu lieu entre l’Autorité Palestinienne et le russe Gazprom pour développer le champ gazier de Gaza.   Du gaz pour renforcer la Palestine ou financer le Hamas ? La seule certitude est que depuis la découverte en 2000 de ces ressources gazières, la guerre de l’énergie donne un nouveau visage au conflit dans un contexte où les besoins énergétiques d’Israël sont en croissance. On peut lire dans le Guardian que Mark Turner, fondateur de Research Journalism Initiative explique le siège de Gaza par l’ambition d’Israël d’éliminer la puissance du Hamas dans la bande de Gaza afin de "générer un climat politique permettant de mener à un accord sur le gaz". Cela passerait donc par la reprise du pouvoir du Fatah et de Abbas sur la bande de Gaza. En 2012, le premier ministre Benjamin Netanyahu appelait aussi de ses vœux un accord sur le gaz de Gaza. Mais déjà à l’époque le Hamas, exclu des négociations, avait rejeté par avance la légitimité de cet éventuel accord qui n’est d’ailleurs jamais intervenu. La position du ministre Ya'alon (du moins celle qu’il exprimait en 2007) est plus catégorique. Il craignait que, même dans la perspective d’une éradication du Hamas de la bande de Gaza, le contrôle par la Palestine de ses propres ressources de gaz n’augmente fondamentalement l’influence de l’Etat Palestinien. Les gisements découverts constituent un élément géostratégique important. Et parmi eux les "Leviathan field” situés plus au nord, loin des côtes de Gaza. Les ressources sont estimées à près de 500 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Un tel volume pourrait transformer Israël en exportateur net vers l’Europe, la Jordanie et l’Egypte. Le problème est que ces dizaines de milliards de mètres cubes de gaz et 1,6 milliard de barils de pétrole se trouvent dans une zone marine frontalière que plusieurs pays se disputent: Israël le Liban et Chypres.   Tamar : l’indépendance énergétique d’Israël Depuis un an (mars 2013) Israël peut compter sur des ressources gazières propres grâce à la mise en œuvre du champ de Tamar, situé dans la zone israélienne. Outre la consommation nationale, cette poche de gaz naturel va permettra à Israël d’exporter une partie de la production vers la Jordanie. Israël ne dispose pas encore de ressources pétrolières, mais une campagne de recherche a débuté cet été sous la poche de gaz de Tamar dans l’espoir d’y trouver des gisements pétroliers. Après des débats politiques, Israël pourrait ainsi exporter jusqu’à 60% de ses réserves, le solde servant à assurer ses propres besoins en gaz, nous a déclaré un spécialiste du commerce gazier mondial. Mais comme rien n’est simple, des scientifiques israéliens ont mis le gouvernement en garde contre l’insuffisance de ces ressources pour supporter à la fois sa consommation interne et ses exportations. Durant les prochaines décennies “Nous pensons que la consommation domestique en gaz naturel augmentera d’ici 2020 et qu’il ne faudrait pas exporter" peut-on lire dans le Guardian. Dans le même sens, Gary Luft – un conseiller de l’US Energy Security Council a pour sa part écrit dans le journal of Energy Security qu’Israël pourrait être confronté à une crise énergétique d’ici quelques années. Il incite Israël à diversifier ses sources d’approvisionnement. Entre la volonté d’Israël d’assurer son indépendance énergétique et le scénario d’une guerre de défense qui servirait en réalité à s’attribuer le gaz offshore de Gaza, les spéculations vont bon train. L’auteur Jean-Michel Vernochet établit un parallèle avec le Golan qui, selon lui, est moins un promontoire aux atouts militaires qu’une vaste réserve d’eau. Raison de son intérêt stratégique pour Israël. Plus que jamais, l’énergie (et son contrôle) reste un pion essentiel du jeu d’échec diplomatique et militaire qui se joue au Moyen-Orient.   Jean-Claude Verset  -www.rtbf.be/info/monde

Voici quelques jours, le ministre israélien de la Défense, Moshe Ya’alon, avait annoncé que l’opération militaire contre le Hamas s’étendrait "par tous les moyens à notre disposition… Le prix payé par l’organisation –le Hamas- sera très lourd". Mais, rapportait le Guardian du 9 juillet, dès 2007, juste avant l’opération militaire "Plomb Fondu" dirigée contre la bande de Gaza, le même Moshe Ya’alon s’inquiétait déjà d’une source de gaz naturel découverte en 2000 au large des côtes de Gaza. L’actuel ministre avait dit craindre, à l’époque, que cette source potentielle de revenus ne serve pas à aider à la construction d’un Etat palestinien, mais bien à financer des attaques terroristes contre Israël. Il avait alors évoqué la possibilité, pour le Hamas, d’utiliser ces fonds pour attaquer le Fatah: "Sans une opération militaire permettant de chasser le Hamas des postes de commande de Gaza, aucun forage ne peut débuter sans l’accord du mouvement islamistes radical ". L’opération Plomb Fondu n’avait, à l’époque, pas permis d’atteindre ses buts (éradiquer le Hamas), mais avait coûté la vie à près de 1400 Palestiniens dont 773 civil et 9 Israéliens (dont 3 civils). Selon un spécialiste des enjeux énergétiques mondiaux que nous avons interrogé mais qui a voulu conservé l’anonymat, la découverte de champs gaziers au large de la bande de Gaza remonte à l’an 2000. Les campagnes de recherches assurées par British Gaz (BG) ont mené dans un premier temps à la découverte de gaz naturel au large de Gaza et, ensuite dans les zones offshore israélienne et chypriote. A ce jour, à cause de la situation politique de la région, aucune des ressources de la zone de Gaza n’a pu être mise en exploitation. "Les conditions globale ne le permettent pas. BG a essayé de définir les règles d’exploitation, mais cela n’a jamais été possible et les tentatives ont été abandonnées il y a quelques années", nous a déclaré notre interlocuteur. En 2009, Jean-Michel Vernochet, journaliste et géopolitologue français déclarait dans une interview que "British Gaz s’est chargé des opérations et dispose d’un contrat d’exploitation de recherche de 25 ans." Ce contrat aurait été négocié avec les Palestiniens, puis renégocié avec l’Etat Israélien. Selon d’autres sources, des négociations auraient aussi eu lieu entre l’Autorité Palestinienne et le russe Gazprom pour développer le champ gazier de Gaza. Du gaz pour renforcer la Palestine ou financer le Hamas ? La seule certitude est que depuis la découverte en 2000 de ces ressources gazières, la guerre de l’énergie donne un nouveau visage au conflit dans un contexte où les besoins énergétiques d’Israël sont en croissance. On peut lire dans le Guardian que Mark Turner, fondateur de Research Journalism Initiative explique le siège de Gaza par l’ambition d’Israël d’éliminer la puissance du Hamas dans la bande de Gaza afin de "générer un climat politique permettant de mener à un accord sur le gaz". Cela passerait donc par la reprise du pouvoir du Fatah et de Abbas sur la bande de Gaza. En 2012, le premier ministre Benjamin Netanyahu appelait aussi de ses vœux un accord sur le gaz de Gaza. Mais déjà à l’époque le Hamas, exclu des négociations, avait rejeté par avance la légitimité de cet éventuel accord qui n’est d’ailleurs jamais intervenu. La position du ministre Ya'alon (du moins celle qu’il exprimait en 2007) est plus catégorique. Il craignait que, même dans la perspective d’une éradication du Hamas de la bande de Gaza, le contrôle par la Palestine de ses propres ressources de gaz n’augmente fondamentalement l’influence de l’Etat Palestinien. Les gisements découverts constituent un élément géostratégique important. Et parmi eux les "Leviathan field” situés plus au nord, loin des côtes de Gaza. Les ressources sont estimées à près de 500 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Un tel volume pourrait transformer Israël en exportateur net vers l’Europe, la Jordanie et l’Egypte. Le problème est que ces dizaines de milliards de mètres cubes de gaz et 1,6 milliard de barils de pétrole se trouvent dans une zone marine frontalière que plusieurs pays se disputent: Israël le Liban et Chypres. Tamar : l’indépendance énergétique d’Israël Depuis un an (mars 2013) Israël peut compter sur des ressources gazières propres grâce à la mise en œuvre du champ de Tamar, situé dans la zone israélienne. Outre la consommation nationale, cette poche de gaz naturel va permettra à Israël d’exporter une partie de la production vers la Jordanie. Israël ne dispose pas encore de ressources pétrolières, mais une campagne de recherche a débuté cet été sous la poche de gaz de Tamar dans l’espoir d’y trouver des gisements pétroliers. Après des débats politiques, Israël pourrait ainsi exporter jusqu’à 60% de ses réserves, le solde servant à assurer ses propres besoins en gaz, nous a déclaré un spécialiste du commerce gazier mondial. Mais comme rien n’est simple, des scientifiques israéliens ont mis le gouvernement en garde contre l’insuffisance de ces ressources pour supporter à la fois sa consommation interne et ses exportations. Durant les prochaines décennies “Nous pensons que la consommation domestique en gaz naturel augmentera d’ici 2020 et qu’il ne faudrait pas exporter" peut-on lire dans le Guardian. Dans le même sens, Gary Luft – un conseiller de l’US Energy Security Council a pour sa part écrit dans le journal of Energy Security qu’Israël pourrait être confronté à une crise énergétique d’ici quelques années. Il incite Israël à diversifier ses sources d’approvisionnement. Entre la volonté d’Israël d’assurer son indépendance énergétique et le scénario d’une guerre de défense qui servirait en réalité à s’attribuer le gaz offshore de Gaza, les spéculations vont bon train. L’auteur Jean-Michel Vernochet établit un parallèle avec le Golan qui, selon lui, est moins un promontoire aux atouts militaires qu’une vaste réserve d’eau. Raison de son intérêt stratégique pour Israël. Plus que jamais, l’énergie (et son contrôle) reste un pion essentiel du jeu d’échec diplomatique et militaire qui se joue au Moyen-Orient. Jean-Claude Verset -www.rtbf.be/info/monde

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Le départ de Philippe Lacoste relève de la rotation normale

28 Juillet 2014 , Rédigé par Aimons les Comores

Le départ de Philippe Lacoste relève de la rotation normale.

Le départ de Philippe Lacoste relève de la rotation normale des diplomates

Dans les pays développés, l’affectation d’un Ambassadeur à un poste dure 3 à 4 ans

Par ARM

   Ibrahim Ahmed Kassim de Djoiezi, Mohéli, m’a fait parvenir un article signé «F.A.», et publié sur le site comoresessentiel.wordpress.com le mercredi 23 juillet 2014, avec pour titre, «France-Comores/Diplomatie“Le remplacement de Lacoste est une sanction”». Cet article est écrit avec une réelle volonté de nuire et de salir l’image de Philippe Lacoste, Ambassadeur de France à Moroni, ainsi que celle de Mme Rabia Bekkar Lacoste, son épouse, à un moment de surenchère francophobe gratuite liée à la tentative d’organisation de la conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de la Commission de l’océan Indien à Moroni. L’auteur de cet article nous apprend que «trois courtes années et puis s’en va.[…].En poste depuis 2011, Philippe Lacoste n’aura passé que trois années de mission dans l’archipel. […]. Et pourtant, à Moroni, nombreux sont ceux qui pensent que ce remplacement est en fait, “une sanction”. “Lacoste est sanctionné. Normalement, il était prévu qu’il parte en 2015. Il n’a pas à ce jour d’affectation. Il va dans un placard à moins qu’il arrive à plaider sa cause lors du passage de Hollande à Moroni”, rapporte une source bien informée sous couvert de l’anonymat». C’est quand même étrange quand, maintenant, les secrets de l’Élysée n’ont trouvé de terrain d’analyse et d’interprétation qu’à Moroni. C’est étrange de constater que les meilleurs experts des affaires politiques et diplomatiques françaises sont à Moroni. Et pourquoi employer l’expression «dans un placard»? Pour avoir travaillé sur la Diplomatie de 1988 à 2003 et de 2005 à 2013, je tiens à signaler à l’auteur de l’article en question que la durée de l’affectation d’un Ambassadeur d’un État bien organisé auprès d’un pays étranger est justement de 3 à 4 ans. Pourquoi? Parce qu’on estime que quand l’Ambassadeur passe plus de 3 ans dans une capitale étrangère, il se fait le complice d’un certain nombre d’autorités de l’État accréditaire, et son jugement s’émousse, perdant son objectivité et sa rationalité.          Il existe quelques exceptions. Au XIXème siècle, dans un contexte diplomatique de grandes rivalités entre les grandes puissances occidentales sur le Maroc, Hay John Drummond Hay avait été le Consul général britannique avec des attributions d’Ambassadeur pendant 40 ans à Tanger, la capitale diplomatique du Maroc. Naturellement, il s’agit d’une aberration. On peut citer aussi le cas du Docteur Youssef Benabbès, qui a été Ambassadeur du Maroc en France de 1972 à 1990, mais dans un contexte diplomatique très spécial, après une violente rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et la France de 1965 à 1969. Il y a aussi le cas de Moulay Driss Alaoui, qui a été Ambassadeur du Maroc au Gabon pendant 15 ans et le chef de la mission diplomatique du Maroc en Libye, de 1989 à son départ à la retraite en 2005. Chaque fois que son départ était envisagé, Mouammar Kadhafi demandait son maintien à son poste, compte tenu de ses relations avec lui. Mais, les trois cas cités sont les exceptions qui confirment la règle.          Il n’y a donc pas de sanctions visant l’Ambassadeur Philippe Lacoste, dont la présence à Moroni n’a été à l’origine d’aucune crise entre la France et les Comores, ni d’aucun scandale. Aucun Comorien ne peut l’accuser d’écart de langage ou de comportement. Et pour comprendre l’absence de toute sanction, il suffirait à peine de récapituler la durée de la mission des divers Ambassadeurs de France accrédités aux Comores. En commençant par les plus récents, nous constatons que Christian Job a été en poste aux Comores de 2005 à 2008, soit 3 ans, exactement comme Philippe Lacoste, et à son départ, personne n’avait parlé de «sanctions». Luc Hallade a été Ambassadeur France à Moroni de 2008 à 2011, soit 3 ans comme Philippe Lacoste, et personne n’a parlé de «sanctions» à son sujet, et personne ne peut en parler puisqu’il a été accrédité à Kinshasa, Congo RDC, un poste plus important et plus prestigieux que Moroni. En remontant plus loin, depuis l’instauration des relations diplomatiques entre les Comores et la France en 1978, nous constatons que Claude Copin a été Ambassadeur de France aux Comores de 1978 à 1980, soit 2 ans, moins que Philippe Lacoste. Pierre Sarazin a été Ambassadeur de France à Moroni de 1980 à 1983, soit 3 ans comme Philippe Lacoste. Alain Deschamps a été Ambassadeur de France aux Comores de 1983 à 1987, soit 4 ans, la première exception. La deuxième exception est celle de Robert Scherrer, qui a été en poste à Moroni de 1987 à 1991. Jean-Luc Sibiude a été Ambassadeur de France aux Comores de 1991 à 1994, soit trois ans, comme Philippe Lacoste. Didier Ferrand a été en poste à Moroni de 1994 à 1996, soit 2 ans, donc moins que Philippe Lacoste. Gaston Le Paudert est la troisième exception, car ayant été le chef de la mission diplomatique française à Moroni de 1996 à 2000, soit 4 ans. Le record est battu par Jean-Pierre Lajaunie, qui a été en poste de 2000 à 2005, soit 5 ans. Ces statistiques permettent de constater objectivement que la durée normale de la présence d’un Ambassadeur de France dans une capitale est en moyenne de 3 ans. Ces statistiques sont très parlantes et n’ont pas besoin de faire l’objet d’exégèses trop longues et d’interprétations superfétatoires.          Nous savons, pour l’avoir déjà signalé, que le samedi 19 juillet 2014, le Préfet de l’Oise, sur instruction directe de François Hollande, Président de la République française, a remis à Hamada Madi Boléro la Médaille de la Légion d’Honneur, la deuxième pour un Mohélien, après celle reçue en son temps par Hadj Boinariziki (le grand-père paternel de la Première Dame des Comores), pour son comportement exemplaire et son dévouement envers la France au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Maintenant, entrons dans les arcanes de la diplomatie et posons-nous une question et une seule: qui a suggéré le nom de Hamada Madi Boléro à François Hollande? Le seul et unique Philippe Lacoste, et j’en ai eu la preuve absolue sous mes yeux, en plus du fait que je sais qu’en diplomatie, ça se passe toujours de cette manière. François Hollande n’est pas un spécialiste des affaires comoriennes et de Hamada Madi Boléro. Il ne prend pas de décisions sur les Comores sans consulter le chef de la mission diplomatique française aux Comores. C’est ainsi. Alors, il faudra maintenant qu’on nous explique pourquoi un Ambassadeur qui serait en «disgrâce» serait écouté par son Président, surtout dans le domaine hautement sensible des décorations? Qu’on nous l’explique. Donc, la théorie de la «sanction» ne tient pas la route.        Nous voilà arrivés à Mme Rabia Bekkar Lacoste, présentée par les détracteurs comme une femme «au comportement insupportable», «la Présidente bis» de l’Université des Comores, qui «a humilié bon nombre d’enseignants comoriens», que beaucoup de Comoriens et de Français ont alerté la France sur le danger représenté par cette femme, qui serait à l’origine du renvoi de son époux. Eh bien! Moi, je connais un Ambassadeur dont l’épouse s’est bagarrée en présence d’étrangers au cours d’une cérémonie culturelle à l’étranger avec la femme du ministre des Affaires étrangères de son pays et qui a pris du galon, en devenant ministre. Cela étant, arrêtons de traiter les affaires touchant la France comme s’il s’agissait de nos histoires domestiques de manioc et de banane à la noix de coco. J’ai en ma possession 4 documents signés en septembre 2013 de la main d’un enseignant-chercheur comorien de l’Université des Comores connu pour sa compétence et son professionnalisme qui devait aller préparer en France une Habilitation à diriger les Recherches (HDR) et qui dit justement que c’est Mme Rabia Bekkar Lacoste qui a tout fait pour l’aider et que le blocage est venu d’une personnalité comorienne très influente au sein de cette Université. Et puis, strictement entre nous: une Ambassadrice qui refuse de se cantonner à ses obligations protocolaires pour s’investir à l’Université, ça ne court pas les rues. L’Ambassadrice (c’est ainsi qu’on appelle l’épouse de l’Ambassadeur) n’a pas besoin d’aller se chamailler avec les enseignants à l’Université des Comores pour gagner sa vie.         Ce faisant, il ne serait pas mauvais que nous autres Comoriens arrêtions nos fantasmes pavloviens quand il s’agit de la France. Il serait salutaire de reconnaître qu’on n’a pas besoin d’être un horrible «vendu» pour défendre la personnalité et l’honorabilité d’un diplomate français en poste aux Comores.   www.lemohelien.com

Ibrahim Ahmed Kassim de Djoiezi, Mohéli, m’a fait parvenir un article signé «F.A.», et publié sur le site comoresessentiel.wordpress.com le mercredi 23 juillet 2014, avec pour titre, «France-Comores/Diplomatie“Le remplacement de Lacoste est une sanction”». Cet article est écrit avec une réelle volonté de nuire et de salir l’image de Philippe Lacoste, Ambassadeur de France à Moroni, ainsi que celle de Mme Rabia Bekkar Lacoste, son épouse, à un moment de surenchère francophobe gratuite liée à la tentative d’organisation de la conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de la Commission de l’océan Indien à Moroni. L’auteur de cet article nous apprend que «trois courtes années et puis s’en va.[…].En poste depuis 2011, Philippe Lacoste n’aura passé que trois années de mission dans l’archipel. […]. Et pourtant, à Moroni, nombreux sont ceux qui pensent que ce remplacement est en fait, “une sanction”. “Lacoste est sanctionné. Normalement, il était prévu qu’il parte en 2015. Il n’a pas à ce jour d’affectation. Il va dans un placard à moins qu’il arrive à plaider sa cause lors du passage de Hollande à Moroni”, rapporte une source bien informée sous couvert de l’anonymat». C’est quand même étrange quand, maintenant, les secrets de l’Élysée n’ont trouvé de terrain d’analyse et d’interprétation qu’à Moroni. C’est étrange de constater que les meilleurs experts des affaires politiques et diplomatiques françaises sont à Moroni. Et pourquoi employer l’expression «dans un placard»? Pour avoir travaillé sur la Diplomatie de 1988 à 2003 et de 2005 à 2013, je tiens à signaler à l’auteur de l’article en question que la durée de l’affectation d’un Ambassadeur d’un État bien organisé auprès d’un pays étranger est justement de 3 à 4 ans. Pourquoi? Parce qu’on estime que quand l’Ambassadeur passe plus de 3 ans dans une capitale étrangère, il se fait le complice d’un certain nombre d’autorités de l’État accréditaire, et son jugement s’émousse, perdant son objectivité et sa rationalité. Il existe quelques exceptions. Au XIXème siècle, dans un contexte diplomatique de grandes rivalités entre les grandes puissances occidentales sur le Maroc, Hay John Drummond Hay avait été le Consul général britannique avec des attributions d’Ambassadeur pendant 40 ans à Tanger, la capitale diplomatique du Maroc. Naturellement, il s’agit d’une aberration. On peut citer aussi le cas du Docteur Youssef Benabbès, qui a été Ambassadeur du Maroc en France de 1972 à 1990, mais dans un contexte diplomatique très spécial, après une violente rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et la France de 1965 à 1969. Il y a aussi le cas de Moulay Driss Alaoui, qui a été Ambassadeur du Maroc au Gabon pendant 15 ans et le chef de la mission diplomatique du Maroc en Libye, de 1989 à son départ à la retraite en 2005. Chaque fois que son départ était envisagé, Mouammar Kadhafi demandait son maintien à son poste, compte tenu de ses relations avec lui. Mais, les trois cas cités sont les exceptions qui confirment la règle. Il n’y a donc pas de sanctions visant l’Ambassadeur Philippe Lacoste, dont la présence à Moroni n’a été à l’origine d’aucune crise entre la France et les Comores, ni d’aucun scandale. Aucun Comorien ne peut l’accuser d’écart de langage ou de comportement. Et pour comprendre l’absence de toute sanction, il suffirait à peine de récapituler la durée de la mission des divers Ambassadeurs de France accrédités aux Comores. En commençant par les plus récents, nous constatons que Christian Job a été en poste aux Comores de 2005 à 2008, soit 3 ans, exactement comme Philippe Lacoste, et à son départ, personne n’avait parlé de «sanctions». Luc Hallade a été Ambassadeur France à Moroni de 2008 à 2011, soit 3 ans comme Philippe Lacoste, et personne n’a parlé de «sanctions» à son sujet, et personne ne peut en parler puisqu’il a été accrédité à Kinshasa, Congo RDC, un poste plus important et plus prestigieux que Moroni. En remontant plus loin, depuis l’instauration des relations diplomatiques entre les Comores et la France en 1978, nous constatons que Claude Copin a été Ambassadeur de France aux Comores de 1978 à 1980, soit 2 ans, moins que Philippe Lacoste. Pierre Sarazin a été Ambassadeur de France à Moroni de 1980 à 1983, soit 3 ans comme Philippe Lacoste. Alain Deschamps a été Ambassadeur de France aux Comores de 1983 à 1987, soit 4 ans, la première exception. La deuxième exception est celle de Robert Scherrer, qui a été en poste à Moroni de 1987 à 1991. Jean-Luc Sibiude a été Ambassadeur de France aux Comores de 1991 à 1994, soit trois ans, comme Philippe Lacoste. Didier Ferrand a été en poste à Moroni de 1994 à 1996, soit 2 ans, donc moins que Philippe Lacoste. Gaston Le Paudert est la troisième exception, car ayant été le chef de la mission diplomatique française à Moroni de 1996 à 2000, soit 4 ans. Le record est battu par Jean-Pierre Lajaunie, qui a été en poste de 2000 à 2005, soit 5 ans. Ces statistiques permettent de constater objectivement que la durée normale de la présence d’un Ambassadeur de France dans une capitale est en moyenne de 3 ans. Ces statistiques sont très parlantes et n’ont pas besoin de faire l’objet d’exégèses trop longues et d’interprétations superfétatoires. Nous savons, pour l’avoir déjà signalé, que le samedi 19 juillet 2014, le Préfet de l’Oise, sur instruction directe de François Hollande, Président de la République française, a remis à Hamada Madi Boléro la Médaille de la Légion d’Honneur, la deuxième pour un Mohélien, après celle reçue en son temps par Hadj Boinariziki (le grand-père paternel de la Première Dame des Comores), pour son comportement exemplaire et son dévouement envers la France au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Maintenant, entrons dans les arcanes de la diplomatie et posons-nous une question et une seule: qui a suggéré le nom de Hamada Madi Boléro à François Hollande? Le seul et unique Philippe Lacoste, et j’en ai eu la preuve absolue sous mes yeux, en plus du fait que je sais qu’en diplomatie, ça se passe toujours de cette manière. François Hollande n’est pas un spécialiste des affaires comoriennes et de Hamada Madi Boléro. Il ne prend pas de décisions sur les Comores sans consulter le chef de la mission diplomatique française aux Comores. C’est ainsi. Alors, il faudra maintenant qu’on nous explique pourquoi un Ambassadeur qui serait en «disgrâce» serait écouté par son Président, surtout dans le domaine hautement sensible des décorations? Qu’on nous l’explique. Donc, la théorie de la «sanction» ne tient pas la route. Nous voilà arrivés à Mme Rabia Bekkar Lacoste, présentée par les détracteurs comme une femme «au comportement insupportable», «la Présidente bis» de l’Université des Comores, qui «a humilié bon nombre d’enseignants comoriens», que beaucoup de Comoriens et de Français ont alerté la France sur le danger représenté par cette femme, qui serait à l’origine du renvoi de son époux. Eh bien! Moi, je connais un Ambassadeur dont l’épouse s’est bagarrée en présence d’étrangers au cours d’une cérémonie culturelle à l’étranger avec la femme du ministre des Affaires étrangères de son pays et qui a pris du galon, en devenant ministre. Cela étant, arrêtons de traiter les affaires touchant la France comme s’il s’agissait de nos histoires domestiques de manioc et de banane à la noix de coco. J’ai en ma possession 4 documents signés en septembre 2013 de la main d’un enseignant-chercheur comorien de l’Université des Comores connu pour sa compétence et son professionnalisme qui devait aller préparer en France une Habilitation à diriger les Recherches (HDR) et qui dit justement que c’est Mme Rabia Bekkar Lacoste qui a tout fait pour l’aider et que le blocage est venu d’une personnalité comorienne très influente au sein de cette Université. Et puis, strictement entre nous: une Ambassadrice qui refuse de se cantonner à ses obligations protocolaires pour s’investir à l’Université, ça ne court pas les rues. L’Ambassadrice (c’est ainsi qu’on appelle l’épouse de l’Ambassadeur) n’a pas besoin d’aller se chamailler avec les enseignants à l’Université des Comores pour gagner sa vie. Ce faisant, il ne serait pas mauvais que nous autres Comoriens arrêtions nos fantasmes pavloviens quand il s’agit de la France. Il serait salutaire de reconnaître qu’on n’a pas besoin d’être un horrible «vendu» pour défendre la personnalité et l’honorabilité d’un diplomate français en poste aux Comores. www.lemohelien.com

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Un braconnier de tortues marines sacrifié...

27 Juillet 2014 , Rédigé par Aimons les Comores

Un braconnier de tortues marines sacrifié...

Lors d’une chasse aux braconniers de tortues marines à Itsamia, le commandant de la vedette poursuivi a, tout comme les autres, plongé dans l’eau en pleine mer. Ses quatre coéquipiers, lorsqu’ils sont attrapés, n’ont pas évoqué la disparition de leur commandant. Trois ans de prison ferme avec une amande de 300.000 fc chacun, requis par le procureur.
A Itsamia, village de tortues marines, les braconnages de ces reptiles en voie de disparition sont devenus monnaies courantes et ce, malgré la mise en place d’une brigade de surveillance sur les sites de ponte. Ce mardi, 5 braconniers sont attrapés à mi-chemin entre Bimbini et Itsamia avec 15 tortues vivantes à bord. La chasse aux braconniers cette fois-ci est surtout marquée par cette attitude sans scrupule éprouvé par ces aventuriers. Lorsqu’ils sont attrapés en pleine mer entre Bimbini et Itsamia, les 4 braconniers parmi les 5, ont plongé dans l’eau. Et lorsque 3 d’entre eux sont remontés, ils n’ont rien dit à propos de leur commandant qui était le quatrième dans l’eau. « On leur avait demandé combien ils étaient, ils avaient répondu 4 » explique Dhoihirdine, le secrétaire générale de l’ADSEI (association pour le développement socioéconomique d’Itsamia), la structure qui protège contre vents et marrées les Chélonia mydas. Le bon Dieu qui a voulu que ce commandant ne finisse pas ses jours en mer, a fait qu’au retour l’équipe d’écogarde avec leurs prisonniers se sont trompé de chemin et ont pris la mauvaise direction vers Ndzouani. « Et c’est lorsqu’ils ont repris le bon chemin vers Mohéli qu’ils ont entendu des cris, c’est alors que les prisonniers ont parlé du commandant qui est rapidement sauvé » a poursuivi Dhoihir. C’est juste à la rupture du jeûne ce lundi, que les écogardes en patrouille ont constaté, selon la même source, qu’il y a eu prise des tortues. Et quelques minutes après ils ont entendu, de l’autre coté le moteur de la vedette des braconniers. « Beaucoup de temps s’est écoulé avant que la poursuite ait commencé » précise Dhoihir. Au tribunal de première instance de Fomboni ce mercredi, le procureur de la république a requis trois ans de prison ferme avec une amande de 300.000 fc chacun, contre ces natifs de Bimbini, Sima et Mirongani à Anjouan. La date du délibéré est fixée au 7 juillet prochain. Il est à noter qu’une tortue peut s’acheter à Anjouan jusqu’à 75.000 fc à raison de 1500 fc le kilo. Mouayad Salim La Gazette des Comores

A Itsamia, village de tortues marines, les braconnages de ces reptiles en voie de disparition sont devenus monnaies courantes et ce, malgré la mise en place d’une brigade de surveillance sur les sites de ponte. Ce mardi, 5 braconniers sont attrapés à mi-chemin entre Bimbini et Itsamia avec 15 tortues vivantes à bord. La chasse aux braconniers cette fois-ci est surtout marquée par cette attitude sans scrupule éprouvé par ces aventuriers. Lorsqu’ils sont attrapés en pleine mer entre Bimbini et Itsamia, les 4 braconniers parmi les 5, ont plongé dans l’eau. Et lorsque 3 d’entre eux sont remontés, ils n’ont rien dit à propos de leur commandant qui était le quatrième dans l’eau. « On leur avait demandé combien ils étaient, ils avaient répondu 4 » explique Dhoihirdine, le secrétaire générale de l’ADSEI (association pour le développement socioéconomique d’Itsamia), la structure qui protège contre vents et marrées les Chélonia mydas. Le bon Dieu qui a voulu que ce commandant ne finisse pas ses jours en mer, a fait qu’au retour l’équipe d’écogarde avec leurs prisonniers se sont trompé de chemin et ont pris la mauvaise direction vers Ndzouani. « Et c’est lorsqu’ils ont repris le bon chemin vers Mohéli qu’ils ont entendu des cris, c’est alors que les prisonniers ont parlé du commandant qui est rapidement sauvé » a poursuivi Dhoihir. C’est juste à la rupture du jeûne ce lundi, que les écogardes en patrouille ont constaté, selon la même source, qu’il y a eu prise des tortues. Et quelques minutes après ils ont entendu, de l’autre coté le moteur de la vedette des braconniers. « Beaucoup de temps s’est écoulé avant que la poursuite ait commencé » précise Dhoihir. Au tribunal de première instance de Fomboni ce mercredi, le procureur de la république a requis trois ans de prison ferme avec une amande de 300.000 fc chacun, contre ces natifs de Bimbini, Sima et Mirongani à Anjouan. La date du délibéré est fixée au 7 juillet prochain. Il est à noter qu’une tortue peut s’acheter à Anjouan jusqu’à 75.000 fc à raison de 1500 fc le kilo. Mouayad Salim La Gazette des Comores

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POURQUOI LE PRÉSIDENT IKILILOU NE FAIT PAS COMME SON HOMOLOGUE FRANÇAIS, F.HOLLANDE QUANT-IL S’AGIT DES PAUVRES COMORIENS QUI PÉRISSENT DANS UN KWASAKWASA ?

27 Juillet 2014 , Rédigé par Aimons les Comores

En effet depuis l’instauration du visa BALLADUR à nos jours, environ 14 000 comoriens ont péri dans le bras de mer qui sépare l’ile comorienne de Mayotte et l’Ile d’Anjouan à bord des Kwasakwasa et pourtant aucune cellule de crise n’a jamais été créée à Beit-salam, ni aucune allocution solennelle à la mémoire de ces comoriens n’a jamais été présentée par nos présidents à la télévision nationale. Et pourtant à la création de l’humanité, les dieux ont interrogé le premier homme :  »Adam où es – tu ?  »,  »Où est ton frère ? »Sont les deux questions que dieu pose au début de l’histoire de l’humanité et qu’il adresse aussi à tous les hommes de notre temps, à nous aussi. Mais je voudrais que nous nous posions une troisième question: qui , de nous, a pleuré pour les disparus des kwasa kwasa? Pour la mort de ces frères et sœurs ? Qui a pleuré pour ces comoriens qui étaient sur les kwasas ? Pour les jeunes mamans qui portaient leurs enfants ? Pour ces hommes qui partaient pour aller chercher quelque chose pour soutenir leurs familles ? Nous vivons dans une société qui a oublié  la tristesse, la douleur, la peine et le deuil de l’autre. Le crash du vol A H 5017 Alger – Ouagadougou avec 54 victimes françaises dont nous partageons la douleur des familles qui vivent une épreuve terrible, Hollande vient de nous donner une leçon d’humanisme et de compassion. Hollande a annulé le IV sommet de la COI. Il va recevoir les proches des victimes ce samedi au Quai d’Orsay.   Si un kwasa avait chaviré entre Anjouan et Mayotte avec 53 morts et 56 disparus : est-ce que notre président Ikililou aurait présidé une réunion de crise ? Resterait – il à Béitsalm tout  le temps nécessaire, reportant sine die un déplacement programmé en France ? Recevrait _ il les familles des victimes à Béitsalam ? Irait – il à Mayotte pour rapatrier les corps vers Moroni, Fomboni ou Mutsamudu ? Voilà des questions que les dirigeants qui nous gouvernent doivent cogiter.      Et si un kwasa avait fait naufrage ce vendredi avec son lot de morts habituels notre président  aurait osé reporter le sommet de la COI ? Ou the show must go on ! Depuis la France nous avons écouté le cri, les pleurs, la longue plainte: Hollande pleure ses enfants…parce qu’ils ne sont plus. La France a semé la mort pour défendre son hégémonie, érigé son mur de la honte. Et cela continue de tuer des milliers de comoriens.  En cette fin du mois béni demandons au seigneur de venir en en aide aux faibles. Demandons au seigneur la grâce de pleurer  sur notre indifférence, sur la cruauté qu’il y a dans ce monde, en nous, même chez ceux qui dans l’anonymat prennent des décisions socio-économiques, politiques qui ouvrent la voie à des drames comme celui du cimetière marin entre Anjouan et Mayotte.    Ya Allah, dans cette liturgie qui est une liturgie de pénitence, nous demandons pardon pour notre indifférence envers nos frères et sœurs dans nos eaux territoriales .Nous te demandons pardon  pour ceux qui nous dirigent, qui se sont fermés dans leur bien-être qui entraine l’anesthésie du cœur. Nous te demandons pardon par ceux qui par leurs décisions au niveau de l’océan indien ont créé des situations qui  conduisent au drame des comoriens. Et enfin, nous vous implorons de nous donner un guide, un président digne de son pays et de son peuple. Amen    FEMNAWU WA KORI WA DOZI                  Mbadakome Premier blog d’actualité économique et sociale des Comores

En effet depuis l’instauration du visa BALLADUR à nos jours, environ 14 000 comoriens ont péri dans le bras de mer qui sépare l’ile comorienne de Mayotte et l’Ile d’Anjouan à bord des Kwasakwasa et pourtant aucune cellule de crise n’a jamais été créée à Beit-salam, ni aucune allocution solennelle à la mémoire de ces comoriens n’a jamais été présentée par nos présidents à la télévision nationale. Et pourtant à la création de l’humanité, les dieux ont interrogé le premier homme : »Adam où es – tu ? », »Où est ton frère ? »Sont les deux questions que dieu pose au début de l’histoire de l’humanité et qu’il adresse aussi à tous les hommes de notre temps, à nous aussi. Mais je voudrais que nous nous posions une troisième question: qui , de nous, a pleuré pour les disparus des kwasa kwasa? Pour la mort de ces frères et sœurs ? Qui a pleuré pour ces comoriens qui étaient sur les kwasas ? Pour les jeunes mamans qui portaient leurs enfants ? Pour ces hommes qui partaient pour aller chercher quelque chose pour soutenir leurs familles ? Nous vivons dans une société qui a oublié la tristesse, la douleur, la peine et le deuil de l’autre. Le crash du vol A H 5017 Alger – Ouagadougou avec 54 victimes françaises dont nous partageons la douleur des familles qui vivent une épreuve terrible, Hollande vient de nous donner une leçon d’humanisme et de compassion. Hollande a annulé le IV sommet de la COI. Il va recevoir les proches des victimes ce samedi au Quai d’Orsay. Si un kwasa avait chaviré entre Anjouan et Mayotte avec 53 morts et 56 disparus : est-ce que notre président Ikililou aurait présidé une réunion de crise ? Resterait – il à Béitsalm tout le temps nécessaire, reportant sine die un déplacement programmé en France ? Recevrait _ il les familles des victimes à Béitsalam ? Irait – il à Mayotte pour rapatrier les corps vers Moroni, Fomboni ou Mutsamudu ? Voilà des questions que les dirigeants qui nous gouvernent doivent cogiter. Et si un kwasa avait fait naufrage ce vendredi avec son lot de morts habituels notre président aurait osé reporter le sommet de la COI ? Ou the show must go on ! Depuis la France nous avons écouté le cri, les pleurs, la longue plainte: Hollande pleure ses enfants…parce qu’ils ne sont plus. La France a semé la mort pour défendre son hégémonie, érigé son mur de la honte. Et cela continue de tuer des milliers de comoriens. En cette fin du mois béni demandons au seigneur de venir en en aide aux faibles. Demandons au seigneur la grâce de pleurer sur notre indifférence, sur la cruauté qu’il y a dans ce monde, en nous, même chez ceux qui dans l’anonymat prennent des décisions socio-économiques, politiques qui ouvrent la voie à des drames comme celui du cimetière marin entre Anjouan et Mayotte. Ya Allah, dans cette liturgie qui est une liturgie de pénitence, nous demandons pardon pour notre indifférence envers nos frères et sœurs dans nos eaux territoriales .Nous te demandons pardon pour ceux qui nous dirigent, qui se sont fermés dans leur bien-être qui entraine l’anesthésie du cœur. Nous te demandons pardon par ceux qui par leurs décisions au niveau de l’océan indien ont créé des situations qui conduisent au drame des comoriens. Et enfin, nous vous implorons de nous donner un guide, un président digne de son pays et de son peuple. Amen FEMNAWU WA KORI WA DOZI Mbadakome Premier blog d’actualité économique et sociale des Comores

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