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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Le Président de l'Union des Comores IKILILOU a démissionné.

25 Mars 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Le Président de l'Union des Comores IKILILOU a démissionné.

Le Président de l'Union des Comores IKILILOU a démissionné.
Après pratiquement 22 mois de pouvoir, le Dr. Ikililou Dhoinine se montre dépassé par les responsabilités qui sont les siennes.
Premier garant de la Constitution depuis le 26 mai 2011, le Chef de l'Etat a failli à cette première mission cruciale pour le bon fonctionnement de l'appareil étatique. Les institutions et les élus de l'Etat ne sont pas respectés et font l'objet d'humiliations préméditées et répétées par Ikililou, sa femme et son entourage.
L'intégrité territoriale de notre pays n'est pas assurée comme il se doit par le Chef de l'Etat qui laisse les comoriens mourir entre Anjouan et Mayotte, en se murant dans un silence imposé par une amitié de façade, permettant aux responsables de ce génocide de se refaire une virginité.
La souveraineté du pays est mise à mal par l'actuel gouvernement comme en témoigne la participation de Mayotte aux jeux des jeunes des îles de l'océan indien comme entité à part ou  la lettre ouvertede Maître Ali ABDOU ELANIOU au gouvernement comorien dénonçant l'incroyable collaboration  imposée aux juridictions comoriennes avec l'occupant de l'île comorienne de Mayotte. 
La justice est désormais entre les seules mains de l'Exécutif qui ordonne les verdicts depuis Beit Salam. Les investisseurs plient bagage et laissent le chômage grimper dans l'indifférence totale du régime. Le Ministre des Relations extérieures qui prône un dialogue "secret" entre la France et les Comores sur la question de Mayotte, multiplie les gaffes sans que cela ne gêne qui que ce soit car après tout, le Chef de l'Etat multiplie désormais ses séjours avec sa femme à l'étranger sans jamais apporter une quelconque contribution au bien-être de la population. Il  a même fait avancer la date de la fête de la libération d'Anjouan afin de s'offrir le luxe de voyager avec sa femme et sa cohorte le jour de ladite fête.
Mais plus étonnant encore, l'Etat fait des dépenses folles de façon irréfléchie (comme l'achat d'avions et de bateaux sans se préoccuper de leur gestion). Pour ce qui est des travaux publics c'est l'anarchie totale, chaque responsable est "autorisé"  à truquer les appels d'offres et à se remplir les poches à condition qu'un proche du Chef de l'Etat touche sa petite part (cf. dossier Comores Telecom et  la société du frère d'Ikililou, Soifiyoudine Dhoinine).
La liberté d'expression a elle aussi pris un sérieux coup avec la censure systématique des médias.Les journalistes de l'Etat n'ont le droit que de glorifier le régime, quitte à déformer les faits comme quand il s'agit d'attribuer au bilan de l'actuel régime des réalisations qui ne sont pas les leur. La lutte contre la corruption n'a quant à elle été qu'un leurre et la commission qui a été mise en place pour lutter contre elle ne servira à rien. A part peut-être, à salir les directeurs et les responsables anciens et présents tombés en disgrâce.
Sans même rentrer dans les considérations politiques en dénonçant par exemple le manque d'élégance dont a continuellement fait preuve Ikililou Dhoinine vis à vis de ses anciens "camarades", on se rend compte qu'il a avant tout et surtout réussi à nous faire replonger dans le chaos dictatorial de l'ère Azali. Mais en regardant de plus près, cette descente aux enfers de notre pays était prévisible à partir du moment où IKILILOU a décidé de se tourner contre ceux qui l'ont porté au pouvoir. Ce sont ceux que le peuple a rejetés qui s'installent au pouvoir. C'est désormais la CRC qui dirige l'Etat, et quant à Ikililou, il profite des "délices du pouvoir" d'un des pays les pauvres du monde avec sa femme  (billets d'avions, des perdiems, des différentes indemnités, des fonds spéciaux et des dessous de table des sociétés françaises) en justifiant l'abandon de ses prérogatives par " l'abus de faiblesse et de pauvreté " dont est victime le pays de la part de la France. “Présider l'un des pays les plus pauvres du monde n'est pas chose facile” a-t-il déclaré sur Africa 24.
 
Rédaction Wongo

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